
J'ai rencontré le général Goujon, chef du recrutement de l'armée de terre. Il dirige toute la chaîne RH chargée d'attirer, repérer, conseiller, orienter, recruter et former les jeunes candidats à l'engagement. Il voit donc passer 70.000 jeunes tous l...
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Aujourd'hui, je passe un quartier libre avec le premier recruteur de France.
Général Goujon
Il y a 60 à 70 000 jeunes, 7, 8 d'une classe d'âge qui poussent la porte tous les ans.
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Alors, ce n'est pas L'Oréal, ce n'est pas Carrefour, ce n'est pas McDo, c'est l'armée de terre. Et je suis avec le chef RH, celui qui fait tous ces recrutements tous les ans.
Général Goujon
J'entends à gauche ou à droite parler de la génération Z dans des termes un peu surprenants s'il s'agit de faire venir pour travailler chez soi.
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Les générations passant, est-ce qu'ils changent? Alors c'est parti pour ce Quartier Libre avec le général Goujon. Vous dites que vous avez vu passer des dizaines de milliers de jeunes dans cette situation, observés, etc. Est-ce que les générations passant, est-ce qu'ils changent?
Général Goujon
Pas fondamentalement.
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Ce qui n'est pas du tout ce qu'on entend dans les médias.
Général Goujon
Pas fondamentalement. J'entends dire partout où je vais dans le monde des RH, pique-pendre de la génération Z. Ils sont fainéants, auto-centrés, vénaux, ils ont un smartphone greffé au bout du bras, enfin il n'y a rien qui va.
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Pas engagés.
Général Goujon
La réalité est quand même assez différente. C'est une génération qui a une vraie préoccupation pour le sens de son engagement professionnel. C'est une génération qui a un vrai besoin de solidarité. C'est une des dimensions d'ailleurs du sens qu'ils donnent à leur boulot. Leur job a besoin d'une manière ou d'une autre. d'être porteur de sens à travers la solidarité, etc. Donc c'est une génération qui a de vraies qualités qui ne sont pas différentes de la génération d'avant. L'autre aspect que je trouve intéressant, totalement basique, la génération Z, ça n'a pas commencé hier matin, ça fait quelques années. Quand on va au combat avec eux, ils sont bons.
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Ils sont bons.
Général Goujon
En fait, il n'y a pas de rupture. C'est ce que je trouve très intéressant dans notre système. Il n'y a pas eu la génération X et ensuite la génération Z. Tout ça s'est fait très progressivement. L'armétaire a appris à vivre avec ça. On a vu l'arrivée du téléphone mobile dans l'armétaire. On a vu l'arrivée des réseaux 3G puis 4G sur nos théâtres d'opération. Petit à petit, on s'est adapté. Et on prend cette génération sans doute différemment de la manière dont on prenait la mienne en main quand on commençait notre formation au tout début. Mais finalement, à l'arrivée, on a une génération qui fait de bons soldats. On les prend un peu différemment, mais ça fait de bons soldats.
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On parle beaucoup de générations désengagées, de jeunes qui veulent terminer à 17h et il n'y a plus rien après. Comment on fait face à ça dans une nation qui leur demande d'avoir l'engagement
Général Goujon
en leur disant que c'est un engagement difficile. Ça paraît complètement contre-intuitif, mais on incarne quelque chose d'extraordinairement puissant pour cette génération, qui a parfaitement la sensation de vivre dans une société de maboule, complètement dérégulée, complètement anomique, mais pour qui, du coup, on incarne un sens qui est évident et un cadre qui est extrêmement puissant, un cadre qu'ils demandent de manière très nette. Dans le cadre des temps, je trouve
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à la fois l'autorité, cadre en tant qu'autorité, mais cadre aussi en tant que fraternité, solidarité.
