
« Mon Rabb est plein de douceur envers ce qu'Il veut » (Sourate Yusuf, ayah 100) Le puits, la prison, la trahison, l'oubli… et au bout, un dénouement majestueux que Yusuf عليه السلام attribue tout entier à son Rabb, al Latîf. Dans cet épisode court,...
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Bienvenue sur Coran de ton cœur, le podcast qui t'aide à reconnecter ton cœur à ton Coran. Je suis Oustada Zeynab, enseignante dans les sciences du Coran et médecin. Et depuis plus de 15 ans maintenant, j'apprends aux femmes à comprendre et à
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vivre leur Coran au quotidien.
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J'ai la ferme conviction que le Coran
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est la clé d'un cœur apaisé, d'une
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vie alignée et d'une relation saine et belle avec Allah subhanahu wa ta'ala. A travers ce podcast, je t'invite chaque semaine à puiser dans les merveilles de notre Qur'an et dans les sagesses de notre bien-aimé Mohamed, pour redonner un nouveau souffle à divers pans de ta vie. Prends donc ce temps pour toi.
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Et belle écoute. J'espère que tu te portes bien ainsi que tes proches. Oui, une revenante après trois mois. Une revenante, donc ça faisait trois mois. Trois mois parce qu'il me semble que, oui c'est ça, depuis avril. Donc avril, mai, juin, pas d'épisode. des rediffusions, on va dire. J'ai mis des rediffusions et pour l'épisode du vendredi et pour Prophètes de ton cœur, la rubrique du lundi. J'avais abordé, je pense, j'avais fait une petite apparition quand même quand je parlais de Oumouna Raja. C'était l'épisode 101. 101ème épisode, en ne comptant pas, bien sûr, les séries Ramadan et les hors-séries. Et donc, du coup, là, je reviens avec un nouvel épisode. Et en plus, c'est pour faire une pause estivale juste par la suite. Donc, comme notre habitude, voilà, l'été, on se repose un petit peu. J'hésite à mettre des rediffusions ou juste à te conseiller de piocher, à ta guise, les épisodes que tu as besoin de revoir. Ce serait une bonne idée. Hamdoulilah, je suis hyper contente de revenir sur le podcast pour cet épisode avant la pause d'été. Ça faisait trois mois, si je me souviens bien. Trois mois pendant lesquels tu as écouté et réécouté des anciens épisodes que j'ai mis en rediffusion. Parce que de mon côté, forcément, ça avançait, donc j'avais parlé d'examen. Et Alhamdoulilah, ce fameux examen est passé. Donc j'ai été volontairement floue en parlant d'examen, parce qu'en fait c'était ni plus ni moins qu'un travail que je devais terminer, que j'ai démarré. J'ai écrit l'introduction. il y a 16 ans. Et grâce à Allah, j'ai pu écrire la conclusion très récemment. Donc j'ai la joie et l'immense honneur de te partager le fait qu'on m'a décerné le titre de docteur en médecine. Donc la thèse a été soutenue très récemment. Alors l'épisode, je te rassure ou pas, je sais qu'on aime toujours avoir un peu du parcours de la personne dont on écoute les podcasts, donc je trouve que c'est naturel. Mais tu connais ma façon de fonctionner, donc je suis très pudique sur ce genre de choses. Donc l'épisode ne va pas tourner autour de cette thèse en question, mais j'avoue que je vais l'utiliser et c'est un prétexte pour moi pour parler du Coran. Toujours, forcément. Donc on va parler de ça aujourd'hui. Ce pendant là, ça a été déjà les derniers mois très soutenus, très intenses, beaucoup de sacrifices, beaucoup de difficultés, mais beaucoup de facilités aussi. Tu connais, avec une difficulté toujours, il y a une facilité qui vient. Et comme je disais, ça fait 16 ans que j'ai écrit ce chapitre, j'avais déjà abordé par le passé mon parcours, et je disais que peut-être qu'avant ça aurait été difficile pour moi d'aborder