
Dans cet épisode, on revient sur le parcours de notre mère Hajar. Elle a été abandonnée dans un désert, sans eau, sans personne et en plus avec un nourrisson dans les bras. Et elle a dit : "S'Il l'a ordonné, Il ne nous abandonnera pas." À l'approche...
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A
Assalamualaikum warahmatullahi wabarakatuh. J'espère que tu te portes bien, ainsi que tes proches. Oui, une revenante. Je reviens après plusieurs semaines de pause, de off on va dire, enfin une pause sur le podcast qui n'en est pas vraiment une. Et donc après plusieurs semaines où tu as dû remarquer que j'ai posté des rediffusions. Pas de panique, tout va bien, je vais bien, Alhamdulillah. Je remercie toutes celles qui ont pris de mes nouvelles. j'ai juste des examens à venir. Voilà, tout simplement, je passe des examens facultaires et un grand examen en particulier facultaire qui me demande beaucoup d'investissement. Et à côté de ça, je suis toujours maman de trois enfants, je suis toujours enseignante de Qur'an, je continue toujours de me présenter et de bichonner mes élèves au sein de la maison des salihat, qui est le programme phare de Corps en Mon Cœur. Et donc forcément je dois faire des choix. Je dois faire des choix. Donc ça explique pourquoi tu as eu des rediffusions pendant ces semaines. Et ça va être le cas encore, j'ai envie de dire, jusqu'à un petit moment, puisque je n'ai pas encore passé ce fameux grand examen. Qu'Allah facilite et d'ailleurs, quand tu penses à moi, quand tu écoutes un épisode, je fais juste un placement de doigt, de demander à Allah SWT qu'il m'accorde la facilitation, la réussite, ô la main, parce qu'il faut viser haut, Inchallahi Rabb, et voilà, voilà, comme ça on est gagnant, on est tous gagnant. Et donc aujourd'hui je débarque déjà parce que plusieurs choses, j'ai dû faire le deuil aussi de ma série Zul Hijja que je voulais faire cette année, j'en ai fait une l'année dernière d'ailleurs, tu peux toujours la réécouter. Et donc cette année, ça n'a pas été possible de l'enregistrer, de le préparer. Donc ce n'est pas l'envie qui manquait clairement. Je parle de deuil et je pèse mes mots. Ça a été un déchirement pour moi, mais on accepte et il faut avancer. Et donc, je ne pouvais pas non plus ne rien dire à l'approche de Dhul-Hijjah qui arrive, qui peut-être au moment d'écoute de l'épisode, si c'est dans quelques jours après la sortie de l'épisode, peut-être que Dhul-Hijjah sera rentré. Aujourd'hui on ne parle plus de la préciosité de Dhul-Hijjah, le Prophète sallallahu alaihi wa sallam en a parlé en loin et en large. Donc je voulais quand même un épisode. Mais parce que j'en ai fait un aussi au sein de la Maison des Salihats. Donc pour rappel, si tu me découvres, c'est la première fois que tu écoutes un épisode de podcast, je m'appelle toujours Oussada Zeyneb et je suis du coup enseignante de Coran depuis bien des années maintenant, alhamdoulilah. Et donc au sein de la maison des saliha, c'est vraiment un programme spécifique aux femmes, où on parcourt le Qur'an, où on étudie les leçons du Qur'an, où on apprend à être des saliha à travers le Qur'an. Et donc le programme se dessine de cette façon. On a deux directs par semaine, tous les lundis matin, tous les jeudis matin. Et donc tout est en rediffusion et accessible. Il y a toute une bibliothèque vraiment de tout ce qui a déjà été diffusé au sein de la Maison des Salirat. Donc c'est un bel abonnement que tu peux t'offrir si tu n'y es pas encore ou si tu connais quelqu'un qui voudrait rejoindre une sœur. Et on a, à côté de ça, un épisode par mois, le podcast des Salihat, qui est différent du podcast Coran de mon cœur, ici, Coran de ton cœur. Et donc, tous les premiers lundis du mois, nous avons un épisode spécifique, un point sur les Salihat. et donc plein d'autres choses intéressantes. Et il se trouve que pour l'épisode du podcast des Sarihat de ce mois-ci, j'ai fait un focus sur Dhul-Hijjah et en particulier sur notre mère Hajar. Et je trouvais que c'était très intéressant de tirer ça, donc on a parlé à la fois d'Dhul-Hijjah, à la fois d'elle. Et en réfléchissant sur l'épisode à produire pour aujourd'hui, je voulais parler d'Dhul-Hijjah, je me suis dit mais pourquoi en refaire un alors que Finalement, il y a déjà un épisode tout près, donc tu t'apprêtes à écouter exactement cet épisode-là. Si tu n'es pas au sein de la maison d'Ezra-Lihat, c'est un bonus exceptionnellement, je le mets ici. Si tu es au sein de la maison d'Ezra-Lihat, tu peux encore le réécouter. Et il y a une petite surprise au cours de l'épisode, donc il ne faut pas hésiter à l'écouter. Et au sein de la maison des Saléhat aussi, si vous ne l'avez pas vu, c'est l'occasion de me rattraper ici. Et donc voilà, c'est un extrait à quelques différences près. La partie où, normalement, je glisse une aïe qui motive l'épisode du jour. En tout cas, au cours de l'épisode, il y a deux passages où il y a une récitation. D'habitude, sur le podcast public ici, et bien je mets un récitateur alors qu'au sein de la maison des saliha toutes les ayahs qui sont abordées sont récitées par mes soins. Donc là, j'ai gardé l'exclusivité au sœur de la maison des saliha. Donc pour l'épisode que tu réécoutes là aujourd'hui, ce sera la voix des récitateurs et pas moi. Donc du coup, il faut être à la maison des saliha pour avoir tout le package et les cours de Coran. Là, on a bien avancé, mashallah, dans le Juz Ahma. On commence tout doucement à se rapprocher. de plus en plus sur la route, donc faut pas hésiter à nous rejoindre, c'est vraiment important, c'est vraiment important, ça fait deux rendez-vous hebdomadaires, on s'épanouit, en tout cas moi c'est un grand épanouissement et on apprend ensemble et ça c'est le plus important. Inch'Allah, de toute façon tu as toutes les informations dans les notes de l'épisode, le petit bonus aussi que j'ai rajouté sera disponible dans les notes de l'épisode, Et j'ai envie de dire, j'ai plus qu'à te laisser écouter le podcast et incha'Allah on se rejoint à la maison des salihat pour celles qui n'y sont pas encore et dans les commentaires incha'Allah pour vos retours et toutes vos questions. Je vous souhaite une belle écoute à tous et à toutes incha'Allah. Assalamu alaikum. Assalamualaikum warahmatullahi wabarakatuh, ma chère Saliha. Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast des Salihat, comme à notre habitude chaque mois. Aujourd'hui, avant qu'on commence, je voudrais qu'on prenne un instant, un petit instant. En gros, tu vas poser ce que tu portais à l'instant, tu poses ta liste de courses qui tourne dans ta tête, tu poses le linge à plier, tu poses aussi la fatigue que tu as, tu poses tout ça, tu t'installes. Vraiment, parce que ici, on est dans un espace qui est le nôtre. Et surtout, avant qu'on commence, j'aimerais qu'on renouvelle notre intention. Inch'Allah que cet épisode soit compté comme une adoration. Inch'Allah Ya Rabb. Et j'aimerais aussi que tout ce qu'on écoute aujourd'hui soit une source de hasanat par rapport à ce que ça va générer. Et là, j'ai envie de te poser une question. Est-ce que tu sens toi aussi quelque chose là? Est-ce qu'il y a quelque chose dans l'air en ce moment? Quelque chose qui se prépare? Une saison qui avance un peu vers nous et qui va pas tarder à frapper à la porte, qui s'apprête à entrer chez nous. Et c'est Dhul Hijjah, exactement, Dhul Hijjah. La saison du hajj. Une des plus belles saisons de l'année. Et ça approche. Et les dix jours les plus aimés d'Allah Azza wa Jal, Ce sont les dix premiers jours de Dhul-Hijjah, comme le prophète nous a parlé de ça en disant qu'il n'existe pas de jour dans lesquels les œuvres pieuses sont les plus aimées d'Allah que ces dix jours-là. Ma chère Saliha, est-ce qu'on mesure vraiment la portée de ça, toi et moi? Là on parle de quelque chose genre c'est les plus aimés de tout. Dix jours les plus aimés, donc plus aimés même que dix jours en plein ramadan en fait. Parce que là on parle en termes de journée et non en termes de nuit. Donc c'est les dix jours les plus aimés que n'importe quel autre jour de l'année. Alors moi, j'ai pris ma décision pour cet épisode, j'ai envie qu'on se prépare à ça, pas seulement dans nos agendas, pas seulement dans notre liste de jeûnes, de zikr, de Qur'an à réciter, tout ça c'est très important et on pourra en reparler. Mais j'aimerais qu'on prépare nos cœurs d'abord. Et pour préparer notre cœur, eh bien, il faut s'inspirer de quelqu'un. Et là, je n'ai pas trouvé mieux pour cette occasion que notre mère Haja, aléas salam. La femme, quelque part, par qui le hajj, en tout cas une bonne partie des rites du hajj, existe. C'est la femme dans les pas de qui chaque pèlerin marche, court depuis des millénaires et ça c'est énorme. Alors aujourd'hui, ma chère Saliha, on va être en sa compagnie. On va peut-être même courir avec elle. On va aussi s'arrêter avec elle, ralentir avec elle, monter sur le sofa avec elle, redescendre. On va remonter, on