
HugoDécrypte c'est la référence de l’information chez les jeunes. Avec 20 millions d'abonnés cumulés sur YouTube, TikTok, Instagram et autres plateformes, il a véritablement réinventé la manière d’informer. Désormais, il lance un nouveau format : une collection de ...
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Hugo Décrypte
Pour plus d'actualités, rendez-vous sur Instagram. Vous le savez, le nom du compte, c'est Hugo Décrypte. La première. Dans cette vidéo, je vais donc vous expliquer et m'exprimer sur l'intelligence artificielle. Les clés médias.
Marie Van Cutsem
Je vous le fais bien.
Sarah Poussey
Salut les gars, j'espère que vous allez bien.
Hugo Décrypte
Marie-Van Cutsem.
Marie Van Cutsem
Bonjour et bienvenue dans Les Clés Média. Cette semaine, une rencontre avec un grand nom de l'info nouvelle génération, Hugo Décrypte. Le créateur de contenu français est hyper populaire auprès des plus jeunes avec un contenu accessible, certains formats très courts, une présence importante aussi sur les réseaux sociaux. Il cumule 20 millions d'abonnés tous réseaux confondus et des audiences sur ses vidéos qui dépassent souvent le million de vues. Alors qu'est-ce qui explique son succès ? Se voit-il comme un journaliste ou un influenceur ? A-t-il des balises éthiques et déontologiques dans son travail ? Et aussi d'où viennent ses revenus ? Tout cela on a pu l'aborder avec lui car il est en ce moment en tournée promo pour une bande dessinée qu'il sort sur l'histoire de la Russie. toujours dans une volonté de vulgarisation. On va en parler, mais on va commencer par se plonger dans ce qu'il produit. C'est parti pour un petit voyage au pays d'Hugo Decrypte. La première, les clés.
Hugo Décrypte
Mr President, you called Zelensky a dictator. Would you use the same words regarding Putin?
Marie Van Cutsem
I don't use those words lightly. C'est probablement l'une des vidéos qui compte le plus de vues sur les chaînes d'Hugo Décrypte. Accrédité pour entrer à la Maison Blanche, le créateur de contenu se trouve dans le bureau Oval le jour où Donald Trump reçoit Emmanuel Macron. Il pose une question au président américain au sujet de Vladimir Poutine. Hugo Décrypte, de son vrai nom Hugo Travert, est né en 1997 d'une mère française et d'un père britannique. A 18 ans, biberonné à la culture YouTube, il lance sa propre chaîne. La même année, il entre à Sciences Po Paris. Son idée ? Faire de l'info autrement.
Hugo Décrypte
L'État islamique est-il réellement un État ? Déjà, il faudrait peut-être savoir ce qu'on entend lorsque l'on parle d'État.
Marie Van Cutsem
Deux ans plus tard, en 2019, nous sommes à l'aube de l'élection présidentielle française. Il fait beaucoup de pédagogie, détaille les programmes et parvient à interroger certains candidats, comme Benoît Hamon.
Hugo Décrypte
Salut, c'est Hugo. Aujourd'hui, on débute le décryptage des programmes des candidats à l'élection présidentielle. Et pour ce premier épisode, on va décrypter le programme de Benoît Hamon. En 2019.
Marie Van Cutsem
À la veille cette fois des élections européennes, il y décroche une interview d'Emmanuel Macron.
Hugo Décrypte
Et donc moi je ne suis pas là pour expliquer un programme ou autre, mais je suis venu pour répondre à toutes les questions que vous vous posez, mais pour essayer de vous convaincre d'une chose, c'est que pour vous, pour l'Europe, pour notre pays, c'est essentiel d'aller voter dimanche 26.
Marie Van Cutsem
Très vite, la sauce prend et aujourd'hui, le nombre de ses abonnés cumulés sur toutes les plateformes atteint les 20 millions. Il revendique une ligne éditoriale autour d'une information rapide, facile et accessible et propose quotidiennement un condensé des actus du jour. Un format qu'il a depuis décliné pour l'actualité sportive ou culturelle.
Hugo Décrypte
À côté de ces formats courts, Hugo.
Marie Van Cutsem
Décrypte a aussi développé une chaîne dédiée aux longs formats.
Noah Bundula
Je me suis dit bah tiens, alors.
Hugo Décrypte
On danse au refrain.
Noah Bundula
Je me suis dit automatiquement, j'ai envie.
Hugo Décrypte
De parler du fond, pas de pop champagne.
Noah Bundula
Enfin voilà, ça ne m'intéressait pas.
Hugo Décrypte
Surtout qu'il y en a d'autres qui l'ont déjà fait bien mieux que moi.
Marie Van Cutsem
Sur cette chaîne long format, il y a des interviews avec des stars, vous aurez reconnu Stromae. Mais il reçoit également Lady Gaga, Thomas Pesquet et Jean Pache.
Hugo Décrypte
Lady Gaga, it's great. Salut Angèle.
Marie Van Cutsem
Salut Hugo.