ça, mais qu'au fil du temps en fait, je n'avais plus cette gêne-là, et je n'avais pas à cacher que Par contre, on n'a pas été linéaire. Moi qui ai toujours été à l'école, soit première de la classe, soit les félicitations, je visais Ihssan tout le temps. Pour les bonnes raisons ou pas, Allah le sait. Mais parce que quand je dis pour les bonnes raisons, on peut vouloir être le premier et avoir des félicitations pour faire plaisir aux parents, ça peut être pour tout simplement être le premier, ça peut être pour plein de raisons en fait. Mais on grandit, on mature, on devient adulte, on en apprend plus sur un art, on en apprend plus sur nous-mêmes, on en apprend plus sur sa parole, et en fait on affine après. Quand je regarde mon parcours, c'est vraiment les moments où j'ai le plus... où je commençais justement à réaliser le pourquoi, du comment, les objectifs, la vie, l'intention, etc. en grandissant. C'est là que les épreuves ont commencé. C'est là que les épreuves ont commencé. Donc le premier redoublement, le deuxième redoublement, et ainsi de suite. Je sais que ma quatrième année de médecine, je l'ai fait quatre fois. Franchement, vous auriez dit ça à quelqu'un qui m'a connue avant ça, qu'on soit au lycée, la première année il me dessine le concours, j'ai eu du premier coup, machin là. Vous auriez parlé de ça à quelqu'un qui m'avait connue avant et vous auriez dit tu ne parles pas de la même personne, c'est pas possible. Un redoublement à la limite ça peut arriver à tout le monde, mais tu peux me dire qu'elle a fait quatre fois sa quatrième année. Et c'est qu'au bout de la quatrième fois qu'une leçon importante, en tout cas sur le plan personnel, a été comprise. Cinquième année, sixième année aussi que j'ai fait deux fois. Il y a des années où c'était compliqué. Entre temps, il y a eu la maternité. Entre temps, il y a eu aussi un mariage très difficile qui s'est soldé. Et tout ça en fait, ce pendant là, c'est des amas d'échecs. au sens de la société aujourd'hui, bien sûr, parce que moi je ne vois absolument pas ça comme un échec aujourd'hui. Mais, je me suis dit, plus j'en apprenais sur mon Rab, sur Allah, sur le Qur'an, plus je persévérais dans ça et plus les épreuves se multipliaient. Et avec du recul, je comprends maintenant. Des fois, on fait des doigts, on demande des choses à Allah. Je prends un exemple. On demande à Allah de nous donner la patience, de nous donner la résilience, de nous donner la persévérance, de nous donner le sens de l'équité, le sens de la justice. Et en fait, on pense s'en tirer comme ça. Sauf que, comment est-ce qu'on va voir la réponse d'Allah à nos doigts si on n'a pas de cas pratique? Donc tu demandes à Allah d'être patient, et bien ne t'étonne pas d'avoir une épreuve qui se présente et qui va être un entraînement à la patience. Tu l'as demandé. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas demander à Allah SWT de nous accorder la patience, ça ne veut pas dire qu'il faut éviter le sujet. Mais ça veut dire qu'en fait, tu as demandé quelque chose, Allah SWT dans son infini Rahmat a présenté le cas pratique comme un anal en fait, comme un examen blanc. sur mesure, c'est-à-dire il n'a pas donné la même copie à quelqu'un d'autre, sur mesure pour toi. Parce qu'il prend en compte tes réalités, il prend en compte où tu en es, il prend en compte ce que tu as déjà vécu, il prend en compte tes douleurs, tes forces, tes faiblesses, il prend en compte tout ça et il te fait un examen, un plan, une épreuve. Et l'objectif peut-être de cette épreuve, c'était de travailler un point en particulier. Et ça peut être ta patience. Et en fait, il ne faut pas s'étonner. Et ensuite, À l'issue de ça, on s'améliore. D'épreuve en épreuve, on s'améliore. Et la matière, par exemple, qui s'appelle patience, au bout d'un moment, tu as le master, le doctorat dans ce domaine. Oui, je suis