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Imaginez un fil invisible, un fil qui part du détroit d’Ormuz, qui passe par la Maison-Blanche, qui traverse la Banque Centrale Européenne et qui arrive dans le bureau de votre banquier à Namur, à Liège, à Bruxelles. Ce fil existait. En ce moment, il est en train de se tendre. Le taux fixe moyen pour un crédit immobilier sur 25 ans (la durée que choisit la majorité des Belges) flirte désormais avec les 4%. On vient de retrouver, voire de dépasser, les niveaux de l’automne 2023. Aujourd’hui, on est revenu au-dessus de cette ligne rouge psychologique. Dans votre portefeuille, ça donne quoi exactement ? Pour un emprunt de 300.000 euros, par exemple, il y a un an, vous deviez payer environ 1453 euros par mois. Aujourd’hui, il faut 1559 euros. C’est 106 euros de plus chaque mois, pendant 25 ans. Faites le calcul, on parle tout de même de plus de 30.000 euros d’intérêt en plus sur la durée de votre prêt hypothécaire. Pour le même appartement, au même prix. Comment en est-on arrivé là ? Là encore, il faut suivre le fil. Le Moyen-Orient s’embrase avec la guerre en Iran. Le pétrole s’envole, le gaz suit évidemment à la hausse. Quand l’inflation menace, que font les banques centrales ? Elles remontent les taux d’intérêt ou, au minimum, elles arrêtent de les baisser. La Banque Centrale Européenne, qui était tranquillement en train d’organiser une détente monétaire, c’est-à-dire une baisse des taux, pourrait changer d’avis, lever le pied, voire faire demi-tour cet été. Donc l’OLO belge, l’obligation à 10 ans (pour faire simple, c’est le thermomètre qui sert de référence à votre taux d’intérêt hypothécaire) tourne à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis le grand retour de l’inflation en 2022. Les économistes belges interrogés sur le sujet ne tournent pas autour du pot : si le conflit en Iran dure, les 4% d’intérêt sont tout à fait possibles pour votre prêt hypothécaire. Ce lundi 24 mars, quelque chose a un petit peu bougé : Donald Trump a changé de ton, il a moins menacé, moins de bras de fer verbal. Un pas, même timide, vers la désescalade. Les marchés financiers, hier encore, ont poussé un grand ouf de soulagement. Le pétrole a cessé de grimper et a commencé même à se détendre. Les taux d’intérêt se sont un petit peu calmés. Les 4% d’intérêt de prix hypothécaires, pour le moment, on s’en éloigne. Mais votre "capacité" à acheter un toit ne dépend plus seulement de votre salaire ou de votre épargne, elle dépend d’un homme qui est dans le bureau ovale à Washington, d’un conflit à quelques milliers de kilomètres de là, d’un baril qui monte ou qui descend. La géopolitique on croit toujours que c’est loin. Puis un matin, elle s’invite dans votre mensualité. L’effet papillon, ce n’est plus un concept de physicien, c’est carrément dans votre relevé bancaire. Vous êtes en train de chercher un bien immobilier ? Alors ce qui s’est passé ce lundi entre Trump et l’Iran pourrait changer le montant de votre mensualité. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique vous explique ce lien invisible entre la géopolitique et votre crédit hypothécaire --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Samedi soir, Donald Trump a publié sur son réseau social un ultimatum de guerre : si l'Iran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, dans les 48 heures, les Etats-Unis frapperont et anéantiront ces centrales électriques. En commençant d'ailleurs par la plus grande. Quand on sait que la plus grande installation énergétique iranienne pourrait désigner Bouchehr, la centrale nucléaire, on mesure la gravité du propos. La réponse iranienne a d'ailleurs été immédiate. Le commandement militaire a prévenu : toute attaque contre nos infrastructures entraînera des frappes sur l'ensemble des installations énergétiques, informatiques