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Sur YouTube, ils vous annoncent la fin du monde financier. Ils mélangent des faits, des rumeurs et des complots. Et à la fin, surprise, ils ont un rapport financier gratuit à vous vendre. Dans sa chronique, Amid Faljaoui démonte la mécanique de ceux qui transforment votre angoisse en business. L'industrie de la peur financière ne connaît pas la crise et prospère. Vous les avez sans doute aussi croisés sur YouTube ou sur les réseaux sociaux : des gens très sérieux, avec des cartes militaires en arrière-plan et un ton grave. Au début, c'est plutôt convaincant. Ils vous parlent par exemple d'une séance de bourse étrangement plate, 6 heures de stagnation avec à peine 0,2% d'amplitude. Ils vous disent que cette absence de volatilité de la bourse est une sorte de "camisole algorithmique" avec comme sous-entendu que des institutions financières auraient été mandatées pour écraser la volatilité. Ça sonne bien mais c'est absurde car la séance en question, c'est celle du jeudi 2 avril, veille directe du "Good Friday", c'est-à-dire le jour où les bourses américaines sont fermées : ça ne s'appelle pas une camisole algorithmique, ça s'appelle juste une veille de jour férié. Bref, la séance la plus banale de l'année. La mécanique ne s'arrête pas là. Les mêmes experts enchaînent faits réels et rumeurs spectaculaires. 30 avions F-35 auraient été pulvérisés. "Rumeurs non confirmées", dit-il, et dans la phrase suivante, on raisonne comme si c'était un fait acquis. La pièce logique, elle est redoutable. Si les marchés baissent, le chroniqueur avait raison. Et s'ils sont stables, c'est qu'ils sont manipulés. Donc c'est encore pire. La thèse est infalsifiable. Ce n'est plus de l'analyse, c'est de la voyance en costume-cravate. Vient ensuite la culpabilisation : "nous ne sommes pas prêts pour ce qui arrive". Suivie aussitôt évidemment de la phrase de réconfort : "mais ne vous en voulez pas, il y a encore des gens moins préparés que vous". C'est très habile, vous et le chroniqueur en question, vous êtes ensemble, vous êtes du bon côté de ceux qui voient les choses. Et enfin, le coup de grâce : téléchargez gratuitement notre rapport spécial. Votre adresse e-mail contre leur solution miracle. Toute la vidéo, au fond, n'était qu'un entonnoir de vente, une publicité déguisée en renseignements militaires. Les risques géopolitiques sont réels et graves, mais transformer la guerre en argumentaire commercial, c'est instrumentaliser l'angoisse de ceux et celles qui épargnent pour leur famille. La prochaine fois qu'on vous annonce l'apocalypse financière, posez-vous une seule question : "Qu'est-ce qu'on me vend ?" Si la réponse arrive dans les 30 dernières secondes de la vidéo, vous avez votre réponse. Ce n'était pas de l'information, c'était une publicité avec du sang dessus. Mots-clés : Donald Trump, Iran, Etats-Unis, cessez-le-feu, banque, Pentagone, pétrole, Oman --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un économiste célèbre a prédit la crise de 2008. Aujourd'hui, il annonce que le Bitcoin ira à zéro. Son argument est brillant. Mais il a oublié de vous dire un détail. Un détail qui ressemble à un aveu. Et qui change tout. C'est l'objet de la chronique d'Amid Faljaoui. Steve Keen, l'économiste qui avait prédit la crise financière de 2008, vient d'affirmer dans le célèbre podcast "The Diary of a CEO" de Stephen Barlett que le Bitcoin ira à zéro. Sa théorie repose sur un argument énergétique : selon lui, le Bitcoin consomme trop d'électricité et les gouvernements finiront par "couper le robinet", surtout après la guerre en Iran. Un raisonnement séduisant en apparence, mais qui révèle plusieurs failles importantes lorsqu'on l'examine de plus près. L'argument énergétique de Steve Keen présente effectivement des lacunes significatives. Si personne ne nie que le Bitcoin consomme beaucoup d'électricité, l'économiste omet de mentionner que cette énergie provient aujourd'hui en grande partie de sources renouvelables. Il passe également sous silence l'amélioration constante de l'efficacité énergétique des puces de minage