revenue en pleine forme avec mes métaphores, bien sûr. Ça m'avait manqué. Donc, c'est avec du recul que je me suis rendu compte de ça. Je me suis dit mais effectivement dans mes doigts c'est ce qui revenait. Il se trouve que la persévérance c'est un trait de caractère que j'ai, grâce à Allah. C'est quelque chose que j'ai de base et que j'ai travaillé encore. et que j'ai été forcée de travailler encore. Vous savez quand vous avez quelque chose sur lequel vous avez une facilité. On peut se reposer sur ses lauriers, on peut se dire ou bien juste se dire c'est acquis, c'est là et finalement on oublie même de remercier Allah SWT pour ça parce qu'on a l'habitude. Et bien parfois c'est dans ces domaines où on a des facilités, où Allah vient nous titiller, il vient nous challenger. La réussite aussi, c'est quelque chose qui était très important pour moi à l'école, depuis petite. Je ne concourais pas avec les autres, mais j'avais besoin d'être la meilleure pour moi-même, d'être mieux que la dernière fois. Et les profs m'appelaient celle qui a la rage de vaincre, mais sans écraser les autres. C'est-à-dire que j'étais très contente de la réussite des autres, mais j'étais très dure envers moi-même. Et ça, quand on Creuse là-dedans, il y a un risque. Il y a un risque, c'est de s'accoutumer. C'est de s'accoutumer et c'est d'oublier et de baisser en intensité dans le fait de remercier Allah SWT pour ce qui nous semble tellement devenu normal. C'est là qu'on a des problèmes, c'est quand on prend que c'est normal. Et là, s'il nous veut du bien, et bien il va prendre ces choses-là qui commencent à s'affaiblir et il va les faire travailler point par point. Et ça prendra le temps que ça prendra. Là quand je vois mon parcours, je me dis, je vois ça comme un enseignant qui dit mais en fait j'ai tout mon temps. J'ai tout mon temps, tu vas comprendre la leçon, parce que pour la suite, pour ce que je t'ai préparé dans la suite, ces compétences, il y a besoin de celle-là, celle-là, celle-là. Et comme elles ne sont pas encore bien masterisées, on va rester sur ce point, on ne va pas lâcher. Et quand ce sera acquis, là pour là, l'autre partie de ta vie que je t'avais réservée, eh bien là c'est bon, tu ne couleras pas. Et tu auras d'autres épreuves dans ce truc-là qui vont t'aider, etc. En fait, je le vois comme ça. Et quand je regarde tout le tableau, et encore j'ai qu'une partie de ma vie, j'ai même pas tout le reste. Et même dans ce que j'ai déjà vécu, j'ai même pas toutes les cartes. Et bien je me dis ah oui c'est logique. C'est tellement logique. Et finalement c'est un amas de... C'est pas des échecs, c'est pas des... En fait c'est juste des très belles leçons, Subhanallah. Bon, donc je disais, au début, que me revoilà. Et Subhanallah, pas tout à fait la même. Je suis plus la même que... plus la même qu'avant. Comme toute chose, comme tout cap qu'on a réussi à passer. Et bien sûr, je ne vais pas te raconter en détail tout ce qui a changé ces derniers mois, le pourquoi, du comment, tout ce qui s'est passé, etc. Parce que ce serait long et voilà. Et je pense que pour les élèves de la Maison des Salihat, les élèves de la formation à la Maison des Salihat, je pense que ça vaut la peine, ça pour le coup, de faire un format sur ça. Donc, soit le format mensuel ou bien en podcast, le podcast privé. des salihat ou un dossier qu'on pourrait aborder sur ça, sur le parcours. En plus, c'est des questions que vous me posez souvent sur comment allier études, maternité, etc. On a déjà un peu abordé ça avec une de mes invitées, ma chère dame, c'est brillante, docteur, que j'avais invitée. Mais ça vaut la peine de creuser ça, je pense que on a besoin de s'inspirer les uns des autres. Et je pense que ce que j'aime le plus partager dans mon parcours, quand je regarde tout le tableau, c'est parler plus fort et parler plus du fait qu'il n'y a pas