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Il y a un mois, François Hollande parlait d’une possible fusion des services web de France Télévisions et de Radio France. "Parmi les mutations possibles, nous pourrions imaginer que France Télévisions et Radio France puissent rassembler leurs contenus dans un grand service public audiovisuel" avait-il affirmé lors du concert pour les 50 ans de Radio France. Quelques jours après la ministre de la Culture avait qualifié cette déclaration de "facétie". Mais la même Aurélie Filippetti, interrogée à ce propos lors de sa visite au Festival international des programmes audiovisuels de Biarritz, a déclaré que les sites de Radio France "pourraient travailler avec les sites de France Télévision pour une offre encore plus diversifiée". La "facétie" est en fait un projet. Les bras nous en tombent !

La nouvelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, était ce matin l’invitée de Patrick Cohen sur France Inter. Interrogée sur le sort de RFI, la ministre a rappelé que le candidat François Hollande avait signé la pétition contre la fusion de RFI et de France 24. Le gouvernement prendra donc « les mesures nécessaires pour que RFI retrouve sa mission », que la chaîne ait déménagé d’ici là, ou pas. Ecoutez Aurélie Filippetti.

Mécontent de la manière dont il a été reçu mardi, lors de la matinale spéciale élections, le Président-candidat s'en est pris cette fois à France inter. b[C'est Arnaud Leparmentier, journaliste au Monde, qui le raconte sur son blog.]b "Nicolas Sarkozy a violemment attaqué les règles de temps de parole et les médias, jeudi 19 avril, lors d'un meeting à Saint-Maurice dans le Val de Marne. … Quand je pense qu'on a dit que c'est moi qui maitrisais les médias, qu'est-ce que ce serait si je ne les maitrisais pas !", a-t-il poursuivi. … Auparavant, M. Sarkozy s'en était pris à Radio France. "Le peuple de France, il n'aime pas l'injure, il est courtois", a déclaré M. Sarkozy, qui a reproché à Radio France de donner la parole à des auditeurs qui insultent leur invité. M. Sarkozy a cité une femme interrogée dans un reportage par Radio France [NDR France Inter] qui résidait en Seine-Saint Denis et dénonçait les problèmes de vie dans sa banlieue sans oser citer directement les immigrés d'origine africaine. "Vous savez très bien que ce ne sont pas des Portugais", a-t-elle dit selon, M. Sarkozy. "Ces mots exprimés par cette femme ne sont pas les miens. La gauche caviar n'a aucune leçon à donner à cette femme". ... Anne-Laure Dagnet est encore plus précise dans son papier, jeudi à 19h

Un enrobé, on le sait tous, c’est un reportage complet, construit, avec une logique. C’est souvent l’occasion de mettre dans un même reportage deux avis qui divergent. Lorsque France Bleu Belfort-Montbéliard propose à France Inter un enrobé sur les problèmes de déneigement des rues, c’est dans cet esprit qu’il est accepté et réalisé. Sauf que la rédaction nationale de Bleu –qui a inventé des formats tellement courts qu’aucun élément ne peut jamais convenir en l’état- a récupéré le sujet et trouvé utile de découper dans l’enrobé un micro-trottoir de 20 secondes de personnes qui se plaignent. Par contre on n’a pas jugé utile de conserver le point de vue complémentaire de la mairie. Cette attitude malheureuse a pour conséquence de créer une situation problématique entre la locale et ses interlocuteurs, avec qui elle travaille tout au long de l’année. Les Bases Nétia des chaînes nationales n’ont pas été ouvertes pour devenir une « supérette » où chacun pioche et fait n’importe quoi. Les journalistes ne peuvent admettre ce genre de dérapage qui remet en cause la confiance établie depuis des années. Cela pourrait remettre en question l’envoi ou l’échange de sujets, de peur qu’on continue de les détricoter. Chaque journaliste est pleinement propriétaire des droits moraux sur sa production. Altérer un papier ou un reportage est contraire à toutes les règles, aux accords en vigueur et à la loi. Nous rappelons cela pour ceux à qui la simple logique journalistique ne suffit plus. > écouter le reportage original et ce qui a été gardé par Tête de réseau > relire les engagements de Radio France quant au Droit moral des journalistes

