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Depuis que la guerre a éclaté en Iran le 28 février dernier, tous les regards sont fixés sur les drones et les missiles. Mais derrière cette vitrine militaire, il y a une autre guerre, silencieuse et tout aussi décisive, qui est en train de se jouer : la bataille de l'assurance maritime. Rappelons d'abord une règle de base : aucun navire commercial ne quitte son port sans être assuré. Exactement comme votre voiture mais, ici, c'est à l'échelle de l'économie mondiale. Depuis 300 ans, le cœur battant de cette assurance maritime, c'est Londres. En l'occurrence, c'est la compagnie d'assurance Lloyds qui évalue le risque, qui fixe les primes et qui décide des routes que le commerce mondial peut ou ne peut pas emprunter. Lloyd's travaille très, très fortement avec les services secrets britanniques et les services secrets américains. C'est normal, ils doivent tout savoir. Ce sont donc des compagnies qui sont extrêmement bien renseignées. Que se passe-t-il aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz? La menace a changé de nature. Hier, il y a eu les attaques des milices Houthis et, aujourd'hui, c'est la guerre en Iran. Donc le marché londonien panique. Les assureurs britanniques ne refusent pas de couvrir les navires, mais ils appliquent des surprimes absolument prohibitives. Donc, en quelques jours, depuis que le conflit a éclaté en Iran, les primes pour traverser la zone ont parfois été multipliées par 10. Le résultat, c'est que des navires restent à l'encre. D'autres, parce qu'ils n'ont pas le choix, choisissent de contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Mais ça veut dire des milliers de kilomètres supplémentaires et donc des semaines de retard. Un blocage régional se transforme en inflation mondiale des coûts de fret. C'est ici que le véritable basculement s'opère. Face à la paralysie londonienne, Washington entre en scène. Donald Trump annonce non seulement des escortes navales militaires pour sortir les navires du détroit d'Ormuz mais, surtout, il a annoncé une assurance publique subventionnée via la DFC, son institution de financement du développement. Sous couvert de sécuriser les approvisionnements énergétiques, que font les États-Unis? Ils sont en train de réaliser un hold-up historique, de voler au marché britannique son monopole de trois siècles. En se substituant au privé qui se montre défaillant, Washington démontre une chose très simple : quand le risque devient beaucoup trop lourd, seule la puissance étatique et militaire américaine peut garantir la fluidité du commerce mondial. C'est donc, on peut le dire, une prise de pouvoir majeure sur les leviers de l'économie mondiale. Mais, évidemment, le monde ne regarde pas faire les Américains passivement. D'ailleurs, une flotte fantôme navigue déjà depuis longtemps sous les radars avec des assurances alternatives qui sont souvent d'origine russe. Quant à la Chine, dont la survie économique dépend aussi du brut qui transite par ses détroits, elle déploie ses propres forces navales. Ce que nous observons en ce moment dépasse donc très largement un affrontement militaire. Parce que celui qui tient les voies maritimes et les polices d'assurance à prix abordable ne contrôle pas seulement des flux physiques, il contrôle la confiance. Et donc, il contrôle l'économie mondiale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Et si la véritable cible stratégique au Moyen-Orient n'était plus le pétrole, mais l'eau potable ? Avec les récentes attaques contre les usines de dessalement, c'est la survie économique et humaine des monarchies du Golfe qui est aujourd'hui directement menacée. Sans ces infrastructures vitales, les mégalopoles ultra-modernes et leurs projets pharaoniques s'assècheraient en l'espace de quelques jours seulement. Amid Faljaoui nous propose de plonger au cœur de cette nouvelle guerre de l'eau, une véritable bombe à retardement géopolitique qui redessine la carte des vulnérabilités mondiales. La véritable poudrière du Moyen-Orient