
Hosted by Nadia Bouria · FR
Dans chaque épisode, Nadia Bouria vous explique des concepts juridiques parfois compliqués dans un langage simple et accessible.
Un mariage subtil entre ses deux passions: le droit et le journalisme.
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Comparaitre devant un juge. Rien que ces mots peuvent donner des sueurs froides à certains.Comment s’habiller ?Comment s’adresser au tribunal ?Faut-il parler ? Et si oui… quoi dire ?Dans cet épisode solo de La justice et moi, je vous emmène dans ce moment si particulier de l’audience devant le Tribunal de la famille. Ce face-à-face qui impressionne, qui déstabilise, et où l’on craint parfois mal faire.Je vous partage des conseils très concrets : ✔️ la tenue vestimentaire (sans vous déguiser) ✔️ l’attitude à adopter à l’audience ✔️ la manière de prendre la parole sans desservir votre dossier ✔️ les erreurs que je vois trop souvent… et qui peuvent agacer un jugeAvec des exemples tirés de situations réelles, je vous explique surtout ce que le tribunal attend réellement de vous : pas une plaidoirie, pas des reproches, mais un récit à peu près factuel, centré sur les enfants et leur intérêt.A l’audience, chaque mot compte.Et parfois, vouloir trop en faire peut produire l’effet inverse.Un épisode pratique, rassurant, pour vous aider à aborder ce moment avec plus de sérénité.Bonne écoute! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Que se passe-t-il lorsque la séparation dégénère ?La semaine dernière, je vous parlais du rôle du parquet à l’audience du Tribunal de la famille qui donne un avis au juge.Mais comment cela se passe dans la pratique ?Prenons l’exemple de Marie, 38 ans, en pleine séparation avec Mickaël.Ils ont deux enfants.Il n’accepte pas qu’elle l’ait quitté.Les insultes et les menaces se multiplient, par appels et par messages.Marie demande le divorce.Elle dépose plainte pour ce comportement inadéquat.Que devient cette plainte ?Quelles en sont les conséquences concrètes ?Quel impact sur l’hébergement des enfants ?Quelle est la posture du juge de la famille ?Et celle du Procureur du Roi ?C’est précisément l’objet de cet extrait de mon entretien avec Florence Reusens, premier substitut du Procureur du Roi de Namur.Elle nous explique les différentes hypothèses :▪️ Marie a porté plainte, mais l’enquête n’en est qu’à ses débuts.Le Procureur informera le juge qu’une investigation est en cours… mais restera prudent. En Belgique, le secret de l’enquête s’impose.▪️ Marie a porté plainte et l’enquête arrive à son terme.Le Procureur pourra donner davantage d’éléments au juge. Cela peut conduire, par exemple, à une réduction temporaire de l’hébergement du père, le temps d’une expertise, ou à l’organisation de rencontres dans un espace encadré.▪️ L’enquête est clôturée et révèle des antécédents similaires.La posture du parquet change.En fonction des faits et de leur gravité, Mickaël peut se retrouver face à trois scénarios :– un rappel à la loi par courrier : le parquet lui signifie que son comportement est inadmissible et qu’il est désormais sous surveillance ;– un rappel à la loi lors d’une audition policière : un avertissement clair, avec la mention qu’en cas de récidive, la réponse sera plus ferme ;– une convocation devant un magistrat du parquet qui lui expliquera très concrètement que si le harcèlement continue, il sera cité devant le tribunal correctionnel ou le dossier sera mis à l'instruction.Ce qu’il faut retenir ?Ce n’est pas parce que le parquet semble « souple » au départ qu’il y a impunité.La répétition des infractions conduit à une réponse pénale plus sévère.Toujours.Et cette réponse aura nécessairement une incidence sur l’hébergement des enfants.Parce qu’un père qui harcèle la mère de ses enfants met aussi ces enfants en difficulté.Bonne écoute 🎙️ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

