Transcript
Jean-Louis Doucet (0:01)
La première.
Arne Reussen (0:06)
Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme depuis tellement longtemps.
Sarah Poussey (0:09)
Les clés. La situation est incontrôlable.
Jean-Louis Doucet (0:12)
J'ai besoin de repères.
Romain Wijkmans (0:13)
Une fois qu'on voit, c'est trop tard pour faire machine arrière.
Sarah Poussey (0:15)
Arne Reussen.
Arne Reussen (0:16)
Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans les clés pour un épisode où l'on va analyser la COP30 qui vient de se terminer à Bel-Hem au Brésil. Une COP jugée très décevante par tous ceux qui attendent qu'on accélère l'action face au réchauffement climatique. Une COP qui, malgré un contexte international de très vive tension, est quand même parvenue à un accord sur le plus petit dénominateur commun. Alors, qu'en retenir ? Le verre à moitié plein, le verre à moitié vide. On a une petite demi-heure pour tenter d'y voir clair.
Monique Barbu (0:46)
La première, les clés.
Arne Reussen (0:54)
Samedi, 22 novembre, il est 17h41, heure de Bruxelles, 13h41, heure de Belém au Brésil. Le président de la COP30, André Correa de Lago, acte un accord à coup de marteau. Comme souvent, l'accord est salué par des applaudissements et des cris de joie, mais ils sont bien moins enthousiastes que pour d'autres COP et ne durent pas très longtemps. D'ailleurs, la suite va plonger les 194 délégations présentes dans un moment de confusion, puisque certains pays qui avaient demandé la parole pour s'opposer à l'accord estiment avoir été ignorés. C'est le cas du Panama.
Monique Barbu (1:44)
C'est.
Arne Reussen (1:56)
Le cas aussi de la Colombie, qui estime que cet accord est bien trop en deçà de l'enjeu. Quelques heures plus tard, l'accord sera quand même validé, mais dans un climat de grande déception pour tous ceux et celles qui espéraient bien davantage. Écoutez par exemple la réaction de Monique Barbu, la ministre française du climat, qui, juste avant l'accord, qualifiait en des mots très durs le texte sur la table.
Monique Barbu (2:37)
On est extrêmement déçus. C'est un texte qui est vide sur tout ce qui est atténuation. Il n'y a rien sur les fossil fuels. Alors, ceux qui bloquent le plus, on les connaît tous. Ce sont les pays pétroliers, bien évidemment, la Russie, l'Inde, l'Arabie Saoudite, mais rejoints par beaucoup de pays émergents. Et vous avez des pays qui étaient plutôt avec nous au départ, mais au fur et à mesure que le temps passe, je pense en particulier aux petites îles, en réalité elles se disent bon, si on a du financement pour l'adaptation, bof, à la limite on peut vivre sans un texte sur l'atténuation.