que des parcours linéaires. Et il ne faut pas avoir honte de tomber, il ne faut pas avoir honte de demander de l'aide, il ne faut pas avoir honte de dire les choses. Aujourd'hui, il n'y a que les réussites qu'on nous pousse dans cette société à mettre en avant. Et on nous dit indirectement, ou même explicitement, de taire ce qui ne peut pas se photographier, ce qui n'est pas instagrammable, ce qui n'est pas Pinterest-like, ce qui n'est pas brillant. Garde-le pour toi. On n'a pas besoin d'en entendre parler. Et ça, ça cultive quoi chez les gens? Ça cultive la peur, ça cultive en fait la baisse d'estime de soi, et la baisse d'estime de soi, la baisse de confiance en soi, pour le coup, ça a un impact direct sur le regard qu'on a avec Allah, ça a un impact direct sur notre relation avec Allah. Donc on a tout intérêt en fait à ce que tout ça soit au beau fixe. Et ça, ça s'étudie. Donc, comme je disais, ma personne et exactement ce que j'ai vécu là n'est pas forcément le sujet, parce que tout ce qui m'arrive, comme tout ce qui t'arrive, c'est un don d'Allah SWT, c'est une grâce de sa part, c'est une rahme de sa part. Il a eu pitié de nous, il nous donne. Mais, alhamdoulilah, ce que je peux dire, je peux dire une chose en fait, c'est que J'ai compris tout ça. J'ai compris tout ça dans ma chair en fait, subhanallah. Pas seulement dans la tête. J'ai compris quelque chose sur la persévérance. Et c'est ça que j'ai envie qu'on aborde aujourd'hui, inshallah. Et pour ça, tu l'as vu dans le titre, on va dire le premier qui m'est venu en tête c'est Yousuf a.s. Si on regarde celui dont je me suis inspirée, on va dire, quand on regarde le parcours que j'ai vécu, encore une fois on parle d'inspiration, on ne parle pas de se comparer, loin de moi la prétention de me comparer à quiconque mentionné dans le Torah, on est bien d'accord sur ça, mais on s'inspire. Et quand on regarde, il y a forcément des prophètes en fait, quand on regarde leur parcours, on se dit mais Ce point, ce point, ce point, mais en fait c'est des choses auxquelles on s'accroche et qui nous aident en fait. Son passage en prison, etc. Donc ça me parle. Mohamed s.a.w aussi, on pourrait attirer beaucoup de choses de lui. En fait, il y a tellement de prophètes auxquels on pourrait s'identifier. Mais je me suis dit, j'ai joué le jeu, je me suis dit c'est qui que je pense à, à qui j'ai pensé en premier. Et pour le coup, son récit m'a beaucoup aidé aussi tout au long de ces 16 ans pour moi. Et bien c'est clairement lui. D'ailleurs, pour ne pas changer, j'en ai fait une série entière, donc le plus beau des récits. Comme j'ai dit, ça pourrait être le Prophète s.a.w. aussi, parce qu'il a quand même une rubrique dans le podcast à lui tout seul, le lundi. Donc ça pourrait être ça aussi. On garde nos bonnes habitudes, ça m'avait manqué ça. La haïa qui a motivé l'épisode du jour, en fait je suis allée la chercher forcément dans le surat Yusuf que tu connais. Et donc c'est la surat qu'András Pintarra appelle lui-même le plus beau des récits. Et je te laisse écouter la haïa qui a motivé l'épisode du jour. Bismillahirrahmanirrahim وقد أحسن بي إذ أخرجني من السجن وجاء بكم من البدو من بعد أن نزغ الشيطان بيني وبين إخوتي إن ربي لطيف لما يشاء Il a été bon envers moi lorsqu'il m'a fait sortir de prison et qu'il vous a amené du désert après que le diable eût semé la discorde entre eux, moi et mes frères. Mon robe est plein de douceur envers qui il veut. Et dit mon Rob est la Trif. La Trif c'est vraiment une délicatesse infinie, la subtilité infinie dans la manière dont il agence les choses. Et ça je pense que c'est quelque chose que je pourrais encadrer chaque étape maintenant avec du recul parce que nous on peut on peut fonctionner qu'avec du recul parce que dans l'œil du cyclone on ne peut pas avoir. Et en fait, quand je prends du recul, je me rends compte que c'était Latrif