Hugo Décrypte
Hi Bill Gates.
Marie Van Cutsem
Il propose du reportage et des rencontres avec des gens moins connus mais qui ont une histoire à raconter. Aujourd'hui, Hugo Décrypte, c'est une véritable entreprise médiatique qui emploie plusieurs dizaines de personnes et qui est vraiment devenue une référence pour les jeunes et aussi les autres de plus en plus.
Hugo Décrypte
N'hésitez pas à vous abonner évidemment pour nous soutenir et ne pas louper les vidéos suivantes. Prenez soin de vous et on se dit à très vite.
Marie Van Cutsem
Bonjour Hugo !
Hugo Décrypte
Bonjour !
Marie Van Cutsem
Vous êtes en ce moment en pleine promo pour une bande dessinée, on va y venir bien sûr. Ça vous fait quoi d'être de l'autre côté du micro, d'être celui qui est interviewé ?
Hugo Décrypte
C'est un autre exercice, j'aime beaucoup. Surtout, c'est intéressant parce que j'ai toujours des questions intéressantes sur notre travail, sur ce qu'on fait, sur les coulisses de tout ça. Donc non, c'est toujours un plaisir de parler aussi de notre travail. Puis même là, dans le cas de la bande dessinée, c'était quand même quasiment trois ans de travail. Donc on est content aussi de pouvoir le présenter et de pouvoir en parler.
Marie Van Cutsem
Oui c'est ça, c'est le moment où ça aboutit enfin. Alors parlons-en de cette BD, ça s'appelle Hugo décrypte en Russie, projet partagé avec Chris et Coco Pello. Vous nous plongez dans la très longue histoire de la Russie. Pourquoi vous avez choisi ce thème-là ? Comment est né le projet ?
Hugo Décrypte
Alors Jack, pourquoi est-ce qu'on a choisi ce thème-là ? Parce que c'est un thème qui est au cœur de l'actualité depuis 2022 notamment et puis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie. On a voulu essayer de mieux comprendre ce qui était de l'ordre du mythe, ce qui était de l'ordre de la réalité dans l'histoire de la Russie, dans les discours aussi portés par Vladimir Poutine pour tenter de justifier l'invasion en Ukraine, tenter de justifier un certain nombre de crimes aussi qui sont commis. Donc on a voulu faire un point sur la situation et ça nous paraissait essentiel d'avoir une approche historique là-dessus. En parallèle, pourquoi une bande dessinée ? Parce que je pense que ça permet de raconter les choses différemment. C'est-à-dire que sur le fond, on a toujours quelque chose qui est factuel, qui est juste, qui a d'ailleurs été vérifié par des historiens, mais avec la force d'une bande dessinée. Et la force d'une bande dessinée, qu'est-ce que c'est ? Eh bien c'est la force d'un récit, la force d'une aventure, ça reste quelque chose qu'on voulait être plaisant à lire, et vraiment comme une aventure et une histoire de cette façon-là, on me suit vraiment, il y a un personnage qui me représente, qu'on suit à travers les époques et à rencontrer d'ailleurs différentes figures historiques. Et donc on l'a vraiment pensé comme un récit et ça c'est aussi la force de la vente dessinée.
Marie Van Cutsem
Avec des petites touches d'humour aussi. Il y a vraiment cette dimension plaisir, c'est vrai. Vous faites régulièrement des clins d'œil à l'époque actuelle et surtout à la façon dont Vladimir Poutine est profondément habité par cette histoire Vous revenez dans les années 500-600, donc on remonterait très loin. russe. Tout ça, ça vient en quelque sorte éclairer l'attitude de Vladimir Poutine, ses références et ses obsessions aussi ?
Hugo Décrypte
Oui, complètement. Il y a plusieurs dimensions à ça, c'est-à-dire que Vladimir Poutine, déjà, dans son exercice du pouvoir, peut se rapprocher d'un certain nombre de figures historiques de la Russie. Une figure qui est un peu marquante, c'est Ivan le Terrible. Et Ivan le Terrible, au-delà de la suppression de ses opposants, il était connu pour avoir une forme de milice, de milice privée qui était propre à lui, qui était capable d'exécuter ses opposants. Aujourd'hui, dans l'actualité, avec Vladimir Poutine, on entend beaucoup parler notamment du groupe Wagner. Le groupe Wagner qui a d'ailleurs tenté de se rebeller lui-même contre Vladimir Poutine. Mais c'est un parallèle qui est intéressant. Et puis plus largement encore une fois, c'est ce que je disais tout à l'heure, mais Vladimir Poutine va régulièrement convoquer l'histoire, mais parfois en la déformant. Et c'est quelque chose qui est forcément problématique. Et notre enjeu, c'était de se poser dessus, de se dire, mais qu'est-ce qui est factuel ? Qu'est-ce qui est complètement faux ? Qu'est-ce qui est de la pure propagande ? Et essayer de déceler tout ça. Je pense que dans la période actuelle, c'est absolument essentiel. D'autant qu'on sait qu'en Russie, depuis quelques années maintenant, les programmes scolaires sont révisés, sont changés pour atténuer, minimiser, cacher un certain nombre de choses. Et c'est des échos de plus en plus importants qu'on a de gens qui sont sur place. Donc, ce travail, en tout cas, sur le fond, paraît être absolument essentiel.