et l'existence du "Lightning Network", une technologie qui permet désormais des millions de transactions avec une consommation quasi nulle. Le Bitcoin de 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui de 2010. L'hypothèse selon laquelle le Bitcoin serait le premier secteur sacrifié en cas de restrictions énergétiques soulève également des questions. Pourquoi cette cryptomonnaie serait-elle prioritairement visée alors que le streaming vidéo mondial consomme davantage d'énergie et que les centres de données de l'intelligence artificielle "explosent les compteurs" ? Cette sélectivité dans l'analyse interroge sur la neutralité du raisonnement proposé. Par ailleurs, l'idée d'un consensus mondial des gouvernements pour interdire le Bitcoin semble peu réaliste au regard des faits actuels. Des pays comme le Salvador ou les Émirats arabes unis font exactement le contraire en adoptant le Bitcoin comme outil de souveraineté économique. Cette diversité d'approches gouvernementales contredit l'hypothèse d'une interdiction coordonnée à l'échelle planétaire. Le détail le plus révélateur de cette analyse réside dans un aveu fait par Steve Keen à l'animateur du podcast. L'économiste a reconnu qu'on lui avait proposé d'acheter du Bitcoin à une livre sterling et qu'il n'avait pas saisi cette opportunité. Cette confession éclaire différemment sa position actuelle sur la cryptomonnaie. Face à une occasion manquée de cette ampleur, deux attitudes sont possibles : reconnaître son erreur d'appréciation ou construire un raisonnement sophistiqué pour justifier rétrospectivement sa décision. Quand un actif est détenu par des fonds d'investissement, adopté par des États souverains et utilisé par des centaines de millions de personnes, prédire qu'il ira à zéro relève moins de l'analyse économique que du pari émotionnel déguisé en raisonnement économique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Donald Trump ne croit en rien. Les ayatollahs iraniens croient en tout, jusqu’au martyre. Entre ces deux extrêmes, l’économie mondiale suffoque. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte comment le cynisme absolu et le fanatisme absolu produisent exactement le même résultat : le chaos. Le Financial Times a publié cette semaine une chronique dévastatrice sur Donald Trump. La thèse de cet article tient en une phrase : le président américain ne comprend pas les gens qui croient en quelque chose. Pour cet homme d'affaires tout se négocie. Le problème c'est que cette vision du monde se fracasse contre la réalité. Et la facture, c'est nous tous qui la payons. Depuis l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le détroit d'Ormuz est fermé. Et quand on ferme Ormuz, on ne ferme pas simplement un robinet parmi d'autres : on coupe un cinquième du pétrole mondial d'un seul coup. Le baril de Brent a d'ailleurs connu en mars sa plus forte hausse mensuelle depuis que les relevés existent. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a été catégorique : c'est, selon lui, la plus grave crise énergétique de l'histoire, plus grave d'ailleurs que les chocs des années 70. Ce n'est pas que du pétrole. Quand le Golfe s'arrête, les engrais, le soufre, l'aluminium s'arrêtent aussi. Ce qui veut dire concrètement que cette guerre finit par toucher non seulement le prix à la pompe, mais aussi le prix du pain sur votre table. Tout cela parce que Trump trouvait curieux que l'Iran ne capitule pas devant la puissance de feu américaine. Son envoyé Steve Witkoff l'a d'ailleurs admis avec une candeur désarmante : toute cette force aurait dû pousser Téhéran à négocier. Et pourtant, ça n'a pas été le cas. Voici donc le paradoxe de cette crise : la plus grande puissance militaire du monde est dirigée par un homme convaincu que tout le monde a un prix. Dans un monde où ses adversaires agissent souvent par conviction, l'Iran défend sa révolution. Poutine poursuit son rêve de Grande Russie. Pékin joue le temps long d'une très vieille civilisation. On peut évidemment détester tous ces projets. Mais les ignorer quand on contrôle la première économie mondiale, cela coûte des points de croissance énormes à la planète entière. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux prétend enseigner une méthode infaillible pour détecter les escrocs lors d'appels en visioconférence. Cependant, cette technique présente un défaut majeur : les cybercriminels ont également accès à cette information. Ces derniers ne se contentent plus de tentatives de séduction en ligne, mais visent directement les données bancaires et les virements frauduleux de leurs victimes. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui analyse pourquoi cette solution miracle pourrait déjà être obsolète. Imaginez recevoir un appel en visioconférence. Vous voyez votre interlocuteur, vous l'entendez parler, mais êtes-vous absolument certain que ce visage à l'écran n'est pas fabriqué par un logiciel en temps réel ? La réponse est non, et c'est exactement là que réside le problème. Personne ne peut plus être certain de l'authenticité d'un visage en vidéo, une réalité qui ouvre la porte à de nouvelles formes d'escroquerie particulièrement sophistiquées. Sur les réseaux sociaux, une créatrice de contenu propose une solution apparemment simple : demander à votre interlocuteur de passer sa main devant son visage. Si c'est un deepfake, ce faux visage généré par intelligence artificielle, le masque numérique devrait sauter et révéler la supercherie. Cette astuce, largement partagée, donne l'impression d'offrir une protection infaillible contre ces nouvelles arnaques numériques. Le problème majeur de cette méthode réside dans sa date de péremption, probablement déjà dépassée. Les outils de deepfake évoluent à une vitesse vertigineuse, et ce qui faisait bugger ces technologies hier ne les fait plus broncher aujourd'hui. La vidéo continue pourtant de circuler massivement, et les utilisateurs continuent de s'y fier aveuglément. Cette situation illustre un piège classique de la vulgarisation sur les réseaux sociaux. Contrainte par le format court de 40 à 60 secondes, l'information se simplifie et évacue les nuances essentielles. En matière de sécurité numérique, supprimer ces "oui mais" devient particulièrement dangereux, car cela crée une fausse impression de sécurité. Les deepfakes représentent aujourd'hui une menace économique réelle. Des escrocs utilisent le visage de patrons pour demander la validation de paiements urgents, ou se font passer pour des conseillers bancaires en visioconférence. Des entreprises, y compris en Belgique, perdent des dizaines de milliers d'euros sur des appels vidéo de quelques minutes seulement. Face à cette menace évolutive, les experts recommandent de ne jamais se fier à un seul test. Il faut multiplier les vérifications : demander un mouvement de profil (les deepfakes gèrent encore mal les rotations), vérifier la synchronisation entre les lèvres et le son, poser une question absurde pour observer les micro-expressions. Et surtout, en cas de doute sur un virement, raccrocher et rappeler sur un numéro trouvé indépendamment. Car un conseil de sécurité périmé s'avère pire qu'aucun conseil : il donne aux victimes la certitude, seule chose qui profite vraiment aux escrocs. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

En janvier, tout le monde était d'accord : 2026 serait une année tranquille pour les marchés. Trois mois plus tard, le pétrole a augmenté de 63%, les obligations se sont effondrées et Wall Street vient de vivre son pire trimestre depuis quatre ans. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous raconte comment un consensus unanime s'est fracassé sur la réalité d'une guerre. Le premier trimestre boursier 2026 restera dans les annales comme le pire depuis 2022. Les trois grands indices américains ont tous basculé dans le rouge, avec le S&P 500 qui a perdu 5% et le Nasdaq qui a cédé 7%. Cette débâcle ne s'est pas limitée aux États-Unis : l'Europe a subi la même punition tandis qu'en Asie, le Nikkei japonais s'est effondré de 13% sur le seul mois de mars. Le tournant décisif s'est produit le 28 février avec une escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran qui a fait basculer tous les équilibres. Cette