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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le podcast d'Eh Oui ! Je m'appelle Virginie, je suis française et professeure de français en ligne chez Eh Oui ! Avec ce podcast, je vous aide à améliorer votre français dans un contexte réel et concret pour pouvoir parler, réagir et interagir comme un vrai français. Je vous souhaite un excellent moment et c'est parti avec Eh Oui ! Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le 44e épisode du podcast Zewi. Aujourd'hui, c'est un épisode beaucoup plus personnel. Je vais vous parler de mes différentes expériences dans les pays étrangers où j'ai habité. Donc c'est très difficile pour moi, je suis en général assez discrète sur ma vie personnelle. Je préfère en général parler donc du vocabulaire, de la grammaire, etc. Mais je me suis dit, bon, pourquoi pas parler de quelque chose de plus personnel et donc vous raconter comme une petite histoire. Et donc cela va vous permettre aussi de bien travailler, de bien travailler votre compréhension orale parce que je vais parler de manière plus naturelle, plus fluide et donc peut-être un peu plus rapidement. Donc, comme je vous dis, c'est un petit peu compliqué pour moi de parler de ma vie personnelle parce que je pense que c'est toujours un peu chiant. Donc, un peu chiant, c'est un mot familier pour dire un peu ennuyant. Mais je me dis, bon, ça peut aussi être intéressant pour vous pour me connaître un peu plus et puis aussi pour travailler votre compréhension orale. Donc moi au total, j'ai vécu dans, donc à part la France bien sûr, j'ai vécu dans quatre pays étrangers différents. J'ai vécu pendant un an en Angleterre. Donc j'avais, j'étais très jeune, j'avais 21 ans. J'ai vécu à Bath. J'ai vécu à Bath, donc je suis allée en 2000, en quelle année ? En 2005, non en 2006-2007, donc c'était après ma licence. J'y suis allée pour travailler comme fille au père parce que je voulais améliorer mon anglais qui n'était pas terrible. Donc est-ce que vous vous rappelez pas terrible ce que ça signifie ? Pas terrible ça signifie que mon anglais n'était pas très très bon. Parce qu'en France, malheureusement, l'enseignement des langues est vraiment pas bon. On pourrait penser que dans l'Union Européenne, tout le monde parle très très bien l'anglais. Il y a de grosses disparités dans la pratique de l'anglais. Donc les Allemands, les Scandinaves sont super bons en anglais, mais en tout cas, les Français, c'est vraiment pas terrible. Et donc moi inclue, c'était pas terrible. Après j'ai vécu donc en Inde, j'y ai fait mon stage de Master 2. Alors qu'est-ce que c'est un stage ? En France, en tout cas dans l'Union Européenne, quand vous étudiez un Master, vous êtes obligé de faire un stage. pour valider votre diplôme de master. Qu'est-ce que c'est un stage ? Donc c'est comme une pratique professionnelle de ce que vous avez étudié. Donc moi j'ai étudié pour être professeur de français langue étrangère et donc j'ai fait mon stage de master 2 en Inde à Calcutta. Alors vous me demanderez mais pourquoi Virginie ? Pourquoi est-ce que tu es partie aussi loin ? Donc tout simplement, donc c'était pas par exemple une passion, un rêve pour moi d'aller en Inde à cette époque. C'était parce que c'était un stage qui était payé par l'ambassade de France. Donc c'était un stage qui était bien cadré. Malheureusement, quand on enseigne, quand on fait un stage en France, en général, les stages ne sont pas payés. Donc en France, pour valider un master, je crois qu'il faut faire au moins un stage de 3 ou 4 mois. Je ne me rappelle plus vraiment. Mais moi j'ai toujours, depuis mon expérience en Angleterre, j'ai découvert que j'adorais vivre à l'étranger, j'adorais découvrir de nouvelles cultures. Et j'ai décidé en fait de partir en Inde, premièrement parce que c'était un stage qui était payé, donc j'étais payée en euros. Donc, imaginez vivre en Inde en gagnant en euros. Donc, moi, j'étais la reine du pétrole. Donc, j'adore cette expression. C'est une expression française qu'on utilise souvent. Être le roi du pétrole ou être la reine du pétrole, ça signifie être riche. bien gagné. Bien sûr que je n'étais pas riche, je ne gagnais pas des milliers d'euros bien sûr en Inde, mais en tout cas, j'étais payée combien à l'époque ? C'était en 2008-2009, j'étais payée, je me rappelle, par l'ambassade de France, j'étais payée 550 euros. Donc 550 euros en France, c'est que dalle. Donc que dalle, ça c'est une expression familière pour dire que c'est rien du tout. C'est impossible de vivre en France avec 550 euros. Mais en Inde, à l'époque, en tout cas