en fait. Allah se médite d'ailleurs sur ce nom-là parmi ces 99. Al-Latrif, il est très très bouffant. C'est très profond, comme tous ces noms. Celui-là, il m'a toujours touchée. Il m'a toujours énormément touchée. C'est ce «lataf », «latrif », c'est vraiment beau en fait. C'est vraiment cette délicatesse infinie. Et c'est exactement ça. Allah fait les choses avec minutie, avec délicatesse, avec subtilité. Il maîtrise toutes les subtilités du sujet. Et il agence les choses de cette manière. Donc c'est intéressant de s'arrêter sur ce mot «latrif» déjà de ton côté. Ensuite, parce que si tu prends la vie de Youssef a.s, tu la prends étape par étape, et que tu la juges comme l'école du jugement aujourd'hui, la société, l'Occident, des fois les cultures en fait, comment on nous a appris à juger, et bien c'est quoi ces réussites ici, échecs là, c'est quoi ces réussites échecs? Il n'y a pas d'entre-deux en fait, il n'y a pas de leçons, il n'y a pas... Si on regarde ça comme ça, alors effectivement, cette vie-là, on la regarde comme une cascade, une suite de catastrophes. Et Yousuf alayhisselam, c'est qui? C'est un enfant, c'est un fils aimé de son père alayhisselam, Yaakoub. Et j'avance, j'avance rapide, c'est lui qui a été jeté au fond d'un puits par ses propres frères. Et là, juste ça, ça pourrait être apparenté un échec au sens de ce qu'on pense aujourd'hui. Aujourd'hui, le maire ici, on va dire c'est un échec. ils sortent du puits pour être vendus à vil prix en plus. Ça pourrait être vu comme un échec. Allah dit, un vil prix, vraiment un prix. Limite, Allah se moque des commerçants qui l'ont vendu à ce moment-là, parce qu'il dit, mais en fait, si vous saviez qui était Yousuf, c'est pas ce vieux prix que vous en tiriez. Même là, vous avez échoué. Donc, les vraies personnes en échec, c'était eux. Donc, ça, ça aurait pu être vu en échec. En plus, il a été vendu comme une marchandise. Dans la caravane, il était au rang où on met les marchandises. Ensuite, il devient serviteur dans une grande maison, la maison d'Al-Aziz. Ça aurait pu être vu comme un échec. Et ensuite, il est courtisé, il est injustement séduit et puni, quelque part, par cette femme d'Al-Aziz qui n'a pas accepté qu'il ait repoussé ses avances. Il est accusé injustement. Ça, ça aurait pu être vu comme un échec. Ensuite, lui qui est innocent, il va en prison. Ça aussi, ça aurait pu être vu comme un échec. Et même en prison, si tu te rappelles, il aide un homme. Donc, il y a deux personnes qui rentrent en prison avec lui, et les deux ont des rêves qui se répètent toutes les nuits. Et il interprète les rêves. Et l'un d'eux, son rêve, c'était que dans trois jours, il allait être libéré. Et en plus, il allait rejoindre la cour du roi parce qu'il serait, on va dire, le 20 roi. Et Youssef a.s, juste avant qu'il sorte, il lui dit «Mentionne-moi, parle de moi à ton maître». C'est une demande simple. Une phrase. Eh bien, juste cette phrase-là, pour qu'on se souvienne de lui, et bien cette personne a oublié. Qu'est-ce qu'elle a dit? Donc le diable, lui a fait oublier d'en parler, et Youssef est resté en prison plusieurs années encore. Des années. Il a été oublié là-bas, alors qu'il a rendu un grand service. Et ça, ça aurait pu être vu comme un échec. Donc là, en fait, si un de nous vivait un seul de ces épisodes-là que Yusuf a vécu, on dirait que c'est une vie brisée, c'est une vie anéantie, c'est l'horreur, etc. C'est ça qu'on dirait. Lui les a tous vécu, pas un seul épisode, tous, à la suite en plus. Et nous, on a la fin de l'histoire. C'est pour ça qu'on dit que sa vie a été une réussite. Mais si on prend mis bout à bout, ce n'est pas une réussite. Et pourtant, quand il arrive au bout de sa vie au souffran de l'Islam, il ne dit pas quelle injustice. En fait, il ne va pas dresser la liste des souffrances qu'il a eues. Il ne va pas dire tout