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Stéphan Bureau mène de longs entretiens avec des invités qui pensent, créent ou façonnent notre monde. Dans l’air du temps sans être dans l’actualité brûlante, Contact se veut une tribune plurielle pour sortir des sentiers battus du prêt-à-penser.

À l’heure où la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran bouleverse une nouvelle fois l’équilibre du Moyen-Orient, Charles Enderlin livre une analyse sans concession des choix stratégiques de l'État hébreu et de leurs conséquences. Ancien correspondant de France 2 à Jérusalem pendant plus de trente ans, fin observateur du conflit israélo-palestinien, il revient sur les erreurs de Benjamin Netanyahu, le traumatisme du 7 octobre et l'enlisement d'une région où, selon lui, les logiques idéologiques l'emportent désormais sur toute perspective politique. « La coexistence existe dans la vie quotidienne. Le problème, c'est la coexistence politique. » Dans cet entretien, Charles Enderlin démonte les mécanismes qui, selon lui, ont conduit Israël à la catastrophe. Il décrit un gouvernement qu'il juge prisonnier d'une vision messianique, explique pourquoi le Hamas a été sous-estimé pendant des années et affirme que la réponse militaire ne pourra jamais, à elle seule, résoudre le conflit. « On ne combat pas le fondamentalisme en tapant dessus. Ça se combat par la politique et par la diplomatie. » Il revient également sur les accusations de crimes de guerre à Gaza, les dérives de la colonisation en Cisjordanie et la profonde crise démocratique que traverse aujourd'hui la société israélienne. Au fil de cette conversation, l'ancien journaliste évoque aussi les fractures internes d'Israël, la montée des extrémismes religieux, les pressions exercées contre les voix critiques et les inquiétudes d'une partie de la population face à l'avenir du pays. Sans céder aux simplifications, Charles Enderlin dresse le portrait d'un Israël profondément transformé et lance un avertissement : « On a cru qu'on avait la grippe. En fait, on avait le cancer. »Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Nicolas Dupont-Aignan défend une vision radicalement souverainiste de l’avenir. De l’Union européenne à la guerre en Ukraine, en passant par la dette publique, la liberté d’expression et les institutions démocratiques, l’ancien député d’Essonne dresse le constat d’un pays qu’il juge en déclin et plaide pour une rupture profonde avec ce qu’il appelle le « système » politique actuel. « La France est devenue un protectorat de l’Union européenne, des États-Unis, de la Chine et de l’Allemagne », affirme-t-il, tandis qu’il appelle les Français à « reprendre leur liberté individuellement et collectivement ». Le candidat de Debout la France revient longuement sur la guerre en Ukraine, sujet sur lequel il assume une position très minoritaire dans le paysage politique français. Convaincu que l’Europe s’est engagée dans une impasse stratégique, il dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation du conflit et plaide pour un rapprochement futur entre l’Europe et la Russie. « Le vrai danger aujourd’hui pour l’Occident, c’est la Chine, ce n’est pas la Russie », soutient-il, tout en accusant les dirigeants européens d’avoir « sauté à pieds joints dans un piège géopolitique ». Une analyse qui s’inscrit dans sa critique plus large de la mondialisation, de l’OTAN et du fonctionnement des institutions européennes. Défenseur d’un Frexit assumé, partisan du référendum d’initiative citoyenne et favorable à un débat national sur la peine de mort, il affirme vouloir replacer la souveraineté populaire au cœur de la vie publique. Derrière les controverses, Nicolas Dupont-Aignan dit vouloir préparer le pays aux grands défis du XXIe siècle : intelligence artificielle, révolution numérique, réindustrialisation et crise démocratique.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

