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Chaque samedi, Bruno Faure ouvre les grands dossiers de l’actualité économique internationale avec les spécialistes du service Économie de RFI et les meilleurs experts. La globalisation et ses enjeux, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Éco d’Ici, Éco d’Ailleurs. *** Diffusions le samedi (vers toutes cibles), à 10h10 TU et 23h10 TU.

Ce sont des tensions inédites entre le pouvoir politique américain et la Réserve fédérale (Fed), au moment où Donald Trump multiplie les attaques publiques contre son président, Jerome Powell. Accusé de ne pas baisser les taux d’intérêt assez rapidement, le patron de la Fed est au cœur d’un bras de fer qui dépasse la simple controverse conjoncturelle et pose une question fondamentale : l’indépendance des banques centrales est-elle en train de vaciller ? 👉 L’émission revient d’abord sur la nature et l’ampleur de ces critiques, leur caractère inhabituel par leur virulence, et les tentatives de recours à des procédures judiciaires pour fragiliser certains membres de la Fed. Les invités montrent que, si les pressions politiques sur les banques centrales ne sont pas nouvelles, la forme prise aujourd’hui aux États-Unis marque une rupture dans les usages. Olivier Garnier, chef économiste de la Banque de France, ancien économiste à la Fed 💬 « Ce qui est plus nouveau, c’est que Trump s’est lancé dans des attaques pour essayer d’évincer certains membres du board de la Fed avec des procédures judiciaires. » 👉 À travers un éclairage historique, les débats replacent la situation actuelle dans une longue trajectoire, depuis l’entre-deux-guerres jusqu’à l’émergence, dans les années 1990, d’une conception moderne de l’indépendance des banques centrales, fondée sur un mandat clair de stabilité des prix et sur la maîtrise autonome des instruments de politique monétaire. L’émission explore également les différences institutionnelles entre la Fed et la Banque centrale européenne, ainsi que les raisons pour lesquelles le cadre européen offre, sur certains aspects, des garanties plus solides. Adriano do Vale, maître de conférences en économie à l'Université de Poitiers – Auteur «L’indépendance des banques centrales, à l'aune de l'histoire de la pensée et des pratiques» (Classiques Garnier) 💬 « La politique monétaire est une affaire éminemment politique, et ça, ça a toujours été comme ça. Ce qui marque la singularité de ce moment, c’est surtout la forme, le vocabulaire et le ton. » 👉 Les échanges abordent aussi la dimension internationale du dossier : la solidarité exprimée par plusieurs gouverneurs de banques centrales envers Jerome Powell, les réactions observées jusqu’en Nouvelle-Zélande, et le rôle de forums comme la Banque des règlements internationaux dans la constitution d’une véritable communauté mondiale de banquiers centraux. Enfin, l’émission se projette vers l’avenir en analysant les perspectives de politique monétaire américaine : maintien ou reprise des baisses de taux, risques d’une détente prématurée, crédibilité de la Fed face aux marchés et conséquences pour l’économie mondiale. Maxime Darmet, économiste senior chez Allianz Trade 💬 « La question centrale aujourd’hui est de savoir si la Fed pourra baisser ses taux dans les prochains mois sans compromettre sa crédibilité. » 👉 Dans la seconde partie de l'émission, nous vous proposons un entretien avec le député et ancien ministre de RDC Kin Kiey Mulumba, par ailleurs fondateur du journal Le Soft et président du Conseil d’administration de la Régie des Voies Aériennes (RVA). Il publie « Une histoire du Congo, de Mobutu à Tshisekedi » (Le Cherche Midi). Découvrez l'entretien en vidéo sur la chaîne Youtube de RFI.

