Transcript
A (0:00)
La Belgique ne devra pas attendre Noël pour avoir un budget.
B (0:03)
Après neuf mois déjà, on a dû surmonter un col hors catégorie.
C (0:07)
La première, l'OMR va aller chercher 1,3 milliard d'euros dans la poche des travailleurs. Celui qui voudra travailler plus va gagner plus.
A (0:14)
Les clés, Arnaud Royssen.
B (0:17)
Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans les clés pour un épisode où l'on va explorer l'accord budgétaire intervenu au sein du gouvernement fédéral Arizona. Des efforts pour plus de 9 milliards qui viennent s'ajouter à un grand plan d'économie déjà présenté en début de législature. et qui passe, cette fois, par un plafonnement de l'index, par une pression qui s'accentue pour le retour au travail des malades de longue durée, par des axes sur le gaz ou le mazout de chauffage. On va prendre le temps de décrypter ce nouveau testament du gouvernement Arizona, présenté en ces termes par le Premier Ministre Bardo Ever.
A (0:51)
« La première, les clés.
B (0:57)
Je ne peux pas éviter qu'on va sentir ça. On ne peut pas faire un assignatissement de presque 10 milliards et dire aux gens, vous n'avez rien remarqué de tout.
C (1:07)
Ce qu'on a fait.
B (1:08)
Ça, c'est impossible. Notre budget est tellement désastreux qu'il faut.
C (1:11)
Oser prendre des mesures qui ne sont.
B (1:13)
Parfois pas populaires et difficiles. Et on l'a fait. On a osé des mesures qui ne sont pas populaires et qui sont difficiles. Dis donc le Premier ministre, bonjour Bertrand Henne.
C (1:28)
— Mais bonjour.
B (1:29)
— Tout le monde va le sentir passer. C'est un peu le message du gouvernement fédéral suite à ces nouvelles mesures d'économie budgétaire. Vous estimez, vous, que c'est aussi un peu la fin des illusions. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
C (1:42)
Alors, j'ai voulu dire ça sur deux plans. D'abord, la fin des illusions de l'accord de gouvernement qui était basé sur des perspectives budgétaires pas très sérieuses et que beaucoup d'économistes, tous en fait, ceux que j'ai pu lire, ont considéré notamment que les fameux effets retours des politiques qui étaient menées, notamment de remise à l'emploi, allait générer jusqu'à 8 milliards d'euros sur la législature de retour. Ça a été considéré comme excessif et un peu fantasque en fait par beaucoup de gens. Et la fin des illusions c'est ça, c'est que si on fait un budget aussi difficile maintenant, c'est que dans l'accord de gouvernement il y a presque dix mois maintenant, eh bien on n'avait pas suffisamment été réaliste. Donc ça c'est retour au réel. La deuxième dimension c'est plus une dimension politique qui est celle de dire que ce gouvernement s'est fait sur une promesse qui unissait ces cinq parties qui avaient gagné les élections sur l'idée qu'il fallait revaloriser le travail et qu'on allait faire ça, revaloriser le travail en exerçant de l'impression quelque part sur ceux qui sont inactifs de manière forcée ou non, que ce soit les chômeurs, que ce soit les malades de longue durée. Ce qui permet effectivement de faire rentrer de l'argent dans les caisses, mais pas suffisamment pour faire face au budget. Et donc aujourd'hui c'est retour au réel aussi, fin des illusions, parce que ceux à qui on avait promis de revaloriser le travail se retrouvent aujourd'hui à être soumis à une pression fiscale ou budgétaire plus importante. Le cœur de cible des électorats des partis qui gouvernent sont désormais touchés alors qu'on a laissé l'illusion au début qu'ils allaient être épargnés par les difficultés budget.
