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Dans cet épisode captivant, David Abiker s'entretient avec Patrick Michel, astrophysicien au CNRS Observatoire de la Côte d'Azur, qui nous plonge au cœur des défis passionnants de la défense planétaire contre les astéroïdes. Spécialiste reconnu dans ce domaine, Patrick Michel partage son expertise et ses dernières découvertes, révélant que la réalité dépasse souvent la fiction. Loin des scénarios hollywoodiens, il explique comment les scientifiques mettent en place des moyens concrets pour détecter et dévier la trajectoire de ces cailloux célestes, potentiellement menaçants pour notre planète.L'auditeur découvre ainsi les dernières avancées dans l'observation et la surveillance des astéroïdes, avec notamment le lancement prochain d'un télescope spatial par la NASA qui permettra de recenser la quasi-totalité de ces objets. Patrick Michel évoque également les missions audacieuses menées par les agences spatiales européenne et japonaise, qui envoient des sondes pour étudier de près le comportement des astéroïdes lors de leur passage à proximité de la Terre.Mais au-delà des aspects techniques, c'est surtout la fascination de Patrick Michel pour ces objets célestes qui transparaît. Il partage son émerveillement devant la complexité et l'imprévisibilité de ces corps célestes, qui défient constamment nos intuitions. Et il n'hésite pas à souligner le rôle potentiellement bénéfique des astéroïdes, qui auraient pu apporter les éléments à l'origine de la vie sur Terre.Avec humour et pédagogie, Patrick Michel nous invite à explorer ce domaine passionnant de l'astrophysique, où les scientifiques rivalisent d'ingéniosité pour assurer la sécurité de notre planète. Un épisode captivant qui montre que la réalité de la défense planétaire est bien plus fascinante que les scénarios de films de science-fiction.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode passionnant de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit l'amiral Richard Wilmot-Roussel, ancien commandant du porte-avions français Charles de Gaulle. Ensemble, ils explorent le rôle stratégique de ce mastodonte des mers dans les crises internationales, en se concentrant sur la situation tendue au détroit d'Ormuz.L'amiral Wilmot-Roussel commence par expliquer l'importance du positionnement du Charles de Gaulle à proximité de cette zone de crise. Il souligne que la France, en tant que deuxième puissance maritime mondiale, a la responsabilité de protéger son patrimoine maritime partout dans le monde. Le porte-avions, véritable plateforme mobile, permet de combiner les effets maritime et aérien, faisant de lui un outil de choix pour intervenir sur les théâtres d'opération lointains.Mais quel sera précisément le rôle du Charles de Gaulle dans le détroit d'Ormuz ? L'amiral écarte l'hypothèse d'un affrontement direct avec l'Iran, soulignant que la priorité est plutôt d'organiser la sortie sécurisée des nombreux navires bloqués dans le détroit. Le porte-avions pourrait ainsi servir de "guichet flottant", coordonnant les convois et donnant le feu vert aux bateaux pour traverser, une fois que la navigation aura été sécurisée. Un autre défi majeur serait de s'assurer que le détroit n'a pas été miné, ce qui nécessiterait l'intervention de chasseurs de mines français. L'amiral explique avec précision les dommages qu'une mine pourrait causer à la coque du Charles de Gaulle, tout en rassurant sur la capacité du navire à évoluer dans de telles zones à risque.Au-delà de ces aspects opérationnels, l'entretien offre un éclairage fascinant sur la vie à bord du porte-avions. L'amiral Wilmot-Roussel évoque la gestion d'un équipage de 2 000 hommes, la solidarité qui règne sur le navire, ainsi que la présence des femmes, qui représentent environ 10% de l'effectif. Il partage également ses souvenirs émus de son premier ordre donné à la passerelle, soulignant que le véritable mérite revient à l'ensemble de l'équipage.Enfin, l'amiral brosse les contours du futur porte-avions français, baptisé "la France libre", qui devrait être encore plus puissant et polyvalent que son prédécesseur. Un épisode captivant qui plonge les auditeurs au cœur des enjeux stratégiques et humains entourant ces navires emblématiques de la puissance navale française.