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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le podcast d'Eh Oui ! Je m'appelle Virginie, je suis française et professeure de français en ligne chez Eh Oui ! Avec ce podcast, je vous aide à améliorer votre français dans un contexte réel et concret pour pouvoir parler, réagir et interagir comme un vrai français. Je vous souhaite un excellent moment et c'est parti avec Eh Oui ! Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour un nouvel épisode podcast et vidéopodcast, et oui, c'est bon, mon abonnement podcast vidéopodcast est enfin prêt depuis la semaine dernière. Alors, en quoi consiste cet abonnement ? Si vous voulez aller plus loin dans votre compréhension orale, si vous voulez aller plus loin dans vos connaissances en français, que ce soit au niveau du vocabulaire, de la grammaire, de la conjugaison, L'abonnement est fait pour vous. À travers cet abonnement, vous pourrez donc avoir accès aux transcriptions, vous pourrez avoir accès aux sous-titres des vidéos que je fais spécialement pour vous, et non pas les sous-titres automatiques sur YouTube. Vous aurez aussi accès à des fiches PDF qui sont créées par une de mes collègues qui est professeure de français certifié. À travers ces PDF, vous pourrez avoir accès à encore plus de vocabulaire, des exercices de compréhension orale, des exercices de grammaire, de conjugaison avec les corrigés. Et vous pourrez aussi donc participer une fois par mois à un cours que je donnerai aux abonnés. Donc on se rencontre un samedi par mois où vous pourrez poser toutes vos questions sur le français et où je pourrai aussi vous tester avec un petit quiz très amusant que je crée sur Kahoot. Donc rendez-vous sur mon site internet ehoui-online.com pour avoir un petit aperçu des fiches PDF ou de ce que l'abonnement peut offrir. Vous pouvez télécharger gratuitement sur mon site Internet une fiche PDF qui fait partie de l'abonnement. Donc voilà pour cette petite annonce. Aujourd'hui, on va travailler sur la conjugaison. Alors, c'est vrai qu'en général, je travaille plus sur le vocabulaire, mais je vois qu'il y a beaucoup de demandes d'apprenants qui ont besoin de travailler la grammaire, la conjugaison. Donc, moi, j'adore, j'adore expliquer la grammaire, etc. Donc, on va travailler là dessus. On va travailler sur les sept erreurs à ne plus faire en congélaison en français. Donc, comme vous le savez, je travaille sur le terrain directement parce que je donne des cours particuliers. Et donc, j'ai fait un petit résumé de ce que les apprenants font en général, les erreurs que font les apprenants de français. Alors, la première erreur de conjugaison. Donc, ce que je vais faire, la dynamique que je vais mettre en place pour cet épisode, je vais vous dire une phrase avec une erreur de temps. Donc, je conjugue bien, mais le temps n'est pas approprié. Donc, je vais prononcer la phrase avec l'erreur. Je vais vous laisser un petit temps pour y réfléchir et ensuite, je vais vous expliquer pourquoi il y a une erreur et vous proposer la correction. Alors, la première phrase, avec une erreur. J'ai marché tous les jours le mois dernier. J'ai marché tous les jours le mois dernier. Alors ici, vous entendez, quelle est la conjugaison ? Quel est le temps que j'ai choisi ? C'est le passé composé. Pourquoi le passé composé ne fonctionne pas ici ? Parce que c'est une habitude dans le passé. Vous savez que le passé composé, c'est le temps de l'action unique. Ici, vous avez le contexte « tous les jours », il y a un indice, donc ça signifie que c'est une habitude. Pour l'habitude dans le passé, vous allez toujours utiliser l'imparfait. Donc ici, l'imparfait serait « je marchais tous les jours le mois dernier », « je marchais tous les jours ». Et donc, pour un petit rappel, comment est-ce qu'on conjugue l'imparfait ? vous prenez la base du « nous » de la première personne du pluriel « nous » au présent. Vous prenez cette base et cette base sera votre base à l'imparfait. La seule base qui est irrégulière à l'imparfait, c'est avec le verbe « être ». La base, c'est E accent aigu T, être. J'étais, tu étais, etc. D'accord ? Donc ici, habitué dans le passé, c'est l'imparfait. ensuite deuxième phrase avec une erreur il appelait sa soeur hier Donc ici, vous avez entendu, j'utilise l'imparfait. Donc ici, c'est le contraire de la phrase précédente. « Il appelait sa sœur hier » n'est pas correct. Vous allez devoir utiliser le passé composé parce qu'on parle d'une chose, d'une action unique. Donc ici, on va dire « Il l'a appelée sa sœur hier », action unique. Par contre, vous pourriez utiliser l'imparfait s'il y avait une autre action. Par exemple, hier, il appelait sa sœur pendant qu'il cuisinait. Donc ici, ce sont deux actions en même