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A
On pense souvent que les cons, ce sont les autres. Mais si c'était justement cette certitude qui nous rendait quand même un peu cons, nous aussi. Dans cet épisode, je vais vous parler des cons, de la connerie et aussi des connards. On va voir le vocabulaire qu'on peut utiliser en français, que ce soit du vocabulaire courant et même grossier. Je vais vous partager aussi une histoire, l'histoire qui m'a aidé à créer cet épisode. Et on va analyser un article d'un universitaire américain qui nous aide à faire la différence entre un con et un connard. Beau programme en perspective. Si vous voulez apprendre le français authentique que les français parlent, si vous voulez avoir accès à des informations que vous ne trouvez pas dans les livres, si vous voulez améliorer votre compréhension orale de manière efficace, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast des Ouïes. Je m'appelle Virginie, je suis française et je suis professeure de français langue étrangère depuis 2009. Alors, la connerie, la stupidité, la bêtise, c'est un sujet universel. qui n'a jamais eu affaire à une personne stupide dans son travail, dans son voisinage et ou alors dans sa famille. Voilà, tout le monde, absolument tout le monde dans une vie a déjà rencontré quelqu'un comme ça. J'essaye de voir le verre à moitié plein au lieu de voir le verre à moitié vide et mes aventures qui m'est passé avec ma voisine m'a inspiré pour cet épisode du jour. Donc je te raconte ma petite histoire. J'habite dans une résidence fermée, j'habite au Mexique, et j'ai choisi de... Donc c'est très commun ici, c'est très commun de vivre dans des résidences fermées pour raisons de sécurité. Effectivement, les notions de la... La sécurité, c'est quand même pas la même chose au Mexique qu'en France. Et moi, je me sens quand même plus en sécurité dans une résidence fermée parce qu'il y a un gardien pendant la journée, il y a des caméras et surtout, on est des voisins assez proches, donc on se protège quand même d'une certaine manière les uns des autres. Malheureusement, côté négatif, ce sont quand même des maisons mitoyennes. Une maison mitoyenne, c'est une maison où les murs sont collés. Donc les murs de ma maison sont collés aux murs de la maison du voisin, etc. Donc il y a cette proximité qui, malheureusement, au niveau de l'intimité, du bruit, c'est compliqué si on a un voisin qui est difficile. Donc en général, dans ma résidence, c'est une résidence familiale, j'ai beaucoup de chance, c'est assez calme. Malheureusement, au Mexique, Il y a, bon, heureusement et malheureusement parce que j'adore les chiens, mais malheureusement c'est vrai que ici il y a la culture... Mais ici malheureusement les gens ont beaucoup de chiens et ils aboient énormément. Alors je sais que c'est pas seulement le Mexique, des aboiements de chiens il y en a partout. J'ai un élève américain qui me disait, deux élèves américains d'ailleurs, qui ont le même problème avec les chiens de leurs voisins. Et depuis que je suis arrivée dans cette résidence fermée, je suis locataire, j'y habite depuis 2 ans. Et depuis le début, j'ai des problèmes avec ma voisine d'en face parce qu'elle a 5 gros chiens dans sa maison. Donc déjà, on va parler de conneries, dès que je suis arrivée ici, je me suis dit Une personne qui n'a pas inventé l'eau chaude, c'est une expression idiomatique pour dire que la personne n'est pas très intelligente. Voilà, ne pas avoir inventé l'eau chaude. Il y a aussi l'expression ne pas avoir inventé le fil à couper le beurre. Si vous regardez sur internet, un fil à couper le beurre, c'est la chose la plus simple qu'il y ait. C'est un fil littéralement avec deux extrémités et avec le fil on va couper le beurre. Ça on utilise souvent ça je pense chez les crémiers par exemple. Dans la vie courante, on n'utilise pas ça, mais c'est un instrument qui est extrêmement basique. Donc, quand j'ai vu cette voisine qui avait 5 gros chiens dans une maison aussi petite, je me disais, bon, elle n'a vraiment pas inventé l'eau chaude. Et effectivement, donc, on commence déjà très très fort avec le thème de l'épisode, la connerie. J'ai eu des problèmes très rapidement avec elle. Pourquoi ? Parce que un de ses chiens aboyait énormément. J'ouvre la fenêtre, il aboie. Je ferme la fenêtre, il aboie. J'ouvre la porte de mon