va remonter cette fois et on va voir, Inch'Allah, que cette femme extraordinaire a beaucoup de choses à nous dire. Nous, femmes de 2026, dans nos cuisines, dans nos chambres, dans nos voitures, dans nos vies des fois très compliquées, et bien elle a beaucoup de choses à nous dire. Alors, on se tient prêtes, incha'Allah, parce que je veux vraiment que cet épisode, j'ai envie en fait qu'il réveille quelque chose et que Allah nous accorde ça et incha'Allah que ça fasse entrer Dhul-Hijjah autrement, peut-être cette année, un peu mieux que les autres années. Ma chère Saliha. Avant qu'on entre dans le récit, j'ai besoin de te dire pourquoi Haja déjà, pourquoi elle, pourquoi maintenant l'aloub de Dhul-Hijjah. Ce que tu sais, Allah SWT, il a dit dans son livre à propos d'Ibrahim AS, écoute bien parce que c'est vraiment très fort, Allah a dit qu'Ibrahim AS est notre père. Dans surat al-Hajj justement, il a dit «Millata abikoum Ibrahim» donc la religion, l'héritage de votre père Ibrahim. notre père. Donc suis la religion de ton père Ibrahim. Allah nous le présente comme notre père au sens religieux du terme bien sûr. Et qu'est ce que ça veut dire? Qu'est ce que ça veut dire qu'Ibrahim est notre père? Parce que quand un père meurt, Ces enfants, ils héritent, n'est-ce pas? Ils héritent de ce qu'il a laissé. Et nous, qu'est-ce qu'on hérite d'Ibrahim a.s? Parce que si c'est notre père, on a un héritage, c'est logique. On hérite de sa religion, on hérite de son héritage spirituel, de ses qualités, de son tawakkul par exemple, de sa soumission à Allah s.w.t. Mais pour hériter de quelque chose, il faut connaître ce dont on hérite. Si Ibrahim est notre père, son épouse Hâjar, celle qu'Allah a choisie pour lui, celle qui a porté son fils Ismaïl, celle qui a été une ancêtre de notre prophète Mohammed. Hâjar est notre mère alors. Elle est l'une de nos mères en islam. Et héritée d'elle, c'est notre droit. Et c'est même, j'oserais dire, notre devoir. Et puis Hajar, là, il est tellement... Elle est tellement noue, tellement femme, tellement mère, tellement épouse. Elle a été laissée dans un désert avec un nourrisson. Elle a connu la peur, la faim, la soif, l'isolement total même. Elle a couru pour son enfant. Elle a prié pour son époux. Elle a fait jaillir une source, ma chère Saliha, une source par sa foi et aussi par ses pieds qui couraient. Une source qui coule encore aujourd'hui. des 4000 ans plus tard. Alors si on parle d'élévation par le Qur'an, si on parle de devenir des salihat, des femmes pieuses, vertueuses, justes, des salihat, et bien comment ne pas s'arrêter sur celles qu'Allah a lui-même honorées, que son ange Ibril, alayhi salam, est descendu pour elles, que son prophète Mohammed, sallallahu alayhi wa sallam, a fait du chemin Lui-même, à pied, poursuivre le même rite que son ancêtre. Donc voilà pourquoi Hajar en fait. Voilà pourquoi maintenant aussi. Parce que dans quelques jours, Inchallah, des millions de pèlerins vont refaire ces pas. Et toi et moi, même si on n'y pas physiquement, ou si tu y es, qu'Allah te l'accorde, à la Mecque cette année, on peut dans tous les cas, dans nos cœurs, courir avec elle, marcher avec elle. Alors, j'aimerais qu'on fasse plusieurs stations dans son récit. Et la première station, c'est par rapport au don qu'elle était au mariage à la naissance. Ma chère Saliha, pour comprendre, hager. Il faut remonter un peu. Il faut comprendre comment elle est entrée dans la famille d'Ibrahima a.s déjà à la base. Ibrahima a.s est né en Irak, l'actuel Irak. Il a appelé son peuple au tawhid d'Allah s.w.t. à l'unicité. Ils l'ont rejeté. Il est parti en Palestine. Qu'Allah libère la Palestine. Qu'Allah la libère de l'oppression. Amin Ya Rabbil Alamin. Donc il a appelé en Palestine. Il a fait cette da'wah. Ils l'ont rejetée aussi dans un premier temps. Et il est parti en Égypte avec son épouse, notre mère Sarah, et là, écoute bien parce que ce détail va être important pour la suite, en Égypte il y avait un roi tyrannique qui avait pour habitude de prendre les femmes mariées qui rentraient dans sa ville, surtout quand elles étaient de grande beauté. Et il a appris qu'Ibrahim était entré avec une femme d'une exceptionnelle beauté, mais il ne savait pas que c'était son épousant. Il a envoyé ses soldats. Sarah a été amenée de force, présentée au roi, seule avec lui dans son palais. Et là, ma chère Saliha, là, est-ce que tu sais ce que Sarah a fait? Elle a invoqué Allah. Elle s'est tournée vers son Rab et le roi s'est avancé vers elle. et sa main s'est paralysée tout de suite. J'aurais bien aimé être là pour voir ça d'ailleurs. Allah Azza wa Jal a mis la peur dans son cœur et son corps tout entier s'est figé lui. Comme quand tu as tellement peur que tu peux même plus tenir une bouteille d'eau dans ta main. Tu vois ce que je veux dire? Le roi était terrifié et là il a dit invoque ton robe pour qu'il me délivre et je te laisserai partir. Elle invoque et il est délivré. Il a plus mal. Il tente une deuxième fois, l'inconscient qu'il est. Sa main se paralyse encore plus violemment. Une troisième fois. Ça s'est fait jusqu'à une troisième fois. Et là, il a été vaincu, et il a dit «Tu n'es pas une femme, tu es un démon! Sortez-la de chez moi!» Et juste avant qu'elle parte, il lui fait un cadeau. Il lui fait un cadeau. Comme quoi, ça aussi c'est un petit tip, c'est en tant que femme, comment se respecter? On est parti de quelqu'un qui a essayé de la blesser, de la déshonorer, à quelqu'un qui la chasse, parce qu'il se dit, c'est bon, elle est trop forte, elle est protégée, il lui fait même un cadeau. Donc tu vois le respect il génère quoi. Et donc il lui fait un cadeau, un cadeau pour réparer, pour s'excuser. Et ce cadeau, ma chère Saliha, ce cadeau, eh bien c'était une jeune servante, quelqu'un qu'il avait en captivité, qui était noble à la base aussi. Et son nom, écoute bien, son nom Ça veut dire en arabe ancien, voici un cadeau, voici une compensation. Ahajar. Ahajar, si tu le décomposes, je l'ai appris vraiment plus tard. Ahajar, si tu le décomposes, ça fait Ahajar. Aha, ça veut dire voilà, et ajr, c'est une récompense. Donc Ahajar veut dire voici un cadeau, voici une récompense. Donc déjà, rien que dans son nom, on voit énormément de choses. Donc Ahajar, le cadeau. Et ce nom, ma chère Sarihas, ça va se manifester toute sa vie. Elle est entrée dans cette famille d'Ibrahim comme un cadeau. Elle est devenue elle-même un cadeau pour Ibrahim. Elle a porté un cadeau dans son ventre, Ismail. Et elle nous a laissé à nous toutes un cadeau, Zamzam, l'eau de Zamzam. Donc c'est vraiment quelque chose. C'était quelqu'un. Alors le temps passe. Sarah, elle vieillit, elle ne peut plus avoir d'enfant, elle est arrivée à ce cap là, elle voit dans le cœur de son mari Ibrahim A.S. ce désir d'être père, et après tout il est prophète. Alors, écoute bien ce qu'elle fait, parce que c'est admirable. Elle propose à Ibrahim A.S. et à Hachar de se marier. Elle dit, épouse-la, peut-être qu'Allah te donnera un enfant. C'est un grand cœur que Sarah a eu. Donc Ibrahim aépouse Hajar. Quelques mois après, après des décennies sans enfant, Hajar tombe enceinte. Elle met au monde un peu plus tard un fils. Et Ibrahim a dans cette grande joie de tenir son enfant, il lui donne un nom et il l'appelle Isma'il. Et tu sais ce que ça veut dire Isma'il? J'aime beaucoup regarder la racine des mots, l'origine des noms. Et Isma'il, ça veut dire Samir Allah. Allah a entendu. Isma'il. Il faut se dire que les noms à l'époque comme Ibrahim aussi, ils avaient cette sonorité hébraïque. Donc quand on transpose ça à l'arabe pur, ça donne Ça, Isma'il, c'est littéralement Samir Allah. Ça veut dire, Allah a entendu. C'est comme si Ibrahim a disait, Allah a entendu mon invocation. Allah m'a exaucé. Donc, là j'ai envie de glisser une première leçon. A chers salihs, là il faut glisser une leçon. Au passage, nomme tes joies. Nomme tes bénédictions. Quand Allah exauce une de tes duas, marque-le, donne-lui un nom dans ta mémoire, pour toujours, pour te souvenir qu'Allah t'a entendu et donc Allah t'entend, au présent, au passé, au futur. C'était une petite astuce comme ça. Alors, on passe à une autre station, c'est celle du désert. Donc là, ma sœur, le bonheur dans la maison d'Ibrahim a.s.s. n'est pas total. Parce que Yassar, sa première épouse, sa tendre épouse, qui voit aussi cet enfant grandir, Ismail a.s, elle voit l'amour d'Ibrahim a.s pour son fils, et elle commence à être inconfortable. Donc il y a une certaine tristesse qui naît aussi dans son cœur, parce que ça lui rappelle la maternité qu'elle n'a pas vécue. Et c'est humain, c'est humain, c'est tellement humain en fait. Allah subhanahu wa ta'ala, qui est le meilleur des planificateurs, il ne veut pas qu'un conflit s'installe dans cette maison bénie. On parle de la maison d'un prophète qui a un fils prophète. On parle de deux femmes salihat qui vivent dans une maison bénie. Alors Allah subhanahu wa ta'ala déclare, il