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Lire la Déclaration doctrinale du 21 novembre 1974 MPI a le plaisir de vous la lecture de ce ferme et clair communiqué du Supérieur général et de ses Assistants de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration du 21 novembre 1974. Vous pourrez lire aussi le texte, publié aussi ce jour, par les Capucins de stricte observance de Morgon signé du le RP Laurent, Gardien du couvent Saint-Bonnaventure de Pontchardon. Message du Supérieur général et de ses Assistants à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration du 21 novembre 1974. Il y a cinquante ans, Mgr Marcel Lefebvre publiait une déclaration mémorable qui allait devenir la charte de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Véritable profession de foi aux résonances éternelles, cette déclaration exprime l’essence de la Fraternité, sa raison d’être, son identité doctrinale et morale, et par conséquent sa ligne de conduite. Aussi la Fraternité ne pourrait-elle s’écarter d’un iota de son contenu et de son esprit qui, cinquante ans plus tard, demeurent parfaitement appropriés à l’heure présente. Cette déclaration renferme deux idées absolument centrales, qui se complètent et se soutiennent mutuellement : la première affirme la nature essentiellement doctrinale du combat propre à la Fraternité ; la seconde exprime dans quel but il est mené. Il s’agit d’un combat doctrinal, face à un ennemi bien identifié : la Réforme du Concile, présentée comme un tout empoisonné, conçue dans l’erreur et menant à l’erreur. C’est son esprit de fond qui est remis en question, et par conséquent tout ce que cet esprit a pu produire : « Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. La seule attitude de fidélité à l’Eglise et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme. » L’histoire de ces cinquante dernières années n’a fait que confirmer la pertinence de cette analyse. La Réforme étant corrompue en elle-même et dans ses principes, il apparaît impossible de restaurer quoi que ce soit dans l’Eglise sans d’abord mettre en discussion les principes mêmes du Concile, et refuser toutes les erreurs qui y sont contenues : tous ceux qui se sont efforcés de garder à la fois la Tradition et la Réforme, de les marier ou de les enrichir mutuellement, ont inévitablement échoué. Parallèlement, le mépris et la haine envers la Tradition et la Messe de toujours n’ont cessé d’augmenter, manifestant d’une manière concrète qu’à deux doctrines incompatibles correspondent deux cultes inconciliables, deux façons irréductibles de concevoir l’Eglise et sa mission auprès des âmes. Commencée au Concile, cette Réforme est toujours en cours et continue de produire ses fruits. Aujourd’hui, à travers la synodalité, on assiste au renversement complet de la structure même de l’Eglise : à la transmission de la Vérité divine reçue du Verbe incarné, se substitue l’élaboration par l’homme d’un système où Dieu n’a plus sa place, et où l’esprit humain souffle à la place de l’Esprit-Saint. C’est le renversement diabolique de l’Evangile lui-même. Face à cette démolition de l’Eglise clairement dénoncée, Mgr Lefebvre nous encourage à poursuivre le combat doctrinal, c’est-à-dire à militer saintement pour le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, Voie, Vérité et Vie. Aujourd’hui comme hier, notre mission n’est autre que la restauration de toutes choses dans le Christ. Tout restaurer : à commencer par le sacerdoce, dans toute sa pureté doctrinale, dans toute sa charité missionnaire ; restaurer le saint sacrifice de la messe, cœur de la vie de l’Eglise ; restaurer la vie chrétienne, qui n’est autre que la vie même du Christ, marquée de l’esprit de la croix, pour l’amour et la gloire du Père ; restaurer la vérité catholique, pour lui redonner sa splendeur et lui permettre d’illuminer le monde ; restaurer, dans l’Eglise et dans la société civile, la reconnaissance des droits du Christ, roi des nations. « Jésus-Christ était hier, il est aujourd’hui, et il sera le même dans tous les siècles. Ne vous laissez point emporter à une diversité d’opinions et à des doctrines étrangères. Car il est bon d’affermir son cœur par la grâce. » (He 13, 8-9) La seconde idée qui domine la déclaration de 1974 est la volonté lucide et déterminée d’agir dans le seul but de servir l’Eglise catholique et romaine. Ce n’est en effet que dans l’Eglise de toujours et dans sa Tradition constante que nous trouvons la garantie d’être dans la Vérité, de continuer à la prêcher et à la servir. Mais surtout, nous sommes bien conscients que le fait de garder la Tradition, et de prendre tous les moyens nécessaires pour la conserver et la transmettre, correspond à un devoir de charité que nous remplissons vis-à-vis de toutes les âmes et de l’Eglise tout entière. Dans cette perspective, notre combat est profondément désintéressé. La Fraternité ne recherche pas d’abord sa propre survie : elle cherche principalement le bien de l’Eglise universelle et, pour cette raison, elle est par excellence une œuvre d’Église, qui avec une liberté et une force uniques, répond adéquatement aux besoins propres d’une époque tragique sans précédent. Ce seul but est toujours le nôtre aujourd’hui, au même titre qu’il y a cinquante ans : « C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la sainte Église catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures. » C’est à l’Eglise que la Tradition appartient ; c’est en elle et pour elle que nous la gardons dans toute son intégrité, « en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle ». Dans la certitude surnaturelle et inébranlable que cette même Tradition triomphera, et avec elle l’Eglise tout entière. Et dans la certitude renouvelée que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Menzingen, le 21 novembre 2024 Davide Pagliarani, Supérieur général † Alfonso de Galarreta Christian Bouchacourt 1er Assistant général 2nd Assistant général Source : fsspx.news Christian LASSALE <a class="a2a_button_whatsapp" href="https://www.addtoany.com/add_to/whatsapp?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.m...