Notre Grand invité de l’économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l’emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique). À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l’économie à l’Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d’un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l’Est, au Kenya, où il pilote l’activité PME d’Equity Group, l’un des plus grands groupes bancaires africains. Depuis Paris, il dirige aujourd’hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d’environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l’Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social. Au cours de cet entretien, il revient sur : le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone, les enjeux de consolidation de la microfinance africaine, le financement des TPE, PME et entrepreneurs, la gestion du risque de crédit, la place des fintechs, l’inclusion financière des femmes, les défis climatiques et agricoles, et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC. Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d’Afrique. Retrouvez les grands invités de l'économie ici

Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et la montée de nouvelles puissances, la relation entre l’Europe et l’Afrique est à un tournant. Longtemps structurée autour de l’aide au développement, elle cherche aujourd’hui à évoluer vers un véritable partenariat fondé sur l’investissement, la co-construction et la création de valeur locale. C’est l’un des grands enjeux débattus lors du dernier sommet Union européenne – Union africaine, organisé à Luanda, en Angola. NOS INVITÉS 👉Mario Pezzini, économiste, ancien directeur du Centre de développement de l'OCDE, auteur du rapport Europa 360° pour la fondation espagnole Avanza 👉Benoît Chervalier, président de BCH Invest, vice-président Afrique du Medef international, président Africa Business Europe, cofondateur et directeur exécutif de la Chaire Business et industrie en Afrique de l'ESSEC, auteur de l'essai «Ce qu'attend l'Afrique» (éditions de l'Aube) 👉 Youssouf Camara, coach de dirigeants, directeur de la Maison de l'Afrique. D’un modèle d’aide à un modèle de partenariat Pendant des décennies, la relation euro-africaine a reposé sur une logique de donateurs et de bénéficiaires. Mais ce modèle montre aujourd’hui ses limites. Pour l’économiste Mario Pezzini, ancien directeur du Centre de développement de l’OCDE, il est temps de passer à une alliance fondée sur le dialogue et la co-gouvernance : « Il faut construire une relation différente, basée sur des règles définies ensemble, et non plus sur des projets pensés uniquement côté européen. » Même constat du côté du secteur privé. Benoît Chervalier, banquier d’affaires et président Afrique de Business Europe, plaide pour une rupture avec l’aide publique au développement telle qu’elle existe aujourd’hui : « Il faut sortir de la logique de l’aide et aller vers une logique d’investissement. Ce que veulent les citoyens, c’est un retour sur investissement, pas seulement des promesses. » Une Afrique plurielle, des partenariats multiples L’Afrique n’est pas un bloc homogène. Ses réalités économiques, politiques et sociales varient fortement d’un pays à l’autre. De plus, l’Europe n’est plus le seul partenaire stratégique du continent. La Chine, les pays du Golfe, la Turquie ou encore l’Inde renforcent leur présence économique. Les pays africains revendiquent désormais la liberté de choisir leurs partenaires. « Personne ne veut être sous tutelle, ni les Africains, ni les Européens », rappelle Benoît Chervalier. Cette diversification se traduit aussi par des relations bilatérales plus dynamiques entre certains pays européens et africains, au-delà des cadres institutionnels. Global Gateway : 300 milliards d’euros pour l’Afrique L’Union européenne a lancé en 2021 le programme Global Gateway, un vaste plan d’investissement de 300 milliards d’euros, dont la moitié destinée à l’Afrique. Les priorités : infrastructures transition énergétique numérique santé transports éducation L’objectif est de proposer une alternative aux investissements chinois, en misant sur des financements durables et transparents. Mais le président sud-africain Cyril Ramaphosa met en garde : « Ces investissements ne doivent pas remplacer une dépendance par une autre. Ils doivent être transformateurs et créateurs de capacités locales. » Le défi de la transformation locale Un point fait consensus : l’Afrique doit transformer davantage ses ressources sur place. Produire localement, développer les chaînes de valeur, créer des emplois et réduire la dépendance aux exportations de matières premières sont des priorités. Mario Pezzini insiste : « Une infrastructure sans compétences ni institutions devient un décor. Une route seule ne crée pas de développement. » Les investissements doivent donc s’accompagner : de formation de politiques industrielles de soutien aux PME de renforcement des institutions PME, agriculture et jeunesse au cœur du développement Les petites et moyennes entreprises, souvent familiales, constituent l’essentiel du tissu économique africain. Pourtant, elles rencontrent de nombreux obstacles : normes, accès au financement, compétitivité, logistique. Youssouf Camara, directeur général de la Maison de l’Afrique, plaide pour une coopération plus opérationnelle : « Les accords politiques ne suffisent pas. Il faut accompagner concrètement les entreprises africaines pour qu’elles accèdent aux marchés européens. » L’agriculture, l’agro-industrie et les industries locales sont également des secteurs-clé pour absorber la forte croissance démographique du continent. D’ici 2050, environ 800 millions de jeunes entreront sur le marché du travail africain. Vers une relation plus équilibrée La nouvelle doctrine européenne repose sur une idée centrale : créer de la richesse là où elle est produite. Cela suppose : une industrialisation progressive des investissements ciblés une meilleure intégration régionale un dialogue politique plus équilibré L’objectif n’est plus seulement de financer, mais de co-construire. Retrouvez nos invités de l'économie ici.

Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la...

Le MMA (ou Mixed Martial Arts soit en français Arts Martiaux Mixtes) est un sport jeune (né en 1993 aux Etats-Unis) mais désormais entré de plain-pied dans le monde du sport business. Poussé par le succès fulgurant de l'UFC (Ultimate Fighting Championship), ce spectacle fait pour la télévision et les réseaux sociaux est en train de conquérir la planète. NOS INVITÉS :- Guillaume Duseaux, fondateur du média de référence sur les sports de combat La Sueur- Laurent Pourrut, co-président d'Hexagone MMA- Oualy Tandia, combattant professionnel MMA- Matthieu Letho Duclos, combattant professionnel MMA- Thomas Desson, journaliste RMC SPORT, conférencier et animateur de soirées MMA- Ted Rozenfeld, journaliste sportif spécialisé dans le MMA, fondateur du média Dans la cage.Dans cette émission riche en témoignages, nous décryptons ce phénomène lancé par Dana White, fondateur de l'UFC et qui en a fait un mastodonte des sports de combat (valeur estimée à 12 milliards de dollars) avec l'aide de Donald Trump dont il est proche.Nous nous rendons aussi à Pretoria en Afrique du Sud, dans la salle d'entraînement dont Dricus du Plessis, la star nationale du MMA, est propriétaire. Chaque jour, des combattants notamment africains se préparent dans l'espoir de gagner leur vie grâce à ce sport et marcher dans les pays de Francis Ngannou, champion camerounais de l'UFC désormais à la tête du projet de PFL Afrique.Le MMA se développe en France avec plusieurs ligues dont Hexagone MMA, co-fondé par les frères Jérôme et Laurent Pourrut. Forts de la légalisation de ce sport en 2020, ils organisent des soirées dans plusieurs villes françaises avec le concours de combattants professionnels et amateurs dans le but de créer un écosystème rentable sur le long terme.

Bitcoin, Ethereum, Dodgecoin, Memecoins : ces nouveaux mots sont entrés ces dernières années dans le vocabulaire économique. Malgré les risques liés à leur volatilité, ces cryptomonnaies ou cryptoactifs attirent les investisseurs au point de dépasser en capitalisation le PIB de la France ! Nouvelle illustration de cet engouement mondial, des dirigeants politiques, comme Donald Trump, lancent leur propre devise numérique à leur effigie, ou comme le président centrafricain Faustin Archange Touadera, au nom de leur pays. Tout au long de cette émission, nous donnons la parole à ceux qui ont adopté ces nouvelles technologies monétaires pour mieux comprendre leurs motivations et analyser leurs projets futurs. Ils participaient à l'événement Crypto XR les 31 janvier et 1er février à Auxerre (France). Par ailleurs, pour décrypter ce phénomène qui prend une ampleur inédite avec le retour au pouvoir de Donald Trump, nous recevons l'économiste Quentin Demé, professeur à la Sorbonne et à l’EDHEC, auteur du livre 100 mots pour comprendre les cryptomonnaies (éditions Gereso).NOS AUTRES INVITES : Dimitri Yem, directeur général du cabinet Yem Patrimoine Louis-Alexandre de Froissard, directeur général de Montaigne Conseil & Patrimoine Marvin Scaringella, directeur général de Venalabs Benjamin Cohen, producteur "Le Crypto Daily"