décrète quelque chose. Il ordonne à Ibrahim a.s. il lui ordonne de prendre Hajar et son fils Ismail. et de les emmener loin, très loin pour le coup, à la Mecque précisément. Alors imagine, ma chère Saliha, imagine cette scène, un homme âgé, un prophète, un islam, une jeune épouse, un nourrisson, une longue route, une très longue route, donc de la Palestine au cœur du désert d'Arabie. Et là, au bout de la route, qu'est-ce qu'il y a? Rien. Il n'y a rien. Il n'y a pas de carabin encore. Elle n'est pas encore construite. Il n'y a pas un être humain. Il n'y a pas un animal. Il n'y a pas une goutte d'eau. Pas une feuille verte. Du sable brûlant, un soleil, un soleil qui tape, des montagnes de pierres peut-être, qui montent. Ibrahim, alay salam, il dépose son épouse et son fils dans cette vallée morte. Il leur laisse une outre d'eau. quelques dates, et c'est tout. C'est tout ce qu'ils avaient. C'est tout ce qui leur reste de ce qu'ils avaient emporté pendant la route, parce qu'il y avait les provisions de la route aussi. Et puis, il les laisse là, et il leur tourne le dos, et il commence à s'en aller. Et là, Hajar, Hajar elle court derrière lui. Imagine la Seine, elle court, elle appelle. Elle est effrayée. Déjà, elle n'a pas compris encore le projet. Alors, elle court derrière lui. «Tu nous laisses ici? Mais où vas-tu? Où vas-tu? Tu nous laisses dans une vallée morte, sans âme, sans bête, sans vie, sans personne.» En plus, elle, c'est quelqu'un qui aimait beaucoup le contact des gens, quelqu'un qui était très social. Alors, lui... Il continue à marcher. Pourquoi? Pourquoi il ne se retourne pas? C'est vraiment une question que je me suis posée. Eh bien tu sais, les savants ont expliqué, parce que s'il s'était retourné, s'il avait vu le visage innocent de son fils, imagine tu regardes ton nourrisson, s'il avait vu la peur aussi dans les yeux de son épouse, ses émotions à lui auraient pris le dessus. Il y avait ce risque et il n'aurait peut-être pas pu obéir au commandement d'Allah subhanahu wa ta'ala. Il a choisi de mettre l'ordre d'Allah subhanahu wa ta'ala devant ses émotions. C'est ce qui a donné à Ibrahim a.s ce titre de celui qui a réussi toutes les épreuves qu'Allah lui a données. Et donc Allah a éprouvé Ibrahim a.s par plusieurs choses et il les a tous réussis avec brio. Si tu cherches un prophète qui a coché 10 sur 10 à chaque fois, c'est Ibrahim a.s. Avant Mohamed s.a.v, il n'y avait Ibrahim qu'à cette qualité. Et donc, il a choisi de mettre, comme on demande à Allah, devant ses émotions à lui. Ma chère Saliha, Ecoute bien, Allah ne veut pas seulement que nos membres lui soient soumis. Il ne veut pas seulement aussi que notre langue lui soit soumise. Il veut nos émotions aussi. Il veut que nos émotions qui sont naturelles, qu'elles aussi, elles se plient devant son commandement. Ça ne veut pas dire ne pas ressentir, mais ça veut dire les dompter. Et c'est ça le vrai test. Il connaît ses émotions, il connaît son cœur. Ibrahim s'était quelqu'un qui avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de rahma. Très, très compatissant. Il se connaissait. Il savait que s'il regardait son fils un instant ou son épouse, que ça allait être difficile. Alors, c'est ça le vrai test. C'est ça la vraie submission. Et là, dans ce moment où Hajar court, et où Ibrahim s'éloigne, il y a quelque chose qui change. Hajar arrête de demander «Où est-ce que tu vas? Pourquoi tu nous abandonnes ici? Est-ce que tu vas nous abandonner ici?» Elle a compris qu'il ne répondrait pas, parce que non seulement il ne se retourne pas, il ne répond pas. Elle a compris que ces questions-là ne servaient à rien. Elle pose, et accroche-toi, elle pose une seule question. Une seule. Et cette question, on retient là, parce qu'on va y revenir. Elle dit, Et Ibrahim, qui n'avait pas répondu jusque là, là, il hoche la tête. Oui, Allah me l'a ordonné. Et là, chers saliha, là, là il faut préparer le cœur. Hajar, elle prononce ces paroles mais illustres, ces paroles qui devraient être tatouées sur le cœur de toute croyante, marquées au fer plutôt que tatouées d'ailleurs. Qu'est-ce qu'elle dit? Si c'est Allah qui te l'a ordonné, alors il ne nous abandonnera pas. Allahou Akbar. Est-ce que tu te rends compte de ce qu'elle vient de dire? dans le désert, avec un nourrisson dans les bras. Pas d'eau, il n'y a plus d'eau, il n'y a plus de nourriture depuis quelques jours. Enfin, il n'y a plus que la nourriture de quelques jours. sans une seule âme, à des kilomètres, à la ronde, eh bien, elle dit, s'il l'a ordonné, il ne nous abandonnera pas. Et là, j'ai envie de dire, voilà, ma chère sœur, voilà, voilà ce qu'est le tawakkul. Voilà ce que c'est de s'en remettre à Allah subhanahu wa ta'ala. Ce n'est pas le tawakkul des moments faciles, c'est le tawakkul du désert dont on parle ici. Et avant qu'on continue avec Hajar, laisse-moi te glisser quelque chose d'assez bouleversant à propos d'Ibrahim A.S. Tu te souviens que j'ai dit qu'il fallait retenir des détails? Eh bien voilà. Ibrahim A.S. quand il était jeune garçon en Irak, son propre père l'a abandonné. Son propre père l'a menacé de le lapider. Donc qu'est-ce qu'il a dit? Qu'est-ce que son père a dit à son fils, et ça tu trouveras dans le Qur'an, dans le surat Ibrahim, son propre père l'a menacé. Il lui a dit «disparais, je ne veux plus te voir». D'abord il a dit «si tu continues, si tu ne t'arrêtes pas». En gros, d'appeler à Allah, d'appeler à l'unicité d'Allah. Contexte, son père était un grand idolâtre et c'était le fabricant d'idoles de la cour du roi. Et c'est un fervent défenseur de ses idoles. Il a son fils en fait, dont on parle dans la ville tout le temps, et qui appelle à Allah, qui réveille les consciences, et qui naturellement fait darwah à son père, appelle son père à l'islam. Et son père, fatigué, énervé on va dire, lui dit «Si tu ne t'arrêtes pas, je vais te lapider jusqu'à la mort.» C'est violent, c'est énorme. Là, si on cherche le toxique, il est là. Et en plus, il dit «wa jouni ma liya» et sort, bouge, éloigne-toi de ma vue, va loin, je ne veux plus te voir. Donc les deux sont difficiles. Il y a la blessure, vraie blessure physique qui est une menace ici. Et il y a aussi l'abandon. Tu pars, quitte ici. Et c'est violent. Et Ibrahim a, à ce moment-là, ce n'est pas un adulte. C'est un enfant ado. Il est petit. Donc, Ibrahim a connu, enfant, deux blessures. Être blessé par ses parents et être abandonné par ses parents. ou deux blessures les plus profondes, quand on entend les psychologues de l'enfance, ceux qui sont spécialisés dans l'enfance, quand on les entend parler, et bien c'est ça qui revient, c'est que les deux blessures les plus profondes qu'un enfant puisse vivre, c'est ces deux-là. La blessure du parent, physique, et être abandonné par eux. Et là, regarde, regarde, la sagesse, la hikmah d'Allah subhanahu wa ta'ala, Allah va lui demander à lui de revivre ses deux blessures, mais cette fois du côté de celui qui inflige ces blessures. Abandonner dans un désert son épouse et son fils, et plus tard, on le sait, Allah demandera de sacrifier son fils. Et c'est ce qui a donné aussi un des rites du hajj. Donc les deux mêmes blessures qu'il avait subies enfant, Allah les lui présente à nouveau mais à l'envers, dans l'ordre inversé. Et tu sais pourquoi je te dis ça? Parce qu'il y a une belle leçon là-dedans. Ma chère Saliha, quand quelqu'un a vécu, ou plutôt a survécu à un trauma de ce type-là, à une blessure de son enfance, il devient un des deux types de personnes. Soit il reproduit ce qu'il a subi, et il devient à son tour celui qui blesse, soit il décide jamais. Jamais je ne ferai vivre à mes enfants ce que j'ai vécu. Et il devient l'opposé. Ibrahim a.s, il était ce deuxième type. Celui qui ne voulait pas reproduire ce qu'il a vécu. Et c'est même son nom à lui qui le dit. Ibrahim. Quand tu décortiques, ce qu'Ibrahim c'est une racine hébraïque. Si tu décortiques avec la racine arabe, ça donne Abou Rahim. Ibrahim, Abou Rahim. le Père tendre, le Père plein de rahma, doux. Et c'était ça son qualificatif à Ibrahim al-Islam, c'était ça son combat de vie, c'était d'être le Père de la rahma. Et quand Allah lui demande de laisser ici son épouse, son fils, de vous être vulnérables, ce n'est pas seulement un test difficile, on ne parle pas d'un petit test ici, d'une petite épreuve, c'est le test de sa vie. C'est le test qui touche exactement la blessure qu'il a passé sa vie entière à ne pas reproduire. Et il obéit. Subhanallah. Alors Meditza en fait, Allah subhanahu wa ta'ala, il teste chacun là où c'est le plus dur. Si des prophètes comme Ibrahim a-t-il vécu, ne t'étonne pas de vivre ça. Ne te pose pas la question de pourquoi l'âme fait vivre ça? Pourquoi moi? C'est pas ça la vraie question. Là où ça fait le plus mal, c'est là qu'Allah nous teste, là où c'est le plus dur, là où ça fait le plus mal, et c'est pas par cruauté. Jamais. C'est pas par cruauté. Mais parce qu'il sait, lui, Allah Azzawajal, il