aujourd'hui, c'est l'eau. L'or bleu supplante désormais l'or noir comme cible prioritaire des frappes militaires. L'agence Bloomberg a rapporté ce week-end qu'une attaque de drone avait frappé une usine de dessalement à Bahreïn, tandis que Téhéran accuse directement les États-Unis d'avoir ciblé une installation similaire sur l'île de Qechm. Sans ces usines de dessalement, le Moyen-Orient s'assèche en quelques jours. La région consomme plus de 40% de la capacité mondiale de dessalement avec environ 5000 usines réparties sur les côtes. Il s'agit d'une question de survie pure et simple qui dépasse largement la dimension humanitaire. L'enjeu transcende la simple question humanitaire : c'est tout un modèle économique qui se trouve pris en otage. Comme le souligne le Wall Street Journal, le dessalement n'est pas seulement vital pour les habitants, il constitue le moteur même du miracle économique des pays du Golfe. Cette eau artificielle a transformé des villes comme Dubaï en métropoles mondiales et permet l'impossible : faire tourner des pistes de ski en plein désert ou entretenir des dizaines de terrains de golf qui engloutissent chacun près de 4 millions de litres d'eau par jour. Cette abondance artificielle a créé une dépendance fatale. Un habitant du Golfe consomme en moyenne 560 litres d'eau par jour, soit plus de trois fois la moyenne mondiale. Les experts de l'Arab Gulf States Institute sont formels : ces usines constituent le véritable talon d'Achille des monarchies pétrolières. Si la capacité de production s'effondre, les réserves stratégiques de petits États comme Bahreïn ne tiendront que quelques jours. L'inquiétude grandit car cette guerre cible désormais systématiquement toutes les artères vitales de l'économie locale : l'aéroport de Dubaï, les champs pétroliers géants de Saudi Aramco, la raffinerie de Bapco Energy, ou encore les terminaux gaziers du Qatar. Les habitants du Golfe, habitués à la sécurité et au confort, découvrent la vulnérabilité extrême de leur infrastructure. Pendant des décennies, le monde a tremblé à l'idée d'une pénurie de pétrole en provenance du Golfe. Aujourd'hui, ce sont les monarchies pétrolières qui tremblent face à la menace d'une pénurie d'eau. L'actualité redessine sous nos yeux la véritable carte des vulnérabilités mondiales, où l'eau devient l'arme géopolitique ultime. Mots-clés : Washington, Koweït, Bahreïn, Israël, abri, bombe, fragilité, approvisionnement --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'intelligence artificielle peut vous aider à écrire un mail ou à préparer un exposé. Mais imaginez maintenant qu'elle aide aussi à préparer une opération militaire. Selon un article de Bloomberg, l'armée américaine aurait utilisé une IA très connue, Claude, lors d'actions liées à la guerre avec l'Iran. Comment une intelligence artificielle s'est-elle retrouvée au cœur d'une opération militaire ? Amid Faljaoui, directeur du magazine économique Trends Tendances, décrypte cette révolution technologique aux enjeux stratégiques majeurs. Quelques heures seulement avant les frappes sur l'Iran, Donald Trump demandait aux agences fédérales américaines d'arrêter d'utiliser Claude, l'équivalent de ChatGPT. La raison : un désaccord entre Anthropic, l'entreprise qui l'a créée, et le Pentagone. Mais dans la réalité, Claude est déjà tellement intégré dans certains systèmes du Pentagone qu'il faudrait des mois pour le remplacer. Malgré ce bras de fer politique avec Anthropic, l'armée américaine continue de s'appuyer sur cet outil dans certaines opérations, notamment en Iran. Cette situation révèle l'ampleur de la dépendance militaire américaine envers les technologies d'intelligence artificielle développées par le secteur privé. Selon les informations récoltées par l'agence Bloomberg, l'IA ne décide pas seule d'une frappe. Elle peut analyser une quantité gigantesque d'informations : images satellites, communications interceptées, déplacements de véhicules, données de géolocalisation. En somme, tout ce qu'aucun humain ne pourrait analyser entièrement. En