crise géopolitique majeure a provoqué un effet domino sur l'ensemble des marchés mondiaux, transformant les prévisions optimistes du début d'année en cauchemar économique. La première conséquence de cette escalade militaire a été spectaculaire sur le marché pétrolier. Le détroit d'Ormuz, ce couloir maritime stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, a été quasiment paralysé. Cette situation a propulsé le prix du baril de 72 à 118 dollars, soit une hausse vertigineuse de 63% en un seul mois. Cette flambée énergétique a déclenché un cercle vicieux inflationniste. Quand l'énergie s'embrase, tous les secteurs suivent inexorablement : le transport, l'alimentation, la fabrication de tous les produits manufacturés. Cette spirale des coûts menace de relancer une inflation que les banques centrales pensaient avoir maîtrisée. Le choc le plus préoccupant concerne paradoxalement le marché des obligations d'État, ces reconnaissances de dette que les gouvernements vendent pour se financer. Traditionnellement, quand le monde traverse une crise, les investisseurs se réfugient vers ces placements considérés comme les plus sûrs. Mais cette fois, l'inverse s'est produit, créant une situation inédite sur les marchés financiers. Les conséquences concrètes de cette défiance se font déjà sentir. Les taux des crédits immobiliers américains ont grimpé à 6,38%, tandis que les banques centrales, qui prévoyaient de baisser leurs taux directeurs cette année, annoncent désormais qu'elles vont au minimum les maintenir, voire même les relever. Cette volte-face monétaire bouleverse tous les calculs économiques. Si les marchés boursiers ont évité un crash total, c'est grâce à une intervention massive des grands pays industrialisés. Ces derniers ont ouvert les vannes de leurs réserves stratégiques, libérant 400 millions de barils sur le marché pour stabiliser les cours. Cette mesure d'urgence a permis d'amortir le choc, mais son efficacité reste limitée dans le temps. Car c'est là que se cache l'enjeu majeur pour les trois trimestres restants de 2026. Les marchés financiers ont fondamentalement changé de nature : ils ne réagissent plus aux indicateurs économiques traditionnels mais aux rumeurs de paix ou de guerre. Cette transformation marque un basculement historique où l'émotion a pris le pas sur la raison dans les décisions d'investissement, créant une volatilité imprévisible qui constitue peut-être le véritable risque de l'année. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On vous parle d'envahir l'île de Kharg, de saisir le pétrole iranien. Mais la vraie bataille se joue autour d'une monnaie. Pour la première fois depuis cinquante ans, du pétrole circule au Moyen-Orient sans passer par le dollar. Et ça, c'est bien plus dangereux pour les États-Unis qu'un débarquement. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, nous raconte. L'île de Kharg, petit territoire du golfe Persique d'où part l'essentiel du pétrole iranien, cristallise les tensions géopolitiques actuelles. Lorsque Washington menace cette installation, il vise directement les revenus de Téhéran et une artère énergétique cruciale vers l'Asie. Mais l'enjeu véritable se situe 500 kilomètres plus au sud, dans le détroit d'Hormuz, ce goulot d'étranglement de quelques kilomètres seulement où passe un cinquième du pétrole mondial. Quand le conflit a éclaté, le trafic maritime dans ce passage stratégique s'est effondré, provoquant une flambée des prix du pétrole. Téhéran a alors annoncé la réouverture du détroit, mais exclusivement aux navires "non hostiles", excluant de facto les tankers liés aux États-Unis et à Israël. Si officiellement cette décision relève de considérations sécuritaires, un critère monétaire s'est officieusement imposé. Selon plusieurs révélations de presse, l'Iran a posé deux conditions pour autoriser le passage dans le détroit. La première, politique, consiste à ne pas participer aux agressions contre le pays. La seconde, beaucoup plus discrète mais potentiellement révolutionnaire, exige de ne plus facturer le pétrole en dollars - la devise de l'ennemi - mais en