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A
Les Couilles sur la Table, épisode hors-série. Dans le podcast Les Couilles sur la Table, en invitant dans chaque épisode des universitaires, des expertes, des experts, on déconstruit ce qui semblait naturel dans les masculinités, c'est-à-dire toutes les pratiques, les attitudes, les valeurs attachées au genre masculin. Parce qu'on ne n'est pas homme, on le devient. En plus de ces épisodes de conversation, qui continueront, je vous propose maintenant quelque chose d'un peu différent. Vous faire entendre des hommes qui réfléchissent sur leur propre masculinité, qui vous raconteront comment ils la vivent, comment ils l'explorent, comment ils l'habitent. Leur laisser la parole à eux. D'ailleurs, c'est comme ça que ces épisodes s'appellent. Dans ces hors-série, il y aura aussi des épisodes où mes invités, hommes et femmes, vous donneront des conseils, car tous ces savoirs féministes peuvent s'appliquer concrètement à nos vies amoureuses, familiales, professionnelles. Pour commencer, je laisse la parole à quatre hommes dont j'ai vu le spectacle dans la cave d'un petit bar, un soir à Paris. Le nom de leur troupe ? La Skep, la société communautaire des effeuilleurs parisiens. et Feuilleur, parce qu'à la fin de chaque numéro, ils sont systématiquement moins habillés qu'au début. Sur scène, il y avait des plumes, un casque de chantier, de la dentelle, des corsets, et même un Rubik's Cube. Voici le début de leur spectacle. Pour que vous sentiez l'ambiance, on se retrouve juste après, dans le studio de Binge Audio, pour les écouter, eux.
B
Bonsoir !
C
Bonsoir !
B
Je suis Rikon Daru.
D
Et je suis Azuka Eilhart.
B
Bref, et ensemble, nous sommes La Squette.
D
On le sait, c'est la société communautaire des effeuilleurs parisiens.
B
En gros, on est une troupe de mecs qui se foutent la poêle de seins. Donc concrètement, ça veut dire que nous pratiquons l'effeuillage burlesque, masculin, d'aucun dirait. Que de connaissez-vous ? Qu'est-ce que c'est donc l'effeuillage burlesque ?
D
L'effeuillage burlesque, mes enfants, c'est l'art d'enlever ses vêtements. Avec sensualité. Ou avec humour. Ah ah ah ah ! Ou encore avec poésie.
B
Ouais, heureux qu'il communique, c'est tapé Pénélope.
E
Ah bah oui.
B
Et on s'est posé la question, mais qu'est-ce que c'est donc d'être un homme maintenant, quoi ? Donc on a décidé de prendre le mal à la racine. De le mettre à nu. Au propre comme au... Au sale ! Moi c'est Thomas, alias Vicomte Arbour. Je suis danseur de formation et je pratique le boylesque dans la Skep. A la base, le burlesque est un mouvement qui est féministe. C'est un espace qui donne aux femmes un moment et un espace de liberté pour être qui elles souhaitent être, libérées du carcan des stéréotypes impligés par les hommes. Et donc, vraiment, c'est pas du tout en opposition, mais au contraire, en support et en miroir, qu'on s'est dit que ce serait intéressant de faire le même travail du côté masculin, parce que les stéréotypes de genre affectent les deux sexes. Les hommes ont besoin peut-être de se remettre en question, à la fois par rapport aux femmes, alors ça c'est un peu ce qu'on entend s'étancer avec le mouvement MeToo, les choses comme ça, Mais il y a à la fois, je pense, pour l'homme, un statut des fois de persécuteur, mais aussi de victime. Je pense qu'on vit les deux en même temps, étant donné qu'on est très différents dans la troupe par nos identités, nos orientations sexuelles, etc. Il y a des hommes qui sont victimes des stéréotypes de genre, aussi, parce qu'ils ne rentrent pas dans les moules qu'on attend d'eux. Alors ça peut être, bien sûr, ça peut être les homosexuels, mais pas qu'eux, évidemment. Et puis il y a des hommes aussi qui doivent juste s'interroger sur leur comportement par rapport aux femmes, par rapport aux autres hommes, etc. Et puis côtoyant également de très près les milieux féministes, on s'est dit, si on ne s'occupe que du côté féminin du féminisme, finalement la moitié du chemin est faite.
