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Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30.
Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon.
Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer.
Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire.
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À LA UNE / Canicule : coup de chaud sur l’économieRéacteurs nucléaires à l'arrêt, rails déformés, matériel dysfonctionnel… La canicule met l’économie française à rude épreuve. Les travailleurs doivent également faire face à plusieurs défis : les températures hors normes rendent bien souvent le travail en extérieur impossible et compliquent la garde des enfants dont les écoles sont parfois fermées. « On ne va pas mettre le pays à l'arrêt parce qu'il fait 30 degrés », a déclaré le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, sur RTL. Allianz Trade a chiffré dans un exercice de simulation dans lequel le pays vivrait, cinq années de suite, les épisodes de chaleur les plus intenses qu'il a déjà connus entre 2014 et 2024 : la France pourrait perdre plus de 200 milliards d'euros. Entre adaptation des infrastructures et activité au ralenti, combien coûte cet épisode caniculaire record ? Invités :- Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie de la fondation Jean-Jaurès- Fanny Guinochet, journaliste économique à France Info- Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT- En visioconférence : Hazem Krichene, économiste climat chez Allianz et Allianz Trade« La petite histoire dans la grande » : par Anna Cabana « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Aide à mourir : qui doit effectuer le dernier geste ? Les députés examinent, pour la troisième fois, la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir. Le texte a déjà été adopté par les élus du Palais Bourbon en mai 2025 et en février 2026. Pourtant, le débat reste vif dans l'hémicycle : mardi 23 juin, un vote surprise a rebattu les cartes. Dans une assemblée aux bancs clairsemés, notamment du centre à la gauche, un amendement du Rassemblement national a été adopté. Cet amendement, qui refuse aux médecins de la possibilité d'administration d'un produit létal, a été adopté pour « s'assurer que les médecins ne violent pas le serment d'Hippocrate », a précisé la députée Marie-France Lorho (RN). Le rapporteur général du texte, Philippe Vigier (MoDem), s'est indigné de la situation : « lorsqu'on légifère, on ne fait pas des "coups", on s'efforce d'améliorer la loi ». Il a par ailleurs déploré un texte déchiqueté et indiqué son souhait d'une seconde délibération à la fin de l'examen du texte. Le débat se poursuit donc jusqu'au vote solennel du 30 juin prochain. Faut-il inclure les médecins dans l'administration de la substance létale ? Invités :- Christophe Bentz, député « Rassemblement national » de Haute-Marne - Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône - Frédéric Valletoux, député « Horizons et indépendants » de Seine-et-Marne « Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Canicule : l’école en surchauffe Selon Météo-France, la France traverse un « épisode caniculaire d'intensité exceptionnelle » et ces fortes chaleurs perturbent fortement la vie scolaire. Depuis le déclenchement de la canicule mi-juin, les thermomètres dépassent régulièrement les 35 °C dans les salles de classe. Face à cette situation, le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a annoncé la fermeture, dès lundi 22 juin, de 1 352 écoles et collèges, tandis que 4 042 autres fonctionnent avec des horaires aménagés, sur les 60 000 établissements que compte le pays. Dans certains établissements encore ouverts, les parents d’élèves réagissent : ils installent des couvertures de survie sur les fenêtres et achètent des ventilateurs en urgence. Les syndicats dénoncent un manque d’anticipation de l’État et réclament la mise en place d’un cadre national de protection. Alors que les épreuves du brevet du vendredi 26 juin ont été maintenues, les mesures prises par le gouvernement sont-elles à la hauteur des enjeux sanitaires posés par cette canicule exceptionnelle ?Invités :- Carole Zerbib, proviseure du lycée Vauquelin à Paris, membre du SNPDEN-UNSA- Emma Ferrand, journaliste au « Figaro »- Quentin Ghesquière, co-fondateur du think tank « Adapt » Chroniques :« Les off de Lou » : Macron/Meloni, un sommet pour se réconcilier ? par Lou Fritel« Quelle histoire ! » : Lincoln Memorial : Trump en eaux troubles par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Mariage : pas pour tous ?Un an après avoir échoué, l’UDR d’Éric Ciotti défendra à nouveau, jeudi 25 juin, sa proposition de loi visant à « renforcer le pouvoir des maires dans la lutte contre les mariages de personnes en situation irrégulière ». Déjà adopté en 2025 au Sénat, le texte discuté dans le cadre de la niche parlementaire du parti, prévoit d’ajouter au code civil un article selon lequel « le mariage ne peut être contracté par