
Entre pétitions, manifestations et tribunes, la proposition de loi Yadan contre les « formes renouvelées » d’antisémitisme est sous le feu des critiques. Alors que le texte prévoit d’élargir le délit d’apologie du terrorisme et de créer une nouvelle infraction d’appel à la destruction d’un État, ses détracteurs y voient une loi « liberticide » qui ferait l’amalgame avec la critique de la politique d’Israël. Les députés devaient débattre du texte ce jeudi, mais les élus macronistes l’ont finalement retiré: un projet de loi sera présenté à la fin du mois de juin. Pourquoi ce texte a-t-il autant déchaîné les passions?Invitée du Titre à la Une: Marie-Anne Matard-Bonucci, professeure d’histoire contemporaine à l’université de Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, membre de l’Institut universitaire de France, spécialiste du fascisme, du totalitarisme et de l’antisémitisme.
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