A
Vous avez grandi où ?
B
J'ai grandi en Franche-Comté, puis en Bretagne, en province essentiellement. Je viens d'un milieu, on va dire, moyen, une classe moyenne, plutôt éduquée, mais il fallait rentrer dans le boule. Rentrer dans le boule, ça voulait dire être ingénieur, ça voulait dire plein de choses au niveau de la réussite scolaire et de la réussite sociale, ça voulait dire aussi... être comme il faut.
A
Mais comme il faut, c'était être comment ?
B
Comme il faut, il fallait être hétéronormé, hétérosexuel, se comporter comme un garçon, comme les autres garçons se comportaient, pratiquer des sports de garçons, des passions de garçons, avoir des centres d'intérêt qui ne dénotaient pas. Et j'avais, je pense, une combinaison de centres d'intérêt. Ma foi, j'ai toujours été attiré par la danse, j'ai fait du patinage artistique. Et puis, en même temps, en ayant un gros côté scientifique, je collectionnais les minéraux, les dinosaures, d'une manière tout à fait sincère. Et en même temps, je jouais aux barbies, aux petits poneys, aux trucs comme ça. Mais la manière dont on m'en parlait, l'image qu'on me renvoyait de moi à l'école ou de la manière dont certains adultes m'en parlaient quand j'étais enfant et adolescent, tout ce qui touchait mon côté féminin était traité d'une manière soit de la moquerie, soit de l'insulte. Et c'est quelque chose qu'on intériorise énormément, c'est-à-dire on se convainc que ça doit être très très très mal. Si tout le monde fait, même parfois inconsciemment, quand on transforme ça en blague par exemple, si on fait toutes ces blagues sur les pédés par exemple, ça doit être quand même un truc particulièrement ridicule. Ou si on t'interdit tellement fort de faire de la danse classique, ça doit être que ça doit être un truc quand même très très très mal de faire de la danse classique. Donc en gros, on m'avait dit tu fais ce que tu veux tant que tu deviens ingénieur, Et je suis devenu ingénieur tout en gardant, comme c'était vraiment quand même une fibre essentielle de qui je suis, j'ai toujours dansé en parallèle de mes études. Et quand j'ai eu la liberté à la fois financière et de décision de faire ce que je voulais, j'ai fait une transition depuis le métier d'ingénieur vers vraiment la danse professionnellement. Le fait que ce que j'étais était tourné soit en moqueries, soit en insultes, j'ai pris des pauses aussi qui étaient ce qu'on attendait que je sois, donc plus masculin, en cachant certains centres d'intérêt pour en privilégier d'autres quand j'étais en société.
A
Mais concrètement ?