une personne séjournant de manière irrégulière sur le territoire national ». Robert Ménard, le maire de Béziers, poursuivi pour avoir refusé en 2023 de marier un Algérien sous OQTF, espère que la proposition de loi sera adoptée. De leur côté, SOS Racisme dénonce un texte qui s’inscrit dans une logique de suspicion généralisée à l’égard des personnes étrangères et de rejet des mariages dits « mixtes ». Peut-on restreindre le droit au mariage ? Invités : - Paul Chistophle, député socialiste de la Drôme- Alexandre Allegret-Pilot, député « Union des Droites pour la République » du Gard« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Canicule : la clim’ pour tous ? Face à une canicule exceptionnelle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni le mardi 23 juin une nouvelle cellule interministérielle de crise. Alors que Météo-France a placé 54 départements en vigilance rouge, le débat politique se concentre sur la climatisation. Le Rassemblement national défend un « grand plan de climatisation », tandis que la gauche et le bloc central s’y opposent. Toutefois, des inflexions se ressentent car tous s’accordent désormais sur la nécessité d’équiper les écoles et les hôpitaux. Pour Marine Tondelier, la climatisation n’est « ni un tabou, ni une réponse à tout » : elle reconnaît son utilité mais refuse sa généralisation à l’échelle individuelle. Selon François Gemenne, expert du Giec, « il y a une obligation de pragmatisme de gauche à droite de l’échiquier politique ». S’il admet un « enjeu de santé publique sur la climatisation », il rappelle qu’il s’agit d’« une solution d’adaptation individuelle » qui ne remplace pas les réponses collectives. La climatisation est-elle devenue un sujet politique majeur ?Invités :- Charles Dennery, économiste - Jeanne Grandin de l’Éprevier, journaliste à « L’Opinion », spécialisée en environnement et décarbonation - Agnès Ducharne, hydro-climatologue, directrice de recherche au CNRS- En visioconférence : Clément Gaillard, urbaniste, spécialisé en conception bioclimatique Chroniques :« Quelle histoire ! » : Marc Bloch au Panthéon : rendez-vous avec l’Histoire ! par Olivier Ravanello « Le chiffre du jour » : Fonds vert, des comptes dans le rouge par Fanny Guinochet LA QUESTION QUI FÂCHE / Lyhanna : les sanctions sont-elles suffisantes ?Lundi 22 juin, le rapport d’inspection ouvert à la suite du décès de la jeune Lyhanna a été rendu public. Ce document met en lumière de graves défaillances dans le traitement de la plainte déposée en août 2025 par Rosa, alors âgée de 10 ans, contre Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna. L’enquête administrative souligne plusieurs manquements imputables tant aux services de gendarmerie qu’à l’autorité judiciaire. La plainte a été classée à tort parmi les procédures non urgentes, retardant ainsi sa prise en charge. À la suite de ces révélations, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé la mutation de deux gendarmes du Gers, tandis que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a sollicité l’ouverture d’une enquête administrative visant le substitut du procureur du parquet d’Auch. Alors que les associations de protection de l’enfance se sont mobilisées, pour la troisième semaine consécutive, afin de dénoncer les défaillances de la justice dans cette affaire, ces sanctions apparaissent-elles à la hauteur des dysfonctionnements constatés ?Invités : - Alexandra Martin, députée « Droite Républicaine » des Alpes-Maritimes - Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne - Guillaume Gouffier Valente, député « Ensemble pour la République » du Val-de-Marne« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Football amateur : le ciel est-il si bleu ? Alors que la Coupe du monde masculine de football a débuté le 11 juin 2026, les Français suivent avec passion les performances de l’équipe nationale. Avec plus de 2,3 millions de licenciés selon la Fédération Française de Football (FFF), le football demeure le sport le plus pratiqué du pays. Pourtant, derrière la vitrine du football professionnel, le football amateur est confronté à de nombreux défis. Véritables acteurs de cohésion sociale, les clubs locaux reposent largement sur l’engagement bénévole, aujourd’hui fragilisé par une crise durable des vocations. À cette difficulté s’ajoute la diminution des subventions pour les associations : le budget du sport pour 2026 enregistre une baisse de 7,6 % par rapport à 2025. Le monde du football amateur est également marqué par des incivilités. En 2023, la FFF a ainsi recensé 600 agressions physiques à l’encontre d’arbitres. Enfin, malgré une progression constante du nombre de licenciées, en hausse de 10 % par an depuis une décennie, de nombreuses joueuses dénoncent encore un manque de visibilité et des conditions de pratique insuffisamment adaptées (disponibilité des infrastructures, moyens alloués etc). Comment assurer la pérennité du football amateur français ? Invités :- Thomas Portes, député « La France insoumise » de Seine-Saint-Denis- Aleksandar Nikolic, eurodéputé « Rassemblement national » - Pierre Rondeau, économiste du sport, co-directeur de l’Observatoire du sport de la fondation Jean-Jaurès« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Dérèglement climatique : et si tout s’accélérait ?Deux semaines après une canicule inédite pour un mois de mai, la France connaît une nouvelle vague de chaleur précoce. Selon Météo-France, les températures pourraient atteindre 40 °C dans certaines régions. « Ces vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses sont un signe manifeste du changement climatique », résume Matthieu Sorel, climatologue. Les scientifiques alertent sur les scénarios climatiques à venir, notamment le phénomène El Niño. Cet épisode climatique réchauffe les températures de surface dans le Pacifique équatorial, entraînant des changements à l’échelle mondiale dans les régimes de vents, de pression et de précipitations. Les projections évoquent l'un des épisodes les plus puissants jamais documentés pour l’année 2027. Les températures de surface pourraient grimper jusqu'à 3,8 °C au-dessus de la normale d'ici décembre. À quoi faut-il s’attendre face à l’intensification du réchauffement climatique ?Invités :- Fanny Agostini, journaliste experte des questions climat - Benoît Granier, porte-parole du Réseau Action Cimat - Agnès Ducharne, hydro-climatologue, directrice de recherche au CNRSChroniques :- « La petite histoire dans la grande » : Climat, pourquoi la crise ne profite pas aux écolos ? par Anna Cabana - « Quelle histoire ! » : Trump et l’Iran : revers historique pour les États-Unis ? par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Ecarts de salaires : faut-il plus de transparence ?Après son approbation en 2023, la France avait jusqu’au 7 juin 2026 pour inscrire dans le droit national la directive européenne sur la transparence salariale. Présenté pour lutter contre les inégalités de salaires entre hommes et femmes, le texte impose aux employeurs de produire un rapport sur les écarts de rémunération et de communiquer à tout salarié qui en fait la demande les rémunérations moyennes des postes équivalents. Alors que cette nouvelle directive prévoit plusieurs sanctions en cas de non-respect par les entreprises, le patronat français dénonce un nouveau « monstre de complexité » et une mesure qui devrait « nuire au bon fonctionnement des entreprises », prévient Patrick Martin, président du Medef. Les syndicats de salariés, en faveur de la mesure, accusent quant à eux, le gouvernement de « procrastination ». Cette nouvelle obligation de transparence peut-elle réellement faire reculer les inégalités de salaires ?Invités : - Sandrine Dorbes, experte en stratégie de rémunération, fondatrice du cabinet « How Much » - Eva Sas, députée écologiste de Paris - En visioconférence : Philippe Coy, porte-parole de la CPME« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Iran : jusqu’à quand va-t-on payer le prix de la guerre ? Après l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole diminuent, une tendance qui se répercute progressivement sur les prix à la pompe. En France, le gazole est repassé sous la barre symbolique des 2 euros le litre. Entre la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, les raffineries encore endommagées et des stocks mondiaux à reconstituer, les conséquences économiques de la guerre en Iran seront durables. En 2026, la croissance française serait de + 0,5 %, selon les prévisions de la Banque de France : un résultat particulièrement bas puisque depuis 2010, seules les années 2020 et 2012 ont enregistré un taux inférieur. Le début d’année 2026 a eu des effets « irrattrapables » selon Xavier Debrun, directeur général de la Banque de France. Quand peut-on espérer un retour à la situation économique d’avant-guerre ? Invités :- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l'économie gazière- Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir - Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie de la Fondation Jean-JaurèsChroniques :« Le mot du jour » : économie par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Versailles, du « lourd » depuis toujours ! par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il avoir peur des « nouveaux OGM » ? Le mercredi 17 juin, le Parlement européen a voté l’autorisation des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture. Contrairement à celui des organismes génétiquement modifiés (OGM) de première génération, le génome de ces « nouveaux OGM » a été modifié sans introduction d’ADN étranger. Ces nouvelles techniques génomiques peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies. Cette technique d’« édition » génomique était jusqu’ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l’Union européenne. La rapporteure de la loi, l’eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui « permettra d’obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites ». En revanche, les agriculteurs biologiques s’y opposent, dénonçant une impossibilité d’évaluer précisément les dangers sanitaires et environnementaux liés à ces nouvelles techniques. Ces « nouveaux OGM » sont-ils dangereux pour la santé ? Invités : - Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe- Anne Stambach-Terrenoir, députée « La France Insoumise » de Haute-Garonne - En visioconférence : Dominique Desclaux, agronome, chercheuse à l’INRAE« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Iran : les défis de la « paix » Après plusieurs semaines de négociations difficiles, les États-Unis et l’Iran ont annoncé, le lundi 15 juin 2026, un accord visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient sur tous les fronts. Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes, a provoqué des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. L’annonce a été faite par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur central des discussions. L’accord prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz dès sa signature attendue le 19 juin à Genève, ce qui a déjà entrainé une baisse de plus de 4 % du cours du pétrole. Toutefois, la situation reste instable, notamment au Liban, où Israël envisage de maintenir ses forces pour une durée indéterminée. Les négociations doivent encore traiter de la levée des sanctions contre l’Iran, du dossier nucléaire, de la reconstruction économique et du contrôle des engagements. La France et le Royaume-Uni se disent prêts à accompagner la sécurisation de la zone. Cet accord marque-t-il un véritable tournant pour la paix dans la région ?Invités :- Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise - David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », chercheur à l’IFAS- Adel Bakawan, Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA)« Le chiffre du jour » : les carburants repassent sous les deux euros par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : Macron/Trump, je t’aime moi non plus ! par David Revault d’Allonnes LA QUESTION QUI FÂCHE / Autonomie de la Corse : la possibilité d’une île ? Le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République » est examiné à l’Assemblée nationale à partir du mardi 16 juin 2026. Pour la première fois, un territoire français pourrait bénéficier d’un statut d’autonomie lui permettant d’adopter certaines normes législatives et réglementaires. Le texte reconnaît également la population corse comme une « communauté » dotée de particularismes. Cette évolution suscite toutefois un vif débat. Le bloc central et les groupes de gauche penchent, en majorité, en faveur du texte mais la Droite républicaine s’oppose au projet. Le politologue Benjamin Morel dénonce un texte qui remettrait en cause l’égalité devant la loi et consacrerait une forme de communautarisme. La Corse doit-elle obtenir ce statut singulier ?Invités :- Laurent Marcangeli, député « Horizons et indépendants » de Corse-du-Sud - Ugo Bernalicis, député « La France insoumise » du Nord - Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Après Lyhanna : plus jamais ça !Les obsèques de Lyhanna ont eu lieu le vendredi 12 juin à Fleurance dans le Gers, une semaine après la découverte du corps de la jeune fille. Les révélations sur les antécédents du principal suspect, Jérôme Barella, ont mis en lumière des dysfonctionnements majeurs au sein de la justice française et provoqué de vives réactions. Des rassemblements se sont tenus partout en France, lundi 8 juin, et les associations de protection de l’enfance appellent à poursuivre les mobilisations dans les prochaines semaines. En première ligne dans cette affaire, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, a exigé une revue des 70 000 plaintes concernant des enfants victimes d’ici le 14 juillet. Peu de temps après le scandale dans le périscolaire, ce drame dégrade la confiance des concitoyens envers l’institution judiciaire : ils sont désormais 70% à exprimer une mauvaise opinion quant à son fonctionnement, soit une hausse de 14 points depuis février 2026, selon un sondage Odoxa-Backbone. Un projet de loi sur la protection de l’enfance doit être examiné à partir du 15 juillet. Quelles mesures mettre en œuvre pour protéger les enfants des violences sexuelles ?Invités :- Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne - Karine Lebon, députée « Gauche Démocrate et Républicaine » de la Réunion - Martine Brousse, présidente de « La Voix de l’Enfant »« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Ingérences étrangères : menace sur la présidentielle ? Le Premier ministre, Sébastien Lecornu a réuni, jeudi 11 juin à Matignon, les représentants des forces politiques et parlementaires pour une réunion consacrée aux ingérences étrangères, ces actions visant à influencer ou déstabiliser un État. L’objectif est « d’informer de la menace et faire le bilan des modes opératoires informationnels », ainsi que de « pointer les risques en