yuan chinois. Cette exigence remet en question un système établi en 1974, lorsque les États-Unis ont conclu un pacte avec l'Arabie Saoudite : protection militaire contre facturation pétrolière en dollars. Depuis cette date, tout pays souhaitant acheter du pétrole doit d'abord se procurer des dollars américains. Cette demande mondiale constante pour la devise américaine permet aux États-Unis de placer leur dette à des taux avantageux et de financer leurs déficits récurrents ainsi que leurs interventions militaires sans risquer la faillite. Ce mécanisme du "pétrodollar" montre aujourd'hui des signes de fragilité. Au début des années 2000, à peine 2% du commerce pétrolier s'effectuait en dehors du dollar. Après les sanctions imposées à la Russie, cette proportion dépasse désormais 20%. La Chine règle déjà une partie de ses achats énergétiques en yuan, tandis que l'Arabie Saoudite elle-même explore des contrats libellés dans d'autres monnaies. Le détroit d'Hormuz devient ainsi le théâtre d'une expérimentation monétaire grandeur nature. L'enjeu crucial réside dans la monnaie qui sera utilisée pour facturer le pétrole iranien une fois le trafic normalisé. Si le dollar s'impose à nouveau, l'Amérique aura préservé bien plus qu'un simple rocher dans le Golfe. Mais si le yuan l'emporte, cela démontrera qu'il est possible d'acheter de l'énergie en contournant la devise américaine et ses sanctions - une brèche qui, historiquement, ne se referme jamais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vous pensez lire un journal, en réalité vous lisez de plus en plus une version réécrite par Google. En effet, chaque jour, des millions d’Européens parcourent des titres de journaux ou de médias dans les résultats de recherche, puis décident, en une fraction de seconde, de cliquer, ou pas. Ce réflexe repose sur une confiance implicite, à savoir que le titre de l’article reflète bien le travail du journaliste, sauf que ce n’est déjà plus tout à fait vrai. Depuis plusieurs années, Google modifie massivement les titres affichés. Officiellement, il s’agit d’optimiser la lisibilité ou de mieux correspondre à la requête. Dans les faits, une étude de 2025 montrait que la majorité des titres d’articles étaient déjà modifiés, altérés, parfois légèrement, parfois plus fortement. Un cap est en train d’être franchi. Google, en effet, ne se contente plus d’ajuster, il commence à générer : avec l’intelligence artificielle, les titres d’articles peuvent désormais être reformulés sans reprendre les mots du journaliste. Autrement dit, la vitrine éditoriale d’un média peut être réécrite par une machine extérieure sans validation, sans transparence et, surtout, sans responsabilité. Les effets ne sont pas neutres. Une ironie peut être effacée, une nuance peut être simplifiée, une critique peut être transformée en ambiguïté. Dans certains cas, déjà observés, le sens même d’un article peut être totalement déformé par une reformulation trop agressive. Pas par malveillance, par logique d’optimisation. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Google n’est pas un éditeur, c’est juste un intermédiaire qui maximise votre clic, notre clic. Et pour maximiser ce clic, il ajuste le message quitte à s’éloigner de l’intention initiale du journaliste. Le problème c’est que ce détail, si je puis dire, touche au cœur même du modèle économique des médias. Un titre, ce n’est pas un accessoire, c’est un actif stratégique. C’est ce titre qui capte l’attention, c’est lui qui déclenche l’audience, c’est lui qui génère les revenus. Le modifier c’est intervenir directement dans la chaîne de valeur de l’information. Ce scénario, on l’a déjà vu des dizaines de fois. La différence, ici, c’est que l’enjeu n’est pas technique, il est carrément démocratique. Pendant ce temps, en Europe, c’est le silence radio. On a des lois pour encadrer les plateformes, un Digital Market Act, des droits voisins pour protéger la presse. Mais sur ce point précis (qui contrôle le titre que vous lisez) il n’y a quasiment rien. Pas de transparence obligatoire, pas de signalement clair, pas de véritable opto généralisé pour