À l’heure où le retour des rapports de force entre grandes puissances remet la dissuasion nucléaire au cœur de l’actualité, Contact vous entraîne dans un univers aussi secret que stratégique : celui des sous-marins nucléaires. Ancien commandant du Saphir et du Triomphant, le vice-amiral d’escadre Didier Maleterre ouvre les écoutilles d’un monde où l’on disparaît pendant des semaines sous les océans, sans nouvelles de ses proches, avec pour mission ultime de garantir la paix par la menace de la riposte. « Lorsqu’on ferme le sas et qu’on plonge, on se coupe délibérément du monde », raconte-t-il, décrivant une aventure humaine autant qu’un défi technologique. Au fil de cet entretien, Didier Maleterre décrypte aussi la profonde transformation des conflits contemporains. Guerre en Ukraine, tensions avec l’Iran, rivalité entre les États-Unis et la Chine, explosion des drones et de l’intelligence artificielle : selon lui, les armées occidentales sont confrontées à une nouvelle réalité stratégique. « On est dans un monde darwinien où il y a des prédateurs et des herbivores. Soit vous vous adaptez, soit vous disparaissez », résume-t-il. Un regard sans détour sur une époque où le nucléaire, que beaucoup croyaient relégué à la Guerre froide, redevient un élément central des équilibres internationaux. Mais derrière les doctrines militaires et les considérations géopolitiques se cache une question plus intime : comment vit-on avec la responsabilité potentielle de l’arme absolue? De la vie quotidienne à bord d’un sous-marin aux procédures qui encadrent un éventuel ordre de tir, l’ancien commandant raconte la discipline, le doute et le sens du devoir qui animent les équipages. « Si on est obligé de mettre en œuvre l’arme nucléaire, c’est qu’on n’a pas dissuadé. C’est un échec ». Une plongée rare dans les coulisses de la dissuasion française, où la technologie, le facteur humain et la politique se rejoignent dans une même quête : empêcher que l’impensable ne se produise.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Nous recevons Frédéric Martel à l’occasion de la parution de son livre Occidents. Après plusieurs années d’enquête et plus d’une centaine de voyages à travers le monde, il dresse une cartographie inquiétante des forces politiques, idéologiques et médiatiques qui contestent le modèle démocratique occidental. De Vladimir Poutine à Xi Jinping, en passant par les réseaux proches du Hamas, du Hezbollah ou encore de Donald Trump, Frédéric Martel raconte une « bataille mondiale des idées » où se croisent propagande, récits identitaires et guerre culturelle. « Derrière le mot Occident, il y a le mot démocratie », affirme-t-il. Au fil de l’entretien, l’auteur revient aussi sur sa méthode d’enquête, qui l’a conduit aussi bien dans les cercles intellectuels russes qu’auprès de figures de la droite radicale américaine. Une immersion totale qui donne au livre des allures de reportage géopolitique sous haute tension. « Ces gens-là veulent nous détruire et je pense qu’on sous-estime la menace », lance-t-il, en évoquant les stratégies d’influence menées contre les démocraties libérales. Frédéric Martel défend l’idée que la guerre contemporaine se joue désormais autant dans les récits que sur les terrains militaires : « Le contrôle du narratif est aujourd’hui l’enjeu fondamental. » Mais l’échange dépasse rapidement la seule géopolitique. Il est aussi question des limites de nos démocraties, de la montée des populismes, du rôle des réseaux sociaux et de la fragilité de l’État de droit face aux tentations autoritaires. À travers des débats nourris sur Marine Le Pen, Viktor Orbán ou encore les « techno bros » de la Silicon Valley, Frédéric Martel plaide pour une défense assumée des valeurs démocratiques. « On ne peut pas être en désaccord sur l’État de droit », insiste-t-il dans une conversation dense, passionnée et profondément politique.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

À l’heure où les tensions autour de l’Iran atteignent un nouveau sommet, le diplomate français Jacques Audibert nous ouvre les coulisses des négociations nucléaires menées pendant plus de cinq ans avec Téhéran. Ancien directeur des affaires politiques au Quai d’Orsay et acteur central du fameux accord de Vienne, il raconte de l’intérieur la mécanique complexe des discussions avec le régime iranien, les rapports de force entre grandes puissances et les fragilités d’un équilibre aujourd’hui en miettes. « Quand vous négociez avec les Iraniens, vous n’avez jamais un interlocuteur, vous avez toutes les factions du régime autour de la table. », explique-t-il. Dans cet entretien dense, Jacques Audibert déconstruit plusieurs idées reçues sur l’Iran et sur l’échec de la stratégie occidentale depuis le retrait américain du JCPOA. Il revient notamment sur les tensions entre alliés occidentaux, le rôle souvent méconnu de la diplomatie patiente et les erreurs stratégiques qui, selon lui, ont aggravé la situation actuelle. « L’utilisation de la force n’a conduit nulle part. », tranche-t-il. Audibert livre aussi une réflexion plus large sur la diplomatie contemporaine, les limites du rapport de force et les risques d’une escalade incontrôlée au Moyen-Orient. Entre anecdotes inédites sur les négociations secrètes, analyse du rôle de Donald Trump et regard inquiet sur le sort du peuple iranien, cet épisode de Contact propose une plongée rare dans les arcanes du pouvoir international. « Les diplomates sont les derniers à se parler avant la guerre et les premiers à se reparler après. ».Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