et de dessalement américaines et alliées dans le Golfe. Traduction concrète : les usines qui fournissent de l'eau potable à Riyad, Doha et Abu Dhabi sont menacées. Les data centers qui font tourner la finance régionale sont également menacés. Et quant aux nœuds numériques par lesquels transitent les ordres de bourse et surtout les flux logistiques planétaires, ils sont également en danger. Pendant que le monde fixait le détroit d'Ormuz, l'Iran a frappé Dimona, le site nucléaire israélien que personne ne nomme jamais officiellement, mais que tout le monde connaît. Donc, frapper Dimona, c'est dire à Israël : votre sanctuaire est fini, c'est l'escalade dans l'escalade. Soyons clairs, le régime iranien est une théocratie absolument brutale et personne ne peut avoir de sympathie pour ce régime. Mais la lucidité oblige au moins à poser une question : cette guerre avait-elle la moindre raison d'exister? La directrice de renseignement américain, Tulsi Gabbard, proche de Donald Trump, a reconnu devant le Sénat que l'Iran n'avait fait aucun effort pour reconstituer son programme d'enrichissement nucléaire après les frappes de juin 2025. Un autre intervenant, Joe Kent, le directeur du Centre national de contre-terrorisme, vient de démissionner il y a quelques jours en déclarant que l'Iran ne représentait aucune menace imminente. Quant au médiateur Omane, il a indiqué que les négociations avançaient plutôt bien. Même Tucker Carlson, le journaliste vedette, l'ex-journaliste vedette de Fox News, pourtant l'un des plus fervents soutiens de Trump, a qualifié cette guerre de trahison des promesses électorales. Souvenez-vous, en effet, Trump a bâti toute sa carrière politique en dénonçant les guerres de ses prédécesseurs, l'Irak de Bush, la Libye d'Obama, les fiascos de l'argent, donc jetés par les fenêtres, répétait-il. Lui, disait-il, ne ferait jamais cette erreur. Il parlait encore vendredi dernier de réduire progressivement l'opération. Car oui, Trump ne parle jamais de guerre, mais d'opération. Le voilà donc aujourd'hui, enfermé dans une escalade qu'il ne maîtrise plus face à un adversaire qu'il a visiblement sous-estimé. Et donc l'Iran ne plie pas, l'Iran frappe même Dimona, menace le Golfe tout entier et retourne la pression. On a l'impression que l'histoire bégaye. En 2003, une guerre lancée sur des mensonges a déstabilisé le Moyen-Orient pour 20 ans. Et là, en 2026, on risque une déflagration mondiale, non pas sur la base d'une menace réelle, en tout cas immédiate, mais plutôt sur base de testostérone et de calculs politiques. Le chronomètre est en train de tourner, puisque l'ultimatum expire en principe ce soir. En juin, Trump disait avoir anéanti le programme nucléaire iranien. Huit mois plus tard, il lance une nouvelle guerre pour la même raison. Aujourd’hui, son ultimatum expire à 23h44, l’Iran ne plie pas, et Trump découvre ce que tous les présidents américains finissent par découvrir au Moyen-Orient. La chronique d’Amid Faljaoui, tout de suite. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Le baril de pétrole s’envole, les courbes de volatilité s'affolent, l’escalade entre les États-Unis et l’Iran fait trembler toutes les salles de marché du monde. Devinez qui explique le mieux cette situation ? Pas un économiste de Wall Street, ni un stratège du Pentagone mais un fabuliste du XVIIe siècle : Jean de La Fontaine. Sa fable "Les deux taureaux et une grenouille" raconte exactement ce que l’Europe est en train de vivre. Ecoutez bien la fable, c’est redoutable d’efficacité. Deux taureaux se livrent un combat sans merci pour un territoire. Loin de là, dans un marécage, une grenouille tremble de peur. Sa voisine lui dit : "mais pourquoi t’inquiéter ? Ce combat ne nous regarde pas et il est d’ailleurs lointain". La première grenouille répond "Détrompe-toi, le taureau vaincu