Marie Van Cutsem
Un mot du support, vous l'avez déjà évoqué, la bande dessinée, on ne vous y attendait pas forcément, vous qui travaillez en ligne pour un média multiplateforme, on vous retrouve sur Youtube, sur les applis, en podcast aussi, ce choix-là de la BD, est-ce que c'est aussi une volonté d'aller chercher un autre public ?
Hugo Décrypte
C'est vrai qu'il y a à la fois la force d'un récit, d'une aventure, et c'est quelque chose qu'on peut faire en monde dessiné, et c'est plaisant je pense de cette façon là, mais c'est aussi un public plus large. C'est vrai que le contenu qu'on fait sur les réseaux, en soi, il est accessible à tous. Simplement, factuellement, quand on est sur TikTok ou quand on est sur YouTube, c'est principalement des jeunes qui sont présents. La bande dessinée, je pense que c'est un moyen aussi de s'adresser encore davantage à un plus grand nombre parce que ça peut intéresser quelqu'un qui a 15 ans comme ça peut intéresser quelqu'un qui a 80 ans, qui lit, qui veut s'intéresser à ce sujet-là. Et donc on l'a pensé vraiment de cette façon-là et je pense que cette dimension intergénérationnelle d'une certaine façon, elle est très plaisante dans une bande dessinée comme celle-ci parce qu'on peut l'offrir à quelqu'un à Noël et puis finalement on va le lire soi-même et donc c'est quelque chose qui se partage.
Marie Van Cutsem
Noël qui approche, allez-y !
Hugo Décrypte
Ça peut faire un beau cadeau.
Marie Van Cutsem
Vous vous êtes lancé, Hugo Décrypte, en 2015 avec une sorte de slogan, faire de l'info rapide, facile et accessible. Votre progression est fulgurante, 20 millions d'abonnés cumulés sur YouTube, Instagram, TikTok. Qu'est-ce que vous vous dites, vous, dix ans après le début de cette aventure ?
Hugo Décrypte
Beaucoup de choses, c'est vrai que déjà c'est toujours été un objectif évidemment au début de la chaîne de s'adresser au plus grand nombre. Et la question revient souvent de dire mais est-ce qu'on n'est pas quand on est sur les réseaux sociaux trop attentifs aux chiffres etc. Et c'est toujours une réponse nuancée là-dessus, c'est-à-dire qu'on n'a jamais cherché à compromettre et à changer notre travail pour toucher davantage de public ou faire à tout prix des vues. Je donne souvent cet exemple, mais dans l'actualité par exemple en ce moment, on parle nous beaucoup sur la chaîne de ce qui se passe au Soudan. On sait que quand on va mettre à la une de notre format des actus du jour l'actualité au Soudan, malheureusement c'est pas une vidéo qui fera énormément de vues par rapport à d'autres sujets. Mais on le fait quand même et on le refera quand même parce qu'on estime que c'est des sujets importants et qu'on veut porter. Maintenant, oui, il y a un objectif de s'adresser au plus grand nombre. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on est très suivi. En France, notamment, on a pas mal d'études qui commencent à sortir. Chez les 18-24 ans, c'est un sondage récent d'Odoxa, il me semble, qui montre qu'un jeune sur deux s'informe au moins une fois par semaine via UgoDecrypt chez les 18-24 ans. Chez les 25-34, il me semble que c'est un jeune sur trois, donc c'est quand même aussi assez important. Et même chez les autres ranges d'âge, ça commence à évoluer assez vite. Maintenant c'est une grosse responsabilité forcément et la façon pour moi d'y répondre, ça a été d'essayer très très tôt d'avoir une équipe avec moi, de ne pas être tout seul pour faire ce travail-là.
Marie Van Cutsem
Et d'ailleurs, je rebondis sur ce que vous dites, mais dans une de nos précédentes émissions, on l'a tournée dans un auditoire d'étudiants de première année en droit, donc on a 18 ans de moyenne. C'était un cours sur la critique de l'information. J'aurais demandé comment ils s'informaient sur TikTok par exemple. Votre nom était une vraie référence.
Hugo Décrypte
Celui d'Hugo Décrypte sur Spotify.
Marie Van Cutsem
Je vois beaucoup de monde qui approuve. C'est une source importante ça, Hugo Décrypte ? Quand on est sur TikTok et qu'on voit une vidéo de une minute, parfois on se dirait que ça peut être long pour ce genre de format qui est des vidéos souvent plus courtes. Moi, quand je tombe sur une vidéo d'Hugo Décrypte, je me dis que je vais écouter tout parce que vraiment ça m'intéresse et je suis dedans à fond et je trouve que c'est hyper captivant la manière dont il dit tout ça. Donc même en Belgique francophone, vous êtes au centre. Vous avez débarqué sur TikTok en 2020. Vous avez rajeuni votre cible. Qu'est-ce que vous avez changé dans votre façon de faire de l'info ?