Mgr Marcel Lefebvre et le TRP Eugène de Villeurbanne Lire la Déclaration doctrinale du 21 novembre 1974 MPI a le plaisir de vous inviter à la lecture du texte sur le 50ème anniversaire de la « Déclaration du 21 novembre 1974 », publié ce jour, par les Capucins de stricte observance de Morgon signé du RP Laurent, Gardien du couvent Saint-Bonaventure de Pontchardon et Directeur du Tiers-Ordre de Saint François d’Assise. Vous pourrez lire aussi le texte, publié aussi ce jour, du communiqué du Supérieur général et de ses Assistants de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration du 21 novembre 1974. Message des Capucins de Morgon – 1974 – 2024 : 50 ans Après les quelque huit années du pontificat « conservateur » de Benoît XVI, les égarements inouïs de l’actuel successeur de Pierre ont fait émerger une nouvelle catégorie de fidèles : les « sédévacantistes conciliaires ». Ils ont un langage parfois plus sévère que le nôtre à l’encontre de la personne du pape François, mais en même temps ne remettent pas en cause le concile Vatican II et honorent Jean-Paul II comme un saint. Ils ne réalisent pas que Fiducia supplicans ou Amoris laetitia sont le fruit naturel de l’arbre conciliaire. Face à une telle confusion des idées, la lumineuse Déclaration rédigée par Mgr Lefebvre le 21 novembre 1974 est d’une criante actualité 1. Elle aura cinquante ans cet automne mais n’a pas vieilli. Aussi vaut-il la peine de nous y attarder et de montrer comment elle trace notre route et nous préserve des écueils. Tout d’abord, disons un mot sur le contexte de cette Déclaration. En raison de l’hostilité croissante de l’épiscopat français envers l’œuvre de Mgr Lefebvre, Rome envoie deux visiteurs au séminaire d’Écône. Ceux-ci tiennent des propos ahurissants, remettent en cause la Résurrection de Notre-Seigneur, prônent le mariage des prêtres. Justement indigné, le prélat se rend à Rome. On lui fait grief de ne pas adopter les réformes conciliaires ? Il en donne la raison, par un texte qu’il rédige d’une traite et qui énonce clairement sa position. On nous reproche de « ne pas suivre le pape». Là n’est pas le fond du problème. Nous ne sommes pas comme les Byzantins, qui ont manifesté une rivalité croissante envers Rome, du IVe au XIe siècle, jusqu’à la consommation du schisme. Au contraire, nous affirmons que seul le pape possède l’autorité suprême dans l’Église, et que c’est de lui que viendra la solution de la crise présente. Mais nous nous heurtons à un fait : le pape dit aujourd’hui ce qui était condamné par tous ses prédécesseurs. Il y a deux Rome : « La Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi » et « la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée dans le concile Vatican II et après le Concile dans toutes les réformes qui en sont issues ». Que faire face à un tel dilemme ? « Si une certaine contradiction se manifeste [dans les paroles du Saint-Père], alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église ». « Sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment, nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours ». Cette attitude équilibrée, fruit du « bon sens catholique », permet d’éviter deux excès. D’abord se présente la tentation de baisser les bras. On nous demande de reconnaître le Concile. On se dit qu’on ne peut pas indéfiniment refuser. La tentation est plus forte pendant un pontificat comme celui de Benoît XVI : ses larges ouvertures en faveur de la Messe traditionnelle ont pu donner l’illusion qu’il était possible de conserver la Tradition tout en étant reconnus par la hiérarchie. Ceux qui en ont fait l’amère expérience se sont vu imposer une allégeance au Concile car, comme le dit très justement Monsieur l’abbé Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX, « il est impossible d’aller de l’avant sans l’union des volontés. Vous ne pouvez pas mettre ensemble deux entités dont les volontés vont en deux sens opposés 2 ». Il était fatal que Rome impose sa volonté. Contre ce premier écueil, la ligne de conduite est dans cette phrase de la Déclaration : « La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acception de la Réforme ». Alors « on garde la liberté inconditionnelle de professer la foi intégralement, et on prend les moyens proportionnés en laissant la Providence gérer les conséquences ; c’est le choix qu’a fait la Fraternité Saint-Pie X avec Mgr Lefebvre 3». Le second écueil consiste à considérer que les pontifes conciliaires ne sont pas papes. La tentation est plus forte lorsque l’Église a un ultra-progressiste à sa tête. Aussi n’est-il pas rare d’entendre parmi nous certains remettre en cause sa légitimité. Qu’il ne se comporte pas en bon Pasteur, c’est une chose, disons même, c’est un fait, une évidence criante. Mais qu’il ait pour autant perdu son pontificat, c’est une question autrement plus complexe, que nous n’avons pas l’autorité de trancher 4. Pensons à l’époque du Grand Schisme d’Occident (1378- 1415), où deux puis trois prétendants se disputaient le Siège de Pierre. Il fallut attendre cinq siècles pour que Pie XII tranchât enfin la question, en affirmant que le Pontife légitime était celui qui résidait à Rome. Cette question pendante n’a pas empêché l’Église de vivre et d’accomplir sa mission durant ces cinq cents ans. Plus encore, durant le schisme lui-même, sainte Colette fit profession religieuse dans les mains de l’antipape Benoît XIII, ce qui fut le point de départ d’une admirable réforme bénie de Dieu 5. * L’attitude de Mgr Lefebvre a toujours été de considérer les papes conciliaires comme Vicaires de Jésus-Christ, laissant à l’autorité compétente le soin de trancher un jour le litige, si tant est que cela soit utile. Au fond, ce qui compte, c’est de garder la Tradition. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? « Il ne nous appartient pas de connaître les temps et les moments fixés par le Père dans sa puissance» ; tout ce que notre divin Maître nous demande, c’est « d’être ses témoins 6 », là où la Providence nous a placés. A cette « place» qui nous est assignée, si humble soit-elle 7, nous pourrons faire tout le bien que Dieu attend de nous, à condition que nous gardions fidèlement la Règle que nous avons promise, que nous vivions de son esprit. Ce que Mgr Lefebvre a été pour l’Église, le Père Eugène le fut pour notre Ordre. Il nous a appris à nous en tenir, nous aussi, à ce qui nous a été transmis, à cette Règle qui a sanctifié des générations de tertiaires ; à faire la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’œuvre de saint François, tout cela sans amertume ni rébellion. A cette condition, dans la joie et la simplicité, nous continuerons à répondre aux attentes de l’Église sur l’Ordre franciscain. Que notre Séraphique Père vous accorde cette grâce, en ce huitième centenaire de sa stigmatisation, et qu’il vous bénisse ! Fr. Laurent Extrait de la Lettre Tertiaire Franciscaine n°304 Frère Antoine de Fleurance Source : CUSTODIE DES FRÈRES MINEURS CAPUCINS D’OBSERVANCE TRADITIONNELLE __________________________________________________ 1 – On en trouvera le texte intégral en annexe, ainsi que dans le Manuel du Tertiaire, p. 455. 2 – « Garder la Tradition et la transmettre », conférence donnée le 15 janvier 2022, au Congrès théologique du Courrier de Rome, in Nouvelles de chrétienté n° 193, p. 7. Toute cette excellente conférence est à lire. 3 – M. l’abbé Pagliarani; ibid. 4 – Entre Jean-Paul II et François, il n’y a qu’une différence de degré : ce sont deux phases d’un même processus révolutionnaire initié à Vatican II. Saint Paul affirme que la corruption morale du paganisme fut le châtiment d...

Mgr Marcel Lefebvre et sa Déclaration du 21 novembre 1974 Lire aussi : – Communiqué des Capucins de Morgon au sujet du 50ème anniversaire de la déclaration du 21 novembre 1974 : 1974 – 2024 : 50 ans – Communiqué de la FSSPX au sujet du 50ème anniversaire de la déclaration du 21 novembre 1974 : 1974-2024 « SEMPER IDEM » Il y a 50 ans, Mgr Marcel Lefebvre rédigeait sa fameuse Déclaration qui donnait la ligne doctrinale à suivre pour la congrégation qu’il avait fondée, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Clarté, force d’âme, courage dans la dénonciation du Concile et de la Rome néo-moderniste et néo-protestante, se dégagent de cette Déclaration qui n’a pas vieilli, la Rome conciliaire s’enfonçant toujours davantage dans l’apostasie, devenant même, sous le pape François, un relai de l’idéologie lgbtqi+. Déclaration rédigée par Mgr Marcel Lefebvre le 21 novembre 1974, et communiquée aux séminaristes le 2 décembre suivant. Elle fut ensuite publiée dans le numéro de janvier 1975 de la revue Itinéraires. « Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. « Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. « Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Eglise, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les universités, les séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Eglise. « Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles. « S’il arrivait, dit saint Paul, que nous-même ou un ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Ga 1, 8) « N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Eglise. « On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Eglise charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours. « Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. « La seule attitude de fidélité à l’Eglise et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme. « C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la sainte Eglise catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures. « C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Eglise, par l’Eglise de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle. « Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Eglise catholique et romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto ». Amen. « † Marcel Lefebvre, Albano, en la fête de la Présentation de la Vierge Marie » Francesca de Villasmundo L’article Il y a 50 ans : Mgr Lefebvre et sa Déclaration doctrinale est apparu en premier sur medias-presse.info.