Entre l'américain OpenAI et le chinois Deepseek, la concurrence s'annonce féroce pour les prochaines années dans le domaine de l'intelligence artificielle désormais omniprésente dans l'économie. Mais d'autres acteurs majeurs émergent en Europe, en Afrique subsaharienne, au Maghreb ou au Moyen-Orient, prêts à s'allier pour développer ces technologies et défendre leur souveraineté. A l'occasion du sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle co-organisé à Paris par la France et l'Inde, Eco d'ici Eco d'ailleurs propose une émission spéciale enregistrée à la Bibliothèque Nationale de France.NOS INVITES :- Roxanne Varza, directrice de Station F, incubateur international de start-up à Paris- Karim Beguir, co-fondateur et directeur général d'Instadeep basé à Londres (Royaume-Uni)- Yaya Sylla, PDG de SaH Analytics International et organisateur du SIADE, Salon International de l'Intelligence Artificielle, de la Défense et de l'Espace au nouveau Parc des Expositions d'Abidjan (Côte d'Ivoire) les 20 et 21 février 2025.

Après deux années de récession, l'Allemagne peine à se relever des conséquences énergétiques de la guerre en Ukraine et du ralentissement économique de la Chine, son principal partenaire à l'international. À l'occasion des élections du 23 février qui voient s'opposer des programmes antagonistes, zoom sur la première économie de la zone euro qui risque de pâtir, dans son ensemble, de cette crise aux accents sociaux et politiques. NOTRE INVITÉE :- Céline Antonin, économiste senior à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), auteure «Crypto-Actifs : Une menace pour l'ordre monétaire et financier» (Economica).Dans la seconde partie de l’émission, suivez de larges extraits de notre entretien avec Papa Amadou Sarr, directeur exécutif Mobilisation, partenariats et communication de l'Agence Française de Développement (AFD). À l'occasion du 5ème sommet Finance au Commun, du 26 au 28 février 2025, au Cap (Afrique du Sud) qui réunit banques et agences spécialisées, nous analysons avec l'ancien ministre sénégalais les enjeux du financement du développement dans une période de fortes contraintes budgétaires.À ne pas manquerNotre podcast «Le succès des repats» réalisé par Charlie Dupiot.