Hugo Décrypte
Sur le format déjà, il a fallu créer quelque chose de zéro. C'est-à-dire qu'au début, on s'est dit on va mettre ce qu'on fait déjà sur YouTube ou ce qu'on fait déjà sur Instagram. On a vite réalisé que ça n'avait pas de sens et que TikTok était en train d'amener un format qui était radicalement différent. Aujourd'hui c'est vrai que c'est des formats qu'on voit sur Instagram en Reels, qu'on voit sur Youtube avec les formats Shorts, ça pourra parler je pense à un certain nombre de personnes. Donc c'est des formats courts d'entre 1 et 3 minutes pour dire les choses, parfois plus courts dans certains cas. Nous on a essayé du coup à partir de là de tester des choses et ça a pris du temps, on a vraiment dû sur notre approche, sur le fond garder la même approche, mais sur la forme changer les choses. Ce qui est fascinant, effectivement, c'est que ça nous a ouvert à un autre public. On n'a pas changé les sujets qu'on traite, c'est-à-dire que c'est toujours des sujets sérieux, c'est toujours beaucoup de sujets internationaux, géopolitiques ou des sujets de cet ordre-là, mais avec des codes qui sont différents. Et ce qui est fascinant, c'est que oui, en l'espace de quelques mois, à mesure que je me souviens qu'au début, on gagnait parfois 200, 300 000 abonnés par mois sur cette plateforme-là. La croissance était très rapide et on voyait que notre moyenne d'âge, du coup, baissait auprès de notre public parce que ça nous a ouvert. à des collégiens ou des lycéens qui avant ne s'informaient pas forcément via nous sur Youtube.
Marie Van Cutsem
Vous parliez de responsabilité tout à l'heure et du coup d'une certaine éthique j'imagine, une certaine déontologie dans la manière de faire de l'info. Vous vous êtes formé sur le tas ou vous avez une formation de journaliste ?
Hugo Décrypte
Non, j'ai pas une formation de journaliste et d'ailleurs c'est vrai que la chaîne je l'ai lancée à 18 ans quand je commençais mes études. Alors c'est des études à Sciences Po, donc c'est des études où on fait de la science politique, de l'histoire, de l'économie. J'aurais pu faire un master en journalisme factuellement, la réalité c'est que j'avais pas forcément le temps de le faire parce que quand je suis entré en master du coup, C'était en 2018, si je ne dis pas de bêtises. La chaîne était déjà lancée, j'avais déjà, il me semble, deux salariés au sein de l'équipe. Et en fait, le master en journalisme demandait tellement de temps que je n'aurais pas pu cumuler les deux. Donc je suis parti sur un autre master tout aussi intéressant qui est un master en communication, médias et industrie créative. Il y avait quand même une dimension de médias qui était très importante. Mais c'est vrai que du coup j'ai appris pas mal sur le tas. Je pense que j'aurais pu apprendre beaucoup de choses en école de journalisme. Mais ça m'a aussi permis, je pense, d'avoir sur l'approche formelle, on va dire, c'est-à-dire vraiment sur le format, une approche peut-être différente, des codes aussi peut-être un peu différents. Et ce que je dis aussi aux journalistes qu'on recrute, c'est que nous, on est très vigilants sur la dimension déontologique, sur les règles, sur la dimension, le sérieux journalistique qu'on doit conserver. Mais après, sur la forme, c'est vrai qu'on est sur quelque chose de très différent parce qu'on est sur les réseaux sociaux. Et c'est la combinaison des deux qu'on cherche à avoir aujourd'hui, y compris quand on recrute des journalistes aujourd'hui. On a une quinzaine de journalistes aujourd'hui au sein de l'équipe qui ont la carte de presse en France, qui font ce travail-là. Certains sont issus de médias plus traditionnels, d'autres absolument pas, et ont rejoint notre équipe directement après leurs études. Et je pense que c'est une bonne complémentarité.
Marie Van Cutsem
Comment vous vous définissez d'ailleurs ? Parce que c'est vrai, vous testez beaucoup de formats, alors on a l'impression que les contenus finalement sont assez similaires à ceux des médias traditionnels, mais que c'est sur les formats que vous allez vous différencier. On entend émerger ces derniers temps le terme de news influencer. Est-ce que c'est quelque chose dans lequel vous vous retrouvez ?