A Jérusalem, la Présentation au temple de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu. Sanctoral La Présentation au Temple de la Bienheureuse Vierge Marie Après avoir célébré le 8 septembre la Nativité de la sainte Vierge, et quatre jours plus tard la fête du saint Nom de Marie, qui lui fut imposé peu après sa naissance, le Cycle célèbre en ce jour la Présentation au Temple de cette enfant de bénédiction. Ces trois premières fêtes du Cycle Marial sont un écho du Cycle Christologique qui célèbre de même la fête de la naissance de Jésus le 25 décembre, l’imposition de son saint Nom le 1er janvier, et sa Présentation au Temple le 2 février. La fête de la Présentation de Marie repose sur une pieuse tradition qui tire son origine de deux Évangiles apocryphes dans lesquels il est rapporté que la sainte Vierge fut présentée au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans, et qu’elle y vécut avec d’autres jeunes filles et les saintes femmes qui les dirigeaient. Dès le VIe siècle, la fête de la Présentation existait en Orient. Grégoire XI en entendit parler et l’introduisit à Avignon en 1372 ; Sixte V la rendit obligatoire dans l’Église romaine en 1585 ; et Clément VIII l’éleva au rang de double majeur. Joachim choisit pour épouse, Anne, femme pleine de mérites et digne des plus grands éloges. Comme la première Anne, affligée par l’épreuve de la stérilité, avait obtenu, par la prière et par un vœu, de donner naissance à Samuel, celle-ci, à son tour, par des supplications et une promesse obtint du ciel de mettre au monde la Mère de Dieu : en cela donc aussi, elle ne le cède à aucune des femmes les plus illustres. Ainsi la grâce (car telle est la signification du nom d’Anne) enfanta la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie). Marie, en effet, a vraiment été établie la Souveraine de toutes les créatures, en devenant la Mère du Créateur. Elle voit le jour dans la maison de Joachim, dite de la piscine probatique, et plus tard est conduite au temple ; « plantée ainsi dans la maison de Dieu » et nourrie par l’Esprit-Saint, Marie, semblable à un olivier fertile, devient le sanctuaire de toutes les vertus, détachant son cœur de toutes les convoitises de cette vie et de la chair, et conservant son âme vierge aussi bien que son corps, comme il convenait à celle qui devait recevoir Dieu dans son sein. Telle a été Marie, que sa vie est un enseignement pour tous. S’il ne vous déplaît pas d’en entendre la preuve, nous allons vous le démontrer ; celles d’entre vous qui aspirent à sa récompense doivent imiter son exemple. Que de vertus brillent en cette seule Vierge ! Nous admirons en elle un mystère de pudeur, une foi courageuse, une piété respectueuse. Vierge, elle passe sa vie dans sa demeure ; épouse, elle se livre aux soins domestiques ; mère, elle porte son Fils au temple. Oh ! Combien de vierges la verront s’avancer à leur rencontre ! Combien de vierges elle pressera dans ses bras et amènera au Seigneur, disant de chacune : Voilà celle qui n’a jamais connu d’autre alliance que celle de mon Fils ; voilà celle qui, par une inviolable pureté, s’est toujours montrée sa digne et fidèle épouse. Que dirai-je de la rigoureuse abstinence de Marie et de la multiplicité de ses bons offices : bons offices qui semblaient dépasser les forces de la nature, abstinence où la nature elle-même trouvait à peine le suffisant ! D’un côté, point d’instants inoccupés ; de l’autre, des jeûnes quotidiens. Et après cela, quand elle consentait à prendre quelque réfection, sa nourriture était des plus ordinaires ; elle en prenait juste assez pour ne pas mourir, et rien pour flatter son goût, il fallait que la nécessité vînt la contraindre d’accorder au sommeil, ce qu’elle redoutait de concéder à un désir de la nature ; et lors même que son corps reposait, son esprit veillait, repassant souvent en songe ses lectures, ou donnant suite aux pensées interrompues par le sommeil, s’occupant de ce qu’elle avait prémédité, ou préméditant ce qu’elle avait à faire. Martyrologe A Jérusalem, la Présentation au temple de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu. Le même jour, l’anniversaire du bienheureux Ruf, dont parle l’Apôtre saint Paul, dans l’épitre aux Romains. A Rome, la passion des saints Celse et Clément. A Reims, en France, saint Albert, évêque de Liège et martyr, mis à mort pour la défense de la liberté de l’église. A Ostie, l’anniversaire des saints martyrs Démétrius et Honorius. En Espagne, les saints martyrs Honorius, Eutyche et Étienne. En Pamphylie, saint Héliodore martyr, durant la persécution d’Aurélien, sous le préfet Aétius. Ses bourreaux s’étant convertis eux-mêmes à la foi, furent après lui jetés à la mer. A Rome, le pape saint Gélase Ier, remarquable par sa science et sa sainteté. A Vérone, saint Maur, évêque et confesseur. Au monastère de Bobbio, la mise au tombeau de saint Colomban abbé, fondateur de plusieurs monastères et père d’un grand nombre de moines ; célèbre par ses nombreuses vertus, il mourut dans une heureuse vieillesse. L’article Jeudi 21 novembre – La Présentation au Temple de la Bienheureuse Vierge Marie est apparu en premier sur medias-presse.info.

Mgr Tissier de Mallerais, le fidèle biographe de Mgr Lefebvre La revue Le Sel de la terre, des Dominicains d’Avrillé, rend hommage à Mgr Bernard Tissier de Mallerais, rappelé à Dieu le 8 octobre dernier. Dans sa fonction de défenseur de la foi, Mgr Tissier de Mallerais eut plusieurs fois l’occasion de participer à la mission doctrinale du Sel de la terre. Fidèle collaborateur, avec 17 articles recensés, il accepta aussi d’occuper pendant plusieurs années le rôle de censeur de cette excellente revue. En hommage à ce grand évêque, le comité de rédaction de la revue Le Sel de la terre présente les articles de Mgr Bernard Tissier de Mallerais et l’une de ses lettres d’encouragement. Lettre d’encouragement de Mgr Tissier de Mallerais à l’occasion du 20e anniversaire (2012) A l’occasion du 20e anniversaire (2012) de la revue, Mgr Tissier de Mallerais adressa une lettre d’encouragement aux dominicains d’Avrillé, que voici : « Vous êtes le sel de la terre ; si le sel vient à s’affadir… » (Mt 5, 13). « Heureusement, à Avrillé, le sel ne s’affadit point, pas plus que l’esprit dominicain d’un combat d’esprits : face à l’hérésie et à l‘apostasie répandues dans l’Église, on les combat d’abord par la prière et l’union à Dieu et ensuite par la parole et par la plume : « Notre combat n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres… C’est pourquoi, prenez l’armure de Dieu » (Ep 6, 12-13). « Que le Sel de la terre continue donc à nous monnayer à la fois la vie spirituelle et le combat de la plume qu’elle engendre, n’ayant que ce seul but : « que le Christ soit tout en tous : omnia in omnibus Christus » (Col 3, 11). » Les articles de Mgr Tissier de Mallerais dans Le Sel de la terre Voici la liste de ses articles écrit par Mgr Tissier de Mallerais pour la revue Le Sel de la terre. Sur Mgr Lefebvre : – Mgr Marcel Lefebvre face à la réforme de la messe – Mgr Lefebvre : Le combat de la foi avant Écône et en marge du Concile – Mgr Lefebvre et le père Emmanuel – Monseigneur Lefebvre, le sacerdoce et le règne social de N.S. – Monseigneur Lefebvre et la sainte Vierge Marie – De la race des francs : Mgr Lefebvre Sur le combat de la foi : – La Tradition vivante et combattante – Ce que saint Pie X a voulu pour l’Église Sur les erreurs conciliaires : – Sermon pour les ordinations du 27 juin 2002 – La splendeur de la vérité. Commentaire de l’encyclique Veritatis splendor – Le nouvel Évangile de Jean-Paul II – Refuser toute « réconciliation » avec la Rome occupée – Le mystère de la rédemption selon Benoît XVI – La foi au péril de la raison – Qu’est-ce qu’un concile pastoral ? – La liberté religieuse. Étude critique – Y a-t-il une Église conciliaire ? Le Sel de la terre a également recensé son ouvrage Marcel Lefebvre, Une Vie, recension que vous pouvez trouver ici. La revue vous recommande en particulier son beau sermon Ce que saint Pie X a voulu pour l’Église. En hommage à Mgr Tissier de Mallerais, le prix du numéro concerné (4.50 € + frais de port), le numéro 48, est réduit. Vous pouvez trouver en cliquant ici. La lecture de ces articles permet de découvrir la pensée, et la personnalité, de Mgr Tissier de Mallerais. Francesca de Villasmundo L’article Le Sel de la terre, des dominicains d’Avrillé, rend hommage à Mgr Bernard Tissier de Mallerais est apparu en premier sur medias-presse.info.