sait qu'au bout de ce test précis-là, il y a une élévation. Il y a une élévation que rien ne pouvait nous offrir. Donc Allah sait ce qu'il fait. Allez, reprenons. Hajar a prononcé ses paroles lourdes. Elle a posé cette question. Et il lui a répondu. Et elle a dit, s'il l'a ordonné, il ne nous abandonnera pas alors. Elle se retourne. Ça y est, c'était les au revoir. Elle revient vers son fils. Et Ibrahim a Ali Salam, il continue de marcher. Et il ne s'est toujours pas retourné au passage. Et quand il est suffisamment loin, pour qu'ils ne puissent plus les voir et eux ne peuvent plus la percevoir. Il s'arrête, il se tourne vers le lieu qui sera plus tard la Kaaba et il lève les mains et il demande, il invoque Allah subhanahu wa ta'ala. Et Allah a tellement aimé cette doua'a d'Ibrahim a.s qu'il l'a inscrite dans le Coran. Écoute ma chère Saliha, écoute la doua'a d'Ibrahim a.s. Rabbana inni askantu min durriyati bi wadi ghayri bi zara'in ainda baytika al-muharram. Rabbana li yuqeemu assalata faja'al af'idatan min an nasi tahwi ilayhim. et donnez-leur des fruits, pour qu'ils soient reconnaissants. Notre-Rebbe, j'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de ta maison sacrée, afin, ô Notre-Rebbe, qu'ils accomplissent la salat, la prière. Fais donc que les cœurs de certaines personnes inclinent vers eux, et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants. tiré de surat Ibrahim, aya 37 Ma chère Salihah, regarde l'ordre, la doua d'Ibrahim. Même dans la détresse, sa doua, elle est ordonnée, elle est propre, bien ordonnée. Regarde l'ordre. des demandes. Le premier souci d'Ibrahima alay salam, sa première doigt, c'est qu'il prie. Il dit j'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans culture près de ta maison sacrée afin ô notre Rabbi qu'ils accomplissent la prière. Première demande, premier souci, qu'ils établissent la salat. Il n'a pas dit qu'ils mangent, qu'ils boivent, qu'ils survivent même alors que c'est quand même ce qui était urgent. qu'il prie. Pourquoi? Parce qu'Ibrahima alay salam, il savait. Il savait que la nourriture du corps était secondaire par rapport à la nourriture de l'âme. Et si la salade est droite, tout reste droit. Il savait que la salade, c'était le cœur de toute action pieuse qu'on pouvait avoir. Si la salade est droite, comme je dis, tout est droit. Si la salade est négligée, si elle est abandonnée, alors tout le reste, tout ce qu'on fait de bien dans nos vies, le jour du jugement sera Kadhûk, vin, il n'y aura rien. Et seulement après, à la toute fin, il dit, à la fin de cette Doha, c'est là qu'il dit, nourris les deux fruits. Comme si la nourriture matérielle, ça découlait naturellement de la nourriture qu'on prend auprès d'Allah SWT, la nourriture spirituelle. Comme si, c'est ça la grande leçon. C'est par l'adoration que vient le Risq, la subsistance. Et combien parmi nous, ma chère saliha, ont délaissé la prière sous prétexte de devoir gagner leur vie, de devoir s'occuper du foyer, devoir, devoir, devoir. Et Ibrahim a.s, c'est comme s'ils nous chuchotaient à travers les âges. C'est comme s'ils nous chuchotaient. Non, c'est l'inverse. Oubliez à Allah et Allah prendra soin de ta subsistance. C'est promis et c'est dans le livre en plus. On arrive à une troisième station. C'est la course entre Safa et Marwa qu'on connaît très bien. Pendant qu'Ibrahim a fait sa dua, Hajar est allée avec Isma'il qui est son nourrisson. Les jours passent. Elle mange les dates qu'elle avait. Elle boit l'eau qui lui restait. Elle allait de son fils. Et un jour, ce qui arrive, arrive. Un jour, c'est Harry, elle ne produit plus de lait. Et plus de lait dans le sein d'une maman, ça veut dire plus de nourriture pour bébé. Et là le petit Ismail, il commence à pleurer, il a faim, il a soif, il frappe le sol avec ses petits pieds, il se tord, il crie de douleur. Ma sœur, est-ce que tu émerges? Est-ce que tu es tante? Est-ce que tu connais ce son? Le pleurs d'un bébé qui souffre, ça c'est une alarme, on est d'accord. Allah subhanahu wa ta'ala il a placé ce son-là comme un système d'alarme dans le cœur d'une mère. Quelle que soit l'heure de la nuit, quelle que soit ta fatigue, dès que tu entends ce premier cri qui sort de la gorge de ton enfant, tu es debout, ça y est, meilleure alarme. Subhanallah, comme Allah nous a fait. Et là imagine Hachar, elle vient d'accoucher il n'y a pas si longtemps que ça. Et tu sais comme c'est ma sœur, tu sais, Allah dans sa rahmah, il dispense la femme qui vient d'accoucher de salate même, jusqu'à près de 40 jours en moyenne. 40 jours pendant lesquels Allah s.w.t. dit qu'en quelque sorte repose-toi, occupe-toi de ton enfant. Même la salate il t'en a dispensé et tu ne la rattrapes pas après. Allah sait combien c'est dur les premiers jours. Le sommeil les détruit. Il y a l'allaitement, il y a les douleurs, le baby blues, les hormones, la dépression postpartum pour certaines qu'Allah facilite à toutes. Et c'est dans cet état là que Hajar, elle, elle entend son fils pleurer dans le désert. Elle n'a pas vécu ses 40 jours tranquillement dans sa maison, dans le désert. Et elle ne peut pas en fait. Elle ne peut pas regarder son fils mourir comme ça. Alors elle se lève. Et elle ne peut pas l'emmener avec elle non plus parce que c'est dangereux. Elle le pose. Elle court vers la montagne la plus proche, As-Safa. Et c'est pour ça qu'on commence à se serrer par As-Safa. Elle monte. Elle regarde, elle scrute l'horizon. Elle regarde s'il y a quelqu'un. N'importe qui, une caravane, un voyageur, un être humain, quelque chose. Il n'y a rien. et elle redescend. Elle voit une autre montagne en face, Marwa, et elle court. Elle traverse une vallée. Elle remonte sur Marwa. Elle scrute, toujours rien. Et là, ma chère Saliha, accroche-toi. Pourquoi est-ce qu'elle revient sur sa faim? On pourrait se dire, elle a regardé. à Safa une fois et elle a regardé Marwa. Pourquoi est-ce qu'elle revient vers Safa? Ça c'est une question qu'on peut se poser. Pourquoi est-ce qu'elle ne va pas vers une troisième montagne? Elle n'avance pas encore devant. Pourquoi c'est aller-retour entre les deux mêmes montagnes en fait? Elle n'a rien vu dans un premier temps. Pourquoi elle le verrait en recommençant? Pourquoi c'est aller-retour entre Safa et Marwa? Parce qu'elle est aimantée à son enfant. Tu vois, elle a beau courir, elle ne peut pas s'éloigner trop loin. Le cœur d'une mère, c'est un aimant. Elle revient à Safa, puis à Marwa, puis Safa, puis Marwa, sept fois. Sept fois, ma soeur, sept fois. Sept fois, elle fait ce trajet, désespérée, épuisée. Mais sa langue, qu'est-ce qu'elle dit en boucle? Allah ne nous abandonnera pas, Allah ne nous abandonnera pas. C'est comme une parole affirmative qu'elle garde, la même phrase qu'elle a dit à son époux Ibrahim a.s, elle garde ça. C'est ça qui fait qu'elle peut continuer de courir. Elle sait qu'Allah ne l'abandonnera pas donc elle continue de courir. Ma chère Sariha, ces sept allers-retours, tu sais qu'est-ce qu'ils sont devenus? Ils sont devenus un rite. Un pilier du Hadj et de la Umrah, c'est le Sa'i. Sa'i, c'est ce trajet. Sa'i, c'est aller en quête. Et chaque Pélain qui va à la Mecque marche, pour les hommes court, entre Safa et Marwa, sept fois, sur les pas de cette femme, sur les pas de Hajar. Allah a tellement aimé sa course qu'il l'a immortalisée, il l'a éternisée. Allah a tellement aimé son tawakkul au milieu de la peine qu'il en a fait une adoration. Allah a tellement aimé le cœur de cette femme qu'il a dit «Tous ceux qui m'aiment, moi Allah, y passeront par là où elle est passée». Tu te rends compte ma sœur? Tu te rends compte de l'honneur que c'est? L'honneur d'être une femme qui marche dans les pas de cette femme-là. Qu'Allah nous l'accorde constamment dans nos vies. on arrive à notre station 4, celle de Zamzam qui jaillit. Donc là, au septième aller-retour, Aaja entend quelque chose, elle entend un bruit. Et un bruit étrange dans une vallée morte, il n'y a tellement pas de bruit que si on en entend, on l'entend. Elle se dit toute seule à elle-même, comme quand on est seul, ça peut arriver, des fois on est seul, on parle tout seul, et on entend un bruit et on se dit à soi-même Elle avait dit «ma ma» comme pour dire «il y a quoi?» Et le son revient, et là elle se précipite vers son fils. Et là, ma chère Saliha, là à côté du petit Ismaïl, l'ange d'Hybril, l'archange, on aime toujours quand il intervient dans l'histoire. Cet ange-là qui descendra plus tard sur notre prophète Mohamed s.a.w. avec la révélation, il est là, il est là pour Hajar, pour Ismaël. Et il frappe le sol, et selon narration, avec son aile. et selon une autre narration même, avec son talon. Il frappe le sol, et de la terre, de cette terre qui est morte, qui est sèche, qui est brûlante, et bien il y a de l'eau qui jaillit. De l'eau! De l'eau ma sœur! Dans le désert, une eau bénie, une eau qui jaillit de la pierre, subhanallah. Et Hajar se précipite. Et tu sais ce qu'elle fait? Et