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Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre seizième émission, diffusée le dimanche 20 mai 2018, est consacrée au Football. Cela ne vous aura pas échappé, on entend beaucoup parler de football en ce moment ! Les Marseillais n’ont pas réussi l’exploit de remporter l’Europa League, l’équipe de France se prépare pour la coupe du Monde qui aura lieu dans un mois en Russie. On imagine, à tort, que le football et la musique classique n’ont rien à voir, sont antinomiques ! Un loisir par essence populaire contre une musique que l’on qualifie bien souvent d’élitiste, de non accessible. Vous vous douterez que nous ne sommes pas d’accord avec le deuxième postulat, du moins, c’est ce qu’on essaye de prouver ici dans Sonates ! Mais alors le football et la musique classique, ce sont deux pratiques, qui prodiguent toutes les deux des émotions, qui sont des arts toutes les deux en quelque sorte ! Et finalement, en y repensant, on peut imaginer que le football et la musique classique, ce n’est pas si différent. Alors partons découvrir les liens qui unissent ces deux arts majeurs !
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre quinzième émission, diffusée le dimanche 6 mai 2018, est consacrée à l'Espagne. "La musique espagnole, n’existe pas; elle est italienne pour un quart et maure pour le reste." Voilà un constat bien pessimiste de Maurice Ravel sur la musique classique ibérique. Lui-même était pourtant proche de nombreux compositeurs espagnols mais il avait apparemment un doute sur leur originalité, ou du moins, la spécificité de leur style. Il n’était pas le seul ! Les musiciens espagnols eux-mêmes doutaient de leur authenticité comme Manuel de Falla, un compositeur bien connu aujourd’hui, qui déclarait : “La meilleure musique espagnole, c’est Debussy.” Malgré ces visions amères, on ne peut pas dire qu’il n’existe pas un style espagnol, et une musique espagnole. Les clichés ont la peau dure aujourd’hui, et bien souvent, quand on évoque l’Espagne, on imagine une guitare et des castagnettes. Mais la musique du pays s’aventure plus profondément. Les influences arabisantes et gitanes, liées à l’histoire du pays, se mêlent à des traditions régionales très fortes et en font un métissage appréciable et apprécié. Et lui confèrent sa singularité. Bref, il y a énormément de choses à découvrir de l’Espagne, et vraiment de bonnes surprises. Alors, vamos, Sonates n°15 vous emmène en Espana !
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre quatorzième émission, diffusée le dimanche 22 avril 2018, entièrement musicale, est consacrée à l'Arménie et vous plonge dans l'oeuvre du compositeur emblématique Aram Khatchatourian.
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre treizième émission, diffusée le dimanche 8 avril 2018, est consacrée à mai 68. Nous sommes peut-être en avance, ou peut-être en retard. En retard, si on considère que mai 68 a commencé le 22 mars, avec l’occupation de l’Université de Nanterre et les premiers mouvements étudiants. En avance, si on considère que les manifestations, la plus grande grève que la France ait connu, n’ont démarré qu’à la début du mois de mai pour s’achever à la fin du mois de juin. Mais au-delà d’une période de l’année, mai 68 représente bien plus que deux mois, et plusieurs pays du monde ont connu, à cette époque, leurs mai 68. Parmi de nombreux artistes, poètes, dramaturges, plasticiens, cinéastes, chacun imaginant la révolution à leur manière, des musiciens ont placé au coeur de leur art des éléments, parfois évidents, parfois plus subtils, de résistance, d’opposition, et d’utopie. La musique classique peut paraître assez perméable aux évolutions du temps, aux premiers abords, mais elle permet en réalité d’en connaître bien plus sur une époque que bien d’autres supports. Nous sommes donc allés à la recherche des mai 68 de ces compositeurs, pour comprendre davantage leur art.