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de Radio Classique ce lundi 18 mai, Emmanuel Lincot, directeur de recherche à IRIS et codirecteur du programme Asie-Pacifique, a souligné l’importance stratégique de l’Union européenne pour Pékin. Selon lui, l’Europe demeure l'un des plus grands marchés de consommation au monde, soit un partenaire économique incontournable pour la Chine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Hervé Glévarec, sociologue et co-auteur de l'ouvrage "Des séries qui comptent", pour explorer l'incroyable phénomène des séries télévisées. Bien plus qu'un simple divertissement, ces récits sériels se révèlent être de véritables miroirs de notre société, reflétant avec une acuité saisissante les enjeux et les évolutions de notre époque.Hervé Glévarec explique comment l'avènement d'internet et des plateformes de streaming a profondément transformé notre rapport aux séries, passant d'une consommation collective à une appropriation plus individuelle et subjective. Les séries sont désormais choisies comme on choisirait un livre ou de la musique, en fonction de nos humeurs et de nos envies du moment.Mais au-delà de cette évolution des pratiques, ce qui fascine les chercheurs, c'est la capacité des séries à anticiper et à refléter les réalités de notre monde. À l'instar de "24 Heures Chrono" qui a préfiguré l'élection d'un président noir aux États-Unis, ou de "Téhéran" qui a dépeint des événements géopolitiques avant même qu'ils ne se produisent, les séries semblent parfois détenir un pouvoir divinatoire saisissant.Hervé Glévarec explore cette dimension presque prophétique des séries, qui n'hésitent pas à s'emparer des enjeux politiques, sociaux ou moraux les plus brûlants. Loin d'être de simples divertissements, ces récits sériels deviennent des fenêtres ouvertes sur notre monde, nous invitant à réfléchir sur nous-mêmes et sur la société dans laquelle nous évoluons.Au fil de cet entretien passionnant, David Abiker et Hervé Hervé Glévarec nous plongent dans l'univers fascinant des séries, révélant leur capacité à nous éclairer sur notre époque et à façonner notre compréhension du réel. Un épisode incontournable pour tous les amateurs de séries et de réflexion sur notre société.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit le pianiste Alexandre Tharaud, auteur du livre Touché, paru aux éditions Grasset. Il revient sur ses débuts au piano et la façon dont son environnement familial musical a façonné sa vocation.Issu d'une famille de musiciens, Alexandre Tharaud a baigné dans la musique dès son plus jeune âge. Il évoque ses premiers souvenirs du piano, ce « gros piano, très vieux piano en chêne, avec les pédales en laiton », qui lui paraissait « gigantesque » lorsqu'il n'était qu'un enfant de 3-4 ans. Très tôt, il a commencé à explorer cet instrument, attiré par le « son magique » qu'il pouvait produire.Le pianiste se remémore avec émotion sa première professeure, Carmen Tacón de Vena, qui a su l'accompagner dans ses débuts et lui faire découvrir les subtilités du jeu pianistique. Il souligne l'importance du premier professeur dans la vie d'un musicien, celui qui apprend à l'élève « à faire un beau son, à parler avec le piano, à chanter » et à développer une véritable intimité avec l'instrument.Alexandre Tharaud raconte également comment il a appris à faire « chanter le piano » avec le petit doigt, grâce aux conseils de sa professeure et à l'étude de la première étude opus 25 de Chopin. Il évoque avec enthousiasme cette découverte, qui lui a permis de comprendre que « un petit peut avoir beaucoup plus d'envergure qu'un grand ».Cependant, la vocation d'Alexandre Tharaud n'a pas été un chemin tout tracé. Bien qu'issu d'un environnement familial favorable à la musique, il se décrit comme un enfant « paresseux » et « rêveur », peu enclin à travailler sérieusement le piano. Son professeur s'interrogeait alors sur ses réelles capacités à devenir pianiste.Mais c'est aussi dans cet environnement familial et de voisinage que se sont forgés les souvenirs les plus marquants d'Alexandre Tharaud . Il raconte ainsi comment, pendant des années, les leçons de piano ont été parasitées par les bruits