je trouve ça ingénieux. Tu sais comment elle réagit? Elle commence à entourer l'eau avec du sable, à rassembler l'eau en fait, comme si elle voulait l'empêcher de s'étaler. Et donc elle commence à faire comme un petit bassin, pour que l'eau ne s'échappe pas. Et en faisant ça, elle dit «zem zem». Donc rassemble-toi, rassemble-toi. Et c'est de là, ma chère Saliha, que vient le nom Zamzam, par rapport à ce son qu'elle avait fait pour que l'eau reste assemblée. Ayoha, j'interromps ton épisode quelques instants pour te faire part d'un petit bonus que j'ai rajouté et je sais que ça pourrait être utile et c'est surtout pour mes sœurs et donc à l'approche du hajj, surtout pour celles qui y vont, pour celles qui projetteront d'y aller ou qui connaissent des personnes qui s'apprêtent à aller au hajj, c'est bientôt. Je sais qu'il y en a qui font leurs derniers petits achats donc ça peut servir. Je préfère poser ça là, ça peut toujours servir. J'ai mis une liste, en fait, de choses. Donc une liste de ce qui est essentiel à amener au Hajj. C'est très utile. Je sais que beaucoup auraient aimé l'avoir au moment où ils sont partis. Moi-même j'ai dû la constituer, rassembler des informations parce qu'il faut avoir ce qui est utile, efficace. Il vaut mieux en avoir un peu plus que moins. Mais bon, il y a des choses quand même qui ont changé. Je sais que là, par exemple à Mina, pour les tentes de Mina, Il y a une nouvelle règle, en tout cas, à voir à quel degré ça va être. Mais du coup, les petites valises cabines à roulettes ne sont plus autorisées, les gros sacs à main non plus ne sont pas autorisés. Vraiment, par souci d'espace, ils autorisent que les sacs à dos. Et donc, c'est plein de petits détails comme ça qui peuvent servir, des éléments aussi. spécifiques à la femme, des éléments de santé, tout ce qui pourrait faciliter et donc j'ai consigné ça dans une liste que tu pourras consulter et le lien est dans les notes de l'épisode. Je te laisserai écouter ou continuer plutôt d'écouter le reste de ton épisode. Et notre prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit, et c'est tellement émouvant, il a dit qu'Allah fasse preuve de rahma, donc miséricorde à la mère d'Ismaïl alayhi wa sallam. Si elle n'avait pas fait ça, donc si elle n'avait pas mis du sable autour de l'eau, si elle n'avait pas rassemblé comme ça l'eau, Zamzam aurait été aujourd'hui une source qui coule à ciel ouvert à la Mecque. Dans le sens, limite ce serait devenu comme une rivière, un ruisseau, ça se serait étalé, ça n'aurait pas eu la configuration d'un puits. Mais elle a contenu l'eau et c'est resté un puits. Un puits qui n'a jamais cessé de couler, qui ne tarie pas depuis. Donc c'est quoi, 1000 ans, 2000 ans, 4000 ans plus tard, toujours là, toujours là. Et tu sais, ce que tu bois, quand tu bois Zemzem, tu bois La réponse d'Allah à une mère qui a cru en lui. Et elle se met à boire. Elle a l'aide de son fils. Et quelques instants plus tard, quelques instants seulement, il y a des oiseaux qui commencent à tournoyer autour d'eux. Et au loin, des gens de la tribu de Djurhum qui avaient quitté le Yémen à cause d'une catastrophe naturelle, ils étaient obligés de s'en aller. Et bien, ils bougent pour aller ailleurs. Et donc eux, ils aperçoivent ces oiseaux de loin. Donc ils se disent, là où il y a des oiseaux qui tournent, soit c'est parce qu'il y a des cadavres, soit c'est parce qu'il y a de l'eau. Et donc ils s'approchent, ils trouvent Hajar, ils trouvent le petit Ismail. Ils trouvent Zamzam. Et Hajar, femme respectée, femme dans son droit, elle leur dit, quand ils lui demandent la permission de pouvoir s'établir, déjà utiliser l'eau et se poser, elle leur répond, vous pouvez vous installer ici, mais l'eau est à moi et à mon fils. D'accord? Et c'est comme ça, c'est comme ça que la Mecque est née. C'est comme ça que cette vallée qui était morte comme a dit Ibrahim a.s, un endroit où il n'y avait pas de culture, c'est comme ça que c'est devenu une ville. Et aujourd'hui, une ville qui ne dort jamais, une ville où le tawaf ne s'arrête pas, une ville vers laquelle je dirais même des millions de chœurs viennent chaque jour. Et tout ça, Grâce à Allah, à travers une femme, tout ça c'est à travers Hajar, tout ça à travers un cœur qui a dit s'il l'a ordonné, alors il ne nous abandonnera pas. Ma chère Saliha, Là, on a couru avec Ajar. On a limite bu Zamzam avec elle. On vient de monter et descendre avec elle, Safa et Marwa. Et maintenant, j'aimerais qu'on s'arrête, qu'on se pose un petit peu, parce que c'était quand même beaucoup d'émotions, et qu'on regarde, qu'on regarde toi et moi, ce qu'on peut emporter de ce récit, parce qu'à la fin, il faut que ça nous serve. En fait, il ne faut pas qu'on le voit comme une histoire qu'on a entendue, qu'on a écoutée, même attentivement, comme... comme un héritage qu'on reçoit en fait. Là, je nous ai dégagé quelques leçons, je dirais 4 leçons, des leçons pour le cœur, et pas des leçons en fait qu'on écoute et ensuite on passe à autre chose, mais c'est des leçons qu'on doit méditer. Il y a du tadabbur à faire par rapport à ça, il faut les essayer, il faut les vivre, et incha'Allah, à partir de cette saison de le Hidja, on les instaure. La première leçon, je dirais que c'est vraiment la question qui change tout. C'est ça la leçon 1, c'est comprendre la question qui change tout. Tu te souviens? Elle court derrière son mari. «Allez Salam, où est-ce que tu vas? Où vas-tu?» Et il ne lui répond pas. Et elle s'épuise à poser cette question. Il ne lui répond pas. Elle ne comprend pas le fait qu'il ne réponde pas aussi. Et à un moment, elle change de question. Elle arrête de demander où est-ce que tu vas et elle pose plutôt la question, est-ce Allah qui te l'a redonné? Et cette question ma chère Saliha, je voudrais qu'elle devienne ta question, ma question, notre question, ta question pour toute épreuve que tu traverses. quand tu vis quelque chose de dur, de difficile. Ça peut être un deuil, une maladie, une rupture, quelle qu'elle soit, une difficulté financière, un mariage qui devient très compliqué, un enfant qui n'est pas facile à éduquer par exemple, une infertilité, une fatigue chronique, un déménagement forcé, ça peut être plein de choses en fait. Arrête de demander pourquoi moi, Ou pourquoi maintenant? Pourquoi c'est comme ça? Ces questions-là, elles t'épuisent. Elles ne servent pas à grand chose. En fait, elles te font tourner en rond. Elles te font courir derrière une réponse que tu n'auras peut-être jamais. Pense à Ibrahim a.s qui n'a pas répondu à cette question. Il faut plutôt que tu poses une question, une seule, et c'est «Est-ce Allah qui me l'a décrété?» Si la réponse est oui, et la réponse elle est toujours oui, parce que ça s'est déjà produit dans ta vie et parce que rien n'arrive sans l'apparition d'un esprit notal. Donc si la réponse est oui, alors la suite logique c'est ce que Hajar a dit. Allah, alors, ne m'abandonnera pas. Et il faut vraiment que tu médites sur ça, ma chère Saliha. Allah ne t'a pas mise dans cette épreuve pour te détruire. C'est pas possible. Et il t'a mise dedans Parce qu'il a décrété qu'au bout de cette épreuve, il y a un agir pour toi, il y a une récompense pour toi, il y a une élévation pour toi. Forcément tu vas grandir d'une manière ou d'une autre dedans. Il y a un zamzam pour toi là-dedans. Tu ne vois peut-être pas ça tout de suite, peut-être tu ne le vois pas encore, mais il l'a préparé, ça c'est sûr. La leçon 2, je parlerai de tawakkul, le tawakkul des pieds qui marchent, des pieds qui courent, le tawakkul de l'action. Là, la deuxième leçon, elle n'est pas des moindres, c'est de voir comment Haja n'est pas restée dans le sable à dire «Allah va me sauver, Allah va me sauver». Et puis ensuite elle attend, les bras croisés, qu'un miracle tombe du ciel. Elle aurait pu. Elle aurait pu. Mais non, elle s'est levée. Elle a couru sept fois. Elle s'est épuisée. Elle était déjà fatiguée. Elle a un bébé qui pleure. C'est difficile un bébé qui pleure. On le laisse pleurer, on va aller courir. Alors qu'on est déjà fatigué. Alors qu'on est une jeune femme. Alors qu'on est encore dans son quatrième trimestre. Elle a fait ce qu'elle pouvait à son niveau de femme dans le désert. Elle s'est donné les moyens. Elle a pris les moyens qu'elle avait à disposition. Et elle a agi. Et c'est seulement, et seulement après qu'elle ait utilisé les moyens, pas avant, c'est seulement là qu'Allah a fait jaillir Zamzam. Tu vois la chronologie. Elle n'a pas eu Zamzam parce qu'elle a attendu et qu'elle a dit «Allah va nous sauver». Elle a eu Zamzam parce qu'elle a couru. avec la ferme conviction qu'Allah allait la sauver. Et c'est ça le vrai tawakkul ma sœur. C'est pas le fatalisme, c'est pas rester dans l'inaction, c'est pas subir, c'est pas une espèce de patience où on se dit ça va se passer. Non, c'est pas Allah fera tout. Oui, oui il fera. Mais il nous demande d'abord d'agir. Le tawakkul, le vrai, c'est je fais