ça. Qu'est-ce qu'il dit? Il dit Et c'est ce qu'Allah nous demande de faire et d'être. Il a dit «Mon Rabbi a été bon envers moi, excellent envers moi». Parce qu'en fait, avec le recul, eh bien, il voit ce qu'il ne pouvait pas voir au fond du puits, enfin, là-bas. Parce que, qu'est-ce qu'on peut voir maintenant? En fait, le puits le menait à l'Égypte. La prison dans laquelle il était en Égypte, ça l'a mené au palais. Eh bien, c'est ce qui a tout débloqué après. Donc en fait, chaque porte fermée, elle n'était pas vraiment fermée, ce n'était pas une fin en fait. C'était comme, en fait, il y a une soirée, mais c'était comme dans un couloir tout le long. Et un couloir, il y a de l'espoir. D'ailleurs, on dit la lumière au bout du tunnel. Parce qu'il y a une fin, un tunnel, il est long, c'est difficile, ça peut être une torture, mais il y a un bout, il y a une ouverture derrière. Alors que la fin, non, une porte fermée, c'est une porte fermée. Ce n'était pas des portes fermées l'histoire du souffran des salopes. Et le couloir-là, que lui, Allah SWT l'a trie, c'est lui qui traçait ça tout le long. Dans une obscurité, certes, parce que nous on n'a pas toutes les cartes, mais lui il voyait très bien. Et en fait, c'est là que je veux te laisser quelque chose. Et bien sûr, sans prétention de comparaison, parce que Youssef a dit c'est un prophète, Ali, il est préservé. En fait, nous, on n'est que des amins qui cheminons dans cette vie et on s'inspire. En fait, on ne se compare pas à lui. On reçoit et on accède à ce qu'il nous a laissé. Et en plus, c'est d'autant plus ça qu'il faut faire. C'est pour ça qu'Allah nous a mis ça dans le Qur'an, dans sa parole, la dernière Voilà, la dernière révélation, la parole d'Andra et en plus toute une sourate sur lui. Donc ça veut dire que si on ne s'inspire pas, je ne sais pas à quoi ça sert. Et en fait, ce qu'il nous laisse, Youssoupha alayhi salam, c'est ça, c'est que le chemin n'est pas linéaire. Et moi vraiment, c'est-à-dire, c'est vraiment un des prophètes, c'est le prophète qui me touche le plus sur son parcours quand je regarde aussi le mien. Et il y a bien un des moments où ça m'a aidé à me relever en me disant voilà, lui il n'aurait pas abandonné comme ça. Et en fait, nous, on nous a fait grandir dans cette société-là, avec cette idée de ligne droite, que ce soit l'école, la société, les regards, la culture, des fois même en famille. En fait, que réussir, c'est quand on monte ces montées, étape par étape, sans tomber. Parce que tomber, c'est échouer, quoi. Et en plus, souvent, c'est un échec définitif. Je ne sais pas si tu vois des fois des... On va faire des... Par exemple, ce qui me parle, ce qui me vient, parce que je vois des fois ça passer, les interviews. Tu vas prendre une interview d'un joueur professionnel en basket ou autre chose. Et au moment des interviews, la conférence de presse et tout, il y a toujours un journaliste casse-pieds. On a envie de dire mais qui l'a envoyé? qui pose une question. Oui, ça fait deux saisons que vous ratez ça, comment vous vous sentez? Et une fois, je me rappelle, j'étais enlevée sur un... Justement, il y avait un joueur qui avait répondu, il ne faut pas me demander les noms où il joue, comment il fait, je n'ai absolument aucune idée, mais ça m'a marqué et ça l'avait agacé. Et il avait dit à la personne, tu as posé la même question l'année dernière en conférence de presse et il a dressé un truc intéressant, c'était un basketeur. Il a pris l'exemple de Michael Jordan, le nombre de fois où il avait raté, échoué, etc. Il disait, mais en gros, si sur 16 ans, par exemple, il a réussi 9 fois ceci, cela, tu vas dire que tout le reste, en fait, ça ne servait à rien. Il disait que c'est comme ça qu'on apprend à une étude. Il avait donné une très bonne réponse, en tout cas. Peut-être que tu vois de quel joueur je parle, parce que moi, je ne sais