sera chassé et viendra se cacher ici, dans nos marécages. Et ses gros sabots nous écraseront". Trois siècles plus tard, c’est exactement ce qui se joue. Les deux taureaux, vous les avez reconnus, d’un côté les États-Unis, de l’autre l’Iran. Le choc est violent, mais voilà l’injustice. Les Américains, eux, se battent à l’abri. Ils ont deux immenses océans qui les protègent. Ils produisent leur propre pétrole, leur propre gaz. Le taureau américain encaisse les coûts sans que son économie ne vacille. Nous, les Européens, nous sommes la grenouille. Aucun océan entre nous et le chaos. Ajoutez à ça une dépendance énergétique colossale, et quand le baril s’embrase là-bas, c’est notre pouvoir d’achat qui brûle ici. D’abord à la pompe, évidemment, mais ne vous arrêtez pas là. Le gaz suit le pétrole, et sans gaz bon marché, impossible de produire du verre ou du ciment, à un coût raisonnable du moins. Traduction concrète : les matériaux de construction deviennent hors de prix, les chantiers ralentissent ou s’arrêtent, et pour des milliers de familles, le rêve de devenir propriétaire de son logement recule encore d’un cran. Côté entreprises, même scénario : seules celles qui disposent de ce qu’on appelle un vrai pricing power, c’est-à-dire cette capacité d’augmenter leur prix sans faire fuir le client, résisteront. Les autres, elles, verront leurs marges écrasées, littéralement écrasées sous les sabots du taureau. Voilà pourquoi Jean de La Fontaine est un génie intemporel. Sa grenouille nous tend un miroir. Et la transition énergétique, c’est vrai, on la présente souvent comme une affaire de climat, point barre. Mais cette crise en Iran révèle sa vraie nature : c’est aussi une question de souveraineté, de survie économique pure. Tant que l’Europe importera son énergie, elle restera une grenouille dans son marécage, à la merci du prochain combat de taureau. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Américains bombardent l’Iran, le pétrole flambe, et pendant ce temps, Vladimir Poutine compte les billets, 150 millions de dollars de recettes supplémentaires par jour. Vous avez bien entendu : par jour. Mais le pire, c’est que ce n’est même pas le seul cadeau que Washington fait au Kremlin. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique pourquoi cette guerre au Moyen-Orient est en train de devenir la meilleure nouvelle pour la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez, vous êtes belge, vous avez un projet immobilier, vous êtes enfin prêt à signer chez le notaire, et voilà qu'une guerre à 4500 km de Bruxelles vient potentiellement rebattre toutes les cartes. Ca paraît lointain le Moyen-Orient, surtout quand on parle de briques et de crédits hypothécaires, pourtant la connexion est beaucoup plus directe qu'on ne le croit. Laissez-moi vous expliquer pour quelle raison. Le premier canal de transmission, c'est l'énergie et donc les matériaux. On oublie trop souvent que la construction, c'est une industrie extrêmement énergivore pour produire du ciment, de l'acier, du verre. Il faut du gaz, beaucoup de gaz. Or, si le conflit au Moyen-Orient s'installe dans la durée, les prix de l'énergie pourraient repartir fortement à la hausse. Et, avec eux, les coûts de construction. Ce n'est pas de la théorie, on l'a vécu. Entre fin 2020 et mi-2022, les matériaux de construction avaient pris quasiment 36% en Belgique. Ce choc-là, le secteur l'a encaissé, mais plutôt difficilement. La Fédération Embuild prévient, après trois ans de demandes fragiles, de faillites en série et de permis de bâtir en recul, il n'y a plus de coussins amortisseurs : un nouveau choc énergétique et ce sont des chantiers qui s'arrêtent, des projets de rénovation qui passent à la trappe et des promoteurs qui gèlent leurs programmes. Deuxième canal, et celui-là touche directement votre portefeuille : les