Général Goujon
Oui, voilà. Et ça, c'est le volet solidarité et fraternité. Donc, c'est complètement contre-intuitif, mais on incarne réellement quelque chose de très puissant. La difficulté, c'est qu'on fait un peu peur. On est une institution, l'armée de terre, les armées en général, mais surtout l'armée de terre, on est une institution qui fait un petit peu peur et on est mal connu. Pour le jeune standard, on va dire, l'armétaire, c'est une grande masse de fantassins avec un fusil entre les bras et un couteau entre les dents. Donc on a besoin de cinq artistes. C'est ce que je disais tout à l'heure, mais une fois qu'il nous rencontre, le char magie. C'est vraiment ce qui me frappe énormément dans ce métier-là. Le recrutement montre une chose, c'est que l'armétaire a quelque chose de très puissant à dire aux jeunes. et trouvent très facilement un répondant parce qu'on incarne quelque chose qui est extrêmement puissant. Et de toute façon, je reviens au math de tout à l'heure, il y a 60 à 70 000 jeunes, 7, 8 d'une classe d'âge qui poussent la porte tous les ans. Ça veut dire qu'on incarne quelque chose. Donc oui, génération désengagée, ce que tout le monde dit, nous, ce n'est pas ce qu'on voit. L'autre aspect, c'est que je pense que ce n'est pas du tout le message qu'on doit leur envoyer. C'est l'autre aspect que je trouve intéressant. J'entends à gauche ou à droite parler de la génération Z dans des termes un peu surprenants s'il s'agit de les faire venir pour travailler chez soi.
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Oui, c'est clair.
Général Goujon
Et ça, c'est quelque chose qui se développe avec la génération actuelle. C'est l'armée de terre en tant que deuxième voire troisième expérience professionnelle. On a des jeunes qui sont dans la vie active depuis plusieurs années et qui, un matin, se réveillent en se disant «mais en fait, ce n'est pas ça que j'avais envie de faire». où j'ai vu tel truc, et étant donné l'expérience que j'ai eue jusqu'à présent, c'est ça que j'ai envie de faire. Et on a de plus en plus couramment, en recrutement officier et sous-officier pour beaucoup, des gens qui viennent en deuxième ou troisième expérience professionnelle.
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Je donne un exemple à l'EMAC, l'école des aspirants officiers. Il y avait dans ma section une pâtissière, un architecte, un avocat, un ancien coach sportif. Il y en avait un qui était un ancien réserviste qui s'était dit je vais faire l'armée comme réserviste et qui s'est engagé.
Général Goujon
Ça c'est un des marqueurs forts de cette jeune génération dans le recrutement des cadres.
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Ça c'est nouveau?
Général Goujon
Ce n'est pas nouveau, c'est récent. Mais c'est une tendance qui est montante et qui correspond assez bien à la très grande mobilité de cette génération-là. C'est intéressant parce qu'on présente souvent la mobilité de la génération Z comme un problème. Ils ne vont pas forcément rester longtemps, ils sont très mobiles, mais en sens inverse, ça nous amène des candidatures et des candidatures qui sont hyper intéressantes parce qu'on récupère des jeunes qui sont porteurs de compétences hyper pointues, qui ont une maturité. qui est particulièrement solide, et un projet qui est extrêmement réfléchi. C'est quand même très particulier, à 27, 28, 30 ans, de rejoindre l'armée de terre comme officier ou sous-officier, en ayant eu des études un peu longues, une vie professionnelle parfois multiple, etc. Donc, regardons-le dans les deux sens. Cette mobilité de la jeune génération, elle est certes un défi, mais elle est parfois un atout. En tout cas, dans ce domaine-là, très clairement, elle l'est.
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– Est-ce qu'on a enregistré un pic de recrutement. Moi, par exemple, j'ai poussé la porte d'un surfa la première fois, c'était en 2015, parce que j'avais été marqué par cette année, comme beaucoup dans ma génération. Là, peut-être qu'avec la guerre en Ukraine, il y a eu également un pic. C'est mesuré, ça?