en 2008-2009, vivre avec 550 euros par mois, c'est parfait. Donc, c'est pour ça que j'ai choisi de partir là-bas. Et c'était un stage qui était long. C'était un stage de 9 mois. Moi, je ne voulais pas partir seulement pendant 3 ou 4 mois parce que pour moi, en fait, c'est pas possible de comprendre un pays, une culture, en restant seulement 3 ou 4 mois. Moi, je voulais vraiment un stage qui était long, qui durait toute une année scolaire. Donc, c'est pour ça que j'ai aussi choisi ce stage-là. Après mon expérience en Inde, je suis retournée en France pendant trois ans et demi où j'ai enseigné le français à des Français et à des étrangers. Et l'appel de l'étranger était assez fort. Donc, je commençais un petit peu à m'ennuyer en France de nouveau, la routine, ma zone de confort. Et j'ai dit bon, je veux repartir. Et j'ai voulu repartir parce qu'en fait, j'avais fait un petit voyage de quelques jours, un voyage professionnel avec l'école où je travaillais à Lyon. On est parti en Turquie. On est parti en Turquie pendant trois ou quatre jours pour un projet, un projet de lecture. Et je suis tombée amoureuse, en fait, des gens, de la culture. J'ai adoré. C'était vraiment dans un bled perdu. Alors, un bled perdu, ça, c'est aussi une expression qu'on utilise en français. Donc, le bled, ça, ce sont donc les Maghrébins qui utilisent ce mot quand ils sont en France. Donc, les Maghrébins, les Français d'origine maghrébine, quand ils disent on va retourner au bled pour les vacances, c'est à dire qu'on va retourner dans notre village. Ça peut être au Maroc. En général, c'est au Maghreb, donc Maroc, Tunisie, Algérie. Et donc, quand on dit en français, c'est un bled perdu, c'est à dire que c'est une petite ville, un petit village qui n'est pas connu. Et je ne me rappelle même plus du tout comment s'appelait la ville où je suis, la petite ville où on est allé en Turquie. Et l'expérience a été tellement incroyable. J'ai tellement aimé ce séjour. Les Turcs, les gens étaient tellement gentils, tellement accueillants que ça m'a redonné l'envie de repartir à l'étranger. et je suis repartie très rapidement au Mexique. En plus le Mexique c'était parfait parce que je voulais apprendre l'espagnol depuis très très longtemps. J'avais beaucoup en France, je donnais des cours de français langue étrangère l'été dans une école de langue. Et j'aimais beaucoup les élèves espagnols. Je les ai trouvés super gentils, très agréables, très avenants. Donc, être avenante, c'est-à-dire une personne avenante, c'est une personne qui va parler facilement, une personne qui est très sociable. Et donc, j'ai toujours eu envie de... Ça m'avait vraiment donné l'envie d'apprendre l'espagnol. Et j'ai donc cherché, j'ai trouvé rapidement un travail, un emploi à l'Alliance française de Durango, au Mexique. Il faut savoir qu'au Mexique, c'est très facile de trouver un emploi comme professeur de français parce qu'il y a beaucoup d'alliances françaises au Mexique. Je crois que c'est le deuxième pays au monde où il y a le plus d'alliances françaises. Et donc, je suis restée au Mexique pendant cinq ans, à peu près, pendant cinq ans. J'ai rencontré mon mari là-bas. Mon mari est mexicain et mon fils est né aussi au Mexique. Et je vis maintenant depuis deux ans et demi aux États-Unis. Alors si je vous parlais de toutes mes expériences, de toutes mes expériences dans chacun de ces pays, ça prendrait des heures et des heures. Donc aujourd'hui, je vais plutôt me concentrer sur mon expérience en Inde. Donc je vais plutôt vous parler des chocs culturels, des fossés culturels, des choses qui m'ont vraiment surprise quand j'ai vécu en Inde. Donc l'Inde, c'était vraiment ma première expérience en Asie. Je ne connaissais pas du tout ce pays. Et je me rappelais toujours déjà ma première expérience pour le vol aller. Pour le vol aller, c'était Paris-New Delhi. Comme je vous disais, c'était un stage qui était encadré par l'ambassade de France. Je ne suis pas partie toute seule, comme ça, avec mon sac à dos. Et « roule ma poule », donc ça, c'est une expression française très familière. « Roule ma poule », c'est-à-dire, allez, on y va. « Roule ma poule », non, c'était encadré. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai vécu dans un pays étranger, c'était toujours encadré. Il y avait toujours quelqu'un qui m'attendait. C'était toujours... Voilà, par exemple, quand je suis allée en Angleterre, il y avait une famille qui m'attendait. L'Inde, c'était l'ambassade de France. Le Mexique, c'était l'Alliance française. Voilà, je ne suis pas du tout... Je suis aventurière mais j'aime quand même avoir un certain cadre. Voilà, on dit ça. Avoir un certain cadre. Et je me rappellerai toujours, j'étais assise à côté d'un indien. Et on parlait en anglais, donc mon anglais était bien meilleur parce que j'avais déjà vécu un an en Angleterre. Les Indiens parlent très, très bien anglais. Pour moi, personnellement, ça n'a jamais été difficile de comprendre l'accent des Indiens quand ils parlent anglais. Je sais que beaucoup de personnes me disaient attention, ça va être difficile. Tu ne vas pas les comprendre quand ils parlent. Et alors là, c'est complètement faux. Les Indiens parlent un anglais impeccable. Et je me rappelais toujours, c'était un jeune homme qui avait une trentaine d'années, et il me parlait en fait des mariages arrangés. Donc pour moi, imaginée comme française, mariage arrangé, c'est vraiment à l'opposé de ma culture. En France, on est libre de fréquenter qui on veut. Donc fréquenter quelqu'un, c'est-à-dire sortir avec quelqu'un. On est libre de fréquenter un homme ou une femme, on peut vivre avec la personne sans être mariée, on ne juge pas, voilà. Et en fait, il me disait, et ça m'avait vraiment surprise et choquée, quand il disait qu'en fait il préférait que ce soit ses parents qui choisissent pour lui. Parce qu'en fait il disait mes parents savent ce qui est le mieux pour moi, le meilleur pour moi dans ma vie, donc je préfère que mes parents choisissent pour moi. Et moi ça m'avait complètement choquée. Et j'avais l'impression aussi que c'était un peu une sorte de paresse. Ce monsieur, je pense, travaillait beaucoup et il pensait que c'était plus facile que ses parents choisissent pour lui, cherchent pour lui, plutôt que lui de le faire. Donc ça, ça m'avait vraiment choqué. Ça a été le premier choc culturel. C'était déjà dans l'avion. Alors, quand je suis arrivée à New Delhi, je n'étais pas perdue parce qu'en fait, c'était un programme. On était une quarantaine d'étudiants, une quarantaine de stagiaires français. Et pendant une semaine, on a fait un stage d'une semaine à l'ambassade de France à New Delhi, où ils nous ont formés un petit peu, ils nous ont préparés. Ils nous ont aussi fait passer les... pour pouvoir corriger les DELF et les DALF. Donc là, il faut une formation. Il faut une formation pour pouvoir corriger les DELF et les DALF. Donc ça, c'était très important pour eux, parce qu'après, on était dispatchés. Tous les stagiaires, en fait, on était en fait tous dispatchés en Inde. Donc moi, j'étais à Calcutta. J'avais des collègues qui restaient à New Delhi, d'autres qui étaient à Pondichéry, etc. Donc, en fait, c'était très difficile, je me rappelle, la séparation, parce que, bien sûr, on a tous un peu lié d'amitié. On était tous, en fait, seuls, après, dans nos villes respectives, et ça, ça a été très, très difficile. Bon, il y a encore mon fils qui fait un caprice alors que je suis en train d'enregistrer cet épisode. Donc, excusez-moi si vous entendez des bruits ou des cris. Non, ce n'est pas un animal qu'on égorge, c'est mon fils qui fait son caprice. Donc, on revient... je reviens... on revient à nos moutons. Donc, je sais pas si vous vous rappelez de cette expression, revenir à nos moutons, c'est-à-dire que je reviens au sujet principal. Alors, Il y avait une lecture que j'avais faite en Inde au début qui disait « Le voyageur est soumis, lors de son arrivée en Inde, à un choc culturel qui semble obéir à la loi du tout ou rien. C'est la séduction ou la répulsion. » Et pour moi, en fait, ça définit complètement l'Inde. Pour moi, l'Inde, c'est tout ou rien. On arrive à des extrêmes. Je me rappelle au début, les premiers mois, j'avais beaucoup en fait de changements d'humeur. Je pouvais commencer ma journée, j'allais super bien, tout allait bien. Et tout d'un coup, j'étais totalement déprimée, j'étais triste, j'étais frustrée. Parce qu'en fait, c'est un des gros changements. Je me rappelle au début, j'avais beaucoup de difficultés à écrire à mes amis, à ma famille, parce qu'en fait, j'avais beaucoup de difficultés à décrire ce qui se passait dans ma vie parce que tout était tellement différent. C'était vraiment un autre monde et je n'avais pas de mots pour décrire ce qui se passait. Donc je me rappelle les premiers mois c'était le silence. Je ne pouvais pas écrire, je ne pouvais pas partager parce que je me disais comment les gens vont comprendre ce que je vis ici. Donc au tout début, ça a duré très peu de temps. Ça a duré à peu près une quinzaine de jours. J'avais vraiment le mal du pays. Donc avoir le mal du pays, c'est en fait quand notre pays nous manque. J'ai jamais vraiment vécu ça. En Angleterre, j'ai pas eu ça, le mal du