Jean-Luc Hees est très content de lui à propos de l’opération Berlin. Voici quelques réactions d’auditeurs, notamment sur les mails ou les standards de Radio France : Philippe : «La même programmation sur toutes vos stations en ce 9 novembre est un MUR entre vous et l’auditeur régulier. Comme pour les jours de grève, on a un programme unique. Beurk !». Luc : «De fait, je tiens à remercier Jean-Luc Hees. Grâce à cette journée uniforme j’ai pu réaliser à quel point j’aime et ne peux pas me passer de France Culture». Jacques : «Infernal ! C’est littéralement infernal ! On en deviendrait communiste. Jamais aucun pays de l’Est n’aurait osé une telle propagande. Vous êtes devenus fous ? On écoute Europe 1 pour échapper à ce délire». Jean-Luc : «Comme c’est dur de devoir supporter le journal de France Inter lorsqu’on est habitué au programme de France Info». Farid : «C’est bien la peine d’avoir 3 radios nationales pour faire la même chose et passer les mêmes pubs. Remarquez, comme ça, on peut découvrir RMC, RTL, ou les radios locales sympas. Bravo pour ce monde de la pensée unique». Une auditrice : «Allo France Bleu Champagne ? Vous avez changé de fréquence ?» Un membre du Cabinet du Préfet, à Poitiers : «Vous avez un problème d’émetteur ?» Un chauffeur de taxi parisien pris dans un embouteillage, appuyant sur le bouton France Bleu Ile de France : «Merde !» Sur les mails ou les standards, également, des hommages au talent de l’équipe envoyée sur place. Les journalistes de Radio France sont formidables. Nous le savions. Mais la réduction de 50 antennes à une seule était absurde. Nous l’avions dit. Bonus : les commentaires d'un auditeur de Bleu 107.1 Ile de France

Nicolas Sarkozy était l’invité de France 3 le 30 juin. Il a évidemment été questionné sur l’avenir de l’Audiovisuel Public. Le Président qui trouve que les programmes de France Télévisions ressemblent encore trop aux programmes d'une chaîne privée, a dit souhaiter "un vrai débat sur les missions de service public, le cahier des charges", citant des sujets de programme comme 'l'Europe", "la science", "l'environnement" ou "le débat démocratique". Selon Nicolas Sarkozy "la télévision devrait être fantastiquement heureuse d'être un sujet de débat, en faisant cela on donne les moyens au service public de son développement". "Il y avait beaucoup de tristesse, ou de mal être, ou de crise identitaire dans le service public avant que je ne propose cette réforme", a-t-il assuré. Le Président a également parlé d’une petite secte qui descend de temps en temps dans la rue. Ecoutez cet extrait du 19-20 sur France 3.

Mise à jour le 18 juillet 2008 Invitée à 8h20 sur France Inter vendredi 18 juillet, Christine Albanel a déclaré que le Président de Radio France serait certainement nommé à l'avenir par l'exécutif, comme celui de France Télévisions. L’AFP a passé coup de fil au ministère, on précise que la ministre "a exprimé un point de vue de bon sens qui est de dire qu'à partir du moment où on modifie les conditions de nomination du président de France Télévisions, il y aurait une certaine logique à ce qu'on le fasse aussi pour le président de Radio France". Mais "ce n'est pas encore écrit, ce n'est pas encore validé", a-t-on souligné. La ministre de la Culture a également confirmé que Radio France allait conserver la publicité sur ses ondes, contrairement à ce qui est prévu pour France Télévision. ........................................................................................................................................................................... « Radio France n’est pas directement concernée par la réforme » a dit Christine Albanel jeudi 26 juin sur France Inter. Il faut donc comprendre que nous conservons la publicité sur nos antennes, contrairement à France Télévision ! Sur France Info, la ministre de la Culture et de la Communication n’a par contre pas exclu que le mode de nomination du PDG soit le même pour toutes les sociétés de l’Audiovisuel public. Une information confirmée par Le Monde. Dans son édition datée du 27 juin, le Quotidien écrit « L'Elysée indique que la loi précisera si le président terminera son mandat ou non. La procédure vaudra aussi pour le président de Radio France.» (Christine Albanel était interrogée sur France Inter par Nicolas Demorand et sur France Info par Raphaëlle Duchemin)

Patrick Roger a trouvé son numéro deux en la personne de Philippe Chaffangeon, actuel directeur-adjoint de la rédaction à RTL. Son titre sera celui de directeur adjoint de France Info et directeur de la rédaction. Il prendra ses fonctions le 14 mai. Philippe Chaffangen, 49 ans, a commencé sa carrière à France Inter, comme en témoigne cet extrait de 1986 du magazine de reportage ''Tabou'' consacré à la l'entraînement des gendarmes du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République. (Trouvé sur l'un des blogs audio d'Arte, Sonorismes d'Alain Joannes, qui fut longtemps responsable du magazine de reportages d'Inter)