incessants d'un disque de Plastic Bertrand, diffusé en boucle par une voisine « complètement folle et dangereuse ». Une expérience qui a laissé des traces, mais qui n'a pas empêché le jeune pianiste de poursuivre sa formation et de s'épanouir dans sa carrière.Aujourd'hui, Alexandre Tharaud a su conserver une part de cet esprit enfantin, en s'amusant à déposer de petites figurines sur les touches de son piano et à partager ces instants ludiques sur les réseaux sociaux. Un témoignage touchant sur la façon dont la musique peut devenir un compagnon de vie dès l'enfance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Alors que le film L'Abandon, consacré aux 11 derniers jours de Samuel Paty, assassiné en 2020, sort aujourd'hui en salles, David Abiker reçoit l'écrivaine Émilie Frèche. Autrice de trois livres sur le sujet, dont le dernier s'intitule "Un séisme", elle a suivi le procès des complices de l'attentat. Bien plus qu'un simple attentat, l'assassinat de Samuel Paty a, selon elle, provoqué un véritable séisme dans la société française, remettant en cause les fondements mêmes de la laïcité et de la liberté d'expression. L'écrivaine décrit comment le crime a entraîné un recul de l'enseignement de ces valeurs républicaines, au profit d'une forme de censure et d'autocensure.Elle revient ensuite en détail sur le déroulé du cours de Samuel Paty, qui n'avait rien de provocateur mais s'inscrivait simplement dans le programme scolaire, et sans discriminer les élèves musulmans, comme certains l'ont prétendu.Émilie Frèche dénonce les responsabilités de l'institution, qui n'a pas su protéger Samuel Paty malgré les menaces répétées dont il faisait l'objet. Elle pointe du doigt le rôle trouble joué par certains acteurs, comme ce prédicateur islamiste qui a lancé une "fatwa numérique" contre l'enseignant. Au final, l'écrivaine estime que la communauté éducative dans son ensemble a été victime de cette tragédie, qui illustre la fragilité de la laïcité face à l'avancée du fanatisme.Alors que la panthéonisation de Samuel Paty est évoquée, Émilie Frèche considère que son meurtre doit être un électrochoc pour la société française. Selon elle, il est urgent de "réarmer idéologiquement" les citoyens afin de défendre avec force les valeurs républicaines, seul rempart contre l'entrisme d'un "fascisme et d'un fanatisme" qui gagne du terrain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker s'entretient avec Manal Salamé, autrice du roman Habibi Beyrouth. Cette écrivaine d'origine libanaise partage un regard intime et nuancé sur son pays meurtri par les crises successives.Manal Salamé, photographe de formation, a choisi de raconter la réalité libanaise à travers une fiction autobiographique. Son personnage principal, Amal, est une femme de la diaspora qui retourne au Liban pour refaire sa carte d'identité, mais qui se retrouve finalement happée par la quête de ses propres racines. À travers ce prétexte administratif, l'autrice explore les questions d'identité et de réconciliation dans un pays marqué par la diversité de ses communautés.Loin des clichés qui réduisent souvent le Liban à la guerre ou à la résilience, Manal Salamé dépeint avec finesse la complexité de son pays natal. Elle déconstruit notamment l'idée reçue selon laquelle appartenir à une communauté religieuse ou politique équivaut automatiquement à soutenir telle ou telle faction. Ses témoignages sur le quotidien de ses proches vivant à Beyrouth saisissent l'angoisse et la colère face à une situation géopolitique instable.Malgré ce contexte difficile, l'autrice affirme cependant sa foi en la réconciliation des communautés libanaises. Elle s'appuie sur son expérience de la vie en communauté pour montrer que les divisions sont davantage le fait de manœuvres politiques que d'une incompatibilité entre les différents groupes. Avec Habibi Beyrouth, Manal Salamé offre ainsi un regard nuancé et optimiste sur un Liban qu'elle chérit profondément.Cet épisode de L'invité de la matinale est une invitation à découvrir une vision intime et engagée du Liban, loin des représentations stéréotypées. À travers le parcours d'Amal, Manal Salamé nous fait voyager au cœur des questionnements identitaires d'un pays tiraillé entre ses multiples appartenances.