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre douzième émission, diffusée le dimanche 25 mars 2018, est consacrée aux rapports entre musique et littérature. Notre invité : Alexandre Prévet, pianiste. Quand on pense à l’association de la musique et de la littérature, on pense tout de suite à de nouvelles associations : la poésie, le chant, la voix, la mélodie, l’harmonie, la chanson… Les notions, les concepts et les genres artistiques se rencontrent et se croisent : on est autant dans l’analogie que dans la correspondance des termes, voire dans la fusion. Pour le compositeur Paul Dukas, vers et musique ne se mêlent pas, ne se confondent jamais, on ne met pas les poèmes en musique. Pour Debussy, la musique commence là où la parole est impuissante. Comment penser la relation entre ces deux arts fondamentaux, entre ces deux modes d’expression ? D’une période historique, entre Antiquité et Moyen-Âge où musique et poésie ne faisaient qu’un, à la période moderne où la poésie n’est plus nécessairement mise en musique et où les deux se choquent et s’entrechoquent, les rapports évoluent. Encore récemment, choc chez certaines et certains de voir le prix Nobel de littérature décerné à un musicien, Bob Dylan, pour avoir créé de nouvelles expressions poétiques dans la grande tradition de la chanson américaine.
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre onzième émission, diffusée le dimanche 11 mars 2018, est consacrée la mode et aux tendances. En ces jours de Fashion Week à Paris et à Milan, nous avons cherché une manière de vous parler des grandes tendances en musique classique, mais surtout des compositeurs qui ont réussi à en créer de nouvelles et qui sont finalement parvenus à imposer leurs idées à toute une période, avec plus ou moins de succès. Du 16e siècle à aujourd’hui, ces phénomènes, plus que des modes, représentent aujourd’hui les grandes périodes de la musique classique, et il nous a paru important de nous y intéresser !
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre dixième émission, diffusée le dimanche 25 février 2018, est consacrée à l'engagement. Toujours le poing levé ! Qu’est-ce que l’engagement ? Une bien vaste question à laquelle nous essaierons de répondre en vous présentant, tout au long de l’émission, différents parcours de compositeurs et compositrices qui se sont engagés dans leur vie. Car il faut bien voir que, loin d’être opaque à toute considération extérieure, la musique classique est comme tous les arts : elle entretient un lien étroit avec la politique, la vie en société. Certains disent refuser de s’engager pour telle ou telle cause, mais au fond, les situations font que parfois, la musique est un engagement en soi.
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre sixième émission, diffusée le dimanche 17 décembre, est consacrée à la musique de film. L’arrivée du parlant dans le cinéma va permettre la création d’un nouveau genre : la musique de film, puisque tout simplement des compositeurs vont commencer à composer pour des films. Non pas que la musique n’existait avant mais bien souvent elle consistait, pour les musiciens, à improviser, et non à écrire quelque chose pour un film, ou bien à un orchestre de jouer pendant le visionnage. Tout cela sans oublier les difficultés pour synchroniser son et image à l’époque. L’arrivée de ce nouveau genre, à la fin des années 20, donne la possibilité à des compositeurs classiques de faire de la musique de film. Certains s’y était déjà essayer comme Erik Satie pour le court film dadaïste Entr’Acte de René Clair sorti en 1924, et c’est déjà un exploit de voir une musique aussi synchronisée avec les images à l’époque du muet. Étant donné que de nombreux compositeurs classiques ont composé de la musique de film à ses débuts, la question de sa place en comparaison à la musique classique fait parfois encore débat. Dès les débuts,en Russie, comme nous en avons parlé récemment dans notre troisième émission, les compositeurs du régime ont beaucoup écrit pour le cinéma, afin de servir le rêve d’un art populaire, grandiose et grandiloquent. Sergei Prokofiev a par exemple composé la musique d’Alexandre Nevski d’Eisenstein (en 1938), un cinéaste avec lequel il travaille énormément pendant toute sa vie. Mais on comptait aussi sur Dmitri Chostakovitch qui a fait la musique du Cuirassé Potemkine (1925) même s’il est beaucoup moins connu pour ses musiques de films. Il était un exemple type de ce qui se faisait avant l’arrivée de la “musique de film” à proprement parler puisqu’il improvisait sur les films. Ses débuts en tant que compositeur de musiques de films ont d’ailleurs été marqués par un échec cuisant avec le thème de La Nouvelle Babylone, totalement désynchronisé et incompréhensible pour les spectateurs à sa sortie en 1929. La suite sera pour lui surtout de l’alimentaire, n’ayant pas envie réellement de composer pour les films mais se voyant surtout obligé par le régime. Les balbutiements des débuts montrent en tout cas la difficulté qu’impose ce nouveau genre de musique, les contraintes qu’il demande et l’apparition d’un métier à part entière, et cela bien sûr pas seulement en Russie.
