Transcript
Bruno Bellos (0:00)
France Culture.
Student or Young Interviewee (0:03)
Le cours de l'histoire.
Host (France Culture presenter) (0:07)
Xavier Mauduit. La formation en révolution, l'histoire de l'ingénieuse école polytechnique. Une histoire qui débute sous l'Ancien Régime avec l'école des ponts et chaussées, l'école des mines, l'école d'application de la hertillerie et du génie. Une histoire qui se poursuit sous la révolution avec l'école normale, le Conservatoire National des Arts et Métiers, l'école spéciale des langues orientales et bien sûr, bien sûr, l'X Polytechnique.
Student or Young Interviewee (0:36)
A plus mu sur m fois v plus k sur m fois x égale la force sur m cosinus oméga t. Et si tu fais l'analogie avec un montage électro-cynétique? Du coup, c'est pareil que l'équatif de la charge dans un circuit avec bobine, condo, résistance à un générateur alternatif de paré d'oméga t. Et après, tu lises quoi? Les écoles. Je suis là pour les maths. Et toi? Polytechnique ou normal-sup. Enfin, plutôt normal. L'armée, rien d'y penser, ça me saoule. L'armée?
Bruno Bellos (1:03)
Ouais.
Student or Young Interviewee (1:04)
Polytechnique, c'est militaire. T'as jamais vu les photos de leur défilé? Le cours de l'histoire.
Host (France Culture presenter) (1:12)
La Voix Royale, c'est un film de Frédéric Mermoud en 2023. Sublime film. Hervé Joly, bonjour.
Hervé Joly (1:18)
Bonjour.
Host (France Culture presenter) (1:19)
Vous êtes directeur de recherche au CNRS en histoire contemporaine. Et Bruno Bellos, bonjour.
Bruno Bellos (1:24)
Bonjour.
Host (France Culture presenter) (1:24)
Professeur émérite d'histoire à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Polytechnique, c'est militaire. Vous avez vu les défilés? C'est ce qu'on entendait dans l'extrait du film. Hervé Joly, est-ce vrai?
Hervé Joly (1:34)
Alors l'école, effectivement, est sous la tutelle du ministère de la Défense. Pas tout à fait depuis l'origine, ça avait été un petit peu plus compliqué au départ. Il y avait une double tutelle avec le ministère de l'Intérieur qui, à l'origine, s'occupait de l'instruction publique. Mais depuis 1830, l'école était sous la tutelle exclusive. du ministère de la Guerre puis de la Défense, sauf la parenthèse de Vichy, où là, elle était redevenue civile. Mais il faut bien dire que l'école polytechnique est une école militaire très particulière, puisqu'elle forme aujourd'hui très peu de militaires. Une seule minorité des élèves rentrent dans l'armée et encore dans une armée un peu particulière. Il s'agit essentiellement de la Direction Générale de l'Armement, des... qui sont plutôt des ingénieurs que des officiers classiques. Mais l'école garde, a toujours gardé cette tutelle. Alors, ça fait débat. Régulièrement, cette tutelle est mise en cause au regard des bouchers essentiellement civils de l'école. Mais l'école les anciens élèves, etc. ont toujours cherché à garder cette tutelle du ministère de la Défense et ne pas dépendre de l'ensemble de l'enseignement supérieur et de son ministère. Probablement parce qu'il y a quand même quelques avantages. Le ministère de la Défense n'est pas le ministère le plus pauvre et que c'est probablement plus intéressant d'être l'école de prestige du ministère de la Défense que d'être une école parmi d'autres de l'enseignement supérieur et de la recherche qui n'est pas forcément dans une situation budgétaire florissante dans son ensemble.