À l’heure où les tensions internationales se redessinent autour du tandem Washington-Pékin, la sinologue Alice Ekman livre une analyse dense et sans détour des ambitions chinoises et de la nouvelle phase de rivalité qui s’installe avec les États-Unis. Au lendemain du sommet entre Xi Jinping et Donald Trump, elle décrit une Chine « beaucoup plus dure en négociation », assumant désormais publiquement ses lignes rouges, notamment sur Taïwan, l’Iran ou les sanctions occidentales. « La Chine est de plus en plus dure en négociation et le fait de manière de plus en plus publique et ouverte », affirme-t-elle. Directrice de la recherche à l’Institut d'études de sécurité de l'Union européenne, Alice Ekman revient aussi sur la transformation idéologique opérée sous Xi Jinping : centralisation du pouvoir, purges internes, contrôle accru de la société et affirmation d’un modèle présenté comme une alternative au référentiel occidental. « Pour la Chine, l’objectif n’est pas uniquement de dépasser les États-Unis économiquement : c’est aussi de marginaliser leur référentiel politique », explique-t-elle. Derrière la puissance économique et technologique, elle décrit un régime obsédé par la stabilité politique et profondément marqué par la peur de l’effondrement soviétique. La chercheuse éclaire également les nouvelles solidarités géopolitiques qui se dessinent entre Pékin, Moscou et Téhéran. Entre soutien implicite à l’Iran, rapprochement stratégique avec la Russie et volonté de fédérer ce que Pékin appelle le « Sud global », elle décrypte une Chine qui cherche désormais à remodeler l’ordre international selon ses propres codes. « Il est temps de montrer au monde qui nous sommes vraiment », résume-t-elle en exposant la vision chinoise du monde, une vision où l’Occident n’est plus la référence, mais l’adversaire à dépasser.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Entretien enregistré le 22 avril 2026. Figure médiatique et politique en ascension, Louis Sarkozy se livre dans un long entretien où se mêlent convictions idéologiques, récit intime et fascination pour l’histoire américaine. Entre réflexions sur le libéralisme, défense acharnée de la liberté d’expression et critique des nouvelles orthodoxies politiques, il assume une pensée à contre-courant, forgée autant par ses lectures que par son parcours atypique. « Le monde est rempli de mauvaises idées et de gens bêtes. Donc, une conclusion : on avance lentement », résume-t-il pour expliquer sa vision du conservatisme. Louis Sarkozy revient aussi sur son rapport à son nom, à son père et à l’héritage familial. Loin du discours victimaire souvent associé aux dynasties politiques, il affirme porter ce patronyme « comme un honneur », tout en racontant les conséquences très concrètes qu’il a eues sur son existence, notamment son exclusion de l’armée américaine, après avoir été soupçonné « d’influence étrangère ». L’entretien prend une tournure encore plus personnelle lorsque Louis Sarkozy évoque son passage dans une école militaire américaine, un univers qu’il décrit comme « extrêmement violent », mais fondateur. Il raconte comment cette expérience l’a arraché à une jeunesse protégée pour lui apprendre la discipline, la résistance et le goût de l’effort. « Il n’y a rien de pire qu’une vie de facilité », affirme-t-il, convaincu que les sociétés modernes produisent des individus trop éloignés de l’épreuve.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