pays. En même temps, l'Angleterre, c'est très proche de la Bretagne. Bath, Londres, Londres, Dinard, donc Dinard, c'est une petite ville en Bretagne, c'est une heure en avion. Donc, vous me direz, voilà, une heure, c'est rien. Le Mexique, j'ai pas eu le mal du pays non plus, les États-Unis non plus. Bon après, il faut dire aussi que quand je suis arrivée au Mexique, j'avais déjà 28 ans, je n'étais pas adolescente, je n'étais pas jeune adulte, pardon. Et les États-Unis, je suis arrivée avec mon fils et mon mari, donc c'est différent. Mais les 15 premiers jours en Inde, à Calcutta, ont vraiment été très très très difficiles. Donc je me rappelle de ça, de ces changements d'humeur que j'avais très souvent au début. La première chose que j'ai faite, je voulais en fait me fondre dans la masse. Alors, se fondre dans la masse, c'est une expression qu'on utilise pour dire en fait que je voulais en fait passer inaperçu. Passer inaperçu, c'est-à-dire je ne voulais pas que les gens me voient, je ne voulais pas que les gens me remarquent. Je voulais être madame tout le monde. Je voulais vraiment être la plus discrète possible. Mais voilà, je suis pas blonde, j'ai les cheveux châtains, mais voilà, j'ai la peau claire, j'ai les cheveux châtains, c'est impossible de passer inaperçu à Calcutta. Même s'il y a un quartier de blancs, Je ne sais plus comment s'appelle le quartier d'ailleurs à Calcutta où ce sont tous les blancs, les touristes qui vont là-bas. Moi je ne voulais pas du tout faire ça, je voulais vraiment vivre en fait comme à l'indienne. Donc la première chose que j'ai faite, je suis allée avec l'aide d'une collègue indienne, je suis allée acheter en fait du tissu. et j'ai été chez un tailleur. Ce qui est très étrange, en Inde, les hommes sont les tailleurs, ce ne sont pas les femmes. Les hommes sont les tailleurs, font les vêtements. Un tailleur. Et il m'a fait beaucoup de saloises-camises. Je crois que ça se... prononce comme ça, je ne me rappelle plus, saloise ou saloire. Saloire camise, je crois que ça se prononce comme ça. Parce que je voulais vraiment passer inaperçu. Et pour moi en fait c'est très important de m'acclimater, donc ça c'est le verbe s'acclimater, s'acclimater un pays. Je voulais m'acclimater le plus que possible au pays. Je voulais pas vivre comme une française, je voulais vivre comme une indienne. Donc, les codes culturels, les codes vestimentaires, pardon, les codes vestimentaires en Inde sont très très importants. Je ne voulais pas, alors ça je me rappelle aussi très bien, ça me mettait vraiment en colère, ça m'énervait. Les touristes qui venaient et qui ne respectaient pas les codes culturels de l'Inde. Par exemple, une femme en Inde ne montre pas ses épaules. Ce n'est pas possible. On ne va pas mettre un petit débardeur. Donc un débardeur, c'est un t-shirt mais sans les manches. C'est avec des petites bretelles. On ne montre pas ses épaules, d'accord ? Ça, c'est pas possible. On ne montre pas ses jambes non plus. Ou alors, si on montre ses jambes, c'est un pantalon, il faut cacher les genoux. Donc pour moi ça c'était très très très important, ne pas mettre de jeans, ne pas mettre de choses en fait qui montrent les épaules. Et les saloirs camises, c'était parfait parce que ça respecte en fait les codes vestimentaires des indiennes. Donc c'est ce que j'avais fait, c'était la première chose que je voulais faire. C'était être transparente. Mais être, pardon, pas transparent mais plutôt être invisible. Mais c'était pas possible. J'ai essayé mais bon, c'était pas possible. Ensuite, je me rappelle très, très bien des odeurs. Les odeurs en Inde sont très, très fortes. Il y a les odeurs, bien sûr, des épices, de la nourriture dans la rue. Donc ça, parfois, c'était des odeurs qui étaient très, très fortes et qui me donnaient beaucoup la nausée. Ça, c'était très compliqué pour moi. Il y avait aussi les odeurs, bien sûr, des égouts, les odeurs, bien sûr, des eaux qui stagnent. Alors ça, c'était vraiment très, très difficile. En plus, en Inde, vu qu'il fait très très chaud, parfois je donnais des cours le matin peut-être à 7h, 7h30. Donc imaginez les odeurs, les odeurs comme ça très très fortes dès le matin. C'était très compliqué. Le choc culturel aussi pour moi en Inde, c'était le bruit. C'est un pays qui est très bruyant parce que, bien sûr, il y a beaucoup de monde. Ça, c'était très, très difficile pour moi. Je me rappelle les klaxons. C'était très, très compliqué. Surtout qu'en France, moi, je marchais beaucoup. J'ai toujours beaucoup marché parce que je n'ai jamais eu de voiture en France parce qu'on peut très bien vivre En tout