Général Goujon
Oui, c'est parfaitement mesuré. Et je pense que ça illustre parfaitement ce qu'on disait juste avant. Les pics d'engagement correspondent au pic de nos engagements opérationnels ou au pic de tension. Nous avons eu un plus haut de nos volontariats à l'engagement au moment de l'Afghanistan. On a eu un second pic au moment du Sahel, on a eu un pic au moment de 2015, etc. En fait, on a une jeunesse qui est parfaitement consciente de ce qui se passe autour d'elle et quand il se passe quelque chose, quand la nation est menacée, répond. L'autre aspect, c'est qu'on a une génération qui cherche l'aventure. Ça, c'est absolument limpide quand on regarde comment évoluent dans le temps nos nombres de candidats. Plus on a d'opérations, plus l'armée de terre est engagée dans des opérations difficiles, plus les jeunes viennent. Parce que fondamentalement, un jeune d'une vingtaine d'années, quel que soit son niveau de diplôme, ce que l'armée de terre lui offre d'absolument irrésistible, c'est une aventure. quelle que soit la nature de l'engagement, ça c'est une des choses que je trouve intéressante. L'armée de terre, quand elle offre une promesse d'aventure personnelle, de dépaysement, mais aussi d'aventure collective, elle répond à quelque chose qui est hyper profond chez le jeune, il a besoin de ça. Qu'est-ce qu'on fait de tout ça? Qu'est-ce qu'on fait des appétences de cette génération Z auquel on répond bien? Qu'est-ce qu'on fait de nos engagements opérationnels en tant que promesses d'aventure? Qu'est-ce qu'on fait de ces 117 métiers qui sont autant de chaussures adaptables aux pieds de chacun? En fait, notre travail de recruteur, c'est d'assembler tout ça dans une manœuvre la plus cohérente possible pour faire coïncider le besoin de l'armée de terre, masse et qualité, les appétences de nos jeunes et puis leur capacité réelle. Et c'est un triangle qui ne cesse de communiquer.
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Ce qui est souvent intéressant, c'est que souvent, quand je discute avec des civils, ils nous disent, typiquement sur le recrutement, ils nous disent, c'est facile pour vous, vous avez du sens, vous leur apportez du sens. Et là, ce que vous dites, c'est qu'en fait, alors oui, il y a du sens, mais peut-être que ce que l'armée de terre propose, c'est plus que du sens, c'est une transformation de ce qu'ils sont. Comment vous les transformez? Qu'est-ce que vous leur apportez pour répondre à cette aspiration?
Général Goujon
Transformer, c'est un peu prometter, on va éviter le terme. Non, c'est l'occasion de grandir. La promesse de l'Armée de Terre, ça va être une promesse d'aventure, humaine avant toute chose. Vous allez vous intégrer dans un groupe qui est fort, autour d'une mission qui est forte, et vous allez vivre des choses qui sont absolument inhabituelles. Ça, c'est vraiment la première promesse. La deuxième promesse, c'est la promesse du sens. Vous allez faire un job qui n'est pas qu'un job. Vous allez avoir une mission. Vous allez être au service du pays. On va vous engager dans des circonstances qui seront parfois difficiles, parfois risquées. Donc on vous promet un métier qui est porteur de sens. Et puis la troisième chose qu'on leur promet, c'est la capacité de grandir. Pas de se transformer, parce qu'en fait on ne transforme pas les gens. Je pense qu'on les transforme, ce qui est autre chose, mais on ne les transforme pas. En revanche, on peut les faire grandir, on peut les faire grandir en les formant. on peut les faire grandir en leur confiant des responsabilités auxquelles ils n'auraient d'ailleurs souvent jamais pensé qu'ils pourraient accéder un jour. Tout le monde le sait, en armée de terre, on a 50% de nos sous-officiers qui ont commencé soldats, on a 50% de nos officiers qui sont d'anciens sous-officiers.
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– Une vraie légation sociale.
Général Goujon
– Voilà, un escalier social qui fonctionne. et des responsabilités dès le premier jour. C'est quelque chose que j'ai plaisir à rappeler souvent. Même à première classe, il est investi d'une responsabilité. On lui confie quelque chose à faire que seul lui peut faire. Il sera le seul à pouvoir en répondre.
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Il n'y a que des chefs.
Général Goujon
Il n'y a que des chefs. Ça, j'en suis intellement persuadé. Quand on a été dans notre armée, on le sait très bien. Donc, grandir, c'est aussi ça, en fait. Dans une société, où pas mal de choses sont à l'arrêt, où des gens ont du mal à sortir de leur milieu d'origine parce qu'ils n'ont pas d'opportunité d'éducation, pas d'opportunité de progression professionnelle. En fait, l'Arméter, de ce côté-là, elle a une vraie promesse qui est forte parce qu'elle est vérifiée expérimentalement. La méritocratie, ça c'est une des choses qui sont bien identifiées chez nos jeunes candidats. L'Arméter, c'est un endroit où si je suis bon, je pourrais avancer. Et de manière très intéressante, c'est aussi perçu en contraste par rapport au reste de la société. Bon, c'est pas très, très bon d'ailleurs. Dans ce que ça dit de la société, on a beaucoup de jeunes qui ne croient plus à la capacité de progresser. Ça, c'est extrêmement frappant et c'est extrêmement triste.
