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Conférence dans le cadre de l'exposition "L'art d'aimer au Moyen Âge : Le Roman de la rose" par Andrea Valentini, lecture par Denis Podalydès.Andrea Valentini, lecture par Denis Podalydès Conférence du 1er octobre 2012

Conférence dans le cadre de l'exposition "L'art d'aimer au Moyen Âge : Le Roman de la rose" par Andrea Valentini, lecture par Denis Podalydès.Andrea Valentini, lecture par Denis Podalydès Conférence du 1er octobre 2012

Michel Zink, philologue français, spécialiste de la littérature française du Moyen Âge nous explique pourquoi il existe un art d'aimer propre au Moyen Âge. En effet, le Moyen Âge associe étroitement l'amour à la poésie. La nouveauté est de faire de l'amour la grande affaire de la poésie. L'art d'aimer à cette période est un art poétique ; celui qui aime est bon poète ; le langage de l'amour doit refléter les tensions, les contradictions et les joies de l'amour. C'est la grande intuition des troubadours et des trouvères, premiers poètes qui composent des chansons d'amour aux immenses succès dans les langues modernes d'Europe. Cette poésie se développe ainsi pendant tout le XIIe siècle. Au XIIIe siècle, les poètes ne se contentent plus de chanter l'amour passion mais tentent d'inclure toutes les formes de l'amour. En France, le Roman de la Rose écrit par deux auteurs, Guillaume de Lorris et Jean de Meun, raconte l'itinéraire d'une éducation sentimentale le temps d'un rêve pour aboutir à une grande réflexion sur la nature et les multiples formes de l'amour. Ce poème a eu une influence immense dans la littérature française et européenne et a suscité, au début du XVe siècle, une querelle littéraire dans laquelle s'illustra la première auteure « féministe », Christine de Pisan.

Armand Strubel nous raconte l'histoire du "Roman de la Rose" autour de trois points : un roman écrit à deux mains par Guillaume de Lorris et Jean de Meun, comment le "Roman de la Rose" a-t-il été lu au XIIIe et XIVe siècle et peut-on lire ce texte aujourd'hui. Le "Roman de la Rose" a été écrit en deux temps avec, cas unique dans la littérature médiévale, une rupture complète de ton et d'univers de pensée. La première partie extraordinaire concerne l'imaginaire courtois, transposition narrative de la poésie lyrique alors que la deuxième partie devient un support pour toute une série d'enseignements et de savoirs. Au XIIIe et XIVe siècle, les livres sont très rares et chers aussi le "Roman de la Rose" connait alors un immense succès car on y trouve tout. Il est lu de façon fragmentaire surtout pour sa deuxième partie comme une encyclopédie, un livre de raison, de références et un recueil de citations. Le "Roman de la Rose" est souvent considéré comme un texte comique. Sa deuxième partie s'ouvre progressivement vers un discours ironique et satirique avec l'arrivée de personnages ridicules comme la Vieille, le moine Faux Semblant, Abstinence Contrainte ou encore Genius. Jean de Meun utilise alors le procédé de la personnification pour crée des situations grotesques. Les milles derniers vers sont composés de métaphores de langage autour de la reproduction. Aujourd'hui, la lecture du roman permet surtout de reconstituer la culture, l'imaginaire extrêmement riche d'un intellectuel de cette époque.

Armand Strubel nous raconte l'histoire du "Roman de la Rose" autour de trois points : un roman écrit à deux mains par Guillaume de Lorris et Jean de Meun, comment le "Roman de la Rose" a-t-il été lu au XIIIe et XIVe siècle et peut-on lire ce texte aujourd'hui. Le "Roman de la Rose" a été écrit en deux temps avec, cas unique dans la littérature médiévale, une rupture complète de ton et d'univers de pensée. La première partie extraordinaire concerne l'imaginaire courtois, transposition narrative de la poésie lyrique alors que la deuxième partie devient un support pour toute une série d'enseignements et de savoirs. Au XIIIe et XIVe siècle, les livres sont très rares et chers aussi le "Roman de la Rose" connait alors un immense succès car on y trouve tout. Il est lu de façon fragmentaire surtout pour sa deuxième partie comme une encyclopédie, un livre de raison, de références et un recueil de citations. Le "Roman de la Rose" est souvent considéré comme un texte comique. Sa deuxième partie s'ouvre progressivement vers un discours ironique et satirique avec l'arrivée de personnages ridicules comme la Vieille, le moine Faux Semblant, Abstinence Contrainte ou encore Genius. Jean de Meun utilise alors le procédé de la personnification pour crée des situations grotesques. Les milles derniers vers sont composés de métaphores de langage autour de la reproduction. Aujourd'hui, la lecture du roman permet surtout de reconstituer la culture, l'imaginaire extrêmement riche d'un intellectuel de cette époque.