taux d'intérêt. Le taux fixe moyen sur 25 ans est remonté à 3,8%, soit le même niveau qu'au pic de l'automne 2023. Et la tendance n'est pas rassurante du tout. L'obligation belge à 10 ans, le taux de référence qui pilote les crédits hypothécaires, a bondi de 30 points de base en une semaine seulement. La raison est limpide : si l'énergie flambe, l'inflation repart. Et si l'inflation repart, la Banque Centrale Européenne va serrer la vis, c'est-à-dire ne pas baisser les taux, voire peut-être même les remonter. La Banque Centrale Européenne, il faut le savoir, a été profondément traumatisée par l'épisode post-Covid et par la crise ukrainienne. Elle ne laissera donc pas l'inflation redémarrer sans réagir, quitte à faire mal aux emprunteurs. C'est là qu'on boucle la boucle avec le troisième canal de transmission, le troisième effet, celui sur les prix de l'immobilier. L'équation est cruelle, mais elle est mathématique : quand les taux montent, la capacité d'emprunt des ménages diminue, la demande faiblit et les prix finissent par céder. Donc on n'est pas du tout à l'abri d'un scénario comparable si la situation devait dégénérer au Moyen-Orient. Faut-il pour autant céder à la panique? Non. Plusieurs économistes interviewés estime que ce conflit pourrait s'éteindre plus vite qu'on ne le pense. Trump a besoin d'une énergie bon marché pour son économie américaine. Il a des élections bientôt ici en novembre. Et il est tout à fait capable de décréter la victoire, même sans l'avoir réellement obtenue sur le terrain. Mais l'inconnue majeure reste Netanyahou, dont l'agenda ne coïncide pas forcément avec celui de la Maison-Blanche. Et donc le marché immobilier belge, en somme, se retrouve suspendu à un fil géopolitique. Et ce fil, il est entre les mains de gens qui ne pensent pas du tout à votre crédit hypothécaire. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pendant que l’Ukraine enseigne à quatre pays du Golfe comment neutraliser les drones iraniens, l’Europe discute en coulisses du prix à payer pour retrouver le gaz russe. Et ce prix pourrait se compter en territoire ukrainien. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, décrypte un marchandage géopolitique que personne n’ose nommer ou assumer. L’Ukraine forme en ce moment les armées du Golfe à abattre des drones iraniens. Et l’ironie de cette histoire, c’est que personne ne sait encore si l’Ukraine sera payée en missiles américains ou en kilomètres carrés de son propre territoire qu’elle devra hélas abandonner aux Russes. Alors pour comprendre cette ironie de l’histoire, il faut faire un zoom de l’actualité… Mots-Clés : spécialistes, Qatar, Emirats Arabes Unis, Arabie saoudite, Jordanie, neutraliser, Shahed, iraniens, Kiev, Odessa, expertise Zelensky, missiles Patriot, défense aérienne, garanties, sécurité, Europe, Premier ministre, Bart De Wever, ambassade, Américains, économie russe, Poutine, deal, coût énergétique exorbitant, dollar, diplomatie, Washington, Moyen-Orient, munitions, compromis, paradoxe, stratégique, expertise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Il y a un peu plus de deux semaines, Trump et Netanyahou ont lancé une nouvelle guerre contre l'Iran. L'ayatollah Khomeini a été tué, le programme balistique est pilonné, des sites nucléaires ont été frappés, et par tout le même refrain, on a fait le boulot, à eux de finir. Eux, évidemment, ce sont les Iraniens qui sont invités donc à se soulever contre ce gouvernement. Alors ce refrain chanté depuis le départ par Donald Trump est d'une hypocrisie monumentale. Pourquoi? Tout simplement parce que l'histoire le démontre, il est faux. En 1953, l'Iran a un premier ministre nationaliste, Mohamed Mossadegh, porté par un puissant mouvement parlementaire. Son crime, à l'époque du moins : il nationalise le pétrole. En clair, il dit aux Britanniques "cet or noir, il est dans notre sous-sol, il est donc à nous et pas à votre Anglo-Iranian Oil Company, la future firme BP ". Pour Londres, c'est évidemment inacceptable. Ce pétrole fait tourner l'économie britannique d'après-guerre. Et pour Washington, laisser faire c'est créer un précédent pour tous les pays producteurs. La CIA et le MI6, les services secrets britanniques, organisent donc un coup d'État. Son nom est bien connu : opération Ajax. Mossadag est renversé, on réinstalle le Shah, un monarque docile qui, lui, ne touchera pas au pétrole. La première tentative de souveraineté nationale en Iran a été brisée par l'Occident, pour du pétrole. Ensuite, le Shah qu'on remet en selle, ce n'est pas un démocrate, c'est un régime policier. La SAVAC, sa police politique fiche, torture, fait disparaître des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Mais voilà, le pétrole coule, les pétrodollars circulent, les contrats d'armement tombent, et donc Washington ferme les yeux, Londres aussi, Paris aussi. Puis on arrive à 1979. Ce régime monarchique dictatorial et corrompu est en train de s'effondrer. Celui qui capte la colère du peuple, c'est l'ayatollah Khomeini. Pas depuis l'Iran, où il est interdit de séjour. Pas depuis l'Irak, où il s'est exilé pendant quelques années. Non, il capte la colère de son peuple depuis la France, depuis Neufle-le-Château, en banlieue parisienne, logée, protégée par l'État français, avec un accès direct aux caméras du monde entier. Paris le laisse faire, pourquoi? Parce que le chat est devenu encombrant. Bref, l'Occident change de pion sur l'échiquier pétrolier. Vous voyez donc un petit peu le schéma? En 1953, on casse la souveraineté iranienne pour garder le pétrole, on installe un dictateur, et puis quand il vacille, on laisse un islamiste préparer sa révolution depuis notre propre sol. 73 ans plus tard, après avoir bombardé le pays et tué le guide suprême, Trump explique à nouveau aux Iraniens qu'ils n'ont plus qu'à se soulever, comme si on déclenchait une révolution par communiqué de presse, comme si un peuple à qui on a imposé un dictateur, puis laissé intégrer ou installer un régime islamiste, allait faire confiance à ceux qui le bombardent. La vérité est cruelle : derrière chaque promesse venue de l'Occident, de l'Ouest, les Iraniens voient nos calculs. Soutenir le Shah pour le pétrole, laisser monter Khomeini parce que le Shah était devenu indéfendable, bombarder l'Iran pour le nucléaire. En clair, les Iraniens savent que nous mettons toujours nos intérêts en avant et jamais les leurs. Et si les Iraniens hésitent encore à nous croire, c'est pas par fatalisme. C'est la mémoire de ceux à qui on a menti trop souvent. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Vous le savez, en ce moment, la situation entre Washington et Téhéran a plus que dégénéré. C’est un euphémisme. Certains parlent même d’une troisième guerre du Golfe. Je ne vous apprends rien. Voilà ce que personne ne vous dit : si Trump détruit les installations pétrolières iraniennes, ce qu’il n’a pas encore trop fait, pour ne pas faire grimper encore plus le prix de l’or noir, l’Iran ne va évidemment pas encaisser sans broncher. La riposte, ce serait des frappes encore plus fortes et plus ciblées sur les raffineries saoudiennes, qataries, émiraties. 