temps, ce sont des actions qui sont longues. Donc, il appelait sa sœur pendant qu'il cuisinait. Là, c'est correct. Par contre, s'il n'y a seulement qu'une seule action avec hier, vous êtes obligé d'utiliser le passé composé. Ensuite, troisième phrase avec une troisième erreur. Alors, est-ce que vous entendez l'erreur ? Ici, le temps que j'ai utilisé est le plus que parfait. Vous ne pouvez pas utiliser le plus-que-parfait. Déjà, en premier, je vais corriger la phrase. On va utiliser le passé composé. La semaine dernière, nous avons mangé dans un beau resto. Pourquoi on ne peut pas utiliser le plus-que-parfait ? Le plus-que-parfait, c'est comme le futur antérieur. Le plus-que-parfait, vous pouvez l'utiliser s'il est en lien avec une autre action au passé. Vous ne pouvez pas utiliser le plus-que-parfait seul. Alors, vous vous rappelez que le plus-que-parfait, on l'utilise quand c'est l'action la plus ancienne par rapport dans le passé, par rapport à une autre action dans le passé plus récente. D'accord ? Donc ici, vous avez votre ligne de temps. Ici, c'est le passé. Le plus-que-parfait est ici, est l'action la plus ancienne. Et vous avez juste avant, dans le passé, une action au passé composé ou à l'imparfait. Donc ici, on pourrait dire « Nous avons mangé dans un bon resto la semaine dernière. » Pardon. « Nous avons mangé dans un bon resto que mon frère nous avait recommandé. » Donc ici, là, vous voyez, on peut utiliser « nous avait recommandé » parce que « recommander » est l'action la plus ancienne dans le passé. Donc on utilise le plus-que-parfait et c'est en lien avec l'action au passé composé « manger dans un bon resto », d'accord ? Donc faites très attention. Le plus-que-parfait, donc j'entends souvent cette erreur d'élèves anglophones qui vont utiliser le plus-que-parfait à la place du passé composé. Donc faites très attention parce que c'est vraiment différent. Ensuite, la quatrième phrase avec une erreur. Là, on va attaquer l'hypothèse. Je sais que l'hypothèse, c'est le cauchemar de presque tous les apprenants, que ce soit des apprenants anglophones ou germanophones. Exemple. Si je serais toi, je prendrais des vacances. Si je serais toi, je prendrais des vacances. Donc ici, est-ce que vous entendez l'erreur ? L'erreur se trouve après le « si ». Si je serais. Il y a un dicton en français qui dit « les si n'aiment pas les ré ». Ça, on le dit souvent aux enfants. Moi, je me rappelle quand j'étais petite, mes parents me disaient toujours « attention Virginie, les si n'aiment pas les ré ». Ça signifie que vous ne pouvez pas entendre le son ré après une hypothèse, juste après le si. Ce n'est pas possible. Donc vous ne pouvez ni utiliser le futur simple ni utiliser le conditionnel, après ainsi directement quand il y a une hypothèse. Donc à la place, vous allez utiliser l'imparfait. Si j'étais toi, je prendrais des vacances. D'accord ? Ici c'est une... Si vous avez le conditionnel présent, vous avez automatiquement l'imparfait après le si. C'est toujours comme ça. Si plus imparfait plus conditionnel présent. D'accord ? Toujours. Vous ne pouvez pas utiliser d'autres... Si vous utilisez si plus imparfait, vous êtes obligé d'utiliser le conditionnel présent après. Tout le temps. Ensuite la cinquième erreur avec une hypothèse. Si vous aviez su, vous n'achèteriez pas cette maison le mois dernier. Si vous aviez su, vous n'achèteriez pas cette maison le mois dernier. Alors ici, est-ce que vous entendez l'erreur ? L'erreur se trouve avec « vous n'achèteriez pas ». Donc ici, « si vous aviez su », c'est du plus-que-parfait. Et dans le contexte « le mois dernier », ça nous donne un contexte précis. C'est une hypothèse dans le passé avec une conséquence dans le passé, d'accord ? Donc ici, c'est trop tard. On parle de quelque chose qui s'est déjà passé, qui est trop tard. Donc on parle de regret. Quand on exprime un regret, c'est toujours, toujours Si, plus que parfait, plus conditionnel passé. Vous ne pouvez pas utiliser le conditionnel présent avec une conséquence dans le passé, c'est-à-dire quelque chose qui s'est passé, on ne peut plus changer la situation. Donc ici, on va dire si vous aviez su, vous n'auriez pas acheté cette maison le mois dernier. Donc c'est grâce à l'indice le mois dernier qu'on comprend que c'est quelque chose qui est terminé, qui s'est déjà passé. Vous n'auriez pas acheté cette maison. Ensuite, sixième. Je suis malade aujourd'hui, mais quand je vais mieux, je t'appelle. Je suis malade aujourd'hui, mais quand je vais mieux, je t'appelle. Alors ici, c'est une erreur que les anglophones font en général, parce qu'en anglais, vous utiliserez le présent. Mais en français, on va dire je suis malade aujourd'hui, mais quand j'irai mieux, futur simple, je t'appelle. Donc ici, on ne va pas dire