Transcript
Xavier Mauduit (0:00)
France Culture. Le cours de l'histoire. Xavier Mauduit.
Host/Interviewer (0:09)
Jane Austen, être écrivaine dans l'Angleterre de la Régence, car le monde pourrait se diviser en deux catégories. Il y a celles et ceux qui ont lu Jane Austen et puis le reste du monde qui s'apprête à lire Jane Austen ou qui gagnerait de le faire. Orgueil et préjugés, raison et sentiments, éma, persuasion, ce sont autant d'approches d'un moment de l'histoire de l'Angleterre. Sans doute des rapports sociaux décrits avec finesse, ceux de la petite noblesse, de l'argent aussi. Mais d'ailleurs, que signifie être écrivaine à la fin du 18e siècle et au début du Le.
Xavier Mauduit (0:49)
Cours de l'histoire Miss.
Host/Interviewer (0:55)
Austin, l'honneur de votre visite est immense, incommensurable.
Xavier Mauduit (1:01)
Sachez que le Régent a lu et.
Marc Poré (1:04)
Admiré tous vos romans, Miss Austin.
Xavier Mauduit (1:05)
Son Altesse Royale en possède un exemplaire.
Host/Interviewer (1:08)
Dans chacune de ses résidences.
Xavier Mauduit (1:09)
Si, si.
Host/Interviewer (1:11)
Et moi, son humble bibliothécaire, je les ai également lus.
Xavier Mauduit (1:16)
Xavier Mauduit.
Marc Poré (1:18)
Deux fois.
Host/Interviewer (1:19)
Deux fois. Christine Planté, bonjour. Vous êtes professeure émérite de littérature française et d'études sur le genre à l'université Lumière Lyon 2. Vous aussi vous l'avez lu, mais pas deux fois, bien plus que deux fois, Jane Austen j'imagine.
Christine Planté (1:33)
J'ai beaucoup lu Jane Austen. Je ne suis pas spécialiste de littérature anglaise cependant. Je l'ai découverte tôt. Il m'a fallu un peu de temps pour comprendre pourquoi c'était une grande écrivaine. Et les choses sont allées mieux quand je l'ai lu en anglais plutôt qu'en traduction française. Mais c'était aussi une découverte merveilleuse par rapport aux écrivaines françaises que je connaissais. Les unes comme les autres étaient peu enseignées à l'école et une petite part seulement de leur œuvre était enseignée. Pas forcément seule qui était la plus propre à toucher des jeunes filles ou des jeunes gens. Mais découvrant Jane Austen et dans un premier temps ce qui était alors considéré comme un quatuor des grandes romancières anglaise, donc les Sorbronti et George Eliot un petit peu plus tard, j'avais le sentiment merveilleux que c'était une littérature que l'on pouvait d'emblée reconnaître et valoriser sans qu'elle fût légèrement dévaluée ou prise de haut ou avec une certaine condescendance comme c'était le cas des écrivaines françaises que l'on étudiait à l'école.