les éditeurs. Autrement dit, une plateforme privée peut redéfinir la manière dont l’information nous est présentée, sans que nous le sachions et sans que les producteurs de cette information, c’est-à-dire les journalistes, puissent réellement s’y opposer. La question n’est donc plus technique, elle est simple et politique : qui contrôle l’accès à l’information, la manière dont elle nous est racontée ? Parce qu’à partir du moment où le titre, c’est-à-dire l’angle, la promesse et parfois même le sens, peut être réécrit par un acteur qui n’est pas responsable éditorialement, ce n’est plus seulement de l’optimisation, c’est quasiment, il faut le dire, une prise de pouvoir sur notre information. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un mystère, celui de la baisse du cours de l'or. En théorie, c'est vrai que c'est simple. Quand le monde va mal, l'or monte : en période de guerre, en période de crise, en période de panique. Dans ce genre de scénario, les investisseurs se réfugient généralement dans l'or et son prix grimpe. C'est un petit peu le b. a.-ba de la finance. Sauf que cette fois, c'est exactement l'inverse : fin janvier, l'or a battu son record historique à près de 5600 dollars l'once. Depuis, en pleine guerre en Iran, en pleine tension sur le détroit d'Ormuz, l'or est retombé autour de 4400 dollars. On pourrait se dire qu'il y a un bug dans le système mais, en réalité, c'est tout le contraire. C'est justement ça qui est intéressant à comprendre. Le premier réflexe en période de stress, ce n'est pas de se réfugier dans l'or, mais c'est de chercher du cash. Beaucoup d'investisseurs achètent à crédit, empruntent pour investir davantage. Tant que les marchés montent, tout le monde est content. Mais quand les marchés plongent, les courtiers les appellent et leur disent "remettez du cash sur la table immédiatement". C'est ce qu'on appelle un margin call, comme on dit en finance. C'est redoutable parce qu'à ce moment-là, il faut trouver de l'argent très vite. Dans l'urgence, on ne vend pas ce qu'on veut, on vend ce qu'on peut. Et, surtout, on vend ce qui a monté, ce sur quoi on a des gains à prendre. Or, justement, l'or venait de gagner plus de 60% en 2025 et avait encore bondi d'environ 25% en janvier dernier. Donc on liquide l'or pour couvrir ses pertes ailleurs, même en pleine crise, même si c'est absurde en apparence. C'est exactement ce qu'on a vu en 2008 pendant la crise financière et en mars 2020 au début du Covid. À chaque fois, le métal jaune a d'abord baissé avant de remonter en flèche quelques semaines plus tard. Deuxième élément à garder en tête : les banques centrales. Ces dernières années, la Chine, l'Inde, la Turquie achetaient massivement de l'or. La banque centrale chinoise en a acheté 15 mois d'affilée. C'était d'ailleurs un moteur très puissant de la hausse. Mais en période de guerre ces achats peuvent ralentir : les priorités changent et quand les gros acheteurs lèvent le pied, le prix s'en ressent forcément. Et puis il y a un troisième facteur qu'on sous-estime souvent : les taux d'intérêt. L'or ne rapporte rien, vous le savez bien, zéro dividende, zéro coupon, zéro intérêt. Quand les taux d'intérêt montent, les investisseurs se disent tout naturellement "pourquoi garder un actif qui ne rapporte rien alors que je peux placer mon argent à 4 ou 5% pratiquement sans risque?" Comme le dollar joue lui aussi le rôle de valeur refuge, quand il monte, il fait directement concurrence à l'or. Résultat, l'or peut perdre plus de 20% en deux mois, même quand le monde va mal comme c'est le cas aujourd'hui. C'est un petit peu contre-intuitif, mais c'est parfaitement logique quand on comprend la mécanique. L'or est une protection, c'est vrai, mais pas une protection instantanée, c'est plutôt une assurance qui met du temps à se déclencher. Les marchés ne fonctionnent presque jamais comme les manuels le prévoient. Le vrai luxe, en finances, ce n'est pas seulement de détenir de l'or, c'est surtout de comprendre pourquoi il baisse quand tout le monde s'attend à ce qu'il monte. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un jury vient de condamner Meta et Google pour avoir rendu une jeune américaine dépendante à Instagram et à YouTube. Dépression, anxiété, idées suicidaires, et tout ça a commencé dès l'enfance. Le verdict : 6 millions de dollars de dommages et intérêts compensatoires et punitifs. 6 millions, c'est une goutte d'eau pour des entreprises qui valent des milliers et des milliers de milliards. Mais l'essentiel, il n'est pas là, il est ailleurs. Par 10 voix sur 12, le jury américain a retenu une responsabilité particulièrement lourde. Et ça, ça ouvre la porte à des sanctions bien plus importantes. Autrement dit, les 6 millions, c'est juste l'apéritif. Pourquoi est-ce que ce verdict peut tout changer? Parce que jusqu'ici, les réseaux sociaux étaient protégés par la loi américaine, si je puis dire. Quelqu'un poste un contenu nocif sur leur plateforme, ce n'est pas notre problème, répondaient ces entreprises. La loi était plutôt de leur côté. Cette fois, les avocats ont été beaucoup plus malins. Ils n'ont pas attaqué le contenu. Ils ont attaqué le produit lui-même. Quand vous ouvrez Instagram, le scroll est infini. Il n'y a jamais de fin de page. Votre cerveau ne reçoit jamais le signal "c'est fini, tu peux t'arrêter". Non, les vidéos se lancent toutes seules, les unes après les autres. Les likes déclenchent une petite dose de dopamine comme une machine à sous qui clignote. Les filtres transforment le visage des adolescentes au point qu'elles ne se reconnaissent plus dans le miroir. Tout ça, ce n'est pas un bug, c'est le cahier des charges de ces sociétés, c'est de l'ingénierie de la dépendance, c'est volontaire, ce sont nos menottes psychologiques invisibles. C'est exactement ça que le jury a sanctionné. Pas un poste, pas une vidéo, pas un commentaire, mais le produit, exactement comme on condamne une cigarette pour la nicotine qu'elle contient. Alors la suite? La suite, on la voit venir. Des milliers de familles ont déjà porté plainte. Plus d'un millier de districts scolaires aux États-Unis poursuivent ces entreprises. Plusieurs procureurs d'État sont en ordre de bataille. La veille d'ailleurs de ce verdict, au Nouveau-Mexique, un autre jury avait condamné Meta à 375 millions de dollars pour avoir exposé des mineurs à des prédateurs sexuels. Si ces entreprises sont effectivement forcées demain ou après-demain de modifier leur application en profondeur, c'est tout leur modèle économique qui vacille : notre attention, évidemment, c'est leur matière première. Quand vous scrollez 30 minutes avant de dormir, votre temps de cerveau est découpé et vendu aux annonceurs. Chaque minute de scroll en moins, c'est une minute de pub en moins. Et la pub, c'est quasiment tout ce qu'ils vendent. Les géants du tabac, souvenez-vous, ont fait appel aussi pendant 20 ans à des procès pareils. Ils ont fini à genoux avec des amendes colossales et des paquets de cigarettes couverts d'avertissements sanitaires. L'horloge vient de démarrer pour les géants du like. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Espionnage, espionnage économique, imaginez que Kevin Zhang, consultant à Hong Kong, vous contacte sur LinkedIn. Il vous propose mille euros pour une petite note. Vous acceptez. Trois mois plus tard, vous lui transmettez des documents classifiés Otan sans même réaliser que vous êtes devenu un espion. Science-fiction ? Non. C’est ce que la Sûreté de l’État belge vient de documenter. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a lu le rapport, et ce qu’il en tire va vous surprendre. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Mots-Clés : espionnage, officiers de renseignements, chinois, Shanghai, hameçon, OTAN, Taïwan, documents classifiés, Piège, echo, Tate, affaire, Sûreté de l'État, rapport, réseaux sociaux, Covid, LinkedIn, spin-off, monde universitaire, technologies, biotech, semi-conducteur, cash, investisseur, sociétés miroirs, mission commerciale, belge, princesse Astrid, experts, cybersécurité, délégation, TikTok, Tému, vidéos, CapCut, applications, législation, cible de choix, russes,Union européenne. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.