cas, moi, comment je vivais avec la profession que j'avais et dans les villes où j'habitais, je pouvais très bien vivre sans voiture. Donc pour moi, c'était très compliqué de toujours prendre. Moi, je prenais vraiment le bus, je prenais le taxi. Je n'avais pas de chauffeur particulier. Je sais qu'en Inde, les classes sociales, les classes sociales un peu plus riches. Moi, j'avais une amie d'un milieu socio-économique assez élevé. Elle, elle avait son propre chauffeur, donc moi, je n'avais pas, bien sûr, les moyens d'avoir mon propre chauffeur. Donc moi, c'était vraiment... Je vivais vraiment à l'indienne, à l'indienne. C'était vraiment, je prenais le bus. Vraiment, ce que vous voyez comme dans les films ou dans les documentaires, c'était comme ça. Je prenais le bus, je restais debout. Parfois, je restais à l'entrée, à l'entrée du bus sur les marches. Parfois le bus ne s'arrêtait même pas, quasiment pas. Je devais sauter du bus. C'était vraiment une bonne expérience. J'aimais beaucoup prendre le bus en Inde parce que pour moi c'était comme une télévision. Il y a tellement de choses qui se passent dans la rue. C'est super et donc j'aimais beaucoup prendre le bus parce que je ne m'ennuyais jamais. J'observais beaucoup les hommes, les femmes, etc. Donc moi j'ai eu beaucoup de chance même si je sais que l'Inde est un pays qui est très violent pour les femmes. Il y a beaucoup de viols, d'agressions. J'ai eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de chance. Je n'ai eu aucune mauvaise expérience en tant que femme en Inde. Donc bien sûr, il y a des regards, etc. Mais jamais, il n'y a jamais un homme qui m'a touchée dans un bus ou qui m'a agressée. Et je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que j'étais sûre de moi, parce que je savais où j'allais. Donc ça, c'était aussi très important. Je voulais toujours montrer que j'étais sûre de moi dans la rue, que je savais où j'allais, que je savais ce que je voulais faire, en fait. Ça, c'est très important. Le fait d'être un peu perdue, montrer qu'on est un peu perdu, ça peut montrer un petit peu de fragilité. Donc moi j'ai toujours décidé, voilà, je sais où je vais, etc. Le climat a été aussi un très gros choc culturel, donc je sais pas si vous visualisez Calcutta. Calcutta c'est dans l'état du Bengal, le West Bengal, et il fait très humide. C'est très très très humide là-bas, donc en fait je me rappelle très bien que vous prenez une douche, parfois je prenais même deux douches par jour. le matin et le soir, parce qu'il fait tellement chaud, tellement chaud là-bas en fait, tellement humide, que vous prenez une douche, vous sortez de la douche et vous êtes complètement trempé. Donc trempé, ça signifie wet, c'est-à-dire que vous êtes vraiment, voilà, c'est comme si vous n'aviez pas pris de douche. Faire les courses en Inde est très difficile parce qu'en fait je me rappelle que j'allais dans un supermarché qui était assez loin de mon appartement. J'y allais avec ma colocataire française et je me rappelle que c'était très difficile de faire à manger parce que savoir cuisiner indien il faut vivre dans une Il faut en fait vivre dans une famille indienne où il faut vous... enfin c'est très compliqué si vous ne connaissez pas en fait la culture indienne, c'est très difficile de cuisiner indien, ça prend beaucoup de temps, il y a beaucoup d'épices etc. et moi je savais pas. Donc je me rappelle aussi que faire les courses, faire les courses c'est-à-dire aller au supermarché pour acheter de la nourriture, c'était très très difficile. Je me rappelle aussi que c'était, ah oui, ça aussi c'était un cauchemar. Je me rappelle toujours, je croyais, j'allais quasiment pleurer dans la rue, une fois en fait à Calcutta. Donc à Calcutta c'est pas comme si vous aviez les noms des rues comme à Paris, etc. Non, il n'y a pas, parfois vous avez de la chance, vous pouvez voir le nom de la rue, parfois vous n'avez pas de chance, et voilà. Et moi à cette époque-là, je n'avais pas de smartphone. Et je cherchais en fait, je me rappelle plus ce que je cherchais, je cherchais un bureau où j'avais rendez-vous quelque part. Et il était impossible pour moi de trouver l'endroit où je devais aller. Et je demandais aux personnes dans la rue, et en Inde les gens, pour être gentil, ne disent jamais non. Alors te dire des conneries ça c'est un mot familier pour dire il préfère te dire en fait des bêtises il préfère te dire des choses fausses plutôt que de dire non ça c'est dans la culture Et donc on me disait non, va à droite. Et après je ne trouvais pas l'endroit. Et une autre personne me disait non non, tu vas à gauche et