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Il y a quatre mille ans, les Grecs racontaient déjà cette peur-là : se perdre dans un lieu conçu pour qu'on ne puisse jamais en sortir. Backrooms, le film de Kane Parsons, ne fait que lui donner une nouvelle adresse — un sous-sol de magasin de meubles, des couloirs jaunes, des néons qui bourdonnent sans fin.Dans cet épisode : pourquoi Clark, l'architecte raté devenu vendeur de canapés, rejoue malgré lui le mythe de Dédale ; pourquoi le vrai monstre du film n'a jamais été celui qu'on croit ; et ce que Borges, Marc Augé et le mythe du labyrinthe ont à nous apprendre sur nos propres non-lieux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Et si le véritable monstre de Stranger Things n'était pas le Demogorgon, mais la peur de grandir, de perdre ceux qu'on aime et de se retrouver seul face à ses propres blessures ?Dans cette nouvelle émission, nous plongeons dans l'univers de Hawkins pour explorer ce que la série raconte de l'enfance, de l'amitié, du traumatisme et de la construction de soi. Du Monde à l'Envers à la figure d'Eleven, en passant par le destin de Will et l'ombre de Vecna, cette analyse propose une lecture philosophique et sensible d'une œuvre qui parle autant de monstres que de notre humanité.Une traversée dans la nuit, là où les peurs prennent forme… et où la lumière vient toujours des autres.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cette émission, on analyse le film Obsession de Curry Barker comme une allégorie des relations toxiques et de l’amour possessif.À travers le personnage de Bear, un jeune homme solitaire prêt à tout pour être aimé, le film interroge notre rapport au rejet, au consentement et à l’idéalisation amoureuse. Quand son désir d’être aimé devient réalité, la relation bascule progressivement dans le malaise : l’amour obtenu sans liberté devient une forme de contrôle.On explore ainsi comment Obsession détourne les codes du film d’horreur pour questionner une idée simple mais dérangeante : peut-on encore parler d’amour quand l’autre n’est plus libre de ne pas nous aimer ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, nous explorons Parasitede Bong Joon-ho à travers une question centrale : comment les conflits de classe s’inscrivent-ils dans l’espace lui-même ?À partir de l’histoire de la famille Kim et de leur infiltration progressive dans la maison des Park, nous analysons ce que le film donne à voir d’une véritable architecture des rapports sociaux. Escaliers, niveaux, sous-sols, ouvertures : rien n’est neutre. L’espace devient un langage, une structure invisible qui organise la domination et rend presque inévitable la collision entre les mondes.Nous montrons comment Bong Joon-ho ne se contente pas de raconter une lutte des classes — il la met en scène physiquement, dans la circulation des corps, dans les frontières visibles et invisibles, dans ce qui sépare autant que dans ce qui relie. Le conflit n’est pas seulement social ou économique : il est spatial, presque mécanique.Entre satire, tension et tragédie, Parasite révèle alors une chose plus troublante encore : dans un monde structuré par de telles architectures, peut-on réellement changer de place… ou seulement tenter de s’y infiltrer ?Un épisode pour penser autrement la lutte des classes — non plus seulement comme un affrontement d’intérêts, mais comme une organisation concrète de l’espace qui façonne nos vies.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode consacré à La La Land de Damien Chazelle, nous explorons la tension qui traverse toute l’histoire de Mia et Sebastian : celle qui oppose l’amour au désir d’accomplissement personnel.Le film raconte la rencontre de deux artistes à Los Angeles, deux rêveurs animés par une même conviction : rester fidèles à leur vocation. Mais à mesure que leurs rêves se rapprochent de la réalité, une question silencieuse apparaît. Peut-on poursuivre pleinement sa destinée sans sacrifier une part de ce que l’on aime ?À travers les scènes emblématiques du film — l’observatoire, la pièce de Mia, l’audition finale et la séquence musicale du club de jazz — cet épisode interroge la dimension existentielle de La La Land. L’amour y apparaît non comme une promesse de fusion éternelle, mais comme un moment décisif dans la construction de deux vies.Une réflexion sur le prix des rêves, sur les choix irréversibles qui façonnent une existence, et sur ces histoires d’amour qui ne disparaissent pas, mais deviennent la mémoire silencieuse de ce que nous avons été.