10 à 15% de la production mondiale d’énergie pourrait donc s’évaporer d’un seul coup. Et cela pendant des mois. Le baril, on le sait, a déjà repassé les 100 dollars pas plus tard qu’hier matin. Et maintenant, premier rebondissement, Taïwan ne dispose que de 11 jours de réserve de gaz. 11 jours. Pourquoi est-ce que je vous parle de Taïwan ? Parce que Taïwan c’est la société TSMC, l’usine mondiale des semi-conducteurs, ceux qui font tourner l’intelligence artificielle. Autrement dit, une guerre au Golfe pourrait freiner brutalement la révolution technologique de ce siècle. Pas par la régulation, mais par pénurie de puces. Deuxième rebondissement, et celui-là, il est vraiment redoutable : chaque avion F-35 qui bombarde l’Iran nécessite 417 kilos de terre rare. Les missiles Patriot, les munitions guidées, tout ça dépend de matériaux que la Chine contrôle à 90%. L’Amérique fait donc la guerre avec des armes qui dépendent de son rival numéro un. Pendant ce temps, Pékin publie un plan de 141 pages pour verrouiller ces ressources pendant 15 ans. Troisième rebondissement, plus inattendu : cette guerre, on croit que c’est une histoire de pétrole… C’est vrai, mais c’est aussi une histoire de chimie : 92% de l’acide sulfurique mondial vient du raffinage pétrolier. Sans cet acide sulfurique, pas de cuivre, pas de cobalt et pas d’engrais agricoles, puisqu’ils dépendent aussi à 90% du gaz. Donc si le détroit d’Ormuz reste fermé longtemps, ce sont les prix des céréales et, par conséquent, les prix alimentaires, qui vont exploser. Les États-Unis peuvent tenir de leur côté. Ils ont le gaz, le pétrole vénézuélien, ils ont les raffineries. Mais ne croyez pas que Trump et les États-Unis sont à l’abri. Le retour de flamme politique est inévitable. Même si Trump déclarait victoire demain matin, ce serait une victoire à la Pyrrhus. Même en gagnant, les États-Unis hériteraient d’un chaos énergétique mondial, d’une inflation incontrôlable, d’une dépendance aux terres rares chinoises exposée au grand jour et de marchés financiers peut-être en chute libre. Encore une victoire comme celle-là, et c’est toute l’économie occidentale qui est perdue. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Il y a des phrases qui, à elles seules, trahissent un système, comme l'a révélé le Financial Times, lors d'un appel confidentiel avec des clients de Goldman Sachs, la banque d'affaires américaine bien connue. L'un des dirigeants de cette banque américaine a avoué ceci : certains de leurs clients, dans la finance privée, sont simplement, je cite, contents qu'il y ait autre chose dont on parle. Autre chose que leur propre problème? Oui, pour eux, c'est une diversion et ils ne s'en cachent même pas. Quelques mots d'explication. Parce que pour comprendre cette forme de cynisme, il faut évidemment comprendre ce qui se passe en coulisses depuis plusieurs mois. Vous connaissez les banques et la manière dont elles fonctionnent. Mais à côté des banques, il existe un monde parallèle, celui du crédit privé, comme on l'appelle. Généralement, ce sont des fonds d'investissement, des géants comme Blackstone ou Apollo, qui prêtent directement de l'argent aux entreprises sans passer par les circuits bancaires classiques. C'est d'ailleurs devenu, au fil du temps, un marché colossal. Ses dernières années, ces fonds ont massivement prêté acquis à des entreprises technologiques, des éditeurs de logiciels, des sociétés du cloud. C'était vraiment ce qu'on appelle un placement en or. Sauf que l'intelligence artificielle est passée par là et est venue tout chambouler. Si demain, en effet, une intelligence artificielle peut remplacer un logiciel de gestion ou un outil comptable, l'entreprise qui vend ce logiciel perd clairement de la valeur. Et si elle perd de la valeur, elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses dettes. C'est exactement ce scénario qui terrifie, il n'y a pas d'autre mot, les marchés financiers aujourd'hui. Depuis les faillites frauduleuses de deux entreprises l'automne dernier, le patron de JP Morgan, la plus grande banque du monde, a lui-même prévenu. D'autres mauvaises surprises se cachent dans ce système opaque. Voilà donc le contexte global. Et voilà pourquoi la phrase du dirigeant de Goldman Sachs est si révélatrice. Tant que les journaux télévisés parlent de frappes aériennes et de barils de pétrole, personne ne pose les