c'est par là. Donc voilà, ça c'était super difficile. Même si les personnes ne savent pas, ils ne vont pas dire non. Donc ça c'était un gros choc culturel pour moi. Un autre choc culturel, comme je disais, ce sont les mariages arrangés. Donc c'est très facile en Inde d'être invité à un mariage. Et donc moi j'ai eu la chance à cette époque, j'avais une élève, sa sœur se mariait. Et donc c'était très intéressant parce que j'ai pu parler un petit peu avec elle. Et donc cette fille-là en fait, elle devait avoir peut-être 24 ans, 25 ans, allait se marier avec un jeune homme et c'était un mariage arrangé. Et elle m'avait raconté en fait que les parents avaient eu rendez-vous avec une femme qui en fait voyait si les astres je sais plus comment ça se passait si les astres en fait étaient alignés pour en fait que ce jeune homme et cette jeune femme puissent se marier et donc j'ai été à ce mariage donc les mariages en Inde c'est deux jours il y a le mariage donc ce sont les parents de la mariée qui payent et le deuxième jour c'était les parents du marié qui payaient. Et donc c'était très intéressant et c'était des mariages, ce sont des mariages qui sont très très longs. Je me rappelle que ces journées ont été vraiment très très longues avec beaucoup de... Donc c'était des mariages, les deux étaient de religion hindoue. Et je me rappelle, en fait, c'était très compliqué, il y avait beaucoup de rituels, c'était le soir, donc c'était super parce que j'ai eu beaucoup de couleurs, beaucoup d'invités, alors ça aussi le gros choc culturel. En France, un gros mariage, c'est une centaine d'invités. C'est 100, 120 invités, c'est déjà un très gros mariage en France. En Inde, donc c'est totalement différent, une centaine d'invités, ce n'est absolument rien du tout. Et je me rappelle, en fait, très bien, Par exemple, un mariage en France, c'est on fait des jeux, on regarde, on fait des jeux, on fait des discours, on danse et je me rappelle au mariage où j'ai été, c'était vraiment le mariage vraiment classique où les gens viennent Ils mangent et ils partent. Alors ça c'était quelque chose qui m'avait vraiment choquée. Des gens en fait que même les mariés ne connaissaient pas en fait. Les voisins, les cousins des amis, etc. Donc ça c'était vraiment... C'était super intéressant pour moi. Et je me rappelais en fait de la jeune fille qui se mariait. La pauvre, elle était très très très stressée et très fatiguée parce qu'il y a tout un rituel avant le mariage, le maquillage, la tonne de bijoux, dont c'était des bijoux en or. ça se voyait que c'était très très lourd très très lourd elle était très fatiguée et je me rappelle que sur les photos elle n'était pas très très souriante parce qu'elle était fatiguée et elle était très stressée donc ça aussi pour moi c'était quelque chose de très de très choquant Et j'ai eu de la chance parce que ce jour-là, on m'avait prêté un sari. Et ça aussi, le sari, c'est tout un art. Donc moi, je serais incapable de me mettre un sari toute seule parce qu'il faut mettre des épingles, etc. Donc ça aussi, les couleurs des saris, c'était vraiment incroyable. Donc ça, c'était une des plus belles expériences que j'ai vécues en Inde. Ce qui était très difficile pour moi aussi, c'était le système de caste. Donc ça, c'est les systèmes de caste, vous connaissez, vous savez très bien que le système de caste est très important en Inde. Et en fait, moi, j'ai eu l'expérience de... En fait, à côté de Calcutta, il y avait une plage. Alors, je ne me rappelle plus du nom de la plage. C'était à peu près à... peut-être à une nuit en bus. Et donc, j'y étais allée avec des amis français. Et en fait, il y avait un français qui vivait là-bas et qui s'était marié avec une intouchable. Donc, c'est quelque chose qui est rare. Et donc, on avait pu découvrir, on avait pu passer une après-midi avec eux. Donc, c'était vraiment incroyable. Donc, les intouchables, vous savez, ce sont les hors caste, les personnes les plus pauvres. Alors, je dis peut-être des bêtises. Est-ce que les intouchables font partie d'une caste ? Là, je peux vous dire des bêtises. Donc je crois que les Intouchables sont hors caste. Et donc lui en fait, ce monsieur, je pense, est arrivé en Inde. Si je me rappelle bien, c'était une personne qui voulait se déconnecter complètement de la France, de ses origines, etc. Et il s'est marié avec une intouchable. Il a eu donc deux petites filles à l'époque qui étaient donc franco-indiennes. Et donc il vivait dans une extrême, extrême pauvreté. Donc ça c'était quelque chose qui m'avait énormément choquée. Et dans le village où il vivait, on l'avait