La présidence Trump 2.0 ressemblera-t-elle à la première ? De retour à la Maison Blanche et à la tête de la première puissance économique mondiale, Donald Trump tiendra-t-il toutes ses promesses de campagne ? Ses premières annonces font déjà frémir nombre de ses partenaires, à commencer par ses voisins canadiens et mexicains menacés de tarifs douaniers immédiats. Les Européens et la Chine sont également dans la ligne de mire de Washington. Au delà des bras de fer commerciaux à venir, quelles conséquences pour l'économie américaine : la croissance, l'inflation et les taux d'intérêt dirigés par la FED ? Quelles conséquences pour les bénéfices des entreprises américaines dans le monde et pour le cours du dollar ? Les marchés financiers vont-ils sanctionner l'imprévisibilité de la politique des Etats-Unis ? Autres implications très attendues : le marché du pétrole et du gaz que Donald Trump veut exploiter au maximum. Les pays producteurs en Afrique vont-ils en subir les effets ou au contraire bénéficier de cette nouvelle donne ?NOS INVITES : John Plassard, directeur chez Mirabaud Group, spécialiste en investissement, expert senior en macroéconomie (en ligne de Genève, Suisse) Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec en ligne de Montréal (Canada) Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur Samuel Mathey, économiste togolais basé à Washington DC, président de la FAFEDE (Fondation africaine pour l'entrepreneuriat et le développement économique) en ligne de Libreville (Gabon) Samuel Mathey (fondateur FAFEDE) : comment aider les jeunes en AfriqueRFI - Samuel Mathey, parlez nous de votre travail à la tête de la FAFEDE (Fondation africaine pour l'entrepreneuriat et le développement économique) que vous menez depuis plusieurs années pour les créateurs d'entreprises en Afrique ? Pourquoi cette mission ?Samuel Mathey - Quand je suis revenu en Afrique, j'ai constaté que l'Afrique avec une grande richesse qui était aussi sa malédiction. La grande richesse de l'Afrique, c'est que c'est le continent le plus jeune au monde. Aujourd'hui 65%, 70% des Africains ont moins de 25 ans. C'est une grande richesse, mais à la fois c'est une grande malédiction parce qu'il faut leur trouver des emplois. Aujourd'hui le chômage des jeunes est au summum. Les pays africains sont conscients de cela, ils savent que l'administration ne peut pas recruter toute cette masse de jeunes. Les entreprises ne peuvent pas non plus recruter cette masse de jeunes. Donc la seule voie qui reste pour employer les jeunes africains aujourd'hui c'est l'auto-emploi, l'entrepreneuriat.Le problème qui se pose aujourd'hui, c'est que les pays africains dans leur majorité abordent avec la mauvaise approche la question de l'entrepreneuriat. Ils pratique ce que j'appelle l'approche de la grande enveloppe. Ils votent des budgets énormes, qu'ils distribuent aux jeunes et leurs disent d'imaginer des projets et des activités. Ces jeunes ont l'argent, mais ils ne sont pas préparés. Selon les statistiques, 9 jeunes sur 10 qui commencent une entreprise en Afrique sont obligés de fermer la première année. Cette approche ne produit pas de résultat.Et quels sont vos résultats avec la FAFEDE ? Que faites-vous de plus ?Notre approche s'appelle " zéro capital extérieur". Nous disons aux jeunes : n'attendez pas les subventions du gouvernement mais créez votre entreprise avec votre mindset, avec votre capital mental, votre capital relationnel. Nous avons plus de 50 techniques pour commencer une entreprise sans qu'on leur donne préalablement des ressources. C'est ce que nous enseignons et ça marche très fort. Et après, on vient derrière avec des ressources pour les aider. C'est ce que nous avons fait au Burundi. On a plus de 250.000 personnes qui été formées, Nous sommes en train de discuter avec la RDC, nous sommes au Gabon.Est-ce que vous diriez que c'est une démarche à à l'américaine qui pourrait être inspirée par l'histoire personnelle de Donald Trump, son goût pour l'entrepreneuriat ?Oui. Il a commencé avec sa famille, c'est vrai, mais c'est un peu ça. Cette approche est une approche dont les Africains ont besoin dans le sens que aujourd'hui on leur enseigne comment démarrer sans attendre de l'argent du gouvernement, sans attendre de l'argent de quelqu'un. J'invite les pays africains à se joindre à nous pour mettre en œuvre cette approche dans leur pays.

Célestin Tawamba, président du GECAM (Groupement des entreprises du Cameroun), le patronat désormais unifié, est notre grand invité de l’économie. Interrogé par Bruno Faure (RFI) et Aurélie M’Bida (Jeune Afrique), cet entrepreneur chevronné s’exprime sans détour sur les grands enjeux économiques en Afrique centrale et sur l’ensemble du continent : le contexte de crise dans la zone CEMAC, la réforme du Franc CFA, les questions de souveraineté, la nécessaire évolution de la gouvernance. L'émission est à regarder en vidéo via ce lien.Également fondateur du groupe Cadyst Invest présent notamment dans les secteurs agroalimentaire et pharmaceutique, Célestin Tawamba revient sur l’évolution de ses entreprises, mais aussi sur les problématiques économiques nationales : la sécurité alimentaire, l’inflation, la fiscalité et les attentes du secteur privé en vue de l’élection présidentielle programmée à la fin de l’année 2025.