👉 Pourquoi un ex violent et harceleur n’est-il pas immédiatement recadré à l’audience ?C’est la question que m’a posée Clémentine, 38 ans, à l’issue de sa première audience devant le juge de la famille.Son ex-compagnon n’a pas supporté la séparation : appels incessants, messages d’insultes et de menaces, pneus crevés… Une situation d’enfer, alors même qu’une plainte est déposée et qu’une enquête est en cours.Lors de l’audience, Clémentine a été profondément déçue : le représentant du parquet présent a semblé ne « pas dire grand-chose ».Pourquoi ce silence ? Quel est exactement le rôle du magistrat du parquet en matière familiale ? Que peut-il – ou ne peut-il pas – dire à l’audience ?Pour répondre à ces questions essentielles, j’ai tendu mon micro à Florence Reusens, premier substitut du Procureur du Roi de Namur.Elle nous explique concrètement son rôle devant le Tribunal de la famille :🔹 avis écrits ou oraux,🔹 intervention plus ferme dans les situations graves,🔹 impact de ces avis sur les décisions d’hébergement,🔹 et les limites de son intervention tant qu’une enquête est en cours.Nous abordons également son rôle au Tribunal de la jeunesse, où il n’est plus question d’avis mais de réquisitoire, lorsque des mineurs sont en danger.Un épisode riche, intense et éclairant, pour mieux comprendre l’articulation entre le parquet, le Tribunal de la famille et la protection des enfants.🎧 Bonne écoute. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La tolérance zéro rassure.Mais protège-t-elle vraiment ?Face aux violences intrafamiliales, la réponse paraît souvent évidente : agir plus vite, plus fort, plus sévèrement.Mais est-ce toujours la solution la plus efficace ?Les recherches menées par l’INCC (Institut national de criminalistique et de criminologie) montrent que, dans certains cas, la réponse uniquement répressive ne suffit pas et n’empêche pas nécessairement la répétition des violences.Elles invitent la justice à sortir des automatismes, à mieux comprendre les mécanismes de la violence et à adapter ses réponses pour protéger réellement les victimes.Dans cet extrait de « La justice et moi », je vous propose d’écouter Christophe Mincke, directeur opérationnel de l’INCC, un échange concret qui montre comment la recherche en criminologie peut faire évoluer les pratiques judiciaires.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mettre tous les délinquants en prison, est-ce vraiment efficace ?Pourquoi certains criminels récidivent ils ?Et la tolérance zéro, est-ce la bonne réponse face aux violences intrafamiliales ?Ces questions, on se les pose tous.Elles sont passionnantes… et terriblement complexes.Y répondre sérieusement demande des études solides, des données, et une vraie réflexion pour éclairer les décisions des pouvoirs publics.C’est exactement la mission de l’INCC, l’Institut national de criminalistique et de criminologie.L’INCC, c’est bien sûr la « police scientifique » : le pôle criminalistique.Celui que l’on imagine à travers les séries télé, quand un labo débarque sur une scène de crime pour analyser l’ADN ou les projections de sang…(Spoiler : en Belgique, ils ne sont pas policiers et ne résolvent pas les affaires en 52 minutes.)Mais l’INCC, c’est aussi un pôle criminologie.Des chercheurs qui décortiquent le comportement criminel, la prévention, la répression et, plus largement, notre politique pénale.Vous vous dites peut-être : « encore une institution qui coûte cher et ne sert à rien ».En réalité, c’est tout l’inverse.Dans ce nouvel épisode de La justice et moi, j’ai tendu mon micro à Christophe Mincke, directeur opérationnel de l’INCC.Il nous explique, avec une clarté remarquable et des exemples très concrets, comment les recherches de l’INCC ont un impact direct sur notre quotidien.Bonne écoute! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans cet extrait de La justice et moi, je reviens sur une réalité que l’on rencontre parfois :celle de personnes sous bracelet électronique qui n’y arrivent plus.Quand la situation personnelle se dégrade :- déménagement en urgence,- menace d’expulsion par un bailleur,- problème d’assuétude,- isolementet la machine s’enraye et la mesure devenir impossible à supporter.Dans ces moments de détresse, elles sont alors tentées d’arracher le dispositif ou de demander l’arrêt de la mesure.Pour éviter dans arriver là, mon invité Jonathan Peromet, directeur faisant fonction à la direction de la surveillance électronique explique que, selon la situation, une guidance sociale peut être mise en place ou une permanence sociale peut être sollicitée.Des assistants de justice sont ainsi joignables via un call center et ils offrent une écoute, réexpliquent le cadre de la mesure, donnent des informations concrètes et peuvent, si nécessaire, réorienter vers d’autres services d’aide.Dans les maisons de justice, l’accompagnement repose sur deux piliers :la responsabilisation, mais aussi une approche émancipatrice.On ne fait pas à la place de la personne, on fait avec elle.