B
Ça peut être la sensibilité, ça peut être le goût pour la danse, le goût pour des choses qu'on qualifie de futiles parfois, c'est-à-dire l'apparence, des choses que j'aime porter aussi, qui peuvent être, je sais pas, j'aime bien parler de bijoux, je dis des petits exemples comme ça. Moi aussi, j'ai travaillé comme ingénieur, mais jamais j'aurais parlé de choses comme ça avec des collègues ingénieurs masculins, par exemple. Au mieux, ils ne s'y seraient pas intéressés. Au pire, ils en auraient rigolé. et ils mourraient isolés, comme ne faisant pas partie du groupe, et ça mourrait de nuit, je pense, à un certain niveau professionnellement. Alors, que garder et que jeter de la masculinité ? De toute façon, les stéréotypes de genre, le principe du stéréotype de genre, c'est d'affecter à chaque genre des qualités et des défauts. Donc c'est assez simple, on garde toutes les qualités des deux genres et on jette tous les défauts. Si on doit répondre à cette question-là... C'est un peu ça la conclusion pour moi, c'est-à-dire que dans ma vie j'ai essayé de prendre, dans mon expérience qui était assez variée, de ne pas rejeter en bloc même les choses que j'avais plus ou moins subies dans la masculinité, c'est-à-dire le fait qu'on m'ait demandé d'être pragmatique, même si ça allait peut-être parfois à l'encontre de la vie que j'avais imaginée. Je réalise maintenant, même en tant qu'artiste, que mon passé d'ingénieur me sert. Et ces qualités qu'on affecte d'habitude plutôt aux hommes, qui sont l'organisation, l'ambition, je m'en sers, je ne vais pas le nier. De toute façon, renier une part de soi ou de son passé, ce serait terrible. On vit avec son bagage, avec son passé, et c'est comme ça.
D
Alors moi je suis Adrien alias Azuka Eilhart et je suis assistant-monteur dans ma vie de tous les jours et drag queen à la skep.
A
Est-ce que vous pouvez vous décrire Adrien s'il vous plaît ?
D
Je suis très grand, de très beaux cheveux longs. Voilà, j'ai comme qui dirait un visage absolument magnifique. Non, je suis un peu plus quelconque mais je suis en effet assez grand, assez large d'épaule et avec un visage très masculin. Et en fait, c'est ce jeu que je fais avec mon genre, où en fait je joue un personnage d'un genre différent sur scène, me pousse moi à m'interroger et j'espère provoquer cette interrogation aussi chez le public. Ce jeu sur les gens me paraît essentiel, oui, pour redéfinir la masculinité. Je ne dis pas qu'il faudrait que chaque homme essaye un jour de mettre des talons, de se maquiller, d'aller faire la drag queen dans les bars du marais, mais pour autant, essayer de s'interroger justement sur ce que l'homme perçoit de sa masculinité. et de se rendre compte aussi de tous les éléments qui peuvent le gêner. Par exemple, je parlais de la sensibilité, c'est exactement ça. Le refus de toute sensibilité me paraît extrêmement toxique pour beaucoup d'hommes. Accepter le fait qu'un homme peut être sensible, a le droit de pleurer, a le droit de dire qu'il va mal, ça déjà c'est, je trouve, le plus grand pas en avant qu'il y a à faire pour dépasser justement ces frontières de genre. Je pense que ça peut être très intéressant d'observer comment se traduit le corps de l'autre sexe dans la société. Par exemple, moi en tant que drag queen, quand j'ai commencé, on m'a conseillé de bien regarder comment les femmes se déplaçaient, comment les femmes s'asseyaient. Et c'est vrai que dès lors qu'on se rend compte des énormes différences, par exemple un homme va mettre le bassin en avant, une femme au contraire va mettre plutôt la poitrine en avant, le bassin en arrière, et bien tous ces éléments, on se rend compte finalement de la différence de sexe et de cette artificialité. Finalement, pourquoi l'homme a le droit d'écarter les jambes dans le métro et la femme, au contraire, doit garder les jambes serrées si ce n'est un enseignement qui est séculaire et ça fait depuis des siècles que la femme doit cacher sa sexualité et l'homme, au contraire, c'est le phallus triomphant, c'est le droit à l'orgasme. Et finalement, c'est en remarquant ces détails que beaucoup pourront comprendre mieux le rôle du genre dans la société et le dépasser, finalement.