Saint Félix de Valois, prêtre et confesseur, fondateur de l’Ordre de la très sainte Trinité pour le rachat des captifs. Sanctoral Saint Félix de Valois, Confesseur Saint Félix de Valois, né en 1127, institua avec saint Jean de Matha l’Ordre des Trinitaires pour le rachat des captifs. La prière des Heures raconte quelques traits merveilleux de sa vie : Arrivé à l’âge de l’adolescence, il se dépouilla plus d’une fois de ses vêtements pour couvrir les indigents. Il demanda à son oncle, le comte Thibaut de Blois, la grâce d’un homicide condamné à mort, lui prédisant que ce meurtrier mènerait bientôt une vie pleine de vertus, ce que l’événement confirma. Plus tard, il se rendit à Rome, sur l’inspiration d’un ange, avec saint Jean de Matha, pour demander au pape la permission de fonder un Ordre. Le pape Innocent III reçut de Dieu pendant la messe une révélation concernant l’Ordre de la rédemption des captifs, et Félix fut, ainsi que ses compagnons, revêtu par le pape lui-même de la robe blanche portant une croix de deux couleurs, costume sous lequel l’ange lui était apparu. Le pape ajouta que cet Ordre, en raison des trois couleurs de son costume, devrait porter le nom de la Très Sainte Trinité. Dans le monastère de Cerfroid, nouvellement fondé, Félix fut honoré d’une apparition de la Très Sainte Vierge. Pendant la nuit précédant la fête de la Nativité, par une permission de Dieu, tous les frères de l’Ordre étaient demeurés endormis à l’heure de Matines, de sorte que, seul, il se trouvait au cœur. Alors il aperçut au milieu du chœur la Sainte Vierge, portant le costume des Trinitaires avec la croix et accompagnée d’une nombreuse phalange d’anges vêtus du même costume. Félix chanta en union avec eux et sous la direction de Marie l’office liturgique. Comme s’il était arraché aux chants d’ici-bas pour être transporté dans le chœur des bienheureux, il fut averti par un ange de sa mort prochaine. Il exhorta alors les siens à une constante charité envers les pauvres et les captifs et mourut le 4 novembre 1212, chargé d’ans et de mérites. Son culte fut reconnu en 1666 par Alexandre VII qui l’inscrivit au martyrologe en 1671. Sa fête fut instituée en 1694 par Innocent XII comme double. Martyrologe Saint Félix de Valois, prêtre et confesseur, fondateur de l’Ordre de la très sainte Trinité pour le rachat des captifs. Il s’endormit dans le Seigneur la veille des nones de novembre (4 novembre). En Perse, la passion de saint Nersès évêque et de ses compagnons. A Messine, en Sicile, les saints martyrs Ampèle et Caïus. A Turin, les saints martyrs Octave, Soluteur et Adventeur, soldats de la légion thébaine. Par an courageux combat, sous l’empereur Maximien, ils méritèrent la couronne du martyre. A Césarée de Palestine, saint Agape martyr. Il fut condamné aux bêtes sous l’empereur Galère Maximien; mais celles-ci ne lui ayant fait aucun mal, on le jeta à la mer des pierres aux pieds. A Dorostore, en Mésie inférieure, saint Dase martyr. Ne voulant pas consentir aux impudicités qui accompagnaient la fête de Saturne, il fut mis à mort sous le préfet Bassus. A Nicée, en Bithynie, les saints martyrs Eustache, Thespèse et Anatole, durant la persécution de Maximien. A Héraclée, en Thrace, les saints Bassus, Denis, Agapit et quarante autres martyrs. En Angleterre, saint Edmond, roi et martyr. A Constantinople, saint Grégoire le Décapolite, qui souffrit beaucoup pour le culte des saintes images. A Milan, l’évêque saint Bénigne qui, durant les grands troubles causés par l’irruption des Barbares, gouverna son église avec une constance et un dévouement sans réserve. A Chalon-sur-Saône, en France, saint Silvestre évêque. Plein de jours et de vertus, il alla vers le Seigneur dans la quarante-deuxième année de son sacerdoce. A Vérone, saint Simplice, évêque et confesseur. A Hildesheim, en Saxe, saint Bernward, évêque et confesseur. Il a été inscrit au nombre des saints par le pape Célestin III. L’article Mercredi 20 novembre – Saint Félix de Valois, Confesseur est apparu en premier sur medias-presse.info.