pas. Et c'est ça, en fait. C'est ça qu'on nous a appris. Que c'est un échec. Et qu'en plus, on va tellement te le rappeler tout le temps, que tu as l'impression que c'est définitif. on va t'identifier à ça. Et alors que c'est pas vrai en fait. C'est pas vrai, c'est pas comme ça qu'une vie en tout cas, elle fonctionne de bord. Nous ce qu'on appelle échec, très souvent en fait, c'est qu'une étape et on voit pas encore la suite. Et ce qu'on appelle réussite aussi, parfois c'est juste un confort qui va nous endormir au lieu d'avancer. Donc attention à ça. Le père de Youssouf a.s, Yaakoub a.s, il avait dit à ses fils dans la même sourate. C'est aussi cette ayah magnifique. Quand il leur avait demandé d'aller retourner en Égypte pour demander quelque part la clémence, la rahma de ce second du roi qui n'était autre que Youssouf a.s. Il ne le savait pas. Et pour qu'il puisse récupérer son frère qu'il avait gardé captif là-bas volontairement, Benyami, Et donc il dit aller chercher, il dit retourner auprès de ce vizir et aussi enquérez-vous de Youssouf a.s. Donc Youssouf qui était censé être perdu depuis longtemps, on ne sait même pas s'il vivait, etc. À ce moment-là, Yaakoub a.s, il pousse la rahmah et la confiance et l'espoir en Allah loin. C'est-à-dire là où on pourrait s'attendre à Des gens pourraient lui dire, mais occupe-toi déjà de la famine dans ton pays, que le roi déjà accepte de te donner des denrées alors que tu n'as plus rien à échanger. Concentre-toi sur le fait de récupérer ton fils qui est captif. Pourquoi parler d'un fils qui est parti depuis longtemps? C'est même puisqu'il est devenu, et dans la version officielle de tes fils, il a été mangé par un loup. Là, il y a Hakob a.s. et comme il dit «je vois ce que vous ne voyez pas» quand il parlait à ses fils, lui il a, pour moi c'est vraiment, il a laissé tout le monde, il a driblé tout le monde et il est allé directement vers Allah s.w.t en leur disant ça «Enquérez-vous de Youssouf, cherchez-le, sentez-le.» Comme s'il n'était pas étonné que Youssouf a.s n'était pas loin. Et qu'est-ce qu'il dit? Et ne désespérez pas du réconfort d'Allah. Donc je ne vais pas m'étaler sur les termes etc. parce que je fais toute une série sur ça et je t'invite à la réécouter si tu veux. Mais c'est ça, c'est traduit souvent par ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Mais ce n'est pas de la miséricorde ici. Ce n'est même pas le mot Rahma qu'il emploie, il a dit Rauh. Rauh c'est une douce brise, c'est l'espoir, c'est le réconfort. Donc il ne faut pas désespérer. Pas parce que la douleur, elle n'est pas là, elle n'est pas réelle. Si, elle l'est. Elle l'est. Mais, en fait, on ne connaît pas la fin de l'histoire. Elle n'est pas encore écrite et on ne la connaît pas. Nous, on peut dire dans notre vie, on est au verset 30, à la haïa 30. Et Allah, il a déjà écrit la haïa 100, la haïa 200 de notre vie. Alors, on n'a pas la fin. Et on peut se poser la question alors, elle vient d'où la persévérance? Parce qu'en fait, on en parle comme d'un trait de caractère la plupart du temps, la persévérance. C'est des phrases du style «elle, elle est forte », comme si c'était donné ou pas. Et si on regarde bien, la persévérance, ça se cultive comme une terre. chaque jour un peu plus en fait. Et Yousuf a.s, il nous montre en fait avec quoi on l'arrose. C'est d'abord par le lien avec Allah SWT qui ne se coupe jamais. C'est ça le fil conducteur, le filigrane de Yousuf a.s dans sa vie. C'est le lien avec Allah qui traverse tout le long de sa vie. Même au fond du puits, même dans sa cellule de prison, il n'a jamais lâché la corde. Hablullah, il n'a jamais laissé. sa solidité, la solidité qu'il a eue, ça venait pas de lui, ça lui venait de celui à qui il s'était accroché, Allah subhanahu wa ta'ala. Et ensuite, je pense qu'il avait un trait particulier, c'est que, comme tous les prophètes, En fait, son cœur a refusé l'amertume. Il n'a pas été aigri. Alors que pour moins que ce qu'il a vécu aujourd'hui, les gens deviendraient aigris. Regarde juste quand ils retrouvent enfin ses frères et que le secret est révélé, qu'ils savent qui il est. Ils ont compris, ils ont devant eux celui qu'ils ont mis dans un puits. Ils ont devant eux celui qui a été vendu. Ils ont devant eux, lui. Il est devenu le numéro 2 d'Egypte. Il est en position forte. C'est à lui, en fait, qu'ils faisaient les va-et-vient pour lui acheter des denrées alimentaires. C'était lui. Et donc tout a dû passer devant leur tête. Quand notre père nous disait «Enquérez-vous de Youssef al-Salami », en fait il l'a senti, il était là. À ce moment-là, Youssef al-Salami retrouve enfin ses frères, ceux qui l'avaient jeté comme j'ai dit. Il aurait pu se venger. Il aurait pu en faire une seule bouchée. N'importe quelle manœuvre. Il avait le pouvoir de les anéantir par plein de façons. Ils étaient en position basse devant lui. Il était au pouvoir. Il avait la faveur du roi. Et qu'est-ce qu'il a dit? Je ne sais pas si un humain peut répondre à ça aujourd'hui. Il a dit «La tassariba aleykoum el yaoum, yarfiroullahu lakoum». Donc aucun reproche pour vous aujourd'hui qu'Allah vous pardonne. En fait, il a refusé de laisser la blessure devenir un poison. Et ça aussi, c'est de la persévérance. C'est de continuer à avancer et avec un cœur propre. Et il y a ce dernier détail, et c'est peut-être un des plus importants, c'est au sommet de tout. au sommet de tout. Donc la viceroyauté, les retrouvailles avec sa famille, l'honneur qu'il a eu, Yousuf a. Il ne s'attribue rien, pas un mérite. Et ça on le voit quand il parle. Il ne dit pas j'ai tenu bon, j'ai été patient, j'ai réussi, même j'ai échoué. Il ne dit pas le je, je, je, je, moi et moi-même. Me, myself and I, comme on dit en anglais. Non. En fait, il se tourne vers Allah SWT et il fait cette belle doa que tu as entendue. «Tawaffani musliman wa alhiqani bis salihin». Donc, mon RAB, tu m'as donné une part de royauté et tu m'as enseigné l'interprétation des récits. Créateur des cieux et de la terre, tu es mon protecteur ici-bas et dans le-delà. Fais-moi mourir soumis à toi et réunis-moi avec les vertueux. Ça, ça vaut le coup de le répéter, répéter et le réécouter, cette aya. Est-ce que tu entends ce que j'entends? Là, il est au sommet quand il dit ça. Même ses parents sont en train de se prosterner devant lui. et il ne demande pas à rester au sommet. Parce que quand on a atteint un niveau, que ce soit réussite, financier, réputation, compétence, notre peur c'est quoi? C'est de ne plus être à ce niveau-là, c'est de baisser ou d'être dépassé par quelqu'un. Lui, il est au sommet et dans son invocation, il ne demande pas d'y rester. il demande une belle fin. Ce à quoi on ne pense pas quand on est au sommet. Et cette fin-là, c'est quoi? Mourir musulman. Et rejoindre les vertueux. Deux choses qu'il a demandées. Et en fait, c'est une masterclass ce qu'il est en train de dire. Parce que la vraie réussite, ça n'a jamais été le trône. La vraie réussite, c'était Le cœur qui est tourné vers Allah tout au long, au fond du puits, dans la prison et sur le trône. C'est là où c'est le plus beau en fait. Et ça, personne ne te le retirera jamais. Ni un échec, ni une réussite ne va te retirer ton cœur attaché à Allah tout au long. Et je vais forcément te laisser avec une question parce que sinon ce ne serait pas drôle. Pas pour que tu répondes maintenant et de toute façon c'est toi et toi. Il faut que tu cogites dessus, c'est de regarder en ce moment, ce que tu vis en ce moment, et que tu appelles peut-être un échec. Est-ce que tu pourrais essayer de le regarder comme un puits, comme le puits de Sofalesela, et le voir comme si c'était un couloir et pas comme la fin. Le tunnel mais pas la fin. Et en fait, tu le