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre cinquième émission, diffusée le dimanche 3 décembre, est consacrée à la musique classique anglaise. 70 ans de mariage royal, c’est beau, ça se fête. Elisabeth II, de son vrai prénom, Elisabeth, est née le 21 avril 1926, elle a donc 91 ans. Elle le premier enfant du prince Albert d’York, qui deviendra le roi George VI, et de son épouse, Elizabeth, aussi. Son père est le second fils de George V. A sa naissance, il n’est pas prévu qu’elle devienne un jour reine car le prince de Galles, le futur Edouard VIII, est encore jeune et pourrait avoir des enfants. Edouard VIII monte sur le trône, mais abdique rapidement, préférant son mariage avec Wallis Simpson, une femme déjà divorcée, s’étant attiré les foudres de l’Eglise. Albert d’York devient roi, et sa fille aînée Elizabeth devient première dans l’ordre de succession au trône. C’est ainsi qu’à la mort de son père, George VI, le 6 février 1952, elle devint Elizabeth II. Son mari, le duc d’Edimbourg, Philipp Mountbatten, devient prince-consort. Nous sommes partis pour 65 ans de règne, pour l’instant... Et c’est pour ça que, tout naturellement, nous nous sommes dit : “tiens, pourquoi ne parlerions-nous pas de musique classique britannique ?” Et là, nous nous sommes heurtés à un obstacle : qui est capable de citer un compositeur ou une compositrice britannique très connu ? Comme les Mozart, Beethoven, Chopin, Tchaïkovsky… tous de nationalités différentes, tous représentants d’une certaine manière de composer selon leurs origines et leurs traditions. Mais les Britanniques, eux, où sont-ils ? Henry Purcell, Edward Elgar, Benjamin Britten… ces noms de compositeurs n’ont malheureusement pas une résonnance importante auprès du grand public. Une chose est sûre après ce constat, la Grande-Bretagne n’est pas une grande nation de la musique classique comme l’ont été, pour ne citer qu’elles, l’Allemagne, la Russie, la France, l’Italie… Mais, ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas eu de pièces de qualité écrites outre-Manche. Pour cette 5e émission, tâchons donc de découvrir des grands noms de la musique classique britannique et de savoir, si oui ou non, il y a un style musical purement national.
Sonates est l’émission de musique classique de Radio Campus Paris. Notre quatrième émission, diffusée le dimanche 19 novembre, est consacrée à la révolution russe. La révolution a profondément marqué le pays dès ses débuts, ainsi que les compositeurs, aucun n’a eu la même réaction à celle-ci. Partir ou rester ? Espoirs ou illusions ? Il n’y a pas eu de front commun et ce sont avant tout des démarches personnelles qui ont marqué la période. Pourtant la révolution a été vue par une grande partie de ces compositeurs comme un moment rempli de nouvelles perspectives. A ses débuts du moins. Car l’arrivée de Staline au pouvoir et le développement du réalisme socialiste en 1932 a bouleversé le monde des arts. Le but de cette doctrine : créer pour le peuple et glorifier le régime, ce qui donna bien souvent des compositions certes grandiloquentes mais sans saveur. Cette dictature de la culture a profondément changé la façon de composer des musiciens russes, qui se sont retrouvés cernés par la censure. Le mot d’ordre à respecter : une musique claire, mélodieuse et qui doit surtout parler au peuple. C’est pour cela qu’a été créée l’Union des compositeurs qui visaient à évaluer toute nouvelle composition et à dire, si oui ou non, elle était conforme aux attentes du régime… C’est à ce moment-là aussi que le régime russe à qualifier la musique trop occidentale de “formaliste” car trop hermétique selon l’idéologie stalinienne. Un compositeur nommé ainsi était donc décrié et rejeté par le régime. En 1948, le nationalisme est renforcé par l’arrivée de Jdanov , qui durcit encore plus l’idéologie du régime et dont les compositeurs vont pâtir. Mais, aussi fou que cela puisse paraître, cette période de contraintes provoque une effusion de création chez ceux qui transgresseront les règles. Reste néanmoins que la mort de Staline, en 1953 redonnera un peu de liberté aux compositeurs martyrisés. Notre invité : Guilhem Fabre. Retrouvez tous les morceaux diffusés pendant cette émission sur Soundsgood ainsi que sur toutes les plateformes :