ma part, j'utilise les moyens. Je donne ce que je peux donner et le reste, le résultat, je lui confie à lui. Ça démarre avec Allah, tawakkul, et ça finit avec Allah, le résultat. Et entre les deux, il y a mon sa'i, mon chemin, mon trajet, mon action, mes courses. Donc, concrètement, c'est quoi? Tu veux te marier? Tu fais doigt. Tu te présentes. Tu présentes ton projet aux personnes qui pourraient t'aider à rencontrer la bonne personne. Tu fais ce qu'il faut. Tu veux un enfant? Tu fais tes doigts. Tu consultes. Tu te soignes s'il faut se soigner. Tu prends soin de ton corps parce qu'un enfant doit s'installer dans un environnement sain et tu choisis un bon père. Tu veux apprendre le Coran? Tu fais tes doigts. Tu t'inscris dans un cours. Tu ouvres ton moussaraf. Tu étudies. qu'on peut faire. J'ai envie de dire même, tu veux libérer cette terre sainte où Ibrahima alay salam était, où le professeur Sama était, et tu connais ce pays, la Palestine, cette terre sainte, et bien fais tes doigts, sensibilise, donne, boycotte ce qu'il faut boycotter, élève des enfants conscients de cette cause et de toutes les causes de ce monde. Voilà comment on agit. Et donc «Ahajar ala koru» alors cours aussi, cours et au bout de tes pas, Allah subhanahu wa ta'ala, il fera jaillir ce que tu n'imaginais même pas. La troisième leçon je dirais, je parlerai en fait de cinq calamités et leurs cinq dents. Là, cette partie-là, je la trouve très intéressante, parce qu'Allah subhanahu wa ta'ala a parlé de cinq calamités qui seront compliquées pour l'être humain et par lesquelles l'être humain passera forcément au moins l'une d'elles. Quand il dit... Dans surat al-Baqara, aya 155, il dit Et nous vous éprouverons certes par un peu de peur, de faim, de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fait la bonne nouvelle, la bonne annonce aux endurants. Donc cinq calamités, ma sœur. Cinq. Et les savants disent que toute épreuve qu'un être humain peut traverser dans sa vie revient à l'une de ces cinq-là. Elles sont quelque part un peu comme la matrice, en fait, de toutes les souffrances qu'un être humain peut traverser. La peur, la faim, la perte de bien, la perte des personnes aimées, qu'elles soient, genre, elles s'éloignent ou juste elles quittent notre vie ou elles quittent ce monde, la perte de subsistance et de fruits. Et tu sais quoi, ma chère Saliha? Elle a vécu toutes les cinq. Toutes les cinq. La peur, déjà. Parce qu'elle est seule dans un désert, avec un nourrisson, sans personne. Et qu'elle est... Est-ce qu'il y a une peur plus grande que ça? La faim, ensuite. La gourde est vide, le ventre est vide, le sein est taré. Et il n'y a plus de lait. C'est la faim. La perte de bien, parce qu'il ne lui reste plus rien. La perte des personnes. Son mari est parti. Elle n'a pas de nouvelles de lui depuis un moment. La perte de subsistance maintenant. Elle n'a pas de source autour d'elle, il n'y a pas de plante, il n'y a pas un fruit, il n'y a rien à donner à son fils. Et là, regarde, regarde ce qu'Allah a fait. Parce qu'elle a tenu, parce qu'elle a cru, parce qu'elle a couru, et bien Allah subhanahu wa ta'ala, il a transformé chacune de ces cinq difficultés, ces cinq calamités, en son exact opposé. À la Mecque même, et pour toujours. Qu'est-ce qui s'est passé? Sa peur. Allah subhanahu wa ta'ala, il dit dans le Qur'an, «Nous avons fait de cette maison un lieu de sécurité, baladan, amina.» Donc Makkah égale sécurité. C'est le contraire de la peur, c'est la sécurité. Sa faim? Eh bien les pèlerins de la Mecque ne souffrent pas de la faim. Il y a le sacrifice, le hadith qui arrive régulièrement. On sacrifie des bêtes, ça nourrit les habitants. Zamzam aussi, le prophète sallallahu alaihi wa sallam a dit que c'est une eau qui est nutritive. Et c'est pas seulement de l'eau, c'est aussi de la nourriture. Et il a dit qu'il y avait dedans aussi une guérison. Voilà. La perte de bien. Eh bien aujourd'hui, on considère, je crois que c'est toujours le cas, mais jusqu'à il n'y a pas très longtemps c'était les chiffres, que le mètre carré le plus cher au monde, tu sais où est-ce qu'il est? Tout proche de la Carba. Plus on s'approche de la Carba, plus le mètre carré est cher. quand je parle en termes d'acquisition. Et c'est à côté du lieu où il n'y avait presque rien, où elle, elle n'avait rien. Si on parle de la perte des personnes aimées, et bien la Mecque ne perd pas ses habitants. Dans le sens où c'est une ville qui ne se vide jamais, elle est toujours pleine, il y a toujours du monde là-bas. Elle ne se vide pas, il y a toujours des gens à la Mecque. Et la perte de subsistance? Eh bien, Allah s.a.w. a dit dans le Qur'an «Ne leur avons-nous pas fait apporter en sécurité vers leur ville des fruits de toutes sortes?» Toutes sortes de subsistance affluent vers la Mecque. Et ça, quand il avait parlé de cet ayat, il parlait à Quraysh alors qu'ils étaient polythéistes. Donc, tu vois ma chère Saharira? Tu vois ce qu'Allah fait avec les femmes qui s'en remettent à lui? T'as peur, ma chère Saliha, t'as peur, celle que tu portes en ce moment peut-être sur tes enfants ou ton avenir ou ton couple ou ta santé ou ton dîne, Allah peut la transformer en sécurité. T'as faim, celle de ton cœur qui n'arrive peut-être pas à être assasiée, qui cherche, qui a soif, ben Allah peut la combler aussi. Et ta perte, quelle qu'elle soit, Allah peut la remplacer par mieux, toujours, toujours. C'est sa promesse. Mais à une condition, une seule, que tu fasses ce que Hajar a fait, que tu te lèves, que tu te remettes à Allah, tu fais des doigts, tu cours et tu as ta langue qui répète. S'il l'a décrété ainsi, s'il l'a ordonné comme ça, alors il ne m'abandonnera pas, il ne m'abandonnera pas, il ne m'abandonnera pas. On arrive à la quatrième leçon, et c'est de faire de ses pas une adoration. Là, je pense que c'est la plus émouvante. Hajar n'a pas couru à la base pour faire une adoration. Ce n'était pas l'objectif. Elle a couru parce qu'elle était mère. C'est une mère et son fils est en train de mourir de faim. C'était de l'amour pur. C'était du désespoir maternel. C'était le courage d'une femme. À ce moment-là, les lionnes, comme on dit, c'est dans ces moments. Donc, à ce moment-là, c'était ça qu'elle lui faisait. Et Allah subhanahu wa ta'ala regarde sa grande rahma, regarde son amour pour celles qui font ce qu'elles peuvent. Allah a transformé ces pas-là d'une mère purement, qu'il s'en est remis à Allah, certes. Mais les pas d'une mère qui cherche, il a transformé ça en ibadah, en adoration, pour l'éternité. Et là, ma chère Saraliha, ça veut dire quoi? Ça veut dire que tes pas à toi peuvent devenir des adorations, des courses dans la cuisine pour préparer le repas de tes enfants, tes nuits debout à marcher en essayant de faire dormir un bébé qui pleure, tes allers-retours pour conduire peut-être un parent malade chez le médecin, tes courses au supermarché alors que tu es fatigué et tu aurais bien aimé faire autre chose, tes pas aussi sur ton lieu de travail, vers le lieu de travail. sur le lieu de travail, en revenant de ton lieu de travail. Tout ça pour souvenir aux besoins de ta petite famille. Tout ça, ma chère Saliha, tout ça, ça peut devenir du saïd. Ça peut devenir safa et marwa. Si tu y mets l'intention. D'ailleurs, c'est une expression que j'aime beaucoup utiliser. Quand, par exemple, j'ai galéré pour quelque chose, j'aime bien dire, ah, j'ai fait safa marwa là. Ça m'a fait faire safa marwa. Ou bien je dis aux enfants, vous m'avez fait faire safa marwa. Quand je dis ça à mes enfants ou à des amis, ça les fait toujours sourire. C'est vu comme de l'humour. Dans ma peine, on va dire. Mais je ne le disais pas sur le ton de l'humour. Je cherche vraiment à y mettre l'intention. Pour moi, c'est une manière, c'est une petite astuce pour voir à chaque fois, entre guillemets, mes galères, pour les voir toujours comme effectivement l'objectif du Safa et Marwa. Entre Safa et Marwa, clairement, qu'est-ce qui se passe? C'est quelqu'un qui cherche, quelqu'un qui galère. Eh bien là, j'ai galéré, donc je dis que j'ai fait Safa et Marwa là. Et comme Safa et Marwa ont cette... Il y a cette connotation justement de chercher et d'Allah qui récompense, eh bien c'est pour ça que je dis Safa et Marwa dans mon vocabulaire. C'est pour me donner du courage et c'est pour me rappeler plus facilement, peut-être avec un petit ton d'humour, pour me rappeler d'y mettre l'intention. Pour me rappeler, ok t'as galéré mais faudrait pas en fait que ça serve à rien. Donc que ce soit ton Safa et Marwa. Donc si dans ton cœur tu te dis «Ya Rab, je fais ça pour toi, je marche, je cours, je m'épuise et je m'en remets à toi pour le résultat », si tu fais ça, c'est bon. Allah peut transformer la fatigue d'une mère, le travail d'une épouse, la peine d'une fille en hasanat éternel. Comme il a transformé la course de Hajj en un pilier du hajj. C'est énorme. Elle, à ce moment-là, ne savait pas que ça allait devenir ça. Peut-être