Transcript
Narrator (0:00)
C'est la fin d'une ère en Iran, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei est mort.
Jonathan Piron (0:05)
La première, lui qui a consacré sa vie à protéger la république islamique d'Iran.
Narrator (0:10)
Ils ont eu Khamenei, ils l'ont tué.
Firouzeh Nahavandi (0:12)
Les clés.
Host (0:13)
Prenez votre destin en main, levez la tête. Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans les clés pour un numéro où nous allons essayer de comprendre ce qui se joue en ce moment à l'intérieur du régime iranien. La mort du guide suprême est-elle une bascule qui va précipiter la chute de ce régime théocratique autoritaire? Ou bien ce régime peut-il se maintenir et perdurer malgré les attaques des Etats-Unis et d'Israël qui a déjà tué une partie de ses cadres et malgré la défiance aussi d'une très large partie de la population. C'est ce que nous allons analyser dans cette émission en commençant par revenir sur les frappes qui ont décapité la République islamique. En Téhéran, samedi 28 février, il est 9h40 du matin, heure locale, quand soudain, une série d'avions de chasse fendent le ciel. Des avions israéliens qui ont su déjouer la défense antiaérienne et viennent larguer en quelques secondes à peine une trentaine de bombes sur un complexe immobilier dans lequel se trouve notamment l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de la révolution islamique. Cette attaque, ou en tout cas la possibilité de mener une telle attaque, Elle est en réalité en préparation depuis plusieurs mois. Selon plusieurs sources concordantes, la CIA et le Mossad, les services secrets américains et israéliens, traçaient depuis longtemps toutes les habitudes du guide. En assemblant un immense puzzle de données diverses, sources de terrain, décryptage de données informatiques ou téléphoniques, ils étaient visiblement parvenus à comprendre les routines quotidiennes du guide, ses déplacements et même à anticiper son agenda. Avec l'idée d'identifier les rares moments de vulnérabilité, rares parce que le guide se sait menacé qu'il fait l'objet d'une intense et permanente protection, qu'il vit et dort dans un bunker à l'abri des bombes. Mais ce samedi matin est précisément un de ces moments de vulnérabilité. Les services de renseignement américains et israéliens qui croisent leurs données avaient pu établir qu'une réunion était prévue entre plusieurs hauts responsables de la sécurité, une réunion à laquelle devait participer le guide suprême Ali Khamenei. Dans un contexte où qui plus est, des pourparlers sur le nucléaire étaient toujours officiellement en cours avec les Etats-Unis, ce qui laissait peut-être penser au régime que le moment n'était pas particulièrement critique. C'est donc la confirmation de cette réunion qui va entraîner la décision d'attaquer des avions d'école du territoire israélien et vont aller frapper le guide suprême ainsi que plusieurs hauts dignitaires du régime dans une opération éclair qui lance une offensive militaire plus large. toute la journée du samedi, le doute planera sur la réussite ou non de l'opération, mais au petit matin du 1er mars, les autorités iraniennes elles-mêmes confirment la mort d'Ali Khamenei, une information répercutée par un présentateur en pleurs à la télévision officielle.