quelques secondes, la machine peut repérer des schémas, croiser des données et simuler différents scénarios de combat. Dans le cas précis de l'Iran, l'armée américaine explique que l'IA a servi à trois missions distinctes : analyser le renseignement, identifier des cibles potentielles et simuler des scénarios militaires. L'intelligence artificielle devient ainsi une sorte de super-analyste militaire capable de traiter des volumes de données impossibles à gérer humainement. Ces systèmes d'intelligence artificielle ne sont pas parfaits. Ils peuvent produire des "hallucinations", c'est-à-dire des réponses fausses avec beaucoup d'assurance. Dans la vie quotidienne, ce phénomène reste bénin, mais dans un contexte militaire, ces hallucinations deviennent mortelles au sens littéral du terme. Le droit international exige en théorie que tout nouveau système d'armement soit testé avant d'être utilisé. Mais avec l'intelligence artificielle, la situation devient floue car ces systèmes évoluent en permanence avec les mises à jour. Ils restent très opaques : les entreprises d'IA ne dévoilent pas comment leur modèle arrive à ses conclusions, et les armées travaillent par définition dans le secret. Il devient donc très difficile de savoir comment ces technologies sont réellement utilisées. Cette histoire révèle un changement fondamental. Pendant des siècles, les États contrôlaient leurs armes. Aujourd'hui, certaines technologies stratégiques, notamment l'intelligence artificielle, sont développées par des entreprises privées de la Silicon Valley. Cela pose une question simple mais fondamentale : jusqu'où sommes-nous prêts à laisser une machine participer aux décisions les plus graves, celles qui peuvent conduire à la mort d'êtres humains ? L'intelligence artificielle ne remplacera sans doute pas les généraux de sitôt, mais elle devient déjà leur copilote stratégique. Mots-clés : missiles, Gaza, Lavender, dérive, identification, combattant, erreur --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Cinquante ans de conflits analysés, de 1967 à nos jours, et les chiffres sont sans appel : le marché ne craint pas la guerre, il craint seulement l'incertitude. Amid Faljaoui décrypte cette étude qui révèle pourquoi le S&P 500 finit presque toujours dans le vert trois mois après un choc géopolitique, et surtout, quel est le seul vrai signal qui fait réellement paniquer la finance. C'est un paradoxe qui peut mettre mal à l'aise, mais les chiffres ne mentent pas : alors que les crises géopolitiques font trembler le monde, les marchés boursiers affichent une résilience qui frise l'insolence. Cette déconnexion apparente entre les horreurs du terrain et la performance des indices boursiers interroge sur la nature même des mécanismes financiers. La banque Indosuez Wealth Management a scanné l'évolution du S&P 500 sur plus de 50 ans et l'a transcrit dans un tableau révélateur. On y retrouve l'impact sur la bourse d'événements géopolitiques aussi différents que la guerre des six jours, la guerre du Kippour, l'invasion soviétique de l'Afghanistan, les attentats terroristes aux États-Unis, l'invasion de l'Irak, le conflit en Ukraine ou encore l'intervention en Syrie. Le constat est brutal : le marché boursier encaisse le choc initial et puis passe à autre chose. Quand on analyse ce tableau, on constate qu'en moyenne, le jour d'un événement majeur, la baisse de la bourse n'est que de 0,3%. Un mois plus tard, l'indice boursier est déjà reparti dans le vert avec 1,1% de hausse et après trois mois, la performance moyenne grimpe à 3,6%. Cette capacité de récupération rapide s'explique par la logique particulière des marchés financiers. Le marché boursier déteste l'incertitude, mais pas forcément la guerre ou le conflit en tant que tel. Une fois que la situation est intégrée dans les prix, les investisseurs se reconcentrent sur les bénéfices des entreprises et sur les flux de capitaux, laissant de côté les considérations géopolitiques. Cette réalité constitue une leçon d'humilité pour tout investisseur. En