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Un sentiment d'injustice?
Général Goujon
Oui, d'injustice et puis d'être cantonné au niveau auquel on se trouve. Et par contraste, en fait, l'armée de terre, elle a une image qui, de ce côté-là, est extrêmement puissante.
Interviewer
Vous croyez qu'ils ont raison?
Général Goujon
en tant que citoyen j'espère pas, de ce que je vois et de ce que j'entends en fait en tant que recruteur, en tout cas c'est la manière dont c'est vécu, et c'est pas très bon signe.
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– Et donc dans l'armée évidemment, il ne s'agit pas de dire que c'est le modèle parfait en termes de justice sociale, parce que ce n'est pas le cas, mais vous l'avez dit, il y a des possibilités d'élévation par le travail, par l'effort, par des concours, donc tout ça existe, et peut-être c'est ça que cherchent ces candidats. Vous m'avez dit juste avant l'entretien qu'une part de votre métier, c'était de gérer la déception, puisque comme vous l'avez dit, il y a beaucoup de candidats qui veulent être parachutistes ou qui veulent être chasseurs alpins, et ce n'est pas forcément vers là qu'on va l'amener. Qu'est-ce que vous vouliez dire par là, gérer la déception?
Général Goujon
J'irais à la déception, c'est avoir un jeune face à soi qui, parfois depuis longtemps, a une vocation particulière pour un métier, un attrait particulier pour un métier, souvent s'y est même préparé intellectuellement, physiquement, et à qui il va falloir dire ton dossier n'est pas concurrentiel. Tu es moins bon que d'autres, on va prendre les meilleurs pour ce métier-là, en revanche, on peut te proposer d'autres choses. Donc la gestion de la déception, ça peut sonner un petit peu négatif, mais c'est vraiment le cœur de notre métier au sens où il s'agit d'individualiser notre proposition aux jeunes qu'on a face à nous et qui ne sera pas forcément très concurrentielle pour ce job-là, mais qui pourra apporter vraiment quelque chose dans tel autre job dans lequel accessoirement il pourra vraiment s'accomplir. Parce que ça aussi, c'est une chose qu'on remarque au fur et à mesure des entretiens qu'on fait passer, des tests qu'on fait passer. c'est que le métier pour lequel un jeune est venu tout au début n'est pas forcément un métier dans lequel il va s'épanouir. Or, on a besoin de recruter des gens, on a aussi besoin qu'ils restent, on a besoin que les gens s'épanouissent dans leur boulot, on a besoin qu'ils s'épanouissent dans un groupe, et on est capable assez vite, au fur et à mesure des évaluations, de dire dans tel métier, dans tel type de groupe, tu ne seras pas forcément hyper heureux, alors que dans tel autre, ça devrait te correspondre un petit peu mieux.
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Vous avez parlé de la génération Z et des clichés qu'on peut avoir sur elle. Il y a quelque chose que je trouve réel, c'est qu'on sent un isolement croissant chez certains jeunes à cause beaucoup des écrans. Quelque part, peut-être qu'il y en a beaucoup qui paraissent moins adaptés à cette vie en collectivité. Vous ne le voyez pas?
Général Goujon
L'important, ce n'est pas ça. L'important, c'est ce qu'ils cherchent. En fait, on peut dire ce qu'on veut sur la génération Z. Elle vient nous voir massivement. Elle a une vraie appétence pour les métiers d'engagement, quels qu'ils soient, il n'y a pas que le nôtre. Et l'important, ce n'est pas de les voir tel qu'on les perçoit nous. L'important, c'est ce qu'ils veulent faire eux. Et en fait, on a une génération qui est une génération généreuse. On a une génération qui se sent concernée par ce qui se passe. C'est une des choses que je dis souvent. On a quand même une génération assez chouette en cela qu'ils se sentent concernés par la crise climatique, ils se sentent concernés par les problèmes de sécurité qu'on rencontre au quotidien. Ils se sentent concernés par les tensions géopolitiques. Ils se sentent concernés par les enjeux, aussi par les risques, mais aussi par les enjeux de la technologie. En fait, on a une génération qui se sent concernée par ce qui se passe autour d'elle. Elle est hyper connectée, elle est globalement bien informée, elle a parfois des gros biais. Il y a des gros biais de perception sur certains sujets. Mais le fait positif, c'est qu'on a une jeune génération qui se sent concernée et qui aimerait être impliquée, qui aimerait peser sur le cours des choses. Quand vous êtes une armée, c'est leur part naturellement.