Dans la ville de Marbourg, en Germanie, la mise au tombeau de sainte Élisabeth, veuve, fille du roi André de Hongrie et membre du Tiers-Ordre de saint François. Sanctoral Sainte Elisabeth de Hongrie, Veuve, Patronne du Tiers-Ordre Franciscain Elisabeth, un bijou parmi les saints allemands, patronne des œuvres de charité chrétienne à l’égard du prochain, se distingue par son courage joyeux dans la souffrance. Elle était fille (née en 1207) du roi de Hongrie, André. Dès l’âge de quatre ans, elle vint à la cour de son futur époux, et fut mariée (1221) à Louis, landgrave de Thuringe. Elle remplit avec une fidélité consciencieuse aussi bien ses devoirs d’épouse que ceux de servante de Dieu. Elle quittait son lit durant la nuit et demeurait longtemps en prière ; elle exerçait avec zèle les œuvres de charité chrétienne ; elle se faisait la servante des veuves, des orphelins, des malades et des indigents ; au cours d’une grande famine, elle distribua généreusement tout le blé de ses greniers ; elle recueillait les lépreux dans un hôpital fondé par elle et leur baisait les mains et les pieds. Elle fit construire aussi un vaste hospice pour recevoir et soigner les nécessiteux. Après la mort prématurée de son époux (en 1227, à Otrante, en Basse-Italie, au cours de la croisade que l’empereur Frédéric II fit traîner en longueur), elle quitta tous ses ornements princiers pour pouvoir servir Dieu plus facilement, revêtit un costume simple, devint tertiaire de Saint François et se signala par sa patience et son humilité. Son beau-frère, devenu landgrave, la chassa du château de Wartburg et la laissa sans abri. Son domaine fut saisi, et on l’obligea à quitter le château de la Wartbourg. Cependant, à Eisenach, personne n’osait lui offrir un abri par crainte du souverain. Ce n’est qu’après bien des prières qu’un aubergiste compatissant lui céda une écurie abandonnée. Mais la cour lui renvoya ses enfants qu’elle avait d’abord laissés au château et interdit à tous les habitants d’héberger la veuve du landgrave, de sorte qu’elle dut errer en plein froid de l’hiver avec ses trois enfants dont le plus jeune avait à peine quelques mois. En 1228, elle prit le voile des sœurs du Tiers-Ordre de Saint François (Le Tiers-Ordre de la Pénitence) et se rendit à Marbourg où elle fit construire un hôpital avec son pécule de veuve, ne se réservant qu’une pauvre maisonnette de torchis. Toutes ses forces et tous ses soins étaient pour les pauvres et les malades ; quant à elle, elle gagnait sa vie en filant. Encore jeune par l’âge, mais riche en bonnes œuvres de noble charité, elle mourut là le 17 novembre 1231 ; elle n’avait que 24 ans. Quatre ans après, Élisabeth, déclarée Sainte par le Vicaire de Jésus-Christ, voyait tous les peuples du Saint-Empire, empereur en tête, affluer à Marbourg où elle reposait au milieu de ces pauvres dont elle avait ambitionné la vie. Son corps sacré fut remis à la garde des chevaliers Teutoniques, qui reconnurent l’honneur en faisant de Marbourg un chef-lieu de l’Ordre, et en élevant à la Sainte la première église ogivale que l’Allemagne ait possédée. De nombreux miracles y attirèrent longtemps l’univers chrétien. Ses reliques, qui subirent divers destins, reposent dans l’église Sainte Élisabeth à Marbourg ; son chef est à Vienne (église Sainte Élisabeth). Saint Pontien, pape et martyr Saint Pontien, Pape et Martyr Pontien, Romain de naissance, gouverna l’Église sous Alexandre Sévère. Celui-ci relégua le saint Pontife dans l’île de Sardaigne avec le Prêtre Hippolyte, parce qu’ils professaient la foi chrétienne. C’est là, qu’après avoir été affligé en bien des manières pour la foi de Jésus-Christ, il termina sa vie, le treizième jour des calendes de décembre. Transporté à Rome avec le concours du clergé, sous le pontificat de Fabien, son corps fut enseveli dans le cimetière de Calixte, sur la voie Appienne. Pontien siégea quatre ans, quatre mois et vingt-cinq jours de 230 à 235. En deux ordinations faites au mois de décembre, il ordonna six Prêtres, cinq Diacres et sacra six Évêques, pour diverses régions. Martyrologe Dans la ville de Marbourg, en Germanie, la mise au tombeau de sainte Élisabeth, veuve, fille du roi André de Hongrie et membre du Tiers-Ordre de saint François ; après une vie entièrement consacrée aux œuvres de piété, devenue célèbre par ses miracles, elle s’en alla vers le Seigneur. Saint Pontien, pape et martyr, dont l’anniversaire est mentionné le 3 des calendes de novembre (30 octobre). A Samarie, en Palestine, saint Abdias prophète. A Rome, sur la voie Appienne, l’anniversaire de saint Maxime, prêtre et martyr. Il souffrit durant la persécution de Valérien et fut inhumé à Saint-Xyste. Dans la cité d’Ecija, en Espagne, le bienheureux Crispin évêque, qui fut décapité et parvint ainsi à la gloire du martyre. Le même jour, saint Fauste, diacre d’Alexandrie. Il fut tout d’abord exilé avec saint Denis durant la persécution de Valérien ; parvenu ensuite à un âge très avancé, il périt par le glaive durant la persécution de Dioclétien, et consomma ainsi son martyre. A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam martyr. Quoiqu’ignorant et inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire saint Basile le Grand prononça un célèbre discours. A Vienne, en Gaule, les saints martyrs Séverin, Exupère et Félicien. Leurs corps furent retrouvés, grâce à la révélation qu’ils en firent eux-mêmes, de nombreuses années après leur mort ; l’évêque, le clergé et la population de la ville, les levèrent de terre avec grande révérence et leur donnèrent une sépulture honorable. En Isaurie, la passion de saint Azas et de cent cinquante soldats ses compagnons, sous l’empereur Dioclétien et le tribun Aquilin. <a class="a2a_button_wordpress" href="https://www.addtoany.com/add_to/wordpress?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.medias-presse.info%2Fmardi-19-novembre-sainte-elisabeth-de-hongrie-veuve-patronne-du-tiers-ordre-franciscain-saint-pontien-pape-et-martyr%2F197349%2F&linkname=Mardi%2019%20novembre%20%E2%80%93%20Sainte%20Elisabeth%20de%20Hongrie%2C%20Veuve%...