quand je vais mieux, parce que si je dis quand je vais mieux, ce serait maintenant. Donc ici, on va imaginer quand on ira mieux dans le futur. D'accord ? Donc quand on parle de quand plus quelque chose qui va se passer dans le futur, vous êtes obligé d'utiliser le futur simple. Ça n'a pas de sens si vous utilisez le présent. D'accord ? Je suis malade aujourd'hui, mais quand j'irai mieux, je t'appelle. Ou alors, une fois que, once, once, comment on pourrait dire ça en espagnol, en cuanto, ouais mais en cuanto, ce serait le subjonctif en espagnol. Donc, oubliez les hispanophones, ceux que je ne comparais pas, parce que c'est vrai qu'en espagnol, on utiliserait le subjonctif. En anglais, on utilise le présent, mais en français, on va utiliser le futur simple. Donc, je suis malade aujourd'hui, mais quand j'irai mieux, je t'appelle. Ou alors, quand j'irai mieux, je t'appellerai. On peut dire je t'appelle ou je t'appellerai. Et enfin la septième erreur Alors est-ce que vous entendez l'erreur ? L'erreur avec « c'est » avec « tu es fatigué » c'est normal que vous allez utiliser le subjonctif parce que c'est un verbe d'appréciation c'est normal que, c'est fou que, c'est bizarre que à chaque fois que vous partagez une appréciation vous allez toujours utiliser le subjonctif Parce que c'est un filtre. L'appréciation c'est votre propre filtre de la réalité. Donc ce n'est pas la réalité comme elle est. Vous appréciez, vous donnez un jugement de la situation qui ne sera pas forcément la même appréciation de votre part et de la part d'une autre personne. Donc vous allez utiliser le subjonctif. C'est bizarre, c'est fou, c'est normal. Subjonctif. Donc ici, ce serait « c'est normal que tu sois fatigué ». Subjonctif. Alors, je répète rapidement les erreurs de conjugaison. Donc, quand c'est une habitude dans le passé, vous allez utiliser toujours l'imparfait. D'accord ? Quand c'est quelque chose qui se répète imparfait. Quand c'est une action unique dans le passé, vous allez utiliser le passé composé. D'accord ? Une fois, passé composé. Vous allez utiliser le plus-que-parfait quand c'est en lien avec une autre action dans le passé. Vous ne pouvez pas utiliser le plus-que-parfait seul. Ça doit forcément être en lien avec une action au passé composé ou quelque chose à l'imparfait. Ensuite, la quatrième, les sis n'aiment pas les rais. Si plus imparfait plus conditionnel présent. Tout le temps. Si vous utilisez le conditionnel présent, vous êtes obligé d'utiliser l'imparfait avant. Il n'y a pas d'autres options possibles. Ensuite, la cinquième, l'hypothèse dans le passé, conséquence dans le passé, c'est-à-dire un regret, quelque chose qui s'est passé déjà et vous ne pouvez rien y faire. C'est si, plus que parfait, plus conditionnel passé. Un petit conseil, Si vous voulez exprimer rapidement les hypothèses, vous devez absolument maîtriser sur le bout de vos doigts. Quand on dit maîtriser sur le bout de ses doigts, c'est-à-dire que vous devez vraiment connaître par cœur, vous devez maîtriser à 100% vos conjugaisons. vous aurez toujours toujours des problèmes pour exprimer des hypothèses si vous ne connaissez pas par cœur votre conditionnel présent, votre conditionnel passé et votre imparfait. D'accord ? Est-ce que j'ai oublié une ? Attendez. Si vous ne connaissez pas par cœur le plus que parfait. l'imparfait, le conditionnel présent, le conditionnel passé, vous ne pourrez jamais, jamais, jamais exprimer une hypothèse sans hésiter. D'accord ? Ça, c'est la base des hypothèses. Vous devez absolument connaître par cœur ces quatre conjugaisons. Et ensuite, quand vous dites « quand » Quand vous projetez quelque chose dans le futur avec « quand », vous devez utiliser le futur simple, d'accord ? « Quand j'irai mieux », « je t'appellerai » ou « je t'appelle quand j'irai mieux », d'accord ? Maintenant, je ne vais pas bien, donc je ne peux pas t'appeler, donc je ne peux pas utiliser le présent, parce que ma situation actuelle au présent, c'est que je suis malade, ok ? Et enfin, la septième, quand vous utilisez un verbe d'appréciation, c'est-à-dire votre propre filtre de la réalité, vous utilisez le subjonctif. Vous vous rappelez subjonctif, subjectif. Donc, vous utilisez le subjonctif après un verbe, après les expressions comme c'est normal que, c'est bizarre, c'est fou. Voilà pour cet épisode de podcast qui, j'espère, vous a plu et vous aidera dans votre apprentissage du français. N'oubliez pas, si vous voulez aller plus loin, si vous voulez approfondir votre connaissance, le gratuit n'est malheureusement pas suffisant. Donc, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil sur mon site Internet pour voir l'option de l'abonnement qui, je suis sûre, vous aidera et accélérera votre apprentissage du français. À très bientôt.