jardin, qui ou qui, qui donne sur mon jardin, il aboie, etc. Donc c'était quand même assez pénible. Et j'ai rapidement, comme bonne Française, je suis allée la voir pour essayer d'en discuter. ma voisine qui a donc la solution qu'elle m'a proposé c'était ok donc si la voix c'est juste qu'il faut qu'il s'habitue à vous à votre voix et puis si la voix vous pouvez lui dire de ce terme Donc j'ai très rapidement compris que cette voisine n'allait absolument pas résoudre le problème. Et au Mexique, ce qui se fait beaucoup, c'est de faire appel à un administrateur ou une administratrice dans la résidence. Moi, je ne suis pas du tout habituée à ça, parce qu'en France, en général, il y a un problème, on va directement voir le voisin. Et donc, j'ai parlé plusieurs fois à l'administratrice, rien ne s'est fait. Et dernièrement, le chien est très anxieux, c'est un chien de chasseur, c'est un Waymariner. Les Waymariners ont besoin de beaucoup d'activités sportives, d'activités physiques. Et le pauvre est vraiment dans un tout petit jardin de 9m² toute la journée. Il y a pire, mais il y a mieux. Et ces derniers temps, le chien, vraiment par anxiété, se jetait littéralement contre la porte-fenêtre de la voisine. Ce qui faisait un boucan pas possible. Un boucan pas possible, du boucan, c'est beaucoup de bruit. Il faisait un boucan pas possible. Donc moi, ce que j'ai fait, c'est que j'ai tout de suite contacté Donc ça c'était en mars. J'ai tout de suite contacté l'administratrice. qui sert en fait d'intermédiaire entre moi et l'autre voisine, parce que j'ai vu que ça ne servait strictement à rien d'aller lui parler directement, parce que ça allait, je pense, empirer les choses. La voisine en mars a mis des palettes. Donc des palettes, ce sont des... comme en anglais, le mot, c'est un mot transparent, des palettes. Elle a mis des palettes de bois, et ça a résolu le problème pendant quelques temps, parce que le chien ne pouvait plus se jeter contre la fenêtre. Il se passe quelques mois, tout va bien, bon entre guillemets tout va bien parce que je ne peux pas profiter vraiment de mon jardin ni ouvrir les fenêtres parce que le chien aboie beaucoup. dès qu'il entend du bruit. Et donc la semaine dernière, la dame, je ne sais pas pourquoi, a enlevé les palettes et le chien a de nouveau, il s'est de nouveau jeté contre la fenêtre. Je me suis plaint de nouveau à l'administratrice et la voisine qui n'était pas contente que je me plaigne parce que ça aussi c'est intéressant au niveau culturel. J'en ai parlé à des amis mexicaines et elles-mêmes me disaient qu'effectivement, en fait, les gens, je ne sais pas si c'est par passivité ou par par patience, mais les gens en général ne disent rien. Je suis absolument la seule dans le voisinage à se plaindre de ce chien, aussi parce que je suis une des seules, je pense, à travailler de chez moi, à travailler en ligne, donc la majorité de mes voisins travaillent à l'extérieur. Et ça, c'est aussi un problème culturel pour moi, parce que moi, en tant que Française, s'il y a un problème, j'ai envie de le régler et je ne vais pas me laisser faire. Se laisser faire, c'est le contraire de la passivité, c'est-à-dire que je vais dire quand il y a un problème et je vais vouloir le régler. Encore plus quand c'est moi qui suis victime du problème. Et gros choc culturel, cette dame n'était pas très contente que je me plaigne encore une fois et que je ne me laisse pas faire. et elle a voulu m'intimider en m'attendant. Donc j'étais en train de sortir ma chienne et avec sa fille, elle a pris la décision du jour au lendemain de m'intimider à travers sa fenêtre en me regardant d'un air vraiment très méchant. Donc quand j'ai vu ça, effectivement, elle m'a quand même un peu intimidée parce que je n'ai jamais vu un regard aussi méchant et haineux de ma vie. Et en même temps, ça me faisait rire nerveusement parce que je me dis mais putain, mais qu'est-ce qu'elle est conne pour faire ça. Donc voilà, voilà cette petite histoire. J'espère que, voilà, j'ai vu qu'elle était quand même pas très intelligente. Elle a confirmé par cette réaction d'intimidation qu'elle n'était pas très intelligente. Heureusement, il n'y a rien eu de plus. Il n'y a pas eu de gros mots, d'insultes, etc. C'est juste une intimidation pour me dire, maintenant, Virginie... Enfin, je ne sais pas si elle connaît mon prénom, j'espère