A Rome, la Dédicace des Basiliques de Saint Pierre et de Saint Paul, Apôtres. Sanctoral La Dédicace des basiliques des saints Apôtres Pierre et Paul Après avoir célébré, le 5 août, la Dédicace de Sainte-Marle-aux-Neiges, plus connue sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, le 29 septembre celle de saint Michel, le 9 novembre celle de Saint-Jean-de-Latran, et au cours du même mois celle de toutes les églises de chaque diocèse, l’Église fête aujourd’hui la Dédicace des basiliques de Saint-Pierre et de Saint-Paul à Rome. Tous ces anniversaires se fêtent de la sorte pendant le Temps après la Pentecôte, période pendant laquelle nous donnons toutes nos pensées à l’Église et aux saints dont nos temples sont l’image vivante. La basilique de Saint-Pierre au Vatican et celle de Saint-Paul-hors-les-Murs, construites toutes deux par les soins de Constantin à l’endroit même de leur martyre, le cèdent à peine, quant à leur origine et à leur importance, à celle de Saint-Jean-de-Latran. Elles furent également consacrées par le pape saint Sylvestre, et cette cérémonie eut lieu le 18 novembre. L’église de Saint-Pierre s’élève sur l’emplacement du cirque de Néron, et sous son maître-autel reposent les restes sacrés du Chef des apôtres qui en font, avec Saint-Jean-de-Latran, le centre du monde chrétien tout entier. C’est là que se fait toujours la Station du samedi des Quatre-Temps avec les ordinations. C’est là que se font aussi les Stations du troisième dimanche de l’Avent, du jour de l’épiphanie, du dimanche de la Passion, du lundi de Pâques, de l’Ascension, de la Pentecôte, des Litanies de saint Marc et du mercredi des Rogations. C’est là enfin que se chante solennellement la messe à la fête des saints Apôtres Pierre et Paul, le 29 juin, et à celles de la Chaire de saint Pierre, le 18 janvier et le 22 février. Cette église déjà remarquable au IVe siècle, fut agrandie plus tard, puis reconstruite au XVIe siècle, parce qu’elle tombait de vétusté. Jules II et Léon X firent appel aux plus grands artistes du temps et les plans combinés de Bramante et de Michel-Ange donnèrent naissance, sur la tombe de Pierre, à l’Église la plus vaste et la plus riche de l’univers ». Urbain VI la consacra le 18 novembre 1626. La basilique de Saint-Paul, située à l’autre extrémité de la ville, fut élevée de même au IVe siècle sur le tombeau de l’Apôtre des Gentils. A cause de son éloignement, elle n’était désignée que quatre fois par an comme jour de Station, à la fête des saints Innocents, le dimanche de la Sexagésime, le mercredi de la IVe semaine de Carême ou jour du Grand Scrutin, et le mardi de Pâques. On y célèbre solennellement la messe le jour de la Commémoraison de saint Paul le 30 juin, et le jour de sa Conversion le 25 janvier. Ayant été presque complètement détruite par un incendie en 1823, cette église fut reconstruite avec une magnificence inouïe par les papes Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854. Ce fut Pie IX également qui constitua la fête d’aujourd’hui, en réunissant les anniversaires des deux Dédicaces sous la date primitive du 18 novembre. De nombreux miracles se sont produits en témoignage de sa sainteté, après quoi le pape Clément X l’a béatifiée. Bienheureuse Salomé de Cracovie, Vierge, Deuxième Ordre Franciscain Salomé était une fille de la famille royale du prince Lescon V et une sœur de Boleslas le Chaste. La bienheureuse Salomé de Cracovie est née à Cracovie, capitale de la Pologne, en 1201. À l’âge de 3 ans, selon la coutume de l’époque, elle fut fiancée au prince Colman de Hongrie, frère de sainte Elisabeth de Thuringe, et fut envoyé à la cour du roi André II afin d’être élevé selon les coutumes du pays. La petite fille s’est révélée être une enfant de grâce et un modèle pour tous ceux avec qui elle s’est associée. Lorsque le jour de son mariage arriva, les deux époux résolurent de préserver leur virginité. Ils ont conservé leur vœu intact jusqu’à la fin de leur vie. Le couple pieux rivalisait de pratiques de piété et de pénitence. Avec le consentement de son mari, Salomé reçut l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François des mains de son confesseur, un frère franciscain. Suivant son exemple, de nombreuses dames de la cour renoncèrent à la pompe et à la vanité du monde, et le palais prit l’apparence d’un couvent. Même lorsque son mari devint roi de Galice et que Salomé, en plus de la couronne qui était ici de naissance, reçut une couronne royale, elle resta la simple fille de saint François dans l’Ordre de la Pénitence. Le roi Coleman tomba au combat contre les Tatars en 1225. Salomé résolut alors de se consacrer à Dieu et utilisa sa richesse pour soutenir les pauvres et construire des églises. En 1240, la bienheureuse Salomé de Cracovie entra au couvent des Clarisses de Zawichost. Le couvent fut ensuite déplacé à proximité de Cracovie, pour le protéger contre les incursions des Tatars, et il fut connu sous le nom de Sainte-Marie de l’Escalier. Ici, Salomé a continué à vivre pendant 28 ans, très respectée par ses confrères en raison de sa vertu. À plusieurs reprises, elle fut élue au poste d’abbesse. Alors qu’elle avait 67 ans, la bienheureuse Salomé de Cracovie fut atteinte d’une maladie un jour pendant la messe et elle prédit que sa mort suivrait sous peu. Exhortant ceux qui étaient près de son lit de mort à pratiquer la charité et l’harmonie et à observer fidèlement la règle, elle mourut le 17 novembre 1268, favorisée et fortifiée dans sa dernière heure par une vision de Notre-Dame et de l’Enfant Jésus. Un signe céleste qu’elle recevait une troisième couronne, la meilleure de toutes, était le fait que ses sœurs en religion, au moment de sa mort, virent une étoile brillante sortir de ses lèvres et monter au ciel. Lorsque son corps fut exhumé sept mois après son enterrement, il fut retrouvé intact et dégageant une douce odeur. Elle fut ensuite enterrée dans l’église franciscaine de Cracovie aux côtés de son mari, le roi Colman. De nombreux miracles se sont produits en témoignage de sa sainteté, après quoi le pape Clément X l’a béatifiée. Martyrologe A Rome, la Dédicace des Basiliques de Saint Pierre et de Saint Paul, Apôtres. La première, ayant été reconstruite et agrandie, fut solennellement consacrée en ce jour, par le souverain pontife Urbain VIII. La seconde, après avoir été complètement détruite par un déplorable incendie, a été rebâtie avec plus de magnificence, puis consacrée solennellement, le dixième jour de décembre, par Pie IX, qui fixa au présent jour la commémoraison annuelle de cette dédicace. A Antioche, l’anniversaire de saint Romain martyr. Au temps de l’empereur Galère, comme il voyait le préfet Asclépiade faire irruption dans une église et s’efforcer de la renverser de fond en comble, il exhorta les autres chrétiens à entraver ce dessein. Pour ce motif, après avoir souffert d’affreux tourments et avoir eu la langue coupée (ce qui cependant ne l’empêchait pas de célébrer les louanges de Dieu), il fut étranglé en prison et honoré de la couronne du martyre. Avant lui souffrit aussi un petit enfant, nommé Barulas, qui, interrogé par le préfet sur ce qui était le plus raisonnable, ou d’adorer un seul Dieu, ou d’en reconnaître plusieurs, avait répondu qu’il fallait croire au seul Dieu qu’adorent les chrétiens; pour ce motif il fut battu de verges et décapité. A Antioche encore, saint Hésyque martyr. étant soldat et entendant publier un édit en vertu duquel quiconque ne voulait pas sacrifier aux idoles devait déposer le baudrier, il quitta le sien aussitôt; pour l’en punir on le précipita dans le fleuve, après lui avoir attaché une énorme pierre au bras droit. Le même jour, saint Oricle et ses compagnons, qui souffrirent pour la foi catholique, durant la persécution des Vandales. A Mayence, saint Maxime évêque, qui, au temps de Constance, souffrit beaucoup de la part des ariens et mourut en vrai confesseur. A Tours, en France, le trépas du bienheureux Odon, abbé de Cluny. A Antioche, saint Thomas moine. En reconnaissance de ce que ses prières avaient fait cesser la peste, on l’honorait chaque a...