période de crise, l'émotion est souvent le pire ennemi, mais le marché n'a pas d'état d'âme. Il intègre le risque, s'adapte et continue sa route selon une mécanique que l'on peut trouver extrêmement cynique ou au contraire rassurante, mais qui reste la réalité implacable de la finance mondiale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est le réveil brutal d'une cité, ou plutôt d'un état-cité, qui se pensait hors du monde : Dubaï, ce coffre-fort de verre et d'acier posé littéralement sur le sable, vient de voir son assurance-vie géopolitique partir, littéralement, en fumée. Depuis le 28 février dernier, les missiles iraniens ont déchiré bien plus que le ciel émirati. Ils ont pulvérisé le mythe de la Suisse du désert. Plantons d'abord le décor. L'hôtel Lefermont, sur Palme Joumera, est en feu. Les centres de données d'Amazon sont touchés. L'aéroport international, l'un des plus dynamiques, si pas le plus dynamique du globe, est réduit quasiment au silence. Pour une économie qui ne repose pas du tout sur le pétrole, mais sur le mouvement, c'est l'équivalent d'une crise cardiaque. Dubaï, c'est un hub. Si les avions ne se posent plus et que les serveurs grillent, la machine s'arrête. Le mécanisme est assez simple : Dubaï a attiré, pendant des années, les capitaux mondiaux, sur une promesse de stabilité, de sécurité absolue, dans une région justement instable. Résultat, une croissance insolente de 5% encore l'an dernier, des milliardaires qui s'y bousculent et des géants de la tech, comme par exemple Microsoft, qui y injectent 15 milliards de dollars pour l'intelligence artificielle. Mais le capital, on le redécouvre avec la guerre en Iran, est une bête froussarde. Aujourd'hui, on ne regarde plus du tout le rendement de l'immobilier de luxe, on compte les missiles intercepteurs patriotes qui restent en stock. Comment ne pas remarquer l'ironie du moment? On voit fleurir sur les réseaux sociaux des appels à l'aide qui confinent quasiment au sublime. Nos célèbres influencers, et exilés fiscaux, ceux-là et celles-là même qui nous expliquaient doctement sur TikTok ou Instagram que la France, ou la Belgique d'ailleurs, était un pays terminé, trop taxé, trop dangereux, et qu'ils ne devaient plus rien à ces pays, les voilà qui redécouvrent soudainement les vertus de la mère patrie. Face aux drones iraniens qui s'écrasent dans leurs jardins avec piscine, le mépris pour nos vieux pays européens s'est évaporé d'un seul coup. Désormais, ça se bouscule au portillon des consulats, on demande des vols de rapatriement, on réclame la protection de l'État, on appelle Maman République au secours. Il faut vraiment croire que le passeport français ou belge a tout d'un coup une valeur inestimable quand le paradis fiscal commence à ressembler à une zone de guerre. Le vrai danger pour Dubaï ce n'est pas seulement de reconstruire un hôtel ou de nettoyer une piste d'atterrissage, c'est de restaurer, ce qu'il faut bien appeler, une illusion. Dubaï a toujours su pivoter, comme disent les start-upers, face aux crises financières. Mais voilà la triste vérité : on ne pivote pas face à la géographie. Qu'on le veuille ou non, l'Iran sera toujours le voisin des Emirats Arabes Unis, et en particulier de Dubaï. Les dirigeants émiratis, Mohamed Bin Zayed en tête, tentent de rassurer le public en paradant dans les centres commerciaux et en dinant aux yeux de tout le monde, histoire de montrer que leur état cité est en sécurité. Mais le mal est fait, le risque politique est sorti des petits caractères des contrats d'assurance pour s'afficher en grand sur les écrans du monde entier. Le mirage s'est donc dissipé. Dubaï doit maintenant prouver qu'elle est autre chose qu'un décor de cinéma vulnérable au premier coup de vent régional. La fête est finie, place à la réalité. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Depuis des décennies, quand le monde tremble, quand le monde a peur, l’investisseur a un réflexe de survie, il court s’abriter dans deux forteresses qu’il juge a priori imprenables : l’or et les obligations d’État. Aujourd’hui, ce vieux dogme est en train de voler en éclats : l’or joue parfaitement son rôle mais les obligations, elles, se sont affaiblies. Le danger a changé de visage : le grand ennemi aujourd’hui, ce n’est plus seulement la guerre, c’est l’inflation. Avec les frappes de drones et les menaces sur le pétrole et le gaz, on craint une explosion des prix de l’énergie. Or, l’inflation c’est le poison mortel de la dette publique. Imaginez, vous prêtez 100 euros à un État, mais si les prix augmentent de 10% entre-temps, les 100 euros que l’on vous remboursera demain ne permettront plus d’acheter la même chose. Résultat, les investisseurs boudent pour le moment la dette publique. Et, pour la première fois, le gilet pare-balles de la dette de l’État n’est plus infaillible. Il y a aussi une leçon très politique derrière ces chiffres. Les bons du trésor américain, ce qu’on appelle en fait les obligations d’État américaines, perdent de leur superbe. Elles ne sont plus le refuge automatique. Pour quelle raison ? A cause d’une diplomatie jugée totalement imprévisible et de l’affaiblissement des institutions américaines sous le règne de Donald Trump. Attention, le marché ne dit pas que l’Amérique est ruinée. Pas du tout. Mais il commence à douter de la perfection de sa signature. Il demande donc une prime de risque, comme disent les financiers, autrement dit, des taux d’intérêt plus élevés pour acheter cette dette. Ce qui veut dire que les investisseurs préfèrent l’or physique aux promesses sur papier. Cette crise place aussi la banque centrale américaine, qu’on appelle la Fed, dans une position intenable. Le président Trump veut en effet des taux d’intérêt très bas et très très vite, pour doper son économie avant les élections de mi-mandat de novembre prochain. Si le pétrole s’envole et fait grimper les prix, la banque centrale américaine sera obligée de garder des taux d’intérêt élevés, justement pour freiner l’inflation. C’est donc un crash frontal entre l’agenda politique électoral de Donald Trump et la réalité économique. Plus le choc pétrolier va durer, plus ce sera compliqué pour Trump de forcer les taux d’intérêt à baisser. Pourquoi les bourses mondiales ne s’effondrent-elles pas encore ? Elles tanguent, elles reculent un peu, mais elles tiennent très très bien. C’est ce qu’on appelle la complaisance des marchés financiers. Les investisseurs font un pari audacieux. Ils pensent que Donald Trump finira par calmer le jeu, justement pour éviter un krach boursier qui pourrait faire tache sur son bilan. En d’autres mots, tant que les écrans financiers ne virent pas au rouge vif, la Maison Blanche pense qu’elle a le feu vert. Mais, attention, l’histoire nous apprend aussi que les écrits énergétiques durent souvent plus longtemps qu’on ne le croit. Que faut-il retenir de tout ça ? Simplement que la sécurité financière a changé d’adresse. Elle ne se trouve plus seulement dans les promesses des gouvernements, donc dans leurs obligations d’État, mais de plus en plus dans des coffres-forts remplis d’or. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comme le dit le Financial Times, en voulant renverser le régime iranien, Trump s’est lancé dans l’entreprise la plus effrontée d’un président américain depuis des lustres. Pourquoi maintenant, direz-vous ? L’idée de Washington, c’est de couper la tête du régime pour que tout le reste du corps s’écroule. Les Américains et les Israéliens ont donc éliminé les chefs iraniens dès le premier jour en espérant que tout le système allait lâcher. Sauf que l’Iran ne joue pas le jeu de la guerre classique. Il joue ce qu’on appelle le match mathématique, ou le piège mathématique, comme l’expliquent d’ailleurs les experts militaires. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’Iran envoie des nuées de drones Shahed. Ce sont des engins rudimentaires, bruyants, qui coûtent 20.000 dollars pièce, en gros le prix d’une petite voiture. En face, les Américains sortent l’artillerie lourde, des missiles ultra-sophistiqués à plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions, d’euros l’unité. Faites le calcul : à chaque fois que l’Amérique descend des drones low-cost, elle crame un budget colossal, sans doute l’équivalent du prix d’une école ou d’un hôpital. Et c’est ça la stratégie de l’asphyxie. L’Iran veut vider les caisses et les stocks de l’armée américaine. Vu comme ça, dépenser des millions de dollars pour intercepter des milliers de dollars, c’est plus une victoire militaire, c’est une hémorragie budgétaire. En d’autres mots, c’est la guerre du pauvre qui veut ruiner le riche. Mais Trump n’est pas né de la dernière pluie. On comprend enfin pourquoi il bloquait l’envoi de munitions pour l’Ukraine. Il gardait tout pour ce conflit-là. Pour lui, le ciel iranien, c’est une sorte de laboratoire géant : il en profite pour tester ses nouvelles armes, comme les canons laser, qui détruisent les drones pour le prix d’un plein d’électricité. Son but, il n’est plus secret maintenant, c’est mettre à niveau son armée pour le véritable match, celui contre la Chine. Parce que le vrai coup de billard, il est là. Si l’Iran tombe, c’est tout le réseau des adversaires des États-Unis qui prend un coup. La Chine perd son pétrole pas cher, qu’elle a acheté en douce à l’Iran, et la Russie perd son principal fournisseur de drones. En tapant sur Teheran, Trump veut étrangler Pékin et Moscou d’un seul coup. C’est ce qu’on appelle un coup de poker. Et pendant que les Américains testent leurs lasers et redessinent la carte du monde, l’Europe elle fait quoi ? Elle regarde le train passer. On réalise juste qu’on dépend encore du pétrole des autres, qu’on n’a pas d’armée commune et qu’on n’a pas vraiment de plan pour la suite. Quant à Trump, il a juste aussi oublié que couper la tête d’un État, c’est nettement plus facile que de redresser cet État, surtout quand il a 90 millions d’habitants avec différentes ethnies. Les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan ou de la Libye sont là d’ailleurs pour nous le rappeler. Le résultat, au final, c’est toujours le chaos à l’arrivée. Ce qui me fait penser à la phrase de Groucho Marx. La politique, c’est l’art de rechercher des ennuis, de les trouver, d’en donner un diagnostic erroné, puis d’appliquer les mauvais remèdes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Il y a peu de temps encore, on supposait qu’un appel n’était pas enregistré, sauf mention explicite. C’était une sorte de règle tacite ou une forme de courtoisie professionnelle. Aujourd’hui, l’enregistrement est devenu le paramètre par défaut. Ce qui était intrusif devient banal et ce qui relevait du consentement relève désormais du paramétrage technique. Pourquoi ce basculement ? Parce que l’IA a fait tomber le coût à presque zéro. Transcrire une heure de réunion ne demande plus un stagiaire, mais quelques centimes. L’intelligence artificielle retranscrit tout, mot à mot, et se charge de faire un résumé ainsi qu’une to-do list quelques minutes après la réunion. On enregistre tout : les cours, les conférences. Dans la vie au bureau, c’est un gain de temps appréciable, notamment pour les réunions Teams, ou même pour les réunions en présence physique. L’argument est rationnel : les bénéfices sont réels, il y a une trace précise des décisions. La possibilité aussi de rattraper une réunion manquée. Bref, c’est une sorte de mémoire organisationnelle augmentée. Le vrai sujet, ce n’est pas la productivité, c’est la spontanéité. Quand tout est enregistré, tout est potentiellement partageable. Un trait d’humour devient une citation, une critique devient un extrait, une hésitation devient une petite archive. Il ne faut qu’un clic pour envoyer la totalité de la transcription à quelqu’un qui n’était pas dans la salle. Ça, c’est plutôt positif. Mais la presse anglo-saxonne cite aussi des cas, par exemple, où après la fin officielle d’une réunion, des participants sont restés connectés pour commenter la performance d’un collègue. Le problème, c’est que l’intelligence artificielle ne quitte pas la pièce. Et, hélas, le