pas. C'était vraiment une manière de me dire, là, arrête de contacter la... l'administratrice parce que je suis en train de perdre patience. Mais c'est vraiment le monde à l'envers parce que c'est son chien qui est insupportable et c'est moi qui est la victime du bruit de son chien, pas l'inverse. Donc le monde à l'envers. Et c'est là cette... C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai vu qu'elle faisait ça. Déjà, j'étais quand même, par ses actions, le fait qu'elle ait cinq chiens dans sa maison, etc., me montrait qu'elle était vraiment pas très intelligente. Mais quand j'ai vu ce qu'elle a fait de vouloir m'intimider avec sa fille, elle avait une fille, je pense, d'une vingtaine d'années, les deux à vouloir m'intimider à travers la fenêtre, je me suis vraiment dit, mais qu'est-ce qu'elle est conne ! Donc, maintenant, on va passer au vif du sujet. Les mots qu'on peut se dire quand quelqu'un vous énerve, quand on est devant une personne qui est stupide ou qui fait quelque chose de stupide. Alors on va commencer par le vocabulaire qui n'est pas grossier. Le vocabulaire courant, on peut dire qu'une personne est bête, qu'une personne est stupide. Être bête, le mot c'est la bêtise. On peut utiliser le mot la bêtise pour la bêtise humaine en général. Avec les actualités dernièrement, au niveau international, vraiment, la bêtise humaine est arrivée à un point de, je pense, de non-retour. C'est une catastrophe ce qui se passe. dans le monde en ce moment. Et la première chose à laquelle je pense, c'est la bêtise humaine. Vraiment, la bêtise humaine. On peut parler aussi d'une personne qui est stupide. Une personne stupide. Et le nom, c'est la stupidité. Si une personne est stupide, c'est quand même un peu plus fort que bête. On peut se dire à soi-même, par exemple, si je sors de la maison et que j'oublie mes clés, je me dis, ah, que je suis bête. Ah, que je suis bête. J'ai oublié mes clés. Voilà. Je peux dire que je suis stupide, mais c'est quand même un peu plus fort. Ah, je suis bête. Attention à ne pas confondre la bêtise comme la bêtise humaine et faire une bêtise. Les enfants font souvent des bêtises. Par exemple, jouer avec le maquillage de la maman et de casser complètement, par exemple, le rouge à lèvres, ça c'est faire une bêtise, d'accord ? donc faire une bêtise et la bêtise, la bêtise humaine par exemple ce sont deux mots donc c'est les mêmes mots mais avec deux sens complètement différents. Il y a aussi une autre insulte qu'on peut dire c'est un imbécile, c'est un imbécile ça aussi ça peut être assez fort c'est une imbécile, c'est un imbécile donc je pouvais dire je peux Je pense vraiment que ma voisine est une imbécile. Voilà donc ça c'est quand même quelque chose d'un peu plus fort mais on reste correct. On n'est pas grossier quand on utilise ce mot. Il y a aussi l'adjectif idiot. Féminin idiot. Il est idiot. Elle est idiote. C'est un idiot. C'est une idiote. D'accord ? Pour imbécile c'est juste un nom. C'est un imbécile. C'est une imbécile. On ne peut pas dire il est imbécile. Maintenant on va passer au registre très intéressant pour moi, qui est le registre grossier ou vulgaire. Moi je dis beaucoup de gros mots. Je pense. Je pense beaucoup en espagnol, en anglais et en français. Il n'y a aucun souci pour moi pour dire des gros mots. Donc je vais vous partager un petit peu les mots qu'on peut utiliser. Donc la première chose à laquelle je pense quand je pense à ma voisine, elle me dit mais qu'elle est conne. C'est une conne. Donc c'est un con, c'est une conne. Il est con, elle est conne. Attention, donc le con, à la base, qu'est-ce que ça... l'origine de ce mot ? Quelle est l'origine du mot con ? Donc, en ancien français, le mot con désignait le sexe de la femme. Mais maintenant, quand on dit il est con, elle est conne, ça signifie qu'il est stupide, elle est stupide. Mais à la base, ça signifie que... enfin, on désignait le sexe de la femme. On n'utilise plus du tout maintenant ce mot, donc c'était vulgaire à l'époque, on n'utilise plus du tout ce mot pour désigner le sexe de la femme. Le mot con, on peut aussi l'utiliser dans un autre contexte, il n'y a pas d'agressivité. Par exemple, si j'ai un ami qui dit une plaisanterie qui n'est pas très drôle, je peux dire « Ah, t'es con ! » Je peux le dire aussi à une amie. Même si c'est une fille, ma meilleure amie dit