XXVI° dimanche après la Pentecôte / VI° après l’Epiphanie – « Le royaume de Dieu grandit intérieurement et extérieurement. » Ce dimanche reprend les chants (Introït, Graduel, Alléluia, Offertoire, Communion) du 23ème Dimanche et les oraisons (collecte, secrète, postcommunion) et lectures (Épître, Évangile) du 6ème dimanche après l’Épiphanie. Le dernier dimanche du cycle de Noël ! Nous arrivons au terme du développement des pensées de ce temps. L’Église voulait nous montrer la fondation du royaume de Dieu par le divin Roi Jésus-Christ. Pendant l’Avent, nous avons préparé sa venue ; à Noël, le Roi est venu ; à l’Épiphanie, il est paru dans sa gloire et a exercé ses premiers droits et ses premiers devoirs de souverain. Dans les dimanches après l’Épiphanie, nous voyons l’organisation du royaume de Dieu : le Christ comme Sauveur (3e dimanche), comme Vainqueur (4e dimanche), comme Juge (5e dimanche). Aujourd’hui, nous contemplons le développement de son royaume dans les âmes et à l’extérieur — dans la double parabole du grain de sénevé et du levain. La messe (Adorate Deum). — Une dernière fois nous chantons, dans les chants psalmodiques, le Roi qui « a bâti Sion et est paru dans sa ville », qui est « adoré des anges et entouré des filles de Sion qui tressaillent de joie ». Mais nous nous demandons quelles sont les pensées maîtresses de ce dimanche. Jusqu’ici nous avons considéré le Roi dans ses diverses fonctions, comme Sauveur, comme Vainqueur, comme Juge patient ; l’Église nous montre aujourd’hui l’accroissement progressif, organique et incessant du royaume de Dieu. Malgré les ennemis intérieurs et extérieurs (4e et 5e dimanches), le royaume de Dieu grandit extérieurement comme le sénevé ; parti d’un petit commencement, il devient un grand arbre et les peuples sont les oiseaux qui habitent ses branches ; intérieurement, la vie divine portée par le dogme et la morale du christianisme pénètre tout l’homme, comme le levain pénètre la pâte et fait grandir l’Église. ÉPÎTRE. L’éloge que fait ici saint Paul de la fidélité des chrétiens de Thessalonique à la foi qu’ils avaient embrassée, éloge que l’Église nous remet aujourd’hui sous les yeux, semblerait plutôt un reproche pour les chrétiens de nos jours. Livrés encore la veille au culte des idoles, ces néophytes s’étaient élancés avec ardeur dans la carrière du christianisme, au point de mériter l’admiration de l’Apôtre. De nombreuses générations chrétiennes nous ont précédés ; nous avons été régénérés dès notre entrée en cette vie ; nous avons sucé, pour ainsi dire, avec le lait, la doctrine de Jésus-Christ : et cependant notre foi est loin d’être aussi vive, nos mœurs aussi pures que l’étaient celles de ces premiers fidèles. Toute leur occupation était de servir le Dieu vivant et véritable, et d’attendre l’avènement de Jésus-Christ ; notre espérance est la même que celle qui faisait battre leurs cœurs ; pourquoi n’imitons-nous pas la foi généreuse de nos ancêtres ? Le charme du présent nous séduit. L’incertitude de ce monde passager est-elle donc ignorée de nous, et ne craignons-nous pas de transmettre aux générations qui nous suivront un christianisme amoindri et stérile, tout différent de celui que Jésus-Christ a établi, que les Apôtres ont prêché, que les païens des premiers siècles embrassaient au prix de tous les sacrifices ? ÉVANGILE. Notre Seigneur nous donne ici deux symboles bien expressifs de son Église, qui est son Royaume, et qui commence sur la terre pour s’achever au ciel. Quel est ce grain de sénevé, caché dans l’obscurité du sillon, inconnu à tous les regards, reparaissant ensuite comme un germe à peine perceptible, mais croissant toujours jusqu’à devenir un arbre : sinon cette Parole divine répandue obscurément dans la terre de Judée, étouffée un instant par la malice des hommes jusqu’à être ensevelie dans un sépulcre, puis s’échappant victorieuse et s’étendant bientôt sur le monde entier ? Un siècle ne s’était pas écoulé depuis la mort du Sauveur, que déjà son Église comptait des membres fidèles, bien au delà des limites de l’Empire romain. Depuis lors, tous les genres d’efforts ont été tentés pour déraciner ce grand arbre : la violence, la politique, la fausse sagesse, y ont perdu leur temps. Tout ce qu’elles ont pu faire a été d’arracher quelques branches ; mais la sève vigoureuse de l’arbre les a aussitôt remplacées. Les oiseaux du ciel qui viennent chercher asile et ombrage sous ses rameaux, sont, selon l’interprétation des Pères, les âmes qui, éprises des choses éternelles, aspirent vers un monde meilleur. Si nous sommes dignes du nom de chrétiens, nous aimerons cet arbre, et nous ne trouverons de repos et de sécurité que sous son ombre tutélaire. La femme dont il est parlé dans la seconde parabole, est l’Église notre mère. C’est elle qui, au commencement du christianisme, a caché, comme un levain secret et salutaire, la divine doctrine dans la masse de l’humanité. Les trois mesures de farine qu’elle a fait lever pour en former un pain délectable sont les trois grandes familles de l’espèce humaine, issues des trois enfants de Noé, et auxquelles remontent tous les hommes qui habitent la terre. Aimons cette mère, et bénissons ce levain céleste auquel nous devons d’être devenus enfants de Dieu, en devenant enfants de l’Église. A Néocésarée, dans le Pont, l’anniversaire de saint Grégoire, évêque et confesseur, illustre par sa doctrine et sa sainteté. Sanctoral Saint Grégoire le Thaumaturge, Évêque et Confesseur Grégoire naquit à Néocésarée dans le Pont, vers l’an 213. Dans sa prime jeunesse, il fut disciple du grand Origène dont il fit plus tard un panégyrique enthousiaste. Il devint évêque de sa ville natale. Célèbre par sa sainteté et sa doctrine, il le fut plus encore par ses prodiges et ses miracles que Dieu multiplia à tel point que, dès son vivant, il fut surnommé le Thaumaturge, c’est-à-dire faiseur de miracles. Il eut beaucoup à souffrir de la persécution de Dèce (249-251), puis de l’invasion barbare (254). Il mourut sous Aurélien entre 270 et 275, et tout le Pont, au dire de saint Basile, vénéra sa mémoire avec une immense dévotion, comme celle d’un maître dans la foi. Sa prière obtint le déplacement d’une montagne qui gênait la construction d’une église [« Si quelqu’un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et qu’il ne doute pas dans son cœur, mais qu’il croie que ce qu’il dit arrivera, il le verra s’accomplir » (Marc, XI, 22)]; de même, il dessécha un marais qui était une cause de discorde entre deux frères. Il chassa les démons du corps des hommes et des images des faux dieux. Ses miracles et son don de prophétie convertirent beaucoup d’hommes au Christ. Comme peu de temps avant de mourir il demandait combien il y avait encore d’infidèles à Néocésarée, on lui répondit qu’il y en avait encore dix-sept ; alors, remerciant Dieu, il dit : « C’est le nombre de fidèles que j’ai trouvé en arrivant ici comme évêque. » Le pape Pie VI, le 7 septembre 1798, approuva le maintien de la vénération de la bienheureuse Jeanne et autorisa la célébration de sa fête. Bienheureuse Jeanne de Signa, Vierge, Recluse, Tertiaire Franciscaine Jeanne est née en 1244 près de Signa, non loin de Florence. Ses parents étaient des paysans pauvres et pieux, et dès son plus jeune âge, Jeanne s’occupait des moutons de son père. La prière et la méditation étaient son passe-temps favori pendant les longues heures de solitude dans les prairies et les bois. Si elle recherchait la compagnie d’autres bergers, ce n’était pas par ennui, mais plutôt pour prier avec ses camarades ou pour leur montrer comment servir Dieu, éviter le péché et pratiquer la vertu. L’incident suivant montre à quel point cette conduite était agréable aux yeux de Dieu. Une terrible tempête éclata. Jeanne s’enfuit avec son troupeau vers l’arbre où elle avait l’habitude de tenir ses pieuses réunions, et voici, alors qu’une tempête de grêle et des averses faisaient rage tout autour, pas une goutte d’eau ne tomba sur Jeanne et son troupeau. Remarquant cela, les autres bergers recherchaient Jeanne avec leurs troupeaux lorsqu’une tempête survenait,...

