Transcript
Jacqueline Galland (0:00)
Les cheminots de la SNCB ont choisi de débrayer pour protester entre autres contre la fin du statut pour le personnel.
Narrator / Host (0:08)
Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans les clés pour un épisode où l'on va se pencher sur l'avenir de la fonction publique. Avec une ligne claire qui émane des actuels gouvernements, on va vers moins d'agents statutaires, moins d'agents nommés. qui pour l'avenir vont dans de nombreux domaines laisser la place à des travailleurs et travailleuses contractuels. Alors quels sont les secteurs concernés? Quelles différences concrètes entre le régime statutaire et le régime contractuel? Comment expliquer ce virage pour de nombreux services publics? C'est à toutes ces questions que l'on va tenter de répondre dans les 27 minutes qui suivent.
Sarah Poussey (0:55)
La première, les clés.
Jean-Luc Cruc (1:02)
Lundi.
Narrator / Host (1:08)
26 janvier, à quelques pas de la gare centrale à Bruxelles, un millier de cheminots en colère se rassemblent à l'appel de la FGTB à l'entame d'une semaine de grève. Dans leurs viseurs, la réforme du rail du gouvernement fédéral Arizona porté par le ministre de la Mobilité, l'engagé Jean-Luc Cruc. Avec notamment un tournant pour les agents du rail. La fin annoncée des nominations au régime statutaire pour les nouveaux engagés. C'est notamment contre cette mesure que se mobilisent les cheminots en grève, comme l'explique Selena Carbonero Fernandez, secrétaire générale de la FGTB.
Selena Carbonero Fernandez (1:52)
Évidemment, la contractualisation, c'est venir avec des CDI, ça veut dire des conditions de licenciement beaucoup plus faciles. Et en fait, c'est une stratégie que l'on voit dans toute cette politique du gouvernement de l'Arizona, c'est qu'il prend en tenaille les travailleurs et les travailleuses entre, par exemple, les exclusions des allocations de chômage et de la sécurité sociale de centaines de milliers de personnes et la diminution de la protection contre le licenciement. C'est ça qui se joue. Et en fait, ça fait quoi? Ça met sous pression les travailleurs et les travailleuses qui se retrouvent obligés, quand ils sont seuls face à leur employeur, d'accepter des conditions de travail qui sont des conditions de travail de merde, excusez-moi pour le langage.
Narrator / Host (2:33)
Cette réforme, le ministre Kruk la présente, lui, comme dans l'intérêt de l'avenir de la SNCB et donc de ses travailleurs. Extrait de son intervention devant les députés à la Chambre.
Jean-Luc Cruc (2:48)