E
Alors moi c'est Aurel, alias Venotine, donc je suis étudiant en école d'ingénieur dans la vie de tous les jours, et performeur burlesque quand j'ai le temps. J'ai une barbe qui n'est pas encore finie, j'ai un nez un peu gros, les yeux verts, cheveux avec des reflets roux qui sont mi-longs en train de pousser, donc dans une phase compliquée. Je suis relativement maigre. Quand j'étais au collège, j'étais un peu la tête de turc. Du coup, je pense que ça a donné en moi une grande idée de justice. Quand j'étais très jeune déjà, je me posais des questions sur les choses justes ou pas justes. Et vu que j'étais différent à un âge, surtout le collège c'est terrible parce que vraiment le collège c'est si tu sors mais d'un cheveu de la norme, tu vas te faire taper sur ce cheveu. Et moi je sortais beaucoup plus qu'un cheveu donc je me faisais taper dessus. Et du coup, moi je voulais être comme les autres. Je voulais être comme les autres. Et j'ai essayé d'être comme les autres jusqu'à très longtemps avant de me rendre compte que non, moi je suis comme ça.
A
Quel sens ça a pour vous de faire du boylesque ?
E
Pour moi c'est l'occasion de faire passer un message. Sachant qu'en plus je suis militant dans mon école aussi.
A
Vous êtes militant dans quoi ?
B
Pourquoi ?
E
Dans le féminisme et la communauté LGBT qui puce. Simplement parce que je suis en école d'ingénieurs. L'école d'ingénieurs c'est un milieu qui est très très homophobe. Il y a beaucoup d'homophobie ordinaire et de sexisme ordinaire. Par exemple un des chants de mon école c'est un chant homophobe que maintenant c'est interdit de chanter ça dans un stade de foot. Et ça passe normalement et les gens disent ouais mais c'est pas méchant.
A
Comment quand même de s'engager dans des assos féministes quand on a un homme ?
E
Alors mon genre, je me considère comme un homme si je genre. Même si plus les choses avancent, plus je me demande au final qu'est-ce que c'est. Parce que je commence à avoir un peu un affout de mon genre. Je considère que si j'ai envie de me maquiller, je me maquille. Si j'ai envie d'avoir des expressions considérées comme féminines, je le fais. Parce que les gens n'ont pas à me dire comment je dois me comporter tant que je ne blesse personne. Par exemple, il y a, dans mon école, une espèce de culte de l'alcool qui est « Hey, finis ton verre, sinon t'es une fiotte !
B
».
E
Qui en soi, c'est stupide. Il va finir son verre, il va vomir, il va dormir. Y'a rien de viril là-dedans. En fait, c'est... C'est...
D
C'est...
E
Tu dois boire beaucoup d'alcool. Plus que ton corps ne peut supporter. Mais si tu tiens pas, c'est parce que t'es une merde. C'est stupide comme raisonnement. Et pourtant, tout le monde le fait. Avant, je considérais qu'embrasser plein de filles en soirée, c'était stylé, parce que socialement, quand t'es un homme, surtout en école d'ingénieur où y'a pas beaucoup de filles, si t'arrives à embrasser le peu de filles qu'il y a, t'es un beau gosse. Mais faut qu'elles soient belles par contre, attention évidemment. Et du coup, Mais je pense que moi, il y a plein de fois, au début dans les écoles d'ingénieurs, où j'allais en soirée dans l'optique d'embrasser des filles, mais pas parce que j'en avais forcément envie, juste pour la reconnaissance de mes pertes, ce qui en soit, quand j'y repense, est stupide. Parce que moi, j'y retirais rien. Enfin, je me rappelle que tous les lendemains où j'avais réussi entre parenthèses, j'étais... Ouais, enfin, en vrai, c'était juste un bisou, quoi. C'est pas ouf. Et je pense que j'attachais une importance beaucoup trop démesurée à cela. Alors qu'en soit, ça ne me portait clairement rien. Les autres garçons me disaient « Ouais, bien joué » et puis c'est tout. Ce que j'avais gagné n'était pas juste en accord avec qui j'étais. Parce que moi je suis quelqu'un de plutôt romantique, donc c'est sûr qu'embrasser des personnes juste comme ça à une soirée pour le faire, ça ne me correspondait juste pas en fait. Ça c'est un bon exemple de choses que j'ai déconstruit en vieillissant.