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, nous analysons Shutter Island de Martin Scorsese, un film labyrinthique qui brouille les frontières entre vérité, mémoire et illusion. À travers l’enquête du marshal Teddy Daniels dans un hôpital psychiatrique isolé, le film explore les mécanismes du déni, la fabrication des récits intérieurs et la manière dont l’esprit humain se protège face à l’insupportable. Entre thriller psychologique et réflexion sur la culpabilité, Shutter Island interroge une question vertigineuse : vaut-il mieux vivre dans une illusion consolante ou affronter une vérité qui détruit ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, nous explorons Hamnet de Chloé Zhao comme une méditation cinématographique sur la mélancolie du deuil. Loin du biopic historique, le film s’attache à l’intime : une mère, une maison, une chambre vide après la mort d’un enfant. À travers une mise en scène lente et sensorielle, Zhao interroge ce que signifie survivre à l’irréparable.Nous analyserons comment le film transforme l’absence en matière, comment il met en tension deux manières de faire face à la perte – la fidélité silencieuse et la transfiguration artistique – et comment la création théâtrale devient un espace où la douleur se métamorphose sans disparaître.Une réflexion accessible et philosophique sur la mémoire, l’amour et la manière dont l’art peut accueillir ce que la vie a arraché.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nosferatu n’est pas seulement une figure du cinéma expressionniste.Il est le visage d’un monde vidé de sens, une existence qui se prolonge sans désir, sans projet, sans horizon.À travers cette créature qui refuse de mourir, le film donne corps à une forme de nihilisme silencieux, froid, presque mécanique.Une réflexion sur ce qu’il reste de la vie lorsque toute valeur s’est effondrée, et sur ce qui, face au vide, peut encore faire résistance.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bugonia nous plonge dans l’esprit fissuré de Teddy, un apiculteur convaincu que le monde est infiltré par des extraterrestres. Dans une cave, il séquestre Michelle Fuller, puissante dirigeante d’entreprise qu’il croit non humaine. Dès cet enfermement, Yorgos Lanthimos met en scène non pas une simple théorie du complot, mais la mécanique intime de la paranoïa.Remake radical de Save the Green Planet!, Bugonia montre comment le réel devient illisible lorsque la douleur cherche désespérément un sens. Deux langages s’affrontent sans jamais se rencontrer : le mythe et la pulsion face à la rationalité froide du monde contemporain. La violence n’est pas gratuite ; elle est le symptôme d’une tentative désespérée de réenchanter un monde devenu inhabitable.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pour Deleuze, le cinéma ne se contente pas de représenter le monde : il le pense. Il invente des formes de temps, de mouvement, de perception, capables de bouleverser notre manière d’habiter le réel. À travers les notions d’image-mouvement et d’image-temps, il montre comment le cinéma classique organisait le monde autour de l’action, du but, de la causalité, avant que le cinéma moderne ne fasse vaciller ces certitudes, laissant surgir des temps disjoints, des corps immobiles, des situations sans réponse.Cette émission explore ce basculement fondamental : le moment où l’action ne suffit plus, où le récit se fissure, où le cinéma cesse de rassurer pour devenir un espace de trouble, d’attente, de pensée. Le temps n’y est plus un simple cadre, mais une matière sensible, parfois oppressante, parfois ouverte, dans laquelle les personnages comme les spectateurs sont plongés.À partir d’exemples de films, de figures du cinéma moderne et des textes de Deleuze, l’épisode interroge ce que le cinéma nous apprend lorsque le monde devient illisible, lorsque les repères s’effondrent, lorsque penser devient plus urgent qu’agir. Le cinéma apparaît alors comme un lieu de résistance, non par le message, mais par la forme, par sa capacité à faire sentir ce que les mots ne suffisent plus à dire.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.