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le bracelet électronique.Souvent évoqué, rarement expliqué.Pour commencer l’année 2026, j’ai eu envie de poser une question simple :que se passe-t-il, concrètement, lorsqu’une personne se voit imposer un bracelet électronique ?Avant même un jugement, au titre d’une peine, comme peine autonome ou dans le cadre d’une mesure d’internement, ce dispositif vient redéfinir le quotidien de celles et ceux qui le portent.Pour en parler, j’ai échangé avec Jonathan Péromet, directeur faisant fonction à la direction de la surveillance électronique.Ancien assistant de justice, le secteur pénitentiaire n’a plus de secret pour lui. Son regard de terrain apporte un éclairage précieux, loin des fantasmes et des raccourcis.Dans cet épisode très concret, nous abordons notamment :la mise en place du dispositif, le plus souvent à la cheville du justiciable, par une équipe mobile ;son activation et son fonctionnement au quotidien ;le protocole mis en œuvre lorsqu’un condamné ou un prévenu tente de contourner le dispositif ;et enfin, la fin de la procédure.Souvent perçu par le grand public comme une « mesure de faveur », le bracelet électronique est aussi une contrainte lourde, avec des conséquences importantes sur la vie personnelle, familiale et sociale des personnes concernées.Jonathan Péromet évoque également les mesures d’accompagnement mises en place, comme la guidance sociale ou la permanence sociale, pour prévenir les ruptures et éviter les dérapages.Un épisode hyper pratique, pour comprendre ce que le bracelet électronique est réellement, ce qu’il permet… et ce qu’il exige.Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Dans ce nouvel épisode de "La justice et moi", je fais le bilan de l’année 2025, un moment plus personnel, une année intense, contrastée, faite de réussites, de projets… mais aussi d’une épreuve.Je commence par évoquer ce qui a été le plus difficile : le décès de Lola, mon chat, un moment douloureux qui m’a profondément marqué et qui m’a obligée à repenser l’équilibre entre protection et confiance, à l’égard de sa sœur Lilou. Je vous parle aussi du développement du cabinet, de la joie de transmettre et de travailler en équipe, avec une pensée particulière pour Héloïse Latour, ainsi que de mon envie croissante de développer la médiation et les solutions amiables, en cohérence avec ma vision de la justice.Cet épisode est aussi l’occasion de faire un bilan très positif du podcast. La justice et moi a trouvé son public — magistrats, avocats, étudiants en droit — et je suis particulièrement heureuse qu’il soit désormais proposé à des étudiants de première année à l’UCL dans le cadre d’un cours de droit. Sans mes invités, sans leurs partages et leur générosité, ce niveau de contenu ne serait pas possible.Enfin, je vous parle de la suite : continuer le podcast, poursuivre les échanges, accueillir vos idées et vos propositions d’invités.Merci pour votre écoute, votre soutien et vos messages.Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et une magnifique année 2026. Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

« La mise sous tutelle, c’est prendre son portefeuille, le donner à quelqu’un d’autre qui va recevoir mon argent et le dépenser » Vous avez tous dans votre famille une mamie qui perd la tête ou un cousin qui n’est plus capable de s’occuper de son entreprise, après un grave accident de moto ou une maladie comme le Covid ? Les proches font de leur mieux pour l'accompagner, mais il arrive un moment où cette prise en charge devient trop difficile émotionnellement. Il est alors plus sage de confier cette gestion à un tiers. C’est ce qu’on appelle la mise sous tutelle. En Belgique, cela s’appelle la mise sous administration. Dans l’épisode d’aujourd’hui, je donne la parole à Gilles Oliviers, avocat au Barreau de Bruxelles et administrateur des biens et de la personne. Gilles qui qualifie sa mission de « sociale et juridique » nous raconte absolument tout ce qu’il faut savoir sur cette procédure méconnue : Qui peut l’introduire ?Comment se déroule l’audience ?Comment l’administrateur gère les comptes de la personne protégée ?Est-il soumis à un contrôle ?Et comment est-il rémunéré ?… Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.