Hugo Décrypte
Oui, alors la réalité c'est qu'il y a une infinité de termes qui pourraient être utilisés pour qualifier ce qu'on fait. Alors, j'utilise moins le terme d'influenceur, un peu plus le terme de créateur de contenu qui me parle peut-être davantage. Peut-être parce que le terme d'influenceur est en tout cas en France aujourd'hui très connoté, souvent à la télé-réalité ou à toutes sortes de choses. Mais c'est un héritage ou une inspiration que je revendique clairement, c'est-à-dire que, alors pas la dimension télé-réalité, mais la dimension créateur de contenu. Moi j'ai grandi en ayant comme modèle des youtubeurs qui faisaient des vidéos sur l'histoire, sur la science, sur plein de thématiques, et eux ne se revendiquaient pas comme journalistes, ils se revendiquaient comme youtubeurs. Et quand j'ai lancé ma chaîne, je me sentais honnêtement avant tout youtubeur, avec certes une approche journalistique, mais avant tout youtubeur. Donc je pense que C'est encore le cas aujourd'hui ? Oui, complètement. Franchement, je n'ai pas cette dimension-là. Au contraire, d'ailleurs, même dans mon entourage, beaucoup de mes amis sont des youtubeurs eux-mêmes. Donc je pense qu'on a des codes qui sont similaires. On a une approche qui est la même. On est aussi une génération qui est peut-être un peu différente pour parler aussi à un autre public.
Marie Van Cutsem
On va d'ailleurs se plonger dans d'autres créateurs de contenu qui font de l'info. Il y en a en Belgique et Sarah Poussey s'y est intéressée.
Sarah Poussey
Dans le paysage médiatique francophone, on retrouve par exemple Elio Acar, un étudiant en sciences politiques qui a produit tout un tas de vidéos et notamment des interviews avec les présidents de partis avant les dernières élections. Sur les sujets climatiques, l'ancien animateur radio Vincent Conte interviewe, lui, différents chercheurs pour expliquer les enjeux de la transition et le tout est disponible sur son compte YouTube Limit. Mais dans l'idée vraiment d'informer factuellement, au quotidien, sur des sujets variés, eh bien on identifie deux comptes principaux, Askip et Urbiz. Urbiz, c'est principalement un compte Instagram avec plus de 37 000 abonnés, entretenu par Jérémy Enzitamambu. Étudiant de 21 ans, il lance d'abord un compte à destination du Congo pour informer sur la prise de Goma par le M23. Pris au jeu, il décline son média pour la Belgique et décide d'informer ses amis sur les enjeux politiques avant leurs premières élections de 2024.
Noah Bundula
J'y connaissais très peu dans les partis de politique belge, j'y connaissais surtout la politique en France, du coup j'ai commencé à m'y intéresser. notre première année où on allait tous voter quels étaient les programmes des partis politiques, c'est quoi la gauche, c'est quoi la droite.
Sarah Poussey
Urbis parvient à publier du contenu tous les jours, tout en vivant pourtant la moitié de l'année aux Etats-Unis pour continuer ses études en finance. Autre étudiant très motivé, Noah Bundula, 20 ans, derrière le compte Askip, qui collecte quand même plus de 35 000 abonnés sur Instagram et 50 000 sur TikTok. Souvent en face cam, Noah réalise de très courtes vidéos sur l'actualité du jour.
Noah Bundula
Si demain tu ne vas pas à l'école suite à la grève des professeurs, cette vidéo est pour toi. Le 6 novembre dernier, Bardewever s'est rendu au Palais-Royal afin de demander au roi Philippe de lui accorder un délai supplémentaire pour rendre un travail de groupe. Ce travail de groupe s'appelle le budget fédéral pour l'année 2026. Depuis ce lundi 10 novembre, un événement très important se déroule au Brésil. Cet événement, c'est la COP30, la fameuse conférence sur le climat organisée par les Nations Unies.
Sarah Poussey
Noah, comme Jérémy, ne se rémunère pas avec cette activité, mais espère un jour pouvoir vivre de son média. Les news-influenceurs prennent en tout cas de l'ampleur en Belgique. La commission média du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a d'ailleurs prévu de les recevoir pour échanger et discuter de leur cadre professionnel.
Marie Van Cutsem
Une discussion qui sera importante parce qu'il est vrai que ces influenceurs sortent du cadre traditionnel. Il y a chez certains des orientations assumées dans le choix des sujets ou la façon de les traiter. Est-ce que vous Hugo, ça vous arrive de prendre position aussi ?
Hugo Décrypte
En fait, je pense que c'est une question qui revient souvent. Je pense que ceux qui nous suivent ne nous suivent pas pour avoir mon opinion personnelle sur tel ou tel sujet. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, aucun média n'est parfaitement neutre, aucun média n'est parfaitement objectif. Évidemment, on a une ligne éditoriale, on a une approche sur les sujets, on a des sujets qui nous tiennent particulièrement à cœur, qu'on estime parfois d'ailleurs sous-médiatiser. On parle par exemple énormément sur la chaîne de la question de la santé mentale, notamment de la santé mentale des jeunes, parce qu'on estimait que c'était un sujet qui était sous-représenté. Et donc c'était d'une certaine façon une forme d'engagement de notre part, de mettre ce sujet plutôt qu'un autre. Et donc, oui, on a une approche et un ton qui est peut-être différent de médias ou de créateurs de contenu qui sont plus engagés, mais on a quand même des sujets qui nous tiennent à cœur et une approche, de toute façon, qui ne peut pas être neutre parce qu'aucun média, encore une fois, ne l'est. Oui, c'est un peu comme ça que je vois notre travail aujourd'hui.