À quelques jours d’un important sommet Trump-Xi Jinping, François Godement, un des plus grands sinologues européens, décrypte une Chine plus opaque que jamais, à la croisée des tensions géopolitiques et des fragilités internes. Il dresse le portrait d’un régime à la fois sûr de sa trajectoire et inquiet de son environnement économique. « Les contentieux se sont accumulés, mais les raisons de parler aussi », résume-t-il, évoquant une rivalité sino-américaine où s’entremêlent dépendances commerciales, guerre technologique et calculs stratégiques. Derrière la puissance affichée, la Chine reste vulnérable aux soubresauts du commerce mondial. Sur le plan intérieur, l’équilibre du modèle chinois apparaît plus fragile qu’il n’y paraît. Croissance ralentie, crise immobilière persistante, inégalités massives : autant de signaux d’alerte pour un régime qui fonde sa légitimité sur la prospérité. « Si on ne rallume pas la consommation, […] la ligne actuelle est insoutenable », rapporte Godement, soulignant les débats internes qui traversent le pays. Mais mesurer le mécontentement réel relève du défi dans un système où « le contrôle […] est sans précédent », notamment grâce aux outils numériques. À l’international, la Chine avance avec prudence, notamment face aux crises comme celle impliquant l’Iran. Pékin privilégie ses intérêts économiques et évite toute prise de risque directe, tout en profitant des tensions pour renforcer son influence. « La Chine est devant un exercice d’équilibrisme », explique Godement, entre opportunisme stratégique et retenue diplomatique. Dans ce jeu de puissance, une constante demeure : la capacité chinoise à penser le temps long. Face à des démocraties occidentales fragmentées, le rapport de force pourrait bien se jouer moins sur l’instant que sur la durée.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Figure incontournable de la presse, passé par les plus grandes rédactions, Franz-Olivier Giesbert dresse le portrait d’un monde, celui de l’information, qu’il juge assez sévèrement. Mais derrière le polémiste se dessine aussi un parcours intime, marqué par des rencontres fondatrices, notamment celle avec Alberto Giacometti, et une ligne de conduite restée intacte : « N’écoute personne, fais-toi une opinion par toi-même ». Giesbert revendique une forme de liberté absolue, quitte à en payer le prix. « Ne faites pas carrière », lance-t-il aux jeunes journalistes, plaidant pour un métier exercé sans peur ni compromis. Une vision exigeante, presque brutale, du rôle d’informer, à rebours d’une profession qu’il juge aujourd’hui trop conformiste. Car c’est bien le journalisme contemporain qui se retrouve au cœur de ses critiques. Entre « vérités alternatives », pression idéologique et perte de repères, Giesbert s’inquiète d’une dérive profonde : « Il y a des choses qu’on ne peut plus dire ». À ses yeux, la disparition de figures indépendantes fragilise le débat démocratique, au profit d’un discours uniformisé. Dans un monde saturé d’informations et de tensions politiques, il appelle à retrouver une exigence fondamentale : « Il ne faut pas avoir peur de la vérité ». Une injonction qui résonne comme le fil rouge de cet échange dense et sans concession.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le journaliste et spécialiste du renseignement Rémi Kauffer nous plonge au cœur d’un univers aussi discret que déterminant : celui des services secrets. À l’occasion de la parution de son Dictionnaire mondial de l’espionnage, il propose une lecture alternative de l’histoire contemporaine, où les opérations clandestines éclairent autrement les grands événements. « Il y a un certain nombre de choses que ça explique […], les historiens qui se privent de cette dimension ne comprennent pas toute l’histoire ». Kauffer décrypte les logiques à l’œuvre dans les conflits actuels, notamment au Moyen-Orient, où la guerre se joue autant dans l’ombre que sur le terrain. Entre assassinats ciblés, opérations psychologiques et infiltrations, les services secrets deviennent des acteurs centraux de la déstabilisation des États. « Le but de la manœuvre, c’est que vos adversaires s’autodétruisent », résume-t-il, insistant sur l’importance de la peur et de la paranoïa comme armes stratégiques. Derrière l’image d’omnipotence du Mossad se cache une mécanique fine, où la technologie et la manipulation psychologique se combinent pour affaiblir l’ennemi de l’intérieur. Mais au-delà des opérations spectaculaires, l’épisode met en lumière les ressorts profondément humains de l’espionnage : motivations, failles, loyautés. Qu’il s’agisse de recruter un agent ou de former un exécutant, tout repose sur une compréhension aiguë de la psychologie. « La raison principale, c’est le patriotisme », rappelle Kauffer, loin des fantasmes véhiculés par le cinéma. Dans un monde où les lignes entre alliés et adversaires se brouillent, le renseignement apparaît plus que jamais comme un révélateur des rapports de force, et des fragilités, qui structurent notre époque.Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr