
Le prix de l'électricité en Belgique reste élevé, en comparaison avec la moyenne européenne. Cela pèse lourd dans le budget des ménages mais ralentit aussi la transition énergétique. Alors comment expliquer que notre électricité coûte si cher ? Que se cache-t-il de...
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A
Il y a tellement d'infos que je m'y perds.
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Je trouve que c'est difficile d'y voir clair quand même.
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Souvent je trouve que tout est trop superficiel.
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Je pense qu'il y a trop d'infos et...
A
C'est très angoissant.
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La première...
B
J'ai besoin de repères.
C
Les clés, j'ai envie de comprendre.
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Arnaud Ruyssen.
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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans les clés pour un épisode.
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Où l'on va se pencher sur le prix de l'électricité en Belgique. Un prix qui reste élevé pour le consommateur au regard de la moyenne européenne, ce qui pèse lourd pour certains ménages, mais qui ralentit aussi la transition énergétique qui doit nous faire tourner le dos aux fossiles pour aller vers des énergies décarbonées. Alors comment expliquer cette électricité chère Qu'en est-il pour les entreprises ? Que va changer le tax shift annoncé par le gouvernement fédéral en matière d'axis sur l'énergie.
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? On a 27 minutes pour tenter d'y.
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Voir clair. La première.
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Les clés. Commençons par bien regarder une facture d'électricité dans le détail. Je vais prendre le cas d'un foyer de Wallonie, mais la situation est assez similaire à Bruxelles et en Flandre. Sur 1 kWh d'électricité consommée, figurez-vous que seul 36%, donc un gros tiers du prix facturé, sert à payer l'énergie elle-même. Celle qui va servir à allumer vos lampes, lancer le lave-vaisselle ou peut-être faire tourner une pompe à chaleur. Mais à quoi vont servir alors les 64 % restants ? Près de deux tiers du prix de cette électricité achetée, qui ne sert donc pas à payer l'électricité elle-même. Eh bien, ces deux tiers vont servir à payer le transport, la distribution, ainsi que toute une série de taxes, redevances et surcharges diverses. Parlons d'abord du transport. Quand l'énergie sort d'une centrale ou bien part d'une éolienne ou de panneaux photovoltaïques, il faut l'acheminer jusque chez vous par des lignes haute tension, par des réseaux de distribution locaux. Il faut aussi assurer à tout moment l'équilibre entre l'offre et la demande. Mais tout cela est en forte mutation. Puisqu'on part d'un.
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Modèle où, avant, on avait quelques grosses.
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Centrales qu'on pouvait plus ou moins piloter en fonction de la demande et qui alimentaient une arborescence de consommateurs, alors qu'aujourd'hui, avec la transition, on a une multitude de points de production, Des centrales, encore, mais aussi des champs d'éoliennes, sur terre et en mer, des champs de panneaux photovoltaïques et, à plus petite échelle, les panneaux photovoltaïques de certains consommateurs devenus prosumers, c'est-à-dire éproducteurs et consommateurs. C'est une petite révolution qui implique de transformer le réseau, de revoir les équilibrages en fonction de l'intermittence, et tout cela se répercute évidemment dans la facture. Et puis, il y a le.
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Volet.
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Taxes et surcharges. Et là, il y a une kyrielle d'impôts, de redevances et de contributions diverses. Déjà, une TVA à 6%. Des axes qui vont d'ailleurs baisser bientôt, c'est ce qu'a décidé le gouvernement fédéral Arizona. Une redevance régionale pour le raccordement au réseau. des surcharges pour financer la transition via les énergies vertes, et des redevances qui vont aussi aller aux communes pour l'utilisation du domaine public, quand on fait par exemple passer des câbles le long ou en dessous des routes. Et cette accumulation de surcharges et de cotisations diverses est d'ailleurs dénoncée depuis de nombreuses années par l'Organisation de.
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Défense des consommateurs, Testachat. Depuis plusieurs années, Test-Achat utilise le slogan « Ma facture d'électricité n'est pas une feuille d'impôt ». Pourquoi ? Parce qu'en réalité, aujourd'hui, la facture d'électricité comprend de très nombreuses taxes et obligations de services publics qui sont payées par les consommateurs pour chaque composante de la facture. Dans la composante énergie, dans les tarifs de distribution, dans les tarifs de transport et via les taxes régionales et fédérales. Donc non seulement ça manque de transparence, mais ça rend également l'électricité artificiellement cher. Soyons concrets, si on compare les taxes sur l'électricité à celles sur le gaz aujourd'hui en Wallonie, on tourne autour de 100 euros du mégawatt-heure pour l'électricité contre un peu plus de.
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17 euros du mégawatt-heure pour le gaz. Et pour Julie Frère, porte-parole de Testacha que l'on entend ici, le consommateur belge est du coup pénalisé par rapport.
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À la plupart des autres consommateurs européens. Ce n'est pas seulement Testachat qui le dit, c'est également Eurostat qui montre clairement que la facture d'électricité belge est depuis des années l'une des plus élevées d'Europe, après l'Allemagne, alors que celle du gaz se situe plutôt dans la moyenne européenne. Et donc là, on fait face à une réelle difficulté si on veut électrifier notre consommation de chauffage et notre transport, alors même que le coût de.
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L'Électricité est aujourd'hui aussi élevé en Belgique. Alors, comment expliquer que l'on en soit à ce niveau de facture ? Est-ce que ces prix élevés sont effectivement un frein à la transition ? La réforme des axes du fédéral va-t-elle changer la donne ?
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Ce sont toutes ces questions que nous allons maintenant explorer. Et avec nos bourses là, il y a.
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Maxime Van.
B
De Weyer, qui est journaliste à l'Eco. Bonjour. Bonjour Alain. Merci d'être là. Vous êtes un spécialiste des questions d'énergie pour votre journal. Alors j'ai envie d'abord de vous faire réagir à ce qu'on vient d'entendre là. Elle a raison, Julie Frère, quand vous, journalistiquement, vous analysez les chiffres, on paye plus cher son énergie électrique, en tout cas pour le.
C
Consommateur en Belgique, que dans la plupart des pays européens. Alors je partage tout à fait son analyse. La Belgique figure depuis longtemps parmi les pays européens et surtout à l'ouest de l'Europe où l'on paye l'électricité le plus cher et c'est en immense partie causée par ces fameux frais de réseau, transport.
B
Ou distribution et les taxes. Donc l'analyse elle est correcte. Dans les frais de réseau, transport, taxes, surcharge, ce n'est pas toujours facile d'y voir clair pour le consommateur parce que l'analyse en trois tiers qu'on vient de vous faire n'est pas toujours aussi transparente non plus sur la facture puisque quand on paye les coûts de réseau, de distribution, On commence déjà par exemple à financer certains coûts de la transition, on les finance aussi par d'autres taxes et axes qu'on va payer. On va payer aussi le tarif social qui est permis pour certains consommateurs qui ne peuvent pas payer l'entièreté de leur facture. Ce sont les autres, en quelque sorte par solidarité, qui vont le payer. Mais tout ça au prorata de la consommation. Ça veut dire que toutes ces taxes-là, toutes.
C
Ces axes-là, on en paye plus si on consomme plus. Tout à fait, et donc c'est aussi pour cette raison que l'impact est beaucoup plus fort sur les gros consommateurs d'électricité, donc les consommateurs professionnels, les entreprises, et au plus on monte dans les profils de consommation, au plus on voit le gap avec les pays étrangers se creuser, donc pas en termes d'électrons achetés, mais vraiment en termes de frais supplémentaires payés. C'est pour ça que pendant toute une partie, on va dire pendant les débuts de la transition énergétique finalement, ces augmentations étaient assez peu visibles pour le ménage moyen. Les augmentations de frais Elia par exemple pour le transport n'avaient qu'un impact d'une dizaine d'euros au début sur la facture. Aujourd'hui quand on rentre vraiment dans la phase la plus forte en investissement de ces travaux de modernisation du réseau, même les consommateurs les plus maigres finalement voient ces tarifs augmenter de manière significative. Et donc, cela.
B
Va sans dire, les industriels, eux, envoient les effets décuplés. Et on va parler des industriels dans un second temps, mais si on regarde le particulier d'abord, vous nous avez dit, c'est maintenant qu'on rentre dans le dur de la transition. Ça, c'est un élément très important aujourd'hui pour comprendre la facture qui augmente. C'est le fait qu'on doit transformer notre réseau pour passer d'un modèle, disons, avec du nucléaire et du fossile, globalement à un modèle où on va vers beaucoup plus de renouvelables, où on a beaucoup plus de points de production sur le réseau. Tout.
C
Ça, ça coûte beaucoup d'argent pour repenser notre réseau électrique. Tout à fait. En fait, notre réseau n'a pas été pensé pour acheminer de l'électricité depuis une multitude de sources de production. Vous parliez des éoliennes en mer terrestre, mais aussi de tous les panneaux solaires qui fleurissent sur les toits des particuliers. Et donc, c'est-à-dire qu'il faut moderniser ce réseau, l'adapter, le redimensionner, tout en garantissant un accès à l'électricité constant, ce qui est un challenge évidemment énorme. Sans doute qu'il y a eu un manque de prévisibilité, mais comme le dit Fernand Griffenais, le CEO d'Ores, le principal GRD Wallon, maintenant n'est pas le temps de pleurer sur le lait renversé et les travaux sont inévitables et ils doivent se faire maintenant. Ces gestionnaires de réseau, je pense à Elia par exemple, ont avancé des plans d'investissement qui sont pharaonique, on parle de 10 milliards d'euros à investir entre 2024 et 2028, c'est juste du jamais vu à l'échelle de la Belgique, et évidemment on passe à une espèce de choc tarifaire dans cette période dans laquelle nous sommes aujourd'hui, et un choc qui peut-être était difficile à prévoir pour le citoyen qui n'était pas.
B
Habitué à aller regarder les petites lignes de sa facture. Et demain, tout ça pourrait nous amener peut-être une énergie moins chère, demain ou après-demain, parce qu'on aura plus de prises sur les moyens de consommation, on sera moins dépendant de gaz qui vient de l'étranger, par exemple. Une fois que les investissements seront amortis, on peut imaginer que l'électricité qui est fabriquée au départ de vent ou des panneaux photovoltaïques va nous coûter moins cher que celle qui nécessite de brûler, par exemple, du gaz aujourd'hui. Mais ça, c'est pas pour tout de suite. Dans un premier temps, ça nous coûte.
C
Beaucoup plus d'argent de tout transformer. C'est ça en fait. Exactement. Alors la promesse, c'est effectivement de voir ce qu'on appelle le coût système diminué, donc le coût global du système électrique. Une fois que tous les réseaux seront adaptés, que des nouvelles éoliennes seront installées, que là aussi, le coût des éoliennes, des panneaux solaires à baisser. On sait les fabriquer en série à la chaîne plus efficacement que par le passé. Mais il faut passer quelque part par cette étape qui est très très douloureuse. En plus, elle arrive dans un monde en plein bouleversement géopolitique. On a eu la crise du Covid, la guerre en Ukraine. Tout ça a eu un impact démentiel à la hausse sur le coût des matériaux, des équipements électriques. Et donc, même les plans originaux de transformation ont été tous augmentés. à cause de tous ces événements qui, finalement, sortaient du contrôle des opérateurs et des porteurs de ces investissements. Et donc, le choc, il est dur, mais il est encore plus dur qu'il ne l'aurait été sans toutes ces crises, et ce qui rend une situation, aujourd'hui, un petit peu difficile à gérer pour les autorités, avec beaucoup de mesures prises au cas par cas. Ça est là pour alléger le poids sur l'un, sur l'autre, tantôt sur les ménages, tantôt sur les entreprises, le tout dans une Europe qui ne va pas franchement bien sur le point de vue.
B
Économique et avec des industriels qui menacent de se délocaliser. Résultat, pour le moment, on l'a dit, l'électricité, elle est chère pour les ménages en Belgique. Et là, il y a une forme de paradoxe parce qu'en même temps, on dit aux ménages en Belgique qu'il faudrait aussi faire un switch dans la façon dont ils se chauffent, par exemple, en renonçant progressivement à des chaudières au gaz pour aller choisir, par exemple, des pompes à chaleur qui fonctionnent avec de l'électricité. Sauf que les spécialistes nous disent aujourd'hui qu'avec une électricité aussi cher que ce que l'on a, et un différentiel comme il est aujourd'hui avec le gaz, c'est pas du tout intéressant d'aller mettre une pompe à chaleur, qu'il faudrait avoir une électricité beaucoup moins chère, en tout cas en proportion par rapport au gaz, pour que ça fonctionne. Donc c'est paradoxal, c'est parce qu'on est en train de passer à un modèle décarboné, qu'on paye plus cher son électricité, mais en même temps ça décourage ceux qui, dans les particuliers, veulent aussi faire des efforts de décarbonation.
C
Pour changer la façon dont ils se chauffent par exemple. Tout à fait, c'est un peu le serpent qui se mord la queue parce que les solutions qui sont présentées comme vertueuses, déjà du point de vue environnemental, mais aussi du point de vue économique à long terme, aujourd'hui on a un petit peu du mal. à jauger de leur rentabilité. Les pompes à chaleur, ça reste un investissement risqué réservé à certains et qui, pour l'instant, ne portent pas vraiment ses fruits au niveau du portefeuille. Même chose pour les batteries domestiques, ça reste encore extrêmement difficile de les rentabiliser. Et surtout, elles sont réservées, ces solutions, à des franges plutôt aisées de la population ou bien à des entreprises qui, elles, ont appris leur leçon de la crise énergétique de 2021-2022. et se sont franchement renforcées en termes d'expertise et de connaissances dans les solutions à mettre en place pour faire baisser la facture et électrifier davantage leurs usages. Donc aujourd'hui, ces solutions existent de plus en plus, mais leur rentabilité n'est pas encore tout à fait prouvée pour certaines. Pour d'autres, oui, on y reviendra. et surtout elles sont complexes à appréhender et demandent.
B
Un investissement de départ qui est pour beaucoup très conséquent. Donc ça coûte beaucoup d'argent pour le moment, ce qu'on est en train de vivre comme moment de transition, c'est ce que vous nous dites, et en plus on est encore un peu en partie dans le brouillard sur les solutions qui seront les plus efficaces, sur quand viendra vraiment le retour sur investissement quand ce sera peut-être plus intéressant et où on pourrait voir les effets bénéfiques de toute cette transition. Dans ce contexte-là, on sait que le gouvernement Arizona vient de décider d'une forme de petit tax shift en matière d'énergie, c'est-à-dire en augmentant les axes sur le gaz, mais en les baissant sur l'électricité. Est-ce qu'on a une idée ? Est-ce que vous avez fait des calculs, vous Maxime Van de Weer.
C
Pour savoir ce que ça pourrait changer, ça, pour le consommateur ? Alors, je n'ai pas fait les calculs moi-même, mais à l'écho, une de mes collègues, Caroline Sury, a contacté le professeur Ruben Batens de la KUL, et lui estime que d'ici à 2029, donc là où la transition, ce tax shift sera pleinement effectué, on aurait une augmentation par an de la facture sur le gaz de 45 euros. et une diminution de 34 euros pour l'électricité. Alors c'est une estimation d'un expert, mais on voit quand même que l'impact est quand même très limité, très minime. Et ce que veut surtout dire cette mesure, ce petit tax shift, c'est une préparation aux consommateurs dans le fait que cette transformation du chauffage au gaz, au chauffage fossile plus généralement, plus cher, est en marche et elle sera parachevée par aussi une.
E
Hausse de la TVA à 21% progressivement.
B
Dans les années qui viennent. Donc on doit s'attendre quand même à ce que le gaz, de manière phasée, mais dans les 5, 10, 15, 20 ans qui viennent, soit de plus en plus cher chaque année, avec un prix de l'électricité qui lui par contre là ici va un peu diminuer. Et donc ce gap.
C
Qui rendrait plus intéressant l'électricité, normalement il va arriver dans le futur. C'est l'objectif clairement affiché. En revanche, ce n'est pas ce gap-ci qui va rendre de facto des investissements comme une pompe à chaleur rentable, pour arriver aujourd'hui à investir efficacement dans son installation énergétique à la maison, que ce soit des panneaux solaires, des batteries, etc. Eh bien, il y a toute une série de paramètres à prendre en compte. Et là, ce qui est surtout mis en avant, et c'est un mot qui peut sembler un peu creux, mais c'est celui de la flexibilité, c'est-à-dire que tant les gestionnaires de réseau, que les régulateurs, que les fournisseurs d'énergie encouragent les consommateurs à se rendre plus flexibles, c'est-à-dire à adapter leur consommation au moment où la production est forte et à consommer moins, les moments où, quelque part, le réseau est un petit peu sous tension. Et ça, ça passe par toute une série d'autres mesures qui sans doute auront un impact plus fort que les axes ou les impacts.
B
TVA. Donc ce sont par exemple des nouvelles.
C
Tranches horaires qui sont... Pour les heures creuses et les heures pleines. Les heures creuses et les heures pleines exactement qui sont prévues, qui rentrent en vigueur en Wallonie dès 2026 par exemple. c'est aussi toute une série de solutions qui sont plutôt commerciales, qui sont mises en avant par des entreprises énergétiques. Il y en a plein de nouvelles qui naissent tous les jours et là on parle des contrats dynamiques, ces fameux contrats qui s'adaptent en temps quasi réel au prix de marché, qui sont des produits extrêmement risqués pour des particuliers, donc pour l'instant il faut vraiment y aller si on est un geek de l'énergie et qu'on a envie de suivre le cours toute la journée. Donc il y a des solutions qui permettent quelque part de baisser sa facture en s'adaptant aux exigences du réseau et en s'adaptant aux exigences des marchés.
B
Mais ça reste, je trouve pour l'instant, réservé à un public initié. Un public initié et puis un public aussi qui, pour certains aspects, a les moyens d'investir et ça c'est effectivement une des grandes difficultés aussi. On peut se dire qu'on veut aller à terme faire une pompe à chaleur, encore faut-il pouvoir faire les investissements. Et on sait que pour tous les locataires aussi, ils n'ont tout simplement pas de prise là-dessus. C'est important à rappeler. Donc ça, c'est pour tous les consommateurs, je dirais privés, résidentiels. Il y a aussi l'enjeu des entreprises. On a déjà un tout petit peu évoqué le sujet, mais on va se pencher plus spécifiquement là-dessus, notamment au départ d'un coup de fil que Sarah Poussey a pu.
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Passer ce matin dans.
A
Le monde de l'entreprise pour voir comment on voyait ce défi énergétique. Les coûts de l'énergie représentent une part importante des dépenses des entreprises. Pour certaines industries, l'énergie dépasse même le coût de la main-d'œuvre. La tendance des prix à la hausse a donc des conséquences, et ce, surtout dans un contexte.
F
International, comme nous le rappelle Clarisse Ramakers, la directrice générale d'Agoria Wallonie. Ce qu'il faut surtout regarder, c'est comment les prix de l'énergie évoluent dans des continents, je ne vais même pas parler de pays, dans des continents concurrents puisque nos entreprises, elles exportent énormément et donc elles sont en concurrence avec des entreprises qui produisent dans d'autres continents. Et là, on voit que ce soit les États-Unis ou que ce soit la Chine ou même la Russie, les coûts.
A
De l'énergie sont parfois deux à trois fois moins chers que Chine. Pourtant, malgré ce contexte, ce n'est pas tant les prix d'électricité en tant que tels qui inquiètent la directrice d'Agoria Wallonie, mais bien la disponibilité de notre réseau. Certaines entreprises.
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Sont déjà confrontées à des problèmes. Clarisse Ramaker s'a donc une demande. Être certain qu'on va être approvisionné en énergie parce qu'on le voit pour le moment en Wallonie, il y a des zones industrielles où on ne sait plus avoir de l'énergie qu'on appelle de puissance suffisante pour les entreprises qui ont besoin de beaucoup d'énergie pour.
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Produire ou utiliser des fours comme par exemple dans la Chaux, etc. Or, on sait que la consommation d'électricité va augmenter. Les entreprises sont donc inquiètes face aux problèmes déjà rencontrés actuellement et demandent un réseau fiable, capable de suivre leur trajectoire de décarbonation. Autre enjeu important, l'État devrait pouvoir assurer une certaine prévision dans les prix de l'électricité. Ainsi, les entreprises pourraient chiffrer les coûts à venir. Et pour y parvenir.
F
Clarisse Ramakers pointe un chantier principal sur lequel l'État devrait se concentrer. retrouver ce qu'on appelle de la souveraineté énergétique, c'est-à-dire d'avoir une partie de sa production qui est faite en Belgique et également en Wallonie, parce que c'est la meilleure manière d'avoir un levier sur le prix. Si vous importez votre énergie, que ce soit des pays de l'Est, la Russie pour la cité ou d'autres continents, vous n'avez pas vraiment de levier sur ce prix-là. Et donc vous devez nécessairement compenser par des aides étatique, or.
A
On sait que le budget de l'État ne va pas très bien. Au-delà de subsides ponctuels, il faudrait donc plutôt de gros investissements dans notre production énergétique. Nouer aussi des collaborations avec des entreprises qui travaillent déjà sur des solutions à la matière. Et puis enfin, dialoguer entre niveaux de pouvoir, puisque le déploiement des énergies vertes, comme l'éolien ou le photovoltaïque, c'est plutôt une.
B
Compétence régionale quand le nucléaire est, lui, géré par le niveau fédéral. Voilà pour cet écho côté entreprise. Alors plusieurs éléments, peut-être d'abord ce que vient d'évoquer ici Clarisse Ramakers. On sent que du côté des entreprises, on a compris que la transition, il fallait la faire, que pour la souveraineté européenne, pour avoir la main sur les prix de l'énergie, il faut faire cette transition. Qu'elle va coûter de l'argent ? Mais ce que les entreprises demandent, c'est qu'on pose des choix clairs, qu'on finance vraiment à long terme et qu'on essaye.
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Autant que possible aussi de donner une forme de prévisibilité sur les prix. Alors ça c'est très juste et c'est un point qu'on entend souvent quand on parle à des entrepreneurs et des patrons de grandes entreprises à l'éco. Pour organiser un calendrier d'investissement quand on est une entreprise de cette taille, il y a un seul ennemi gigantesque, c'est l'incertitude. C'est leur métier évidemment, c'est le grand patron de naviguer dans un océan d'incertitude mais quand même, une incertitude sur l'accès à l'électricité, l'énergie, laquelle, quand, c'est un besoin primaire de toutes ces entreprises. Et donc on ne peut pas vraiment les blâmer.
B
Quand on entend leur critique vis-à-vis de cette politique un petit peu court-termiste. On met des pansements à gauche, à.
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Droite et où on subit les crises, on n'a pas beaucoup de prises. Et quand on a une politique court-termiste au niveau énergétique, c'est difficile de prévoir des grands investissements industriels qui dépendent évidemment d'un accès certain à l'électricité. Donc ça évidemment on ne peut pas les blâmer. Après c'est ce que le nouveau gouvernement essaye de mettre en place ou en tout cas l'a promis. Ici notamment en termes de souveraineté énergétique, le gouvernement il appuie beaucoup pour la construction de nouveaux réacteurs nucléaires et la prolongation d'autres. Ça.
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C'Est évidemment des chantiers gigantesques et qui.
C
Ne résoudront pas le problème actuel. Parce qu'on parle à 15 ans, 20 ans, même 40 ans, je veux dire, si on a une vraie vision de long terme. Et donc, c'est ce qui donne, en attendant, cette situation de petits emplâtres sur des jambes de bois, sur différents problèmes ponctuels et qui donne une impression un petit peu.
B
De chaos et d'improvisation dans la gestion des cas précis de chaque entreprise. un football panique qui, à la limite, pose plus problème aux entreprises que parfois les prix élevés du moment. C'est ce qu'on entend. Il y a l'autre élément qu'elle pointe et qui est interpellant aussi, je trouve, c'est cette idée de la puissance d'entreprises qui veulent aller s'installer à certains endroits, dans certains zoning, et à qui on dit on ne pourra en fait pas vous fournir la puissance nécessaire parce que le réseau n'est pas adapté pour ça. Et donc, ces entreprises, j'imagine, peuvent être tentées.
C
Alors d'aller s'installer ailleurs que chez nous, éventuellement, si elles doivent absolument produire. Exactement, et donc ici une étude récente du Boston Consulting Group évalue à 56 gigawatts, donc c'est gigantesque, on va dire pour faire très court 50 réacteurs.
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Nucléaires, la file d'attente en fait de.