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On dit parfois que si la Russie n'a pas gagné la Guerre en Ukraine, au bout de 4 ans et demi, l'Ukraine n'a pas non plus perdu. Pour Ulrike Franke, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) et experte en question de sécurité et de défense, le pays de Volodymyr Zelensky tient bon. Et non seulement il tient bon, mais selon elle, « l'armée ukrainienne est la seule au monde capable de mener une guerre de drones». Elle était l'invitée de la matinale de Radio Classique ce lundi.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode, David Abiker reçoit Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes, pour parler de son ouvrage "En fidèle amitié", une fascinante compilation de lettres échangées avec les plus grandes personnalités du 7e art au cours de ses 75 années de passion pour le cinéma.Gilles Jacob, figure emblématique du Festival de Cannes, nous ouvre les portes de sa riche correspondance, véritable trésor de confidences et d'anecdotes sur la vie intime des stars et des réalisateurs qui ont marqué l'histoire du cinéma mondial. De Juliette Binoche à Isabelle Huppert, en passant par Kurosawa, Truffaut ou encore Sergio Leone, ce livre dévoile une facette méconnue de ces artistes, loin des projecteurs.L'invité de David Abiker raconte comment, dès son adolescence, il a commencé à conserver précieusement ces lettres, témoignages d'une époque où la communication était encore manuscrite. Il évoque les défis qu'il a dû relever pour apprivoiser les plus grands noms du cinéma et les convaincre de venir présenter leurs films à Cannes, tout en préservant leur intimité. Un moment fort de l'entretien est lorsque Gilles Jacob revient sur sa relation privilégiée avec certains acteurs, comme Juliette Binoche, qui n'hésitaient pas à se confier à lui sur leurs doutes et leurs joies personnelles. Ces confidences, jamais destinées à être publiées, offrent un regard unique sur la vie de ces artistes hors normes.Au-delà des coulisses du Festival de Cannes, c'est toute l'histoire du cinéma mondial qui se dévoile à travers cette correspondance. Des anecdotes savoureuses, comme lorsque Gilles Jacob évoque ses échanges musclés avec le producteur Harvey Weinstein, viennent ponctuer ce passionnant entretien.Loin d'être un simple ouvrage de cinéphile, "En fidèle amitié" se révèle être un témoignage intime sur l'âme des plus grands artistes du 7e art, une fenêtre ouverte sur leur humanité. Un épisode captivant à ne pas manquer pour tous les amateurs de cinéma et de belles histoires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

David Abiker reçoit Patrice Duhamel, auteur du livre « Le crépuscule des dieux », qui lève le voile sur les derniers mois de la vie de Georges Pompidou, alors président de la République.Patrice Duhamel a eu accès à des documents inédits, notamment le journal intime du professeur Jean Bernard, médecin personnel de Georges Pompidou, qui révèle des informations inédites sur la maladie du président. Dès 1968, le professeur Bernard diagnostique une leucémie lymphoïde chronique chez Pompidou, mais ce dernier choisit de se taire et de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, malgré sa santé défaillante.L'invité explique comment l'entourage de Pompidou et l'ORTF, le média d'État de l'époque, ont alors mis en place un véritable mensonge d'État pour dissimuler la gravité de la maladie du président aux Français. Patrice Duhamel, qui était lui-même journaliste à l'ORTF, raconte avec émotion comment il a dû se plier aux consignes de ne pas filmer de gros plans du président, afin de cacher son état de santé.Au fil du témoignage poignant de Patrice Duhamel, on découvre le courage et la souffrance de Georges Pompidou, qui a continué à exercer ses fonctions jusqu'à la fin, malgré une santé défaillante. Le journaliste soulève également des questions éthiques et démocratiques sur le secret qui entoure la santé des présidents de la République.Cet épisode captivant offre un éclairage inédit sur une page sombre de l'histoire politique française, et interroge sur la transparence nécessaire dans la gestion de la santé des plus hauts responsables de l'État.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.