Marie Van Cutsem
Vous êtes toute une équipe à travailler derrière Hugo Décrypte, vous l'avez dit, 18 membres c'est ça ?
Hugo Décrypte
Oui on est une quinzaine de journalistes et en tout on est 42 dans l'équipe. On a beaucoup grandi ces derniers mois donc une quarantaine de personnes dans l'équipe.
Marie Van Cutsem
Au début vous faisiez tout tout seul, la marque du média c'est votre prénom, votre visage, votre voix. Ces derniers temps d'autres membres de l'équipe prennent un peu plus de place, présentent par exemple le petit résumé des actualités du jour. Est-ce que ça peut déforcer votre lien avec le public ça ?
Hugo Décrypte
Je sais pas, j'aurais tendance à dire que non, dans le sens où quand on observe les retours de ceux qui nous suivent, les gens sont ravis en fait d'avoir aussi d'autres personnes qui présentent les actus du jour. Peut-être qu'ils veulent moins m'entendre, je sais pas, c'est possible. Non mais sérieusement, moi je trouve ça très positif parce que c'est vrai que quand j'ai commencé à avoir d'autres journalistes qui ont présenté les actus du jour, je me suis dit mais comment est-ce que ça va être perçu ? J'en parlais même avec d'autres amis youtubeurs qui me disaient mais C'est assez particulier d'avoir une chaîne qui s'appelle Hugo des Cryptes, qui est incarnée depuis le début, depuis quasiment dix ans, et d'un coup d'autres personnes viennent présenter. Et en fait on a vite réalisé que non, ça ne gênait pas ceux qui nous suivent. Au contraire, ce qui est le plus important dans notre travail, c'est l'approche, plus que l'incarnation. Alors je ne dis pas que l'incarnation n'a pas un rôle, on sait que ça peut avoir un rôle dans l'information et quel que soit le média. Mais si je prends un peu de recul, je sais pourquoi est-ce qu'on fait ça. On fait ça parce que, par exemple aujourd'hui, je suis en Belgique pour répondre à vos questions, pour parler aussi de notre travail. Je ne peux pas en parallèle être présent pour tourner les actifs du jour. Donc aujourd'hui, ce ne sera pas moi. C'était moi hier et ce sera moi demain, mais aujourd'hui, ce ne sera pas moi. Et en même temps, c'est normal, il faut qu'on puisse développer tout ça et faire ce travail. Ça nous permet simplement de le porter plus loin.
Marie Van Cutsem
Alors parlons aussi de votre business model, parce que vous avez donc toute une équipe à rétribuer, une quarantaine de personnes. Vos vidéos font des millions de vues. D'où viennent vos revenus ?
Hugo Décrypte
C'est assez simple, je vais essayer de l'expliquer le plus clairement possible. On a d'abord la monétisation des vidéos, donc ça c'est les publicités que vous allez voir principalement avant les vidéos sur YouTube. Donc ça c'est géré de façon automatique par YouTube et on a quelque chose de similaire aussi en podcast notamment. Donc ça c'est des revenus récurrents qui viennent du fait qu'aujourd'hui on a une audience assez importante. Ça c'est complété par des partenariats qui peuvent être faits avec des entreprises ou des institutions. pour des contenus qui sont diffusés sur nos réseaux sociaux en collaboration commerciale donc avec ces entreprises. Quand c'est le cas, c'est indiqué très clairement évidemment sur le contenu que c'est réalisé en partenariat avec une entreprise. Le tout est préparé et rédigé, etc. Non pas par les journalistes de l'équipe, mais bien par une équipe commerciale chargée de ces sujets-là spécifiques. Et donc ça, c'est une autre partie assez importante de nos revenus aujourd'hui. Pour répondre d'ailleurs à une question qui revient souvent, c'est essentiel aujourd'hui dans notre modèle économique cette dimension-là, c'est-à-dire qu'on ne serait pas capable de payer 40 personnes uniquement avec la monétisation des vidéos. Et puis le dernier aspect, ça va être d'autres choses qu'on essaie de développer en ce moment. Il y a tout un tas de projets, de la production vidéo, d'avoir un modèle économique qui est plus large aussi.
Marie Van Cutsem
Les productions de vidéos, vous entendez quoi par là ?
Hugo Décrypte
Sur la dernière année, on a travaillé avec France Télévisions, avec France 2, sur un format d'interview, l'interview face cachée, qui était diffusé sur France 2 à la télévision et diffusé aussi sur notre chaîne. Donc c'était une façon pour nous de financer notre travail différemment, d'avoir cette co-diffusion, de porter d'ailleurs au passage notre travail à un autre public, un peu plus âgé peut-être à la télévision aussi. et donc de pouvoir travailler avec eux. Quand je parle de production, c'est davantage ça, c'est de s'associer parfois avec des médias ou des acteurs un peu plus traditionnels, mais avec qui on sent qu'il y a une synergie possible, y compris d'ordre éditorial et donc une capacité à travailler avec eux.