empoisonné. Heureusement, il n'est pas décédé. Mais il disait que c'était quelque chose de compliqué, parce que sa femme intouchable, mariée à un Français, c'était quelque chose qui était rare. Et je regrette de ne pas avoir pris, je ne me rappelle plus de son prénom, ni de son nom, ni son email. Et c'est quelque chose que je regrette beaucoup parce que ça m'aurait vraiment plu de pouvoir garder contact avec cette personne. Et je me rappelle en fait que ces gens étaient très pauvres. et sa femme, en fait, donc, voulait absolument un garçon. Donc, il disait, en fait, qu'ils auraient pu avoir dix enfants, mais sa femme, en fait, voulait absolument avoir un garçon. Et quand on l'a rencontrée, elle était enceinte et c'était un garçon. Donc, elle était très, très heureuse. Donc, ça aussi, c'était quelque chose qui était très difficile pour moi de comprendre que, voilà, avoir un enfant, avoir un garçon, c'était la chose la plus importante pour elle. Et un petit détail, elle mangeait, elle était enceinte et elle mangeait du chili, du chili cru. Et j'étais... Je me disais, c'est pas possible, comment elle fait ? Et ses enfants, ses enfants qui étaient jeunes, qui avaient peut-être 4 ans ou 5 ans, mangeaient comme ça, comme s'ils mangeaient des bonbons ou des cacahuètes. Ils mangeaient du chili cru comme ça. Et ça, pour moi, c'était quelque chose de complètement fou. Et pour terminer, je vais vous raconter une petite anecdote qui m'est passée. Alors c'est quelque chose qui fait quand même peur quand on y pense. Maintenant j'en ris. Mais voilà, c'était assez incroyable. Donc je vais vous raconter un petit peu ce qui s'est passé. Donc moi quand je suis arrivée en Inde, au début j'étais logée sur le campus de l'université, je ne me rappelle plus comment on s'appelle l'université d'ailleurs, une bonne université. J'ai tout de suite voulu partir parce que c'était quand même, c'était une vieille chambre avec un vieux lit, etc. Donc je dis non, moi ce n'est pas possible, je dois absolument trouver des colocataires européens ou indiens, mais je ne vais pas pouvoir vivre seule pendant 9 mois sur ce campus. Et donc très rapidement, j'ai rencontré une Française qui travaillait à l'Alliance Française, qui cherchait aussi une colocataire. Donc on a vécu dans un appartement ensemble pendant quelques mois. Et cette colocataire terminait son stage avant moi. Donc on était en décembre. C'était en décembre 2008 et moi je devais rester jusqu'en mai 2009. et donc je n'avais pas les moyens pour payer le loyer seul. Donc avoir les moyens en français, ça signifie je n'avais pas les moyens, ça signifie que je n'avais pas assez d'argent pour payer le loyer seul. Donc j'ai dit, bon, je dois chercher une colocataire. Je voulais une colocataire indienne ou une colocataire européenne. Pour moi, ça m'était égal. Mais je voulais plutôt une colocataire indienne pour être encore plus en contact avec la culture indienne. Et donc à l'époque, c'était les débuts de Facebook, donc j'utilisais pas trop Facebook. Ou alors on utilisait Facebook, c'était plutôt pour publier des photos, etc. Et je me rappelle, je m'étais inscrite sur un blog de voyageurs. et j'avais écrit une annonce disant que je cherchais une colocataire pour partager mon appartement. Et donc une fille m'envoie un message. Non, je ne sais plus si c'était une fille ou un garçon qui m'envoie un message et qui me dit « Oui, je suis intéressée, j'habite à Bombay et je vais bientôt m'installer à Calcutta pour mon travail. » Donc moi, super, la fille m'envoie des photos d'elle, etc. Et donc, cette personne-là, je ne me rappelle plus du prénom, elle me dit, oui, il y a mon cousin qui veut quand même te rencontrer, mon cousin qui habite à Calcutta ou qui est de passage à Calcutta, etc. Donc moi, j'ai compris que je sais qu'en Inde, c'est une société très, très, très très machiste, je sais qu'on protège beaucoup les filles, etc. Donc je me dis, bon, je comprends. Le cousin veut me connaître avant pour savoir où sa cousine va vivre, etc. Donc pourquoi pas. Donc j'ai accepté que ce cousin vienne. J'ai fait visiter l'appartement avec ma colocataire. Je n'étais pas seule. Et donc l'Indien, très gentil, nous avait amené des cadeaux, etc. Donc très sympathique. Et donc les mois passent, donc normalement la fille devait peut-être arriver en janvier, février, je ne me rappelle plus. Et donc les mois passent et la fille, toujours en contact avec cette fille, oui oui j'arrive bientôt, etc. Et puis là je vois en fait que les mois passent et puis je commence un peu à m'inquiéter. Et en fait, j'ai réalisé que cette fille-là n'existait pas. Qu'en fait, c'était