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Et d'ailleurs, ça me fait penser, quand vous avez dit la plupart des jeunes, 80%, ils veulent s'engager dans les forces spéciales, dans les parachutistes, dans les troupes de montagne. Donc soit dit en passant, les métiers les plus engagés, au moins physiquement, parfois les plus engagés face au risque, donc ça prouve qu'en tout cas, ceux qui frappent à votre porte, ils ne connaissent pas ce désengagement.
Général Goujon
On a quand même une chance extraordinaire en France d'avoir cette appétence pour les métiers combattants parce que c'est quand même ce qui pèse le plus lourd dans notre recrutement. Tous ces métiers de combattants, c'est à peu près les trois quarts des effectifs à recruter chaque année. A contrario, j'ai plus de difficultés à remplir certains régiments de spécialistes, mais j'observe que chez nos voisins et pas mal de pays où la situation est inverse et je préfère quand même avoir mon problème qu'à l'heure.
Date: May 17, 2026
Host: Capitaine Nicolas Brault
Guest: Général Goujon, Chef RH de l’armée de terre
Cet épisode propose un échange approfondi entre le Capitaine Nicolas Brault et le général Goujon, DRH de l’armée de terre et responsable du recrutement des jeunes en France, sur la vision et l’expérience de l’armée face à la génération Z. Loin des clichés courants, l’entretien croise psychologie, recrutement, attentes des jeunes et réalité du terrain militaire. Objectif : déconstruire les stéréotypes négatifs sur la jeunesse et tordre le cou à l’idée d’une génération désengagée.
"J'entends dire partout où je vais dans le monde des RH, pique-pendre de la génération Z. [...] enfin il n'y a rien qui va." (Général Goujon, 00:51)
"Pas fondamentalement." (Général Goujon, 00:47 et 00:51)
"C'est une génération qui a un vrai besoin de solidarité. […] Leur job a besoin [...] d'être porteur de sens à travers la solidarité." (Général Goujon, 01:10)
"On incarne quelque chose d’extraordinairement puissant pour cette génération, qui a la sensation de vivre dans une société de maboule [...] et un cadre qu’ils demandent de manière très nette." (Général Goujon, 02:47)
"Cette mobilité de la jeune génération, elle est certes un défi, mais elle est parfois un atout." (Général Goujon, 06:22)
"Un jeune d'une vingtaine d'années […] ce que l'armée de terre lui offre d'absolument irrésistible, c'est une aventure." (Général Goujon, 07:51)
"La promesse de l’Armée de Terre, ça va être une promesse d’aventure, humaine avant toute chose." (Général Goujon, 09:05) "On peut les faire grandir, on peut les faire grandir en les formant, on peut les faire grandir en leur confiant des responsabilités..." (Général Goujon, 09:39)
"Un escalier social qui fonctionne. [...] En armée de terre, on a 50% de nos sous-officiers qui ont commencé soldats." (Général Goujon, 10:15)
"On a beaucoup de jeunes qui ne croient plus à la capacité de progresser. C’est extrêmement frappant et c’est extrêmement triste." (Général Goujon, 11:22)
"[La gestion de la déception] C’est le cœur de notre métier au sens où il s’agit d’individualiser notre proposition aux jeunes..." (Général Goujon, 12:22)
"L’important, ce n’est pas de les voir tel qu’on les perçoit nous. L’important, c’est ce qu’ils veulent faire eux." (Général Goujon, 13:58)
"On a une génération qui se sent concernée par ce qui se passe. [...] Elle aimerait être impliquée, elle aimerait peser sur le cours des choses." (Général Goujon, 14:27)
"80% veulent s'engager dans les forces spéciales, les parachutistes, les troupes de montagne." (Interviewer, 15:00)
Pour ceux qui cherchent à comprendre ou manager la génération Z, ce témoignage du général Goujon offre des repères concrets, optimistes et réalistes sur une jeunesse en quête de sens, de défis et d’opportunités d’évolution, loin des caricatures habituelles.