Marie Van Cutsem
Et quand vous parlez de partenariats avec des entreprises, c'est quel type d'entreprise ? J'imagine qu'on fait quand même attention dans ses choix.
Hugo Décrypte
On fait très très attention, je pense que certes c'est un élément important dans notre modèle économique et en même temps on fait attention avec qui on travaille et donc il y a tout un tas d'acteurs et de secteurs dans lequel on ne met pas les pieds. Et même d'ailleurs quand on dit oui à une entreprise ou à une marque pour bosser avec elle sur un contenu, c'est pas parce qu'on bosse avec une marque et que c'est un contenu qui est commercial qu'on autorise des contenus qui sont mensongers, du greenwashing ou des contenus qui seraient trompeurs d'une façon ou d'une autre. Il y a des sujets qui peuvent être sensibles par exemple avec un groupe énergétique. Sur le pétrole, sur tout ça, c'est hors de question. Il y a d'autres marques qui peuvent être sur des zones plus floues où on sent qu'il y a une volonté de transition énergétique. Mais pour autant, est-ce que c'est de l'ordre du greenwashing ? Est-ce que c'est de l'ordre de quelque chose qui est vérifié ? Et c'est souvent des arbitrages qui sont à faire mais qui nous paraissent essentiels parce que ça reste des contenus qui sont présents sur nos réseaux et même si c'est indiqué très clairement que c'est une collaboration commerciale, c'est essentiel pour moi.
Marie Van Cutsem
Quand on pense YouTube, on pense aussi placements de produits. Est-ce que ça, par exemple, ce sont des choses que vous faites ?
Hugo Décrypte
Des placements de produits purs et durs, non. En tout cas, c'est très rare. Mais je pense aussi que c'est une question qui revient souvent. Moi, je vois en France, la discussion et le débat est assez intéressant parce que Parfois je vois qu'on a certains acteurs plus traditionnels des médias qui disent mais là c'est collaboration commerciale, c'est pas sans risque, il peut y avoir un certain nombre de problèmes. Alors moi je vous ai donné là certains exemples de façon dont on aborde ce sujet là parce qu'on est conscient de ça. Et en même temps si on prend un peu de recul, je veux dire, on est dans une situation qui est très particulière. Un média comme le nôtre, déjà c'est un média qui m'appartient, je n'ai pas levé de fonds, je n'appartiens pas à un milliardaire comme ça peut être le cas en France. Donc on n'a pas un appui comme ça d'une personne au-dessus d'un milliardaire qui peut mettre des millions d'euros tous les ans pour financer tout ça. Donc déjà on n'a pas ça. On n'a pas non plus de subventions publiques, contrairement à un certain nombre de médias qui pour certains en dépendent, il faut dire les choses, de subventions publiques. les médias privés mais qui sont subventionnés, et peut-être à jus de titre parce que c'est un enjeu de financement et ils font un travail démocratique qui est essentiel, mais nous on ne bénéficie pas de ça aujourd'hui. Donc à partir de là, qu'est-ce qu'on fait ? Soit on fait en sorte d'avoir un modèle qui est payant, un modèle où les gens payent pour accéder au contenu, bon soit, ça peut être intéressant, mais du coup on se ferme à tout un tas de publics, notamment des jeunes qui n'auraient pas forcément les moyens de payer pour s'informer, soit on fait en sorte que notre contenu soit gratuit, mais du coup il faut trouver un autre modèle. Et ce modèle aujourd'hui c'est celui-là. Donc est-ce qu'il est parfait ? Non, c'est peut-être le moins pire des modèles en tout cas pour faire notre travail, du fait de la situation dans laquelle on est.
Marie Van Cutsem
Vous faites un peu tout, des analyses, des condensés factuels, des interviews, on vous a vu entre autres avec Lady Gaga ou Orelsan. Quel est le type d'exercice que vous, vous préférez ?
Hugo Décrypte
Le format de reportage, alors j'aime beaucoup le format d'interview. Alors certes, ça peut être sur des personnalités connues, qu'elles soient d'ailleurs politiques ou culturelles, mais j'aime aussi énormément le fait d'interviewer des personnalités moins connues mais qui ont une histoire importante à raconter. et on essaie de faire ce travail-là de plus en plus. On a fait, il y a quelques jours notamment, une sorte de regard croisé de victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis. C'était une interview qui était importante pour nous parce qu'on a souhaité leur donner la parole sur un format de quasiment une heure. Moi j'étais très touché même en voyant le résultat. C'était un format qui était très émouvant, assez bouleversant et on l'a vu avec les retours aussi. Donc les interviews sont souvent intéressantes et cette dimension de témoignage aussi m'intéresse. Maintenant oui, le côté reportage c'est ce qui m'intéresse le plus parce qu'on est sur le terrain, on rencontre un certain nombre d'acteurs, de personnes et on en a pas mal de prévus pour l'année qui vient.