une blague qui n'est pas très drôle, je peux dire « Ah, t'es con ! » Je dirais pas t'es conne à ma copine. Conne, ça peut être quand même... Moi, je l'utiliserais plus au féminin, c'est plus pour quelque chose d'agressif, d'accord ? Pour attaquer quelqu'un. Mais pour dire quelque chose de... Enfin, quand c'est pas méchant, on peut dire t'es con, même au masculin, pour une fille. Par exemple, je peux dire aussi, si je sors de chez moi et que j'ai oublié mes clés, je peux dire, ah, je suis con. Ah, je suis con. Je ne vais pas dire je suis conne, parce que là c'est un peu plus agressif. Ah je suis con, je suis con, je suis con, je suis con, j'ai oublié mes clés. Donc voilà, ça ce sont tous les mots qu'on peut utiliser pour parler de quelqu'un qui est stupide. Donc je vais répéter, on a dit bête, stupide, idiot, idiote. Et dans le registre vulgaire grossier, con, conne. et on peut parler de la connerie, la connerie en général, la bêtise humaine, la connerie. Faire des conneries, donc les enfants font des conneries, les adolescents ou même les adultes ont fait tous des conneries, ça signifie qu'on fait tous des bêtises. Et avec ça, je voulais donc vous partager quelques informations que j'ai lues dans un magazine qui est super, que j'ai acheté avant de rentrer au Mexique, quand j'étais en vacances en France, c'est un magazine qui est sur la connerie. Donc ça regroupe des articles de philosophes, de psychologues, sur la connerie en général. Je déteste. Je déteste la connerie. Je hais la connerie. Donc c'est le verbe haïr. Parce qu'en général, les cons sont égoïstes. Donc je ne sais pas si tu as déjà analysé ça. Pourquoi une personne est conne ? Pourquoi quelqu'un est con ? Qu'est-ce qui fait qu'un jour on va traiter une personne de con, on va penser qu'une personne est stupide ? Et pour moi en tout cas, Je déteste la connerie parce que les cons sont vraiment égoïstes. Ils font du mal aux autres. Ils font du mal aux autres à cause de leurs décisions égoïstes. Donc par exemple, il y a énormément de problèmes de voisinage partout dans le monde, mais un mauvais voisin est un voisin égoïste. Pourquoi ? Parce qu'il ne va pas prendre en compte l'intérêt général des voisins. Et donc, ils peuvent être un danger, que ce soit de manière littérale ou figurée. Pour moi, un con est un danger de manière littérale ou figurée. Au sens littéral, effectivement, un con peut être dangereux. Alors, je vais partager une étude super intéressante d'un article que j'ai lu dans ce magazine qui faisait un lien entre le QI d'une personne et les accidents. une personne qui a un bas QI et des accidents. Il y a une récente étude suédoise qui a été faite, qui a été munée. Ils ont mesuré le QI d'un million cent dix mille adultes, donc très précis. Puis ensuite, ils ont étudié les admissions à l'hôpital 25 ans après. de cet échantillon d'1 110 000 adultes. Et donc il y a eu 18% des hommes qui ont été hospitalisés au moins une fois, que ce soit pour une intoxication, pour un accident de la route, pour une noyade, pour un incendie. Bref, pour un accident. Et ils ont réalisé que ces 18% des hommes avaient un QI plus bas que la moyenne. Donc, il y a une corrélation, une étude qui... Cette étude prouve, en fait, qu'un faible QI augmente le risque de soins médicaux. Donc, effectivement, les cons, les gens idiots, peuvent, en général, avoir un QI plus bas que la moyenne. Il y a une étude aussi américaine qui a fait la corrélation entre le QI de 13 000 jeunes entre 14 et 21 ans et les problèmes de santé après. Donc les problèmes de santé après 50 ans comme le diabète, comme les infarctus. Et donc il y a effectivement une corrélation entre le QI, le bas QI de ces personnes et leurs problèmes médicaux par la suite. Et j'ai beaucoup aimé cette étude parce que c'est vraiment logique. Une personne avec un bas QI ne va pas forcément prendre les meilleures décisions pour lui. Et je voulais aussi vous partager dans ce magazine, dans cet article, le point de vue d'un universitaire qui s'appelle Aaron James, qui est professeur de philosophie à l'université de Californie. Et j'ai beaucoup aimé cet article parce qu'il essayait d'analyser, de donner la définition d'un connard. Alors qu'est-ce que c'est la différence entre un con et un connard ? Je pense que tu as déjà entendu ces mots grossiers qu'on utilise énormément en français. Par exemple, moi, quand