C
Projets industriels en attente de puissance. Rien que pour la Belgique ? Rien que pour la Belgique, donc c'est évidemment colossal. Attention que dans cette file d'attente, il y a des projets qui sont parfois pas très sérieux. Il y a un peu de spéculation sur la réservation de points de raccordement et d'accès à la puissance, mais malgré tout, ça signifie qu'il y a un embouteillage qui, encore une fois, troublent l'horizon pour toutes ces entreprises qui ont encore des projets en Belgique et qui veulent s'installer. Donc on parle de data centers, c'est souvent dans l'actualité récemment, mais c'est aussi des extensions d'usines, c'est des constructions de nouveaux zonings, c'est aussi des nouvelles éoliennes, des parcs de batteries, etc. Et donc là, il y a un véritable choix politique à faire. pour déterminer quels sont les usages qu'on veut prioriser, à qui est-ce qu'on donne l'accès en premier pour éviter ce premier arrivé, premier servi qui crée cet embouteillage monstre à chaque point de raccordement. Et là il y a une solution qui vient d'être trouvée, c'est la Wallonie pour le coup qui a tiré en premier. avec la ministre Cécile Neven, donc on parle d'un cadre réglementaire pour des raccordements dits flexibles. Donc ça veut dire que désormais ces entreprises, ces projets pourront signer des contrats avec le gestionnaire de réseau acceptant d'être déconnectés selon les besoins.
B
Du gestionnaire de réseau en cas de saturation par exemple à ce poste précis. Ça veut dire qu'on dit à ces entreprises vous pourrez avoir l'énergie dont vous avez besoin mais vous devez accepter qu'à certains moments par contre vous n'aurez pas tout ce qu'on pourrait vous donner, qu'on va devoir retirer parce qu'il y aura des points où plein.
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D'Entreprises ou plein de consommateurs seront connectés en même temps et auront besoin d'énergie. En fait ça veut dire que c'est la fin de l'électricité pour tous tout le temps. et en permanence. Ça c'est vraiment un grand changement de paradigme dans la gestion d'une entreprise, surtout une entreprise énergivore. Et donc là encore une fois les entreprises veulent bien jouer le jeu, s'adaptent, mais ça nécessite aussi d'avoir confiance dans cette fameuse politique à long terme qui est promise et qui est censée régler le problème. Et la problématique n'est pas propre à la Belgique, on a un pays comme les Pays-Bas où là il y a des milliers et des milliers et des milliers de projets qui ne savent pas se brancher au réseau, des projets construits, on ne sait juste pas brancher la prise en fait parce qu'il n'y a pas de jus. Et c'est une problématique qui est devenue extrêmement préoccupante pour le développement.
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De l'activité économique et qui renforce encore cette méfiance des entrepreneurs dans la Belgique. Et on a compris que du côté de beaucoup d'entreprises très conscientes des enjeux de la transition, c'est au-delà du prix qui reste évidemment un enjeu majeur, surtout.
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La question de la visibilité, de la.
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Garantie d'une ligne claire dans les investissements afin de construire une vraie souveraineté énergétique à long terme qui est le principal enjeu. ainsi que la disponibilité d'une puissance suffisante pour permettre aux entreprises de travailler et de se développer. Sur cet enjeu, d'ailleurs, de la puissance disponible, je ne peux que vous conseiller, si ça vous intéresse, le dossier prochainement à apparaître dans l'écho, signé justement par Maxime Van de Weyer, qu'on remercie pour sa participation à ce podcast. Merci aussi à Antoine Duhart pour la réalisation sonore de cette émission. A la préparation, il y avait Sarah Pousset et Arnaud Roysen. Et si vous souhaitez nous écrire, je vous rappelle l'adresse lesclés.artbf.be.
This episode of Les Clés examines why electricity is so expensive for Belgian consumers and businesses, unpacks the composition of electricity bills, assesses the impact of taxes and network costs, and explores the implications of the ongoing energy transition and policy decisions. The discussion aims to clarify the complexity of the issue, which affects both household budgets and the long-term industrial competitiveness of Belgium.
[00:54 – 05:49]
[05:22 – 06:36]
[06:17 – 13:39]
[13:39 – 16:17]
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Julie Frère (Test-Achat) [04:22]:
« Ma facture d'électricité n'est pas une feuille d'impôt. »
Host [12:37]:
“C’est paradoxal… on paye plus cher son électricité, mais en même temps ça décourage ceux qui… veulent faire des efforts de décarbonation.”
Maxime Van de Weyer [09:53]:
“Nous vivons aujourd’hui un choc tarifaire.”
Clarisse Ramakers (Agoria Wallonie) [17:56]:
“… les coûts de l’énergie sont parfois deux à trois fois moins chers que chez nous.”
Maxime Van de Weyer [21:44]:
“Il y a un seul ennemi gigantesque, c’est l’incertitude.”
Maxime Van de Weyer [24:27]:
“C’est la fin de l’électricité pour tous tout le temps, en permanence…”
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