qu'elle est décédée sans savoir du tout que ça allait être un pilier du hajj. Et donc, tu n'es pas une simple mère qui court, tu es une saliha qui fait son sa'i et au quotidien en plus. Machallah. Et là, ma sœur en a marché. On a médité, on a couru même, on a bu du samsa, on a fait série. Et maintenant, j'aimerais qu'on soit très concrète. Parce que tu me connais, je n'aime pas qu'on sorte de quelque part d'un épisode juste inspiré. J'aimerais qu'on soit même transformés en fait, qu'on ait envie de passer à l'action. Et la transformation, elle se fait dans le concret. Donc là, ma chère Saliha, j'aimerais te proposer de vivre ces dix jours bénis qui arrivent, en t'inspirant de notre mariage, en prenant des axes. Tu peux les noter si tu veux. Allez, on va dire trois axes. Et tu réécoutes et tu les refais, etc. L'axe 1, c'est le travail intérieur, la préparation du cœur. Donc avant les actions, le cœur, toujours le cœur, les intentions. Donc tu travailles ton tawakkul. Donc par exemple, chaque matin, si 10 jours là, tu peux le faire. Chaque matin, ça peut paraître contraignant, mais ça dure 30 secondes, ce que je vais te demander là, 30 secondes. Tu te réveilles, tu fais tes askar et tu te dis «Ya Rab, ce qui m'arrivera aujourd'hui, tu l'as décrété». Et puisque tu l'as décrété, tu ne m'abandonneras pas." Ça dure 30 secondes, pas plus, tous les matins. Ensuite, il faut travailler son ihlas, sa sincérité. Donc avant chaque action, et ça c'est la sauna, surtout, j'ai envie de dire surtout, avant les actions ménagères, maternelles, de famille, avant tous ses devoirs, Eh bien, parce qu'en fait, c'est les choses qu'on fait sans y penser. Parce que c'est la routine. Eh bien, c'est pour ces choses-là qu'il faut renouveler l'intention. Je fais ça pour Allah. Ce n'est pas pour ma famille, c'est d'abord pour Allah. Je fais ça en saliha. Hajar a transformé une course d'une mère, donc une course voilà, en ibadah parce que son cœur était à Allah. Eva fait pareil. Pareil, il faut travailler son sabr. Là, ces dix jours, il faut travailler son sabre. C'est simple, tu vas prendre une chose qui t'agace, habituellement ça t'agace, ça peut être un comportement de tes enfants, ça peut être une remarque, même je dirais une remarque constructive de ton époux, une frustration que tu as de temps en temps, et tu vas décider de la supporter. ça ne veut pas dire ne rien intenter, ça ne veut pas dire ne pas chercher à rectifier, mais tu vas rectifier. D'accord? Tu vas plutôt, comment dire, ce n'est pas subir, tu vas patienter. Tu ne vas pas essayer toujours de ronchonner, de soupirer, de répondre, de toujours avoir le dernier mot. Juste pour Allah, tu vas supporter. Et tu vas voir, tu vas t'analyser, c'est très intéressant ce qu'il en sort quand on n'essaye pas de surenchérir. Ensuite, tu vas travailler ta dua. Ce que Hajar, elle a invoqué. Hajar, elle a invoqué. Sarah, elle a invoqué. Ibrahim, alayhi salam, il a invoqué. Toute cette histoire, elle est tissée de doigts. Et pendant Dhul Hijjah, il faut que toi, tu instaures une doigt quotidienne, longue, sincère. Tu la fais bien. Après une de tes prières, par exemple, tu ouvres ton cœur à Allah, et tu te demandes Tu demandes parce qu'elle l'a écouté, elle l'a exaucé. Comme il a exaucé Ibrahim, comme il a exaucé Hajar, comme il a exaucé Sarah. L'axe 2, il faut des adorations concrètes pendant ces 10 jours. Concrètes. Et le Prophète sallallahu alaihi wa sallam a dit dans un hadith reconnu, il a dit qu'aucune œuvre n'est plus aimée d'Allah que celle qui est faite en ces 10 jours de Dhul-Hijjah, ces 10 premiers jours de Dhul-Hijjah. Alors profite, on ne peut pas entendre une parole comme ça du Prophète sallallahu alaihi wa sallam en plus et laisser 10 jours passer et il n'y a pas eu d'adoration concrète. Ce n'est pas possible. Donc c'est quoi les adorations? Le jeûne, par exemple. Le jeûne, surtout le jour de Arafat, le 9e jour, a pas raté. Pour celles qui ne font pas le pèlerinage. Parce que pour celles qui font le pèlerinage, on ne jeûne pas. Mais celles qui ne font pas le pèlerinage, ce jeûne-là efface, et qu'Allah nous fasse preuve de Rahman, il efface les péchés de l'année précédente et de l'année à venir. Donc il y a une journée littéralement, si on est mathématique, une journée qui rachète deux ans. Tu te rends compte, ça c'est un très très bon profil, c'est un très bon commerce. Donc si tu peux, tu gènes aussi les autres jours, donc du premier au neuf. Et même si c'est un seul jour de plus que le neuvième jour, c'est déjà énorme. Ensuite, ces jours-là, c'est Takbir, Tahmid, Tahlil à haute foi dans la maison. Et si tu es dehors à Baswa, bien sûr, mais Tahmid, donc Takbir, Allahu Akbar, Tahmid, Alhamdulillah, Tahlil, La ilaha illallah, Allahu Akbar. Apprends-le aussi à tes enfants. Il faut que ta maison, ce jour-là, elle résonne le nom d'Allah. Et je trouve, pendant la période du hajj, c'est très beau d'accompagner ça. Moi, c'est ma manière de vivre le hajj avec les pèlerins. Et cette année, ça va être ma première fois après un hajj que j'ai fait l'année dernière. Et je pense que si je n'ai pas ça, ça va être la déprime, parce que c'est très difficile de ne pas vivre le hajj après l'avoir vécu. Donc, il faut que ça résonne. Ensuite, le Qur'an, la mère de tout, la mère des sciences, le Qur'an. Au moins une page de plus que d'habitude, par exemple. Une page de plus. Mais en t'adabant, attention, méditation, en te demandant qu'est-ce qu'Allah me dit à moi, là, ici. Là, dans ce que j'ai lu, il me dit quoi? À moi. Et tu vas voir, juste en te posant cette question-là, tu en sors beaucoup de choses que tu n'aurais pas du tout pu sortir si tu n'avais pas posé cette question-là. Donc, clairement. Ensuite, la sadaqa. On ne peut pas parler d'action aimée d'Allah sans placer sadaqa ici. Même si c'est une pièce chaque jour, Allah aime la régularité plus que la quantité. Donc, même un petit quelque chose de temps en temps, ça vaut tout l'or. Et ensuite à Aïda l-Athra, on imite Ibrahim a.s. Donc si tu peux, en famille, il faut dépenser pour qu'un mouton soit sacrifié, il faut participer à ça, c'est une sunnah. Et c'est l'héritage direct de notre père Ibrahim a.s, et c'est ce qui concrétise finalement tout ça. Donc là, il faut méditer sur ça. Et le jour où tu reçois ta viande, eh bien, ça te permet aussi de méditer sur cette soumission. À la fin, le message, ce n'est pas la viande qu'on mange, c'est la soumission d'Ibrahim a.s qui a accepté. Et pour qui Allah a donné cette récompense au dernier moment en lui disant non Ibrahim tu as respecté ce que tu avais en rêve, tu t'es exécuté, voilà le sacrifice que tu vas faire maintenant. Et tu te demandes toi aussi qu'est-ce que tu es prêt à donner à Allah, qu'est-ce que tu es prêt à donner, qu'est-ce que tu es prêt à sacrifier, à mettre de côté pour Allah. Troisième axe, et ça on revient à Hajar, la posture d'une femme, la posture de femme inspirée par Hajar, parce que clairement là elle nous enseigne beaucoup de choses ici. Là, et c'est peut-être le plus précieux en fait, que tu peux emporter avec toi pendant ces dix jours, c'est la posture de Hajar. La posture de femme qu'elle nous a léguée, c'est un héritage, et un héritage comme j'ai dit c'est un droit. et nous on doit le voir comme un devoir de le prendre et de le suivre. Il faut que tu sois cette femme qui ne demande plus pourquoi à Allah mais qui dit est-ce que tu me l'as décrété et puisque tu me l'as décrété et bien je l'accueille. Il faut que tu sois cette femme qui se lève qui ne se laisse pas écraser par les circonstances, une femme qui saisit les moyens qu'on met à sa disposition, qui agit même quand elle est fatiguée, quand c'est pour Allah, j'ai dit. Même quand elle vient d'accoucher pour Allah, elle se lève si le besoin se fait sentir. même dans ces moments-là. Et il faut que tu sois aussi cette femme qui a confiance, cette femme qui dit jusque dans le désert, il ne m'abandonnera pas. Ça, c'est pas une parole vaine. Je l'ai dit depuis le début de l'épisode. Mais c'est pour que ça te paraisse normal de le dire. Il ne m'abandonnera pas, moi. Il n'abandonne pas seulement ses serviteurs. Non, moi, il ne m'abandonnera pas. Parce que je suis dans cette situation. par son décret. Alors il ne m'abandonnera pas? Pourquoi il le ferait? Et en fait, il faut que tu sois cette femme aussi qui le dit assez fort pour que ses propres oreilles l'entendent, tes propres oreilles l'entendent et le croient aussi. Parce que ce n'est pas facile de dire ça et de croire en ça dans notre époque aujourd'hui. Soit cette femme aussi qui contient l'eau quand elle jaillit, qui ne gaspille pas les bénédictions. Regarde le réflexe de notre mère Hajar, qui a dit zamzam à ce qu'Allah lui a donné. Elle a rassemblé, elle n'a pas laissé les choses se dilapider. Donc que soit cette femme qui transforme le miracle en quelque chose de durable, au lieu de le laisser s'écouler et disparaître, ce serait trop dommage. Sois cette femme