je conduis, je pense qu'il n'y a pas au moins une fois par jour où je n'utilise pas le mot « connard » et « connasse » au féminin. Alors, il utilise dans cet article, il parle de trou du cul. Un trou du cul en anglais, c'est un asshole. Donc on peut dire un trou du cul, mais aussi un connard en français. Donc pour toi, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que tu fais ? Quelle est la différence entre un con et un connard ? Quelle est pour toi la définition du connard ou du trou du cul ? Alors, je te lis la définition du connard d'Aaron James. Alors, selon Aaron James, c'est un homme, plus rarement une femme. Alors, attention, je n'invente pas, c'est vraiment vraiment ce qu'il a dit. Je ne veux pas être ici... Ne me traitez pas de féministe, même si je le suis quand même beaucoup. Mais vraiment, je le jure, c'est l'article qui le dit. C'est un homme, plus rarement une femme, qui s'accorde des avantages particuliers dans la vie sociale en se sentant immunisé contre les reproches. J'adore cette définition, je la répète. Un connard ou une connasse, donc c'est un homme, plus rarement une femme, qui s'accorde des avantages particuliers dans la vie sociale en se sentant immunisé contre les reproches. Alors, dans quelle situation un connard peut t'énerver ? Moi, au quotidien, un connard peut m'énerver, par exemple, je ne supporte pas un mauvais voisin. Parce que je trouve insupportable qu'un voisin décide de ma tranquillité, décide si je peux dormir, si je ne peux pas dormir. Ça, c'est quelque chose qui m'insupporte vraiment. Et c'est pour ça que c'est très compliqué pour moi de vivre en appartement. Parce qu'en appartement, malheureusement, on est beaucoup plus proche des voisins et beaucoup plus facilement victime du rythme et du bruit des voisins. Donc en général pour moi c'est extrêmement oppressant de vivre en appartement parce que je ne supporte pas les bruits des voisins parce que rapidement ça me frustre Qu'un voisin décide pour moi-même de ce que je vais faire et de ce que je ne vais pas pouvoir faire. Je vais aussi facilement m'énerver en voiture. Parce que vraiment, il y a énormément de personnes, beaucoup de connards sur la route. Pourquoi ? Parce qu'ils prennent des décisions qui vont mettre en danger les autres. les gens vont s'imposer pour leur propre confort. Et il disait aussi dans cet article qu'un connard est un connard car il ne se remettra pas en question. Ça c'est vraiment un trait bien particulier du connard. Donc il n'y a en général aucun changement possible. et il disait quelle est la meilleure manière de ne pas souffrir d'un connard, c'est d'essayer de le marginaliser le plus que possible. On va aussi trouver, alors je trouvais ça très logique, on va en général aussi trouver plus de connards dans les pays où l'individualisme prime. Et ça, je trouvais ça extrêmement logique parce que dans un pays individualiste, on va penser à soi avant de penser aux autres. Donc effectivement, le connard, va se sentir encore plus puissant dans un pays individualiste plutôt que dans un pays qui ne l'est pas. Par exemple, il disait que... par exemple, les Etats-Unis contre le Japon. Donc je cite, la proportion est bien plus élevée aux Etats-Unis, qu'au Canada, en Italie ou au Brésil, qu'au Japon. Et c'est vrai que c'est logique parce qu'au Japon, c'est une société où la communauté prime. L'individu passe après et ça va être la société qui passe avant. Donc moins de possibilités de rencontrer des connards, c'est-à-dire des gens qui pensent seulement à soi, c'est-à-dire les avantages particuliers. Je reprends la définition de l'article. plutôt que des pays où l'individualisme prime. Par contre, je n'ai pas vraiment compris quand il disait, je répète la phrase, la proportion est bien plus élevée aux Etats-Unis qu'au Canada. Et là, je ne sais pas s'il compare Etats-Unis-Canada en Italie ou au Brésil qu'au Japon. Donc là, c'est une réflexion que je ne suis pas vraiment sûre d'avoir compris. Moi, je prends mon exemple. Moi, je prends mon statut. Alors moi, je ne veux pas dire que je suis expatriée. Je suis immigrante. Moi, j'ai immigré au Mexique. Je ne suis pas expat parce que les expats, ça aussi, c'est souvent une mauvaise définition. Expat, c'est seulement temporaire. C'est en général pour le travail. Moi, je n'ai pas temporaire. J'habite depuis plusieurs années au