C
Donc moi c'est Fred, développeur de jeux vidéo dans la vraie vie. Et il y a ce Tragic Mike, artiste boylesque à la skep. Alors moi je suis blond, aux yeux bleus, j'essaye de faire du sport et j'espère que ça se voit. Et je pense que le boylesque m'a appris à me trouver beau. même si j'ai personnellement rien subi, jamais souffert de quoi que ce soit. Parce que justement, en tant que homme cisgenre, hétérosexuel, ingénieur, concernant mon genre, mon identité sexuelle, ma façon d'être ou de la performer. Et effectivement, les milieux d'hommes m'ont jamais vraiment intéressé, je ne me sentais pas vraiment à ma place, et j'ai toujours préféré les conversations que je pouvais avoir avec mes collègues féminins qu'avec mes collègues masculins, mais pas pour des raisons de séduction ou quoi que ce soit, c'est juste que les « haha grosse voiture », tout ça c'est pas vraiment des choses qui m'intéressent. Je sais pas si le boyless m'a permis d'évoluer moins, mais en tout cas je l'utilise vraiment comme comme initiation de conversation en disant bah voilà c'est pas parce qu'on est dans un milieu masculin, un peu normé, un peu macho, un peu homophobe que c'est une fatalité et qu'il faut pas que ça change et donc ça me permet d'avoir ce genre de conversation avec mes collègues. Et ce que je pense qu'on peut garder de la masculinité, c'est que, pour moi, on peut toujours être, entre guillemets, fier d'être un homme. C'est juste qu'il faut... Et c'est ça qu'il faut jeter, c'est qu'il faut l'être maintenant pour des bonnes raisons. C'est-à-dire qu'on peut être fier d'être un homme sensible, on peut être fier d'être un homme qui porte des talons et qui met des paillettes sur scène, on peut être... Enfin, pour moi, voilà, il n'y a pas... L'identité masculine en tant que telle, elle n'est pas forcément à jeter, elle est juste à redéfinir. Donc je pense que c'est intéressant de garder l'identité masculine en tant que telle, mais par contre de la définir dans les bonnes manières.
A
Merci à toute la troupe de La Skep, la société communautaire des éveilleurs parisiens et particulièrement au Vicomte Arbour, à Azuka, Svénotin et Tragic Mike. Ils ont une page Facebook dont je mettrai les références sur le site de Binge Audio, binge.audio. C'était le premier épisode de eux, les hors-série de témoignages et de conseils du podcast Les Couilles sur la Table. Qu'avez-vous pensé de cet épisode hors-série ? Est-ce qu'il y a des hommes que vous avez envie d'entendre ? De quel genre de conseils avez-vous besoin ? Vous pouvez recommander ce podcast sur les réseaux sociaux, laisser des commentaires sur Apple Podcasts et m'écrire à lescouillessurlatable.com. Merci pour votre écoute, à bientôt.
Podcast: Les Couilles sur la table
Hôte: Binge Audio
Date: 19 octobre 2018
Cet épisode hors-série propose une immersion dans l’univers du « boylesque » à travers les témoignages de quatre hommes de la troupe La Skep, la Société Communautaire des Effeuilleurs Parisiens. Ces performeurs revisitent la masculinité sur scène, déconstruisant avec humour, poésie et sensibilité les stéréotypes de genre, et partagent leur cheminement personnel face à la norme masculine, à la honte ou à la fierté d’être un homme, et à la quête d’une masculinité plus libre et inclusive.
Cet épisode met en lumière des parcours différents mais convergeants vers la même volonté : vivre une masculinité authentique, affranchie des stéréotypes et des injonctions normatives, capable d’intégrer la sensibilité et la créativité. L’art du boylesque devient une arme de déconstruction joyeuse et profonde, un outil de fierté renouvelée, et une invitation à interroger « ce que c’est qu’être un homme aujourd’hui ».