
Que disent les récits de l’écrivain Édouard Louis sur la masculinité, les classes sociales et la littérature ? Dans ce grand entretien au long cours, Naomi Titti reçoit l’une des voix majeures de la littérature française actuelle. Au fil d...
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Partout, que ce soit la famille, l'école, l'église, l'État, la politique, tout soutient la masculinité.
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Chers auditeuristes, ici Naomi Tseti, et je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle saison des Couilles sur la Table. Cette huitième saison démarre très fort, puisque dans les quatre prochains épisodes, je reçois l'écrivain Édouard Louis.
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Un des grands problèmes de la masculinité, c'est qu'elle entre en nous et que même les personnes qui en souffrent l'intériorisent, la reproduisent, l'ont sous la peau.
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Pendant 4h30, il est revenu sur les grands thèmes de son œuvre autobiographique. Son enfance dans une famille très pauvre d'un village du nord de la France, l'apprentissage forcé d'une masculinité virile que lui et les hommes de sa famille ont intégré, avec toute sa violence et tous ses pièges. Édouard Louis m'a parlé de sa fuite, de la misère sociale et de l'homophobie.
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Ne pas parler de cette violence masculine ou de la violence homophobe dans les classes populaires, c'est ne pas parler jusqu'au bout de la violence que subissent les classes populaires.
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Il m'a parlé de son exil de transfuge de classe grâce à l'amitié et grâce au désir.
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Je découvrais un monde dans lequel peut-être mon corps pouvait exister, que mon corps dissident, que mon corps gay avait trouvé un lieu dans lequel il avait le droit d'être.
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Il m'a raconté sa découverte d'une culture gay, mais aussi la désillusion de son arrivée dans le monde bourgeois.
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La bourgeoisie est éduquée et dressée à l'ignorance de l'autre.
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Et enfin, à la veille de la sortie de son tout nouvel essai « Que faire de la littérature ? », il m'a proposé des pistes pour sortir des normes masculines et bourgeoises de cet art millénaire et esquisser une nouvelle littérature, ancrée dans le monde et ses conflits politiques. Si j'ai reçu Édouard Louis à mon micro, c'est parce qu'il propose une archéologie très fine, des rapports de force. Et je pense qu'il peut nous donner des pistes pour les renverser. Pour écouter Édouard Louis dans les couilles sur la table, rendez-vous chaque semaine à partir du jeudi 25 septembre 2025. N'oubliez pas de vous abonner au podcast pour ne rater aucune sortie. Et si vous ne voulez pas attendre, on a une surprise pour vous. Le premier épisode est déjà en ligne pour les abonnés du Binge Club. Pour découvrir cette partie, mais aussi les trois suivantes en avant-première, cliquez sur le lien dans la description de cet épisode. Les Couilles sur la Table, c'est un podcast créé par Victoire Tuaillon, repris par Naomi Titi et co-animé avec Thalma Desta. À très vite !
Podcast: Les Couilles sur la table (Binge Audio)
Épisode: Grand entretien avec Édouard Louis | Bande-annonce
Date: 18 septembre 2025
Animé par: Naomi Titi
Dans cette bande-annonce de la huitième saison des Couilles sur la table, Naomi Titi présente un cycle exceptionnel de quatre épisodes consacrés à l’auteur Édouard Louis. Au fil d’une conversation fleuve de 4h30, l’écrivain revient sur sa trajectoire personnelle, son œuvre et sa réflexion sur les masculinités, le genre, la classe sociale et la littérature. L’objectif : proposer une “archéologie très fine” des rapports de force qui structurent la société et explorer des pistes pour s’en libérer.
[00:00] Le podcast s’ouvre sur un constat fort :
“Partout, que ce soit la famille, l’école, l’église, l’État, la politique, tout soutient la masculinité.”
— Édouard Louis
Cette phrase plante le décor : les normes viriles imprègnent chaque recoin du tissu social.
“Un des grands problèmes de la masculinité, c’est qu’elle entre en nous et que même les personnes qui en souffrent l’intériorisent, la reproduisent, l’ont sous la peau.”
— Édouard Louis
“Ne pas parler de cette violence masculine ou de la violence homophobe dans les classes populaires, c’est ne pas parler jusqu’au bout de la violence que subissent les classes populaires.”
— Édouard Louis
[01:06] L’auteur évoque également son trajet de “transfuge de classe”, possible grâce à de nouveaux liens sociaux :
[01:12] Sa découverte d’un espace où son identité pouvait exister :
“Je découvrais un monde dans lequel peut-être mon corps pouvait exister, que mon corps dissident, que mon corps gay avait trouvé un lieu dans lequel il avait le droit d’être.”
— Édouard Louis
“La bourgeoisie est éduquée et dressée à l’ignorance de l’autre.”
— Édouard Louis
“Partout, que ce soit la famille, l’école, l’église, l’État, la politique, tout soutient la masculinité.”
— Édouard Louis [00:00]
“Un des grands problèmes de la masculinité, c’est qu’elle entre en nous et que même les personnes qui en souffrent l’intériorisent, la reproduisent, l’ont sous la peau.”
— Édouard Louis [00:23]
“Ne pas parler de cette violence masculine ou de la violence homophobe dans les classes populaires, c’est ne pas parler jusqu’au bout de la violence que subissent les classes populaires.”
— Édouard Louis [00:55]
“Je découvrais un monde dans lequel peut-être mon corps pouvait exister, que mon corps dissident, que mon corps gay avait trouvé un lieu dans lequel il avait le droit d’être.”
— Édouard Louis [01:12]
“La bourgeoisie est éduquée et dressée à l’ignorance de l’autre.”
— Édouard Louis [01:28]
Naomi Titi conclut l’annonce en insistant sur la capacité de l’auteur à proposer une lecture “archéologique” et politique des rapports de force, et à suggérer des pistes pour les renverser, notamment via la littérature.
Pour approfondir
Abonnez-vous au podcast et accédez aux épisodes en avant-première via le Binge Club.
Rendez-vous à partir du jeudi 25 septembre 2025 pour écouter cette grande conversation sur la masculinité, la classe et la littérature.