aussi qui sait que sa course, sa course de mère, d'épouse, de fille, de sœur, de croyante, est une ibadah. Il faut que tu sois cette femme qui marche dans sa vie comme on marche dans le saïd, avec un cœur qui est tourné vers Allah, qui ne l'abandonnera pas. Voilà à mes yeux en fait, c'est ça être une fille de Hajar. C'est ça en fait, être une saliha. C'est une autre facette de saliha que je voulais qu'on voit. Donc ma chère saliha, là on arrive à la fin de notre rendez-vous. Et avant qu'on se quitte j'aimerais te rajouter quelque chose. Je ne sais pas dans quoi tu es en ce moment. Je ne sais pas si tu m'écoutes en faisant la vaisselle, en conduisant, en marchant, en allaitant peut-être. Je ne sais pas non plus dans quel état est ton cœur. Peut-être qu'il va bien. Peut-être qu'il traverse un désert. Peut-être qu'il est entre deux montagnes à courir sans savoir où aller. Mais je veux que tu retiennes une chose. Et si tu devais retenir une seule chose de cet épisode, tu retiens ça. S'il l'a ordonné, il ne t'abandonnera pas. Ce que tu vis, Allah SWT le sait, il l'a écrit pour toi. Et Allah n'écrit pas pour ses servantes des choses qui les détruisent, ça n'existe pas. Il écrit pour elles des chemins qui les élèvent. Et tu es peut-être au septième aller-retour, tu ne sais pas. Mais Zamzam est en train de jaillir. Sois patiente, cours encore et bois quand ça viendra Inchallah. C'est tout qui t'attend Inchallah. Et en ce début de Zul Hijjah qui démarre bientôt, j'aimerais te laisser avec des dou'as en fait que tu peux faire. Et tu sais comment j'aime bien transformer les histoires, les ayats en dou'as. Et donc tu peux faire cette dou'a. Ya Allah, Ya Rabb, fais de moi une fille digne de Hajar. Donne-moi son tawakkul. Donne-moi la facilité de courir comme elle a pu courir. Donne-moi un cœur qui est certain de ton décret et certain que tu ne l'abandonneras pas. Fais de mes journées un sa'i. Fais que mes peines se transforment en zamzam. fait de mes pas une ibadah, une adoration et fait que ces dix jours qui s'avancent vers moi soient dix jours qui changent ma vie en bien, bien sûr. Amin Ya Rabbal Alamein. Alors, ma chère Saliha, je te laisse. Qu'Allah t'aime comme il a aimé Cette femme, Hajar, il l'a tellement aimée qu'aujourd'hui il a fait de sorte que tout le monde parle d'elle et tout le monde agit selon elle et tous les ans on ne peut que se rappeler d'elle et j'ai envie de dire chaque umrah même. Donc vraiment, qu'Allah t'aime, qu'Allah Fasse que ces dix jours te soient bénis, que ton ride aussi te soit lumineux, qu'on se retrouve Inchallah au mois prochain pour un autre épisode toujours transformé Inchallah. Donc si cet épisode t'a touché, fais des dou'as, fais des dou'as pour celle qui l'a produit et vraiment Il n'y a vraiment pas de raison que Allah ne soit pas là pour nous. Et si tu sais que cet épisode peut être utile aussi à quelqu'un, partage-lui quelques pépites de ce que tu as appris aujourd'hui. Et n'oublie pas, si ton cœur aussi veut aller plus loin dans le Qur'an, Eh bien, tout dans la maison des salihats par rapport à ça, c'est ta maison, tu es chez toi. Que Allah subhanahu wa ta'ala et sa rahma et ses bénédictions soient sur toi, ma chère sœur. Merci d'avoir écouté cet épisode. Et comme toujours, si ce podcast t'a apporté du bien, alors une chose à faire, t'abonner pour ne rien rater. Et si il te semble pouvoir être utile à d'autres personnes, sens-toi libre de le partager et même de laisser un commentaire et la note de ton choix sur ta plateforme d'écoute préférée. Ce sera une belle manière de me faire savoir que ce podcast doit continuer et être écouté par le plus grand nombre. Je confie à Allah le soin de préserver ta foi, ton honneur et ton cœur. Je te laisse à présent passer un bon moment avec ton Coran et je te dis à vendredi prochain pour un nouvel épisode.
Podcast: Coran de Ton cœur
Host: Oustadha Zaynab
Episode #: 101 – "Sur les pas de notre mère Hajar – SPÉCIAL Dhul Hijjah"
Date: 15 mai 2026
Dans cet épisode spécial pour l’arrivée de Dhul-Hijjah, Oustadha Zaynab propose une plongée profonde et réconfortante dans la vie de notre mère Hajar, grande figure féminine de l’islam, dont l’histoire est intrinsèquement liée au Hajj et aux rites de cette période sacrée. L’épisode vise à offrir inspiration, confiance et outils spirituels pour préparer son cœur à la nouvelle saison, en prenant pour modèle la foi, la résilience et le tawakkul de Hajar. Ce récit, teinté de douceur, de pédagogie féminine et de vulnérabilité, est aussi l'occasion de tirer des leçons concrètes pour les femmes d’aujourd’hui, tout en honorant la place unique de Hajar dans le patrimoine spirituel musulman.
Notable quote:
"J’ai dû faire le deuil aussi de ma série Dhul Hijjah... Ce n’est pas l’envie qui manquait, clairement. […] On avance, il faut avancer."
— Oustadha Zaynab (03:30)
Notable quote:
"Il n’existe pas de jour dans lesquels les œuvres pieuses sont les plus aimées d’Allah que ces dix jours-là."
— Oustadha Zaynab (07:15)
Notable quote:
"Hajar… elle est tellement nous, tellement femme, tellement mère, tellement épouse... une source qui coule encore aujourd’hui, 4000 ans plus tard."
— Oustadha Zaynab (11:38)
Notable moment:
"Nomme tes joies. Nomme tes bénédictions. Quand Allah exauce une de tes duas, marque-le." (20:15)
Allah ordonne à Ibrahim de placer Hajar et Ismail dans la vallée stérile de la Mecque.
Scène poignante : Hajar court derrière son mari, cherche une explication. Changement de question :
"Est-ce Allah qui te l’a ordonné ?"
Ibrahim hoche la tête, elle répond :
"S’il l’a ordonné, alors Il ne nous abandonnera pas." (31:40)
Rappel du tawakkul : Se reposer sur Allah dans les situations de totale vulnérabilité.
Notable moment:
"Voilà ce qu’est le tawakkul. Ce n’est pas le tawakkul des moments faciles, c’est le tawakkul du désert." (33:45)
"Tous ceux qui m’aiment, moi Allah, y passeront par là où elle est passée." (43:25)
Moment-clé : Jibril frappe le sol, l’eau jaillit, Hajar agit aussitôt pour la préserver, "zamzam".
Intervention prophétique :
"Si elle n’avait pas contenu l’eau, Zamzam serait devenue une rivière à ciel ouvert…" (46:30)
Ancrage historique : Naissance de la Mecque à partir de ce miracle et de la gestion avisée d’Hajar.
La question qui change tout
Tawakkul actif : marcher, courir, agir
"Le vrai tawakkul, c’est je fais ma part, j’utilise les moyens. Je donne ce que je peux donner et le reste, je lui confie à Lui." (1:03:00)
Les 5 grandes calamités et la transformation d’Allah
Adorer à travers ses pas
Axe 1 : Travail intérieur – préparation du cœur
Axe 2 : Adorations concrètes
Axe 3 : Posture inspirée d’Hajar
Notable quote:
"S’il l’a ordonné, il ne t’abandonnera pas. […] Allah n’écrit pas pour ses servantes des choses qui les détruisent, ça n’existe pas. Il écrit pour elles des chemins qui les élèvent." (1:31:55)
| Timestamp | Citation clé |
|-----------|--------------|
| 03:30 | "J’ai dû faire le deuil aussi de ma série Dhul Hijjah..."
| 07:15 | "Il n’existe pas de jour dans lesquels les œuvres pieuses sont les plus aimées d’Allah que ces dix jours-là."
| 11:38 | "Hajar… elle est tellement nous, tellement femme, tellement mère, tellement épouse..."
| 20:15 | "Nomme tes joies. Nomme tes bénédictions."
| 31:40 | "Est-ce Allah qui te l’a ordonné ?… S’il l’a ordonné, alors Il ne nous abandonnera pas."
| 33:45 | "Voilà ce qu’est le tawakkul. Ce n’est pas le tawakkul des moments faciles, c’est le tawakkul du désert."
| 43:25 | "Tous ceux qui m’aiment, moi Allah, y passeront par là où elle est passée."
| 46:30 | "Si elle n’avait pas contenu l’eau, Zamzam serait devenue une rivière à ciel ouvert…"
| 1:03:00 | "Le vrai tawakkul, c’est je fais ma part, j’utilise les moyens. Je donne ce que je peux donner et le reste, je lui confie à Lui."
| 1:13:40 | "Tes pas à toi peuvent devenir des adorations… ça peut devenir Safa et Marwa, si tu y mets l’intention."
| 1:31:55 | "S’il l’a ordonné, il ne t’abandonnera pas. […] Allah n’écrit pas pour ses servantes des choses qui les détruisent, ça n’existe pas."
Cet épisode incarne l’art de la narration spirituelle féminine portée par Oustadha Zaynab, ni aseptisée ni victimaire, mais profondément ancrée dans la réalité des femmes musulmanes contemporaines, avec leurs charges, leurs aspirations et leurs épuisements. L’histoire d’Hajar, revisitée avec bienveillance, sagesse et puissantes analogies, sert à la fois de réconfort et de moteur à l’action pour vivre le mois de Dhul-Hijjah dans une autre énergie.
À retenir :
"S’il l’a ordonné, alors Il ne nous abandonnera pas."
Et que chaque pas concret, chaque sa’i humble du quotidien, peut – comme Hajar – être élevé au rang d’adoration, si le cœur s’y relie sincèrement à Allah.
Liens et bonus :
(Cette synthèse omet les introductions personnelles, les mentions administratives et les publicités. Elle restitue l’essence, la pédagogie et l’émotion de l’épisode dans le respect de la tonalité chaleureuse et engagée d’Oustadha Zaynab.)