Mexique, donc je suis en situation... Moi, j'ai immigré au Mexique. Et je le vois au Mexique, ça c'est tout à fait personnel, tout tout à fait personnel. Il y a vraiment cette notion, et je vais le dire en espagnol mexicain, des vale madrismo. Le vale madrismo, si j'essaie de le traduire en français, c'est Les autres ne m'importent pas. Je me fiche complètement des autres et je vais faire ma vie sans respecter les autres, sans respecter les règles. Elle va les maîtriser. Et ça je le vois, j'en avais déjà parlé je crois dans un de mes épisodes. Et moi je vois que ça m'affecte énormément el valemadrismo ici au Mexique parce que ça affecte les autres. Ma liberté s'arrête où la tienne commence. Et donc je me rappelle la première chose qu'on m'avait dite quand je suis arrivée au Mexique, on disait de toute façon ici les règles sont faites pour ne pas être respectées. Déjà les lois, les règles sont faites pour ne pas être respectées. Alors, bien sûr, j'exagère, c'est pas non plus... c'est pas si catastrophique que ça, mais c'est vrai qu'effectivement, beaucoup de Mexicains prennent la liberté de faire beaucoup de choses parce qu'il n'y a pas vraiment de répercussions. Et ça, c'est quelque chose qui me met énormément en colère parce que ça permet aux connards d'avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de liberté, que ce soit au niveau du bruit, au niveau des règles pour conduire, Ce sont des choses qui m'affectent énormément au quotidien. Et donc cette incivilité, par rapport aussi à la passivité, parce que comme je le disais au début de mon épisode, la voisine n'est pas habituée à une voisine étrangère qui se plaint ou qui ne se laisse pas faire. Parce que ici, quand il y a un problème, et ça, une de mes amies mexicaines me disait, on va être passif. Il y a énormément de passivité quand on doit régler un problème. Alors que moi, j'aime bien prendre le taureau par les cornes. Voilà, prendre le taureau par les cornes, c'est comme en anglais, c'est voilà, on va régler le problème en l'affrontant et en essayant de trouver une solution. Et donc quand l'individualisme est roi, c'est là où le connard de base va avoir plus d'espace et plus de liberté pour être un connard. Et la question que posait l'article, c'était est-ce que les connards sont-ils heureux ? Alors, selon toi, est-ce que tu penses que les connards sont heureux ? Un connard est un connard car il est seul contre tous. Il est heureux s'il a de l'attention, célébrité, argent, pouvoir, prestige. Alors, est-ce que ça te fait penser à certaines personnes en particulier ? Bien sûr. Les politiciens, les ultra-riches, qu'est-ce qu'ils ont de l'attention ? Ils sont célèbres, ils ont beaucoup d'argent, ils ont le pouvoir et ils ont le prestige. Mais à quel prix ? Et l'universitaire disait que le prix à payer c'est une énorme anxiété. Pourquoi ? Parce qu'ils sont seuls contre tous. J'ai bien aimé. Alors, bien sûr qu'il y a beaucoup d'autres aspects vraiment intéressants dans cet article et dans ce magazine. Je te laisse la référence en commentaire. Le magazine s'appelle Science Humaine. C'est un hors-série. et le nom s'appelle psychologie de la connerie. Voilà pour cet épisode de podcast qui j'espère t'a plu et t'aidera dans ton apprentissage du français. Je t'invite à télécharger un pdf que j'ai créé spécialement pour toi, gratuit, qui se trouve sur mon site internet ehoui-online.com qui résume les 40 erreurs les plus communes des apprenants de français. N'oublie pas non plus de t'abonner, que ce soit sur YouTube ou sur ta plateforme d'écoute préférée, ou de mettre un commentaire, ça aide énormément à la visibilité du podcast. Et n'oublie pas cet adage très important, on est toujours le con de quelqu'un. Allez, je te laisse sur ces bons mots, et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
Host: Virginie Cutulic
Release Date: September 25, 2025
In this lively and authentic episode, Virginie Cutulic dives deep into the French vocabulary and cultural nuances surrounding stupidity—focusing on words like « con », « connerie », and « connard ». Through personal anecdotes, vocabulary lessons, and insights from psychology and philosophy, she guides listeners through both everyday and vulgar French, analyzing why some people might be labeled as “cons” or “connards” and what these words reveal about society, culture, and even ourselves.