compte rendu est parti automatiquement. Ambiance, ambiance. Les comportements changent, on devient plus prudent, plus lisse, moins direct. On sait qu’on ne parle plus seulement à des humains, mais aussi à une base de données. Donc, la vraie question n’est pas est-ce que c’est utile ? La vraie question est : qui contrôle la mémoire, donc ces données ? Car enregistrer, ce n’est pas seulement conserver, c’est structurer le pouvoir. Celui qui détient l’archive, donc les données, détient la version officielle des faits. C’est celui qui peut analyser les transcriptions, il peut mesurer qui parle le plus, qui coupe la parole, qui doute, qui domine. Et demain, qui sait ? Qui mérite une promotion ? Techniquement, tout cela est possible. Mais l’histoire récente montre une chose : quand la technologie rend une pratique facile, elle finit toujours par la normaliser. Donc le paradoxe est assez simple : nous avons gagné en efficacité, nous avons peut-être perdu en liberté informelle. Dans un monde où chaque mot peut être indexé, recherché et ressorti des mois plus tard, la parole professionnelle au bureau change de nature. Elle devient moins conversationnelle et plus stratégique, plus tactique. L’intelligence artificielle enregistre désormais tout : réunions, cours, conférences… avec résumé automatique à la clé. Progrès formidable ou nouvelle forme de surveillance douce ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le pape met en garde contre l'intelligence artificielle… mais au même moment, le Vatican lance sa propre IA. Vous voyez le paradoxe ? Est-ce qu'un algorithme menace vraiment la foi… ou est-ce qu'on rejoue, encore une fois, la peur d'une nouvelle technologie ? Parce qu'en réalité, c'est peut-être aussi une leçon pour nos entreprises. Il y a quelques jours, à huis clos à Rome, le pape Léon XIV s'est adressé aux prêtres en leur demandant de résister à la tentation de préparer leurs homélies avec l'intelligence artificielle. Selon le souverain pontife, le cerveau fonctionne comme un muscle : sans exercice, il s'atrophie. Plus fondamentalement, une machine ne pourra jamais partager la foi. Une homélie n'est pas simplement un texte bien tourné, mais une expérience spirituelle incarnée. Le pape étend sa mise en garde aux réseaux sociaux, rappelant que les likes ne constituent pas de véritables liens et que TikTok ne forme pas une communauté authentique. Sur le fond, le message papal reste cohérent : la foi n'est ni un algorithme, ni une performance. Pourtant, le même jour, le Vatican annonçait le lancement d'un système d'intelligence artificielle capable de traduire en temps réel des textes liturgiques dans une soixantaine de langues. Cette apparente contradiction soulève une question pratique. Pour rédiger leurs homélies, les prêtres consultent déjà des ouvrages d'exégèse et des commentaires bibliques. L'intelligence artificielle ne représente qu'un outil supplémentaire. Refuser son usage au nom de la gymnastique intellectuelle revient à interdire la calculatrice pour préserver le calcul mental. L'argument central du pape demeure solide : une machine ne croit pas, ne doute pas, ne prie pas. Elle ne partage pas la foi. Mais personne ne lui demande de croire. On sollicite simplement son aide pour structurer un raisonnement, éclairer un passage ou suggérer des pistes de réflexion. La responsabilité pastorale reste entièrement humaine. Chaque révolution technologique suscite les mêmes craintes. L'imprimerie, la radio, la télévision, Internet : on dénonce d'abord, puis on adopte, on moralise avant d'intégrer. Le véritable enjeu dépasse la théologie pour devenir stratégique. Refuser un outil utilisé par les médecins, juristes, enseignants et journalistes expose au risque d'un décrochage silencieux. L'interdiction génère par ailleurs des usages clandestins. Respecter l'autorité papale implique aussi de reconnaître que l'Église a toujours survécu en apprivoisant les technologies plutôt qu'en les fuyant. Cette question dépasse largement le Vatican. Combien d'entreprises tiennent aujourd'hui le même discours ? "L'intelligence artificielle, pas chez nous." Elles invoquent la culture, l'authenticité, le savoir-faire maison, avant de découvrir que leurs concurrents ont utilisé ces outils non pour remplacer les humains, mais pour les augmenter. L'intelligence artificielle ne remplace ni la foi ni la vision, mais elle supplante souvent ceux qui confondent prudence et immobilisme. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