questions gênantes. Personne ne demande, par exemple, combien de milliards sont exposés à des entreprises technologiques dont le modèle est menacé par l'IA. Le plus troublant, c'est que Goldman Sachs propose depuis cette semaine à ses clients de parier contre ces mêmes prêts privés. Donc, d'un côté, on se réjouit que la guerre fasse écran de fumée, en tout cas momentanément, de l'autre, on vend des assurances contre l'incendie. À Wall Street, on appelle ça du pragmatisme. Ailleurs, on a d'autres mots, ça s'appelle du cynisme. Mais les banques d'affaires sont coutumières de ces allers-retours. Elles gagnent à la baisse et à la hausse quand vous achetez et quand vous vendez. Ce qui prouve qu'un banquier d'affaires n'est pas un conseiller, mais d'abord et avant tout un commerçant. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Saddam Hussein éliminé, Kadhafi éliminé, l’ayatollah Ali Khamenei éliminé, leur point commun : aucun d’entre eux n’avait la bombe nucléaire. Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, lui, a la bombe atomique. Et il vient de recevoir la confirmation absolue qu’il avait raison depuis le début. Les frappes israélo-américaines contre l’Iran envoient un signal dévastateur à toutes les capitales qui se sentent dans le viseur de Washington. Leur seul vrai bouclier, c’est l’atome. Pas les alliances, pas les négociations, l’atome. D’ailleurs, l’agence d’information financière Bloomberg le dit sans détour : chaque frappe contre un régime non nucléaire renforce la conviction du dictateur nord-coréen que la bombe atomique est la seule garantie de survie. Les chiffres donnent d’ailleurs le vertige. Il dispose de 50 ogives nucléaires, des missiles capables d’atteindre le territoire américain et d’un pacte de défense mutuel avec la Russie signé en 2024. Le dictateur nord-coréen n’est pas un fou isolé dans son bunker. C’est un stratège qui joue une main très faible, mais qui gagne depuis 30 ans. 30 ans de sanctions, 30 ans d’appel à la dénucléarisation. Le résultat : son arsenal n’a jamais été aussi puissant. La stratégie occidentale est morte. Cette guerre en Iran vient d’en signer l’acte de décès. Parce que le vrai risque maintenant, c’est l’effet domino. En éliminant Ali Khamenei pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, Trump offre paradoxalement à une dizaine de régimes la meilleure justification du monde pour en construire une. L’Arabie saoudite a compris que les États-Unis ne s’attaquent pas aux pays disposant de l’arme nucléaire, que ce soit la Corée du Nord ou le Pakistan par exemple. Elle réclame donc aussi le droit à l’enrichissement de l’uranium. La Turquie envoie des signaux pour le moins ambigus. La Corée du Sud débat ouvertement d’un arsenal propre. Quant au Japon, même l’Allemagne et la Pologne, leurs dirigeants, en parlent maintenant ouvertement de cette bombe nucléaire. Le traité de non-prolifération était en soins intensifs. Que faire à présent ? Arrêter de vouloir dénucléariser Kim, ce qui n’arrivera pas, et construire une coexistence stable fondée sur la dissuasion et le dialogue. Kim lui-même a laissé une porte ouverte en février dernier. Si Washington abandonne sa politique hostile, de meilleures relations sont possibles. Le signal le plus inquiétant reste ailleurs : Kim Jong-un a présenté son héritière présumée devant son missile le plus puissant. C’est en soi un symbole pour montrer que la bombe n’est pas un outil de négociation, c’est devenu un héritage dynastique. Donc le monde qui va sortir de cette guerre en Iran est un monde où se doter de l’arme nucléaire va devenir le choix le plus rationnel pour tout régime menacé. Et ça, en soi, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est même une très triste nouvelle, c’est désormais notre nouvelle réalité. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.