Michel Zink, philologue français, spécialiste de la littérature française du Moyen Âge nous explique pourquoi il existe un art d'aimer propre au Moyen Âge. En effet, le Moyen Âge associe étroitement l'amour à la poésie. La nouveauté est de faire de l'amour la grande affaire de la poésie. L'art d'aimer à cette période est un art poétique ; celui qui aime est bon poète ; le langage de l'amour doit refléter les tensions, les contradictions et les joies de l'amour. C'est la grande intuition des troubadours et des trouvères, premiers poètes qui composent des chansons d'amour aux immenses succès dans les langues modernes d'Europe. Cette poésie se développe ainsi pendant tout le XIIe siècle. Au XIIIe siècle, les poètes ne se contentent plus de chanter l'amour passion mais tentent d'inclure toutes les formes de l'amour. En France, le Roman de la Rose écrit par deux auteurs, Guillaume de Lorris et Jean de Meun, raconte l'itinéraire d'une éducation sentimentale le temps d'un rêve pour aboutir à une grande réflexion sur la nature et les multiples formes de l'amour. Ce poème a eu une influence immense dans la littérature française et européenne et a suscité, au début du XVe siècle, une querelle littéraire dans laquelle s'illustra la première auteure « féministe », Christine de Pisan.

A partir de 1384, le comté de Flandre s'inscrit dans l'histoire du duché de Bourgogne. À la mort du comte de Flandre Louis II de Male, sa fille, la comtesse Marguerite de Flandre, et son mari, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, héritent du comté de Flandre. Leur fils Jean sans Peur et à sa suite, Philippe le Bon, par mariages, confiscations ou héritages, élargissent leur domination sur un large territoire. Ils vont utiliser le livre au service de leur ambition. La librairie de Bourgogne connaît, pendant près d'un demi-siècle, un grand prestige, tant pour les textes qu'elle contient que pour la splendeur de ses manuscrits. Elle n'est alors comparable à aucune autre bibliothèque princière au nord des Alpes : elle rassemble certes des manuscrits précieux, mais elle est aussi utilisée à des fins idéologiques et politiques. Elle sert d'outil de propagande à la gloire de la lignée ducale et reste le seul témoignage de cette ambition. La mort de Charles le Téméraire en 1477 sous les murs de Nancy, qu'il tente de ravir au duc René II de Lorraine, met fin au rêve bourguignon. Le comté de Flandre passe dans la maison des Habsbourg par le mariage de sa fille Marie de Bourgogne avec Maximilien d'Autriche, tandis que Louis XI et la couronne de France retrouvent le duché de Bourgogne.

Comment concilier amour, mariage et honneur chevaleresque ? C'est le dilemme d'Yvain qui n'hésite pas à quitter sa femme pour aller courir l'aventure… Aidé par le lion reconnaissant qu'il a délivré d'un serpent, Yvain doit accomplir des prouesses au service des victimes et des faibles, avant de pouvoir retrouver Laudine.

Une nuit, à la faveur d'un rêve, le bon roi René se lance à cœur perdu en quête de la femme idéale…Ce manuscrit a été copié au XV° siècle en Provence. Les peintures représentent des allégories, sur le modèle du Roman de la Rose.

Le Roman de Renart n'est pas un roman, mais un recueil en langue romane de textes disparates issus d'une longue tradition de récits animaliers en latin inspirés d'Ésope. Bon petit diable ou redresseur de torts, obsédé sexuel ou démon hypocrite, Renart est un héros complexe et polymorphe. Malhonnête ou malicieux selon les branches du récit, il incarne la ruse intelligente liée à l'art de la parole dans des épisodes qui prennent la forme habituelle du bon ou mauvais tour joué par le goupil. Chaque aventure offre de nouveaux rebondissements qui mettent en scène un monde animal aux caractères singulièrement humains. Cette satire prend divers aspects : parodie des chansons de geste et des romans courtois, mais aussi critique sociale, anticléricalisme et transgression de tabous. Renart ne respecte rien, ni amis ni ennemis, ni forts ni faibles, ni Dieu ni roi. Mis par écrit par des auteurs anonymes entre 1170 et 1250, le Roman de Renart constitue le pendant populaire de la littérature épique et chevaleresque. En cette fin du Moyen Âge, le personnage de Renart est si populaire que son nom, écrit avec un T, entre dans la langue française pour désigner l'animal, remplaçant l'ancien terme de "goupil".