Son culte fut officiellement reconnu en 1606 par le pape Paul V (1550-1621) et sa fête étendue par Innocent XI (1611-1689) à tout l’ordre bénédictin en 1678 et inscrite au martyrologe romain la même année. Sanctoral Sainte Gertrude, Vierge Née de parents nobles à Eisleben en Saxe, Gertrude, dès l’âge de cinq ans, consacra à Jésus-Christ sa personne et sa virginité, dans le monastère bénédictin de Rodesdorf. A partir de ce moment, tout à fait étrangère aux choses du monde et s’appliquant avec zèle à pratiquer la vertu, elle mena une vie toute céleste. A la connaissance des lettres humaines, elle joignait la science des choses divines, dont la méditation l’excitait à la vertu et lui fit, en peu de temps, acquérir la perfection chrétienne. Elle parlait souvent, et avec de pieux sentiments, du Christ et des mystères de sa vie, et ne pensant qu’à la gloire de Dieu, elle y rapportait tous ses désirs et toutes ses actions. Bien que Dieu l’eût abondamment comblée de dons excellents, dans l’ordre de la nature et de la grâce, elle se méprisait cependant elle-même au point de compter, parmi les principaux miracles de la divine bonté, le fait d’en être miséricordieusement supportée, quoiqu’indigne pécheresse. A l’âge de trente ans, elle fut choisie pour gouverner d’abord le monastère de Rodesdorf, où elle avait embrassé la vie religieuse, puis le monastère d’Heldelfs. Pendant quarante ans, elle remplit sa charge avec tant de charité, de prudence et de zèle pour l’observance de la discipline régulière, que son monastère semblait être l’asile de la perfection religieuse. Dans ces deux communautés, bien qu’elle fût la mère et la supérieure de toutes les religieuses, elle voulait néanmoins être considérée comme la dernière ; et, s’abaissant de fait, elle se faisait la servante des autres. Pour s’occuper de Dieu avec une plus grande liberté d’esprit, elle mortifiait son corps par les veilles, les jeûnes et toutes sortes d’austérités. Toujours égale à elle-même, elle ne cessa de montrer une innocence de vie, une douceur, une patience extraordinaires. Elle s’appliqua par tous les moyens à procurer le salut du prochain, et, de sa pieuse sollicitude, elle recueillit des fruits abondants. La force de son amour pour Dieu lui faisait éprouver de fréquentes extases, et lui obtint d’être élevée à un très haut degré de contemplation et aux jouissances de l’union divine. Jésus-Christ, voulant montrer le mérite de son épouse bien-aimée, déclara que le cœur de Gertrude était pour lui une demeure pleine de délices. Elle honorait d’une dévotion toute spéciale la glorieuse Vierge Marie, que Jésus lui-même lui avait donnée pour mère et protectrice, et reçut d’elle un grand nombre de faveurs. Le très adorable sacrement de l’Eucharistie et la passion du Seigneur la pénétraient d’un tel amour et d’une si vive reconnaissance, qu’en les méditant, elle répandait des larmes abondantes. Elle soulageait chaque jour par ses suffrages et ses prières les âmes des justes condamnées aux flammes expiatoires. Gertrude composa de nombreux écrits, propres à ranimer la piété. Des révélations divines et le don de prophétie l’ont aussi rendue célèbre. Enfin, réduite à un état de langueur, plutôt par son ardent amour de Dieu que par la maladie, elle mourut l’an du Seigneur mil deux cent quatre-vingt-douze. Après sa mort comme pendant sa vie, Dieu l’a glorifiée par des miracles. Son culte fut officiellement reconnu en 1606 par le pape Paul V (1550-1621) et sa fête étendue par Innocent XI (1611-1689) à tout l’ordre bénédictin en 1678 et inscrite au martyrologe romain la même année. Clément XII (1652-1740) en fit une fête double en 1738 à la date du 17 novembre, puis anticipée au 15 en 1739. Inhumé au monastère, son corps sera transféré en 1260 à la basilique Sainte-Claire d’Assise. En 1751, le pape Benoît XIV autorise son culte. Sainte Agnès d’Assise, Vierge, Deuxième Ordre franciscain Agnès d’Assise, née à Assise, en 1197, deuxième fille de Favarone Offreducio et Ortolana Fiumi, dans une famille aristocratique dont le fief était situé au château de Corano, près de Biagiano. En 1198, dans le contexte des luttes communales en Italie, la tension monte entre les marchands (minores) et les nobles (majores) de la cité. Ces derniers se voient contraints de se replier sur leurs terres, puis dans la ville de Pérouse, qui garantit leur protection. Cette situation provoque un conflit entre Assisiates minores et Pérugins, au cours duquel le jeune François Bernardone, tout à ses rêves de chevalerie, sera fait prisonnier. Quant à celle qui s’appelle encore Catherine, elle grandit, en compagnie de sa sœur aînée, Claire, au château de Corano et à Pérouse, puis, à partir de 1204, une fois la concorde revenue entre bourgeois et féodaux, dans le palais familial d’Assise. Le 4 avril 1212, une dizaine de jours après la fameuse nuit où sainte Claire a quitté la maison familiale pour se consacrer à Dieu entre les mains de saint François, elle rejoint sa sœur dans la communauté féminine de Saint-Ange de Passo où celle-ci a trouvé refuge. Désireuse de partager l’idéal franciscain de pauvreté, elle résiste héroïquement à sa famille, dont certains membres cherchent à l’arracher au monastère en usant de voies de fait. En souvenir de ces épreuves, François, lorsqu’il l’admet à la profession religieuse, lui donne le nom d’Agnès, vierge et martyre des premiers temps de la chrétienté, très populaire au Moyen Âge. Avec l’autorisation de l’évêque Guido, le saint installe ensuite les deux sœurs dans la campagne d’Assise, à côté de la chapelle Saint-Damien, qu’il avait restaurée peu après sa conversion. Quelques femmes de la région viendront bientôt se joindre à elles, parmi lesquelles, un peu plus tard, Ortolana d’Assise et sa troisième fille, Béatrice. Ainsi sera fondé l’ordre des Pauvres Dames de Saint-Damien, dites Clarisses. En 1219, Agnès est choisie comme abbesse d’une abbaye de moniales bénédictines, Santa-Maria-de Monticelli, près de Florence, qui désirait être rattachée à la règle de Saint-Damien. Par la suite, elle établira cette règle dans des monastères de Mantoue et de Venise, non sans échanger avec sa sœur une correspondance, dont seule une lettre a subsisté. Agnès revient cependant à Assise, en 1253, Claire étant gravement malade. Elle assiste aux derniers jours de son aînée, puis à la mort de celle-ci, à Saint-Damien. Trois mois plus tard, le 16 novembre 1253, Agnès décède à son tour. Inhumé au monastère, son corps sera transféré en 1260 à la basilique Sainte-Claire d’Assise. En 1751, le pape Benoît XIV autorise son culte. Martyrologe Sainte Gertrude, vierge, dont l’anniversaire est mentionné le jour suivant. A Edimbourg, en écosse, l’anniversaire de sainte Marguerite veuve, reine d’Ecosse, célèbre par sa charité envers les pauvres et sa pauvreté volontaire. Sa fête est célébrée le 4 des ides de juin (10 juin). En Afrique, les saints martyrs Rufin, Marc, Valère et leurs compagnons. Le même jour, les saints martyrs Elpide, Marcel, Eustoche et leurs compagnons. Elpide, qui était de l’ordre sénatorial, après avoir généreusement confessé la foi chrétienne à la face de Julien l’Apostat, fut attaché avec ses compagnons à des chevaux indomptés, puis traîné brutalement, enfin jeté dans le feu où il acheva son glorieux martyre. A Lyon, en Gaule, l’anniversaire de saint Eucher, évêque et confesseur, homme d’une foi et d’une science admirables. De haute noblesse sénatoriale, il embrassa la vie religieuse, demeura, de son propre choix, longtemps caché dans une profonde caverne, où il servit le Christ dans la prière et le jeûne. Un ange l’ayant fait découvrir, on l’éleva solennellement sur le siège épiscopal de l’ Eglise de Lyon. A Padoue, saint Fidence évêque. A Cantorbéry, en Angleterre, saint Edmond, évêque et confesseur. Exilé pour avoir défendu les droits de son Eglise, il mourut très saintement près de Provins, ville des Sénonais. Il a été canonisé par le pape Innocent IV. Le même jour, la mise au tombeau de saint Othmar abbé. <a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fwww.medias-presse.info%2Fsa...