« On pense souvent que les cons, ce sont les autres. Mais si c'était justement cette certitude qui nous rendait quand même un peu cons, nous aussi. » [00:05]
« Je suis absolument la seule dans le voisinage à se plaindre de ce chien... Et ça, c’est aussi un problème culturel pour moi, parce que moi, en tant que Française, s’il y a un problème, j’ai envie de le régler et je ne vais pas me laisser faire. » [13:10]
« J’ai jamais vu un regard aussi méchant et haineux de ma vie. Et en même temps, ça me faisait rire nerveusement parce que je me dis mais putain, mais qu’est-ce qu’elle est conne pour faire ça. » [13:55]
« Ah, que je suis bête. J’ai oublié mes clés. » [16:40]
« La première chose à laquelle je pense quand je pense à ma voisine, elle me dit mais qu’elle est conne. » [18:55] « Je peux le dire aussi à une amie […] Ah, t’es con ! » [19:40]
« Moi je dis beaucoup de gros mots. Je pense beaucoup en espagnol, en anglais et en français. » [18:32]
« Je hais la connerie. Parce qu’en général, les cons sont égoïstes. Ils font du mal aux autres à cause de leurs décisions égoïstes. » [22:51]
« Cette étude prouve, en fait, qu’un faible QI augmente le risque de soins médicaux. » [24:32]
« Un connard, c’est un homme, plus rarement une femme, qui s’accorde des avantages particuliers dans la vie sociale en se sentant immunisé contre les reproches. » [30:40]
« Un connard est un connard car il ne se remettra pas en question. » [34:10]
« On va en général aussi trouver plus de connards dans les pays où l’individualisme prime. » [34:59]
« Ma liberté s’arrête où la tienne commence. » [36:07] « Ici, les règles sont faites pour ne pas être respectées. » [36:15]
« Un connard est un connard car il est seul contre tous. Il est heureux s’il a de l’attention, célébrité, argent, pouvoir, prestige. Mais à quel prix ? Le prix à payer c’est une énorme anxiété. » [37:27]
| Timestamp | Segment | |------------|-----------------------------------------------| | 00:00–02:00| Introduction, episode overview | | 02:00–14:10| Personal story: neighbor issues, cultural notes| | 14:10–22:15| Standard & vulgar French vocab for stupidity | | 22:15–26:30| Stupidity as egoism—psych studies | | 26:30–36:50| “Con” vs “connard”, societal analysis | | 36:50–38:30| Are connards happy? Aaron James’ conclusions |
Virginie’s style is direct, humorous, and very conversational. She peppers the episode with real-life examples, practical French, and candid cultural comparisons, making sure listeners not only learn new words but also understand their real-world usage and nuance. She encourages self-reflection and sprinkles in both linguistic and life advice, maintaining an approachable, slightly irreverent tone throughout.
This episode is a perfect illustration of ehoui!’s mission: teaching French authentically, with cultural insight and a healthy dose of humor. Virginie helps non-native speakers expand their vocabulary for describing stupidity, while pushing them to consider their own biases and the cultural roots of social friction. As she closes:
« On est toujours le con de quelqu’un. »