Transcript
Sarah Poussey (0:01)
Être nommé, c'est un peu le Graal pour les enseignants. Mais se dirige-t-on vers la fin de ce système?
Marie Goranson (0:06)
La première, fin du statut suppression d'options d'économie à tous les étages.
Marc Sirlero (0:10)
J'ai besoin de repères.
Valérie Glatini (0:11)
Un salaire de prof sur cinq est payé par de l'emprunt.
Sarah Poussey (0:14)
Les clés, l'enseignement et le parent pauvre, comme le soin de santé, comme la culture.
Marie Goranson (0:19)
Arnaud Reussen.
Narrator/Host (0:21)
Bonjour à toutes et bienvenue dans les clés pour un épisode où l'on va essayer de comprendre le malaise du monde enseignant chez nous en Belgique francophone. Un malaise qui s'est exprimé à de multiples reprises ces derniers mois suite à l'annonce de mesures comme l'augmentation du nombre de périodes à prester devant la classe pour les profs du secondaire supérieur. Un malaise renforcé sans doute aussi par l'empilement de réformes disparates et pas toujours concertées. La remise en cause aussi de certains points du pacte d'excellence. Bref, on va prendre 27 minutes dans les clés pour tenter d'y voir clair sur tout cela.
Marie Goranson (0:54)
La première, les clés.
Narrator/Host (1:06)
C'est le blues. Au fil des conversations avec les enseignants ces dernières semaines, ces derniers mois, que ce soit dans le fondamental, dans le secondaire, dans le général, dans le qualifiant, beaucoup de profs d'instit en ce moment broient du noir.
Teacher (1:23)
Ça me rend triste et en colère qu'on s'attaque tant à ce beau métier qui n'est pas reconnu à sa juste valeur. Il me semble que l'enseignant a une place importante dans la société. C'est un de ces métiers qui fait avancer la société. C'est ce qui prépare les générations futures. Et là, on ne reconnaît plus ça aujourd'hui. On a l'impression d'être une variable d'ajustement.
Narrator/Host (1:47)
Au cœur du malaise, des tendances structurelles. Cela fait longtemps que les enseignants ont l'impression que leur travail n'est pas reconnu à sa juste valeur. Ces dernières années, beaucoup ont d'ailleurs décidé de quitter l'école, parfois après seulement quelques années, voire quelques mois d'enseignement, estimant le métier trop pénible. Des enseignants qui ont souvent aussi l'impression de subir des réformes successives sans être toujours suffisamment compris ou écouté. Mais à cette trame de fond, sont venus s'ajouter de nouvelles réformes ou projets de réformes ces derniers mois, dont une est particulièrement mal vécue. L'idée d'augmenter, pour les enseignants du secondaire supérieur, le temps passé devant une classe. Passer de 20 à 22 périodes de 50 minutes par semaine. Une mesure justifiée en ces termes par la ministre MR de l'enseignement obligatoire, Valérie Glatini.