Marie Van Cutsem
Très bien, une dernière question peut-être. Si vous pouviez interviewer une personne, morte.
Hugo Décrypte
Ou vivante, ce serait qui C'est pas mal dans l'actualité. Je pense qu'une personnalité comme Vladimir Poutine pourrait être intéressante. ? Certains journalistes français ont raconté les coulisses des interviews qu'ils avaient pu faire de Vladimir Poutine. J'ai souvenir notamment de Gilles Boulot, le présentateur du JT de TF1. qui racontait à quel point est-ce qu'il y avait une forme de déstabilisation qui était a priori voulue à laisser les journalistes patienter parfois plusieurs heures avant d'être reçus, finalement épuisés, se retrouver face à Vladimir Poutine. Mais il y aurait beaucoup de questions quand même à lui poser sur ce qui se passe en Ukraine, sur un certain nombre de crimes qui ont été aussi commis. On pense à Boucha où j'ai été notamment près de Kiev, mais d'autres aussi, de comprendre comment est-ce qu'il perçoit ça. Maintenant on est aussi très conscient que c'est le genre de personnalité qui est bon en interview, qui a une capacité évidemment à manier une forme de langue de bois et à détourner les choses quand il le souhaite. Donc voilà, c'est aussi la limite parfois de ce genre d'exercice et d'où l'enjeu à côté, comme on l'a fait ici en bande dessinée, de raconter aussi les choses différemment avec des travaux d'historiens et documentés pour documenter tout ça.
Marie Van Cutsem
Ce que j'ai ressenti à la fin de cette interview, c'est qu'on était assez alignés sur la façon de traiter l'information. L'approche journalistique, la déontologie, la priorité donnée à l'information avant le fait de mettre sa tête en avant sur ses vidéos. Là où Hugo Décrypte a vraiment une autre approche, c'est sur les formats. Leur durée, l'usage des images, les codes des youtubeurs pour garder l'attention. Et puis sur le financement aussi, bien entendu, avec ce volet partenariat commerciaux. Dans un média de service public, nos réalités sont complètement différentes. Lui réinvente le modèle, il est obligé de penser à l'argent et le débat au final est très intéressant. Merci à Hugo pour sa disponibilité. A la réalisation de ses clés médias, il y avait Valentin Gourdange. A la préparation, Sarah Poussey et Marie Van Cutsem. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à le faire circuler et à lui laisser quelques étoiles. A très vite pour de nouvelles clés médias. à suivre.
Podcast par RTBF | Date : 20 novembre 2025 | Hôte : Marie Van Cutsem | Invité principal : Hugo Décrypte (Hugo Travers)
Cet épisode offre un entretien en profondeur avec Hugo Travers alias Hugo Décrypte, figure de proue de la vulgarisation de l’actualité sur les réseaux sociaux auprès des jeunes. Au fil d’un dialogue mené par Marie Van Cutsem, l’émission se penche sur le parcours d’Hugo, sa ligne éditoriale, ses méthodes, l’évolution de ses formats, son positionnement entre journaliste et influenceur, ses critères éthiques, son modèle économique et l’impact de son équipe grandissante.
Présentation d’Hugo Décrypte
Explosion de popularité
Format pédagogique et nouvelle approche
Citation marquante :
“On a voulu essayer de mieux comprendre ce qui était de l’ordre du mythe, ce qui était de l’ordre de la réalité dans l’histoire de la Russie, dans les discours aussi portés par Vladimir Poutine...” — Hugo Décrypte (05:39)
Pourquoi une BD sur la Russie ?
Le choix du format BD
Évolution des formats pour toucher la jeunesse
Citation :
“On n’a jamais cherché à compromettre et à changer notre travail pour toucher davantage de public ou faire à tout prix des vues.” (09:42)
Responsabilité et éthique
Citation :
“On est très vigilants sur la dimension déontologique... Mais après, sur la forme, c’est vrai qu’on est sur quelque chose de très différent.” (13:12)
Positionnement “journaliste” Vs “influenceur”
Trois sources principales de revenu (21:16–22:38) :
Critères et limites des partenariats
Citation :
“Ce n’est pas parce qu’on bosse avec une marque... qu’on autorise des contenus mensongers, du greenwashing ou des contenus trompeurs d’une façon ou d’une autre.” (23:24)
Pas de subventions publiques, pas de mécène
Marie Van Cutsem conclut sur les différences structurelles entre médias publics et l’approche Hugo Décrypte — priorité à l’innovation de format, maintien de la gratuité, financement autonome, attention permanente à l’éthique tout en jonglant avec des contraintes commerciales et la nécessité d’évoluer sur plusieurs supports pour continuer à toucher et à former l’opinion d’une nouvelle génération sur l’actualité (28:04).
Pour approfondir