À Wall Street, le dernier mot magique s'appelle HALO, autrement dit Heavy Assets, Low Obsolescence. Ce nouveau concept désigne les entreprises qui possèdent beaucoup d'actifs physiques. Je pense à des usines, des centrales électriques, des raffineries, des pipelines, des machines. L'autre avantage de ces entreprises, aujourd'hui, en tout cas aux yeux de la bourse, c'est qu'elles auraient peu de risques de devenir dépassées, obsolètes, à cause de l'intelligence artificielle. Autrement dit, l'IA peut remplacer une société qui vend des logiciels, mais pas une société qui fore des puits pétroliers. Donc l'idée est assez simple. La bourse a connu, c'est vrai, trois ans d'euphorie avec tout ce qui touchait à l'IA. Mais aujourd'hui le marché commence à douter. Et quand le marché doute, il cherche du solide, du tangible, du rassurant. Bref, la bourse est en train de vendre en ce moment ce qu'elle a adoré hier. Les chiffres récents sont assez parlants. En moins d'un mois, les entreprises américaines spécialisées dans les logiciels ont perdu environ 1 200 milliards de dollars de valeur en bourse. Certaines ont chuté de 40% depuis le début de l'année. A l'inverse, les entreprises dites "solides", celles qui répondent aux critères de cet acronyme HALO, comme par exemple les entreprises d'électricité et d'eau, ou les groupes pétroliers, ou encore les industriels lourds, ont vu le cours de leurs actions progresser très fortement. Les actions du secteur de l'énergie ont par exemple gagné plus de 20% depuis janvier dernier. Donc, en résumé, la bourse, pour l'instant, vend les sociétés dont la valeur repose sur des algorithmes : elle craint qu'un nouvel algorithme les dépasse. En revanche, les investisseurs achètent des centrales électriques ou des groupes pétroliers parce qu'au moins, se disent-ils, une intelligence artificielle ne peut pas construire un barrage ou forer un puits de pétrole. C'est rassurant, effectivement, comme raisonnement à première vue. Mais est-ce que ça tient la route? Non, pour trois raisons au moins. La première : ne pas pouvoir être remplacé par l'intelligence artificielle ne signifie pas ne pas pouvoir être fragilisé. L'IA ne fera pas disparaître une mine de charbon, c'est vrai. Mais elle peut optimiser les coûts d'un concurrent, améliorer la maintenance des machines, réduire les pertes logistiques. Elle ne détruit donc pas forcément l'usine, mais elle réduit la marge de ceux qui ne s'adaptent pas à l'intelligence artificielle. Or, en bourse, ce sont les marges et la rentabilité qui comptent, et pas simplement la survie. Deuxième illusion : croire que posséder des actifs lourds protège du risque, c'est un leurre. Car les secteurs très industriels sont aussi souvent dépendants du cycle économique, des taux d'intérêt, du prix des matières premières, ou simplement de décisions politiques ou géopolitiques. Le béton ne protège ni du ralentissement économique, ni d'un choc réglementaire. Quand la demande ralentit, les coûts fixent, eux, restent. Et quand les prix baissent, les profits fondent. Troisième point, plus subtil : la bourse adore les récits très simples. Après une période d'euphorie technologique, on redécouvre, soi-disant, les valeurs sûres. On change l'histoire dominante, on lui donne un acronyme, Halo, et ça devient une stratégie. Vous le voyez bien, la bourse adore se raconter des histoires et cette histoire de HALO n'est finalement qu'un nouveau chapitre dans le très très gros livre de la crédulité humaine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankxHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.