vue des prochaines élections et les mesures à mettre en œuvre ». Alors qu’aux dernières élections municipales, trois candidats de « La France Insoumise » avait été ciblés par une campagne de désinformation, le parti presse le gouvernement de prévenir les risques d’ingérences. À l’issue des échanges, Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d’un référé électoral et le durcissement des sanctions. Un projet de loi sur le sujet est annoncé à l’automne. Comment protéger la démocratie contre les ingérences étrangères ? Invités :- Aurélie Luttrin, avocate spécialisée en droit public des affaires - Martin Untersinger, journaliste au Monde - Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines Chroniques :« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Crimes sexuels sur mineurs : faut-il les rendre imprescriptibles ?Dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres d’ajouter « plusieurs mesures » à un projet de loi sur la protection des enfants qui sera examiné au Parlement en juillet. Parmi elles, la « modification des règles de prescription » : la durée durant laquelle une plainte peut être déposée par une victime. À l’heure actuelle, une victime de viol survenu dans l’enfance peut porter plainte jusqu’à 48 ans, le délai de prescription étant de 30 ans à compter de sa majorité. Or, seuls les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles en France. Le sujet ne fait pas l’unanimité. Pascal Vigneron, directeur général de l’association « Colosse aux pieds d’argile » argumente : « les victimes nous disent que la date butoir les a contraints à s'exprimer pour que l'auteur ne reste pas sans condamnation ». Clémentine Autain, députée écologiste, elle-même victime de viol, s'opposaient aussi à « une imprescriptibilité qui pourrait bouleverser l'ensemble du droit ». Faut-il supprimer la prescription pour les crimes sur mineurs ? Invités : - Arnaud Bonnet, député écologiste de Seine-et-Marne - Maître Mathias Darmon, avocat de l’association « Innocence en danger » - Maître Dylan Slama, avocat pénaliste« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

À LA UNE / Lyhanna : la justice sur le banc des accusés Face aux failles révélées par la mort de Lyhanna, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, souhaite créer « une cour disciplinaire » composée de citoyens pour sanctionner les magistrats. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, propose de son côté « des sanctions » au Conseil de la magistrature « si des erreurs individuelles sont mises au jour ». Dans cette affaire, pourtant visé par une plainte pour viol en 2025, le suspect n’avait jamais fait l’objet d’une convocation. En moyenne, selon la Chancellerie, 15 à 20 sanctions sont prononcées chaque année contre des magistrats. Or, pour Bruno Retailleau, « les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas ». Les acteurs de la justice dénoncent des injonctions contradictoires et des sous-effectifs : « dans les brigades de protection de la famille, parfois il y a un collègue tout seul. Il faudrait le double voire le triple d’effectifs », d’après Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de Police Unité. Le manque de sanctions contre les magistrats explique-t-il les « dysfonctionnements » dans l’affaire Lyhanna ?Invités :- Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions)- Jérôme Pauzat, magistrat, président de l’association « Amour de la justice »- Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le violChroniques :« Les off de Lou » : duel Attal/Philippe, la machine à perdre ? par Lou Fritel « Quelle histoire ! » : les juges, cible préférée des politiques ? par Olivier Ravanello LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites : vers un départ à 67,5 ans en 2070 ? Selon son rapport annuel, le Conseil d’orientation des retraites (COR) va revoir à la hausse sa prévision de déficit du système des retraites en 2070. Alors qu’en 2025, le COR proposait de repousser l’âge de départ à 66,5 ans, l’instance préconise aujourd’hui 67,6 ans, afin de limiter la dégradation des comptes publics. Ce basculement tient en grande partie à une fécondité revue durablement à la baisse et à un vieillissement accéléré de la population, qui augmentent mécaniquement le ratio retraités/actifs. Or, la question constitue un enjeu majeur de la prochaine présidentielle. Si la France Insoumise promet un départ à 60 ans, les positions du Rassemblement National divergent : Marine Le Pen défend une suppression de la réforme des retraites tandis que Jordan Bardella, affirme « examiner » la question d’un relèvement de l’âge légal. Les Français partiront-ils un jour à la retraite à plus de 67 ans ? Invités : - Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var - Anaïs Belouassa-Cherifi, députée « La France Insoumise » du Rhône- Philippe Juvin, député « Droite républicaine » des Hauts-de-Seine« Bourbon express » par Marco Paumier Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.