ce fameux garçon, ce fameux cousin, qui voulait tout simplement rencontrer une Française ou une Européenne ou une Blanche. Et en fait, il avait inventé toute cette histoire pour pouvoir me rencontrer. Donc, quand j'ai réalisé ça, j'étais folle. J'étais folle. Donc, on dit ça en français, j'étais folle, c'est-à-dire que j'étais très en colère parce que, ben, il m'avait menti et je me sentais vraiment stupide parce que moi, je suis une personne qui est honnête et jamais j'aurais pensé que ça aurait pu m'arriver. Jamais de la vie. Parce que je suis quand même une personne, je ne suis pas ingénue. Je ne suis pas ingénue, c'est-à-dire je ne suis pas naïve, et jamais j'aurais pensé que ça aurait pu m'arriver. Donc voilà, l'anecdote de l'histoire, un indien qui a en fait utilisé les photos d'une fille, alors peut-être que c'était son ancienne copine, peut-être que c'était sa cousine, mais en tout cas qui a volé les photos d'une fille, et donc je me suis rendu compte que c'était en fait gros mensonge parce qu'en fait cette personne là devait cette cousine devait arriver peut-être en janvier ou en février à Calcutta et elle m'a dit au dernier moment j'ai eu un accident de voiture je peux pas venir etc je fais non là c'est c'est pas possible là là il me prend vraiment pour un jambon. Donc ça, c'est une expression familière, il me prend pour un jambon, c'est-à-dire qu'il me prend, c'est-à-dire qu'il me considère comme une personne stupide. D'accord ? Prendre quelqu'un pour un jambon, c'est-à-dire penser que cette personne est stupide. D'accord ? Mentir et penser que la personne est stupide. Alors il y aurait bien sûr bien d'autres choses à dire mais bon ça fait déjà depuis plus de dix ans que j'ai quitté l'Inde donc c'est un petit peu compliqué mais je me rappelle qu'après ces neuf mois, ces neuf mois passés en Inde, j'étais très contente de retourner en France parce que j'étais fatiguée. C'est un pays qui fatigue énormément parce qu'il y a toujours beaucoup beaucoup de monde partout. partout, partout, partout, même au fin fond de la campagne. Donc quand vous dites au fin fond de la campagne, c'est-à-dire vraiment dans la campagne la plus profonde, il y aura toujours, toujours du monde. Donc ça, c'était très difficile pour moi. La chaleur, les gens qui vous regardent, toujours ce regard parce que vous êtes blanche, parce que vous êtes différente, etc. Donc ça, c'était difficile pour moi. Donc voilà pour cet épisode de podcast qui est assez long. Vous pourrez, si c'est trop long, vous pourrez l'écouter en plusieurs parties. Voilà, c'était un épisode un peu plus personnel. J'ai essayé d'y glisser quelques expressions de vocabulaire pour enrichir votre vocabulaire. En tout cas, j'espère que cet épisode vous a plu. Je vous souhaite une excellente semaine et on se voit dans 15 jours.
Host: Virginie Cutulic
Date: May 31, 2021
Episode Theme:
Virginie shares a deeply personal account of her cultural shocks and adaptation in foreign countries—primarily focusing on her time living in India. Departing from her usual format of grammar and vocabulary, she dives into stories, emotions, and firsthand observations, offering both language learners and culturally curious listeners rich insights into the challenges and surprises of living abroad.
00:40 – 03:30
24:40 – 27:15
27:15 – 29:30
29:40 – 31:30
32:20 – 35:00
35:30 – 37:30
38:00 – 39:00
39:00 – 41:00
42:30 – 44:30
45:00 – 49:30
50:00 – 52:50
53:00 – 57:00
57:00 – 60:00
| Time | Segment Description | |-----------|--------------------| | 00:40 | Virginie on sharing her personal story | | 05:45 | Reason for choosing India: paid internship | | 24:40 | Arranged marriage shock on the flight to India | | 27:15 | French interns’ arrival and orientation in Delhi | | 29:40 | “Tout ou rien” in India—emotional rollercoaster | | 32:20 | Attempting to blend in, buying Indian clothes | | 35:30 | Sensory culture shocks: smells, sounds, crowds | | 38:00 | Safety and confidence as a woman | | 39:00 | Climate struggle: humidity in Calcutta | | 42:30 | Navigation and communication frustrations | | 45:00 | Attending a traditional Indian wedding | | 50:00 | System of castes, meeting a family in poverty | | 53:00 | The fake roommate anecdote | | 57:00 | Cumulative fatigue and relief upon returning to France |
Episode Takeaways:
Virginie’s main advice: Embrace the differences, respect local norms, and be aware of your limits.
For listeners: This episode is particularly rich in real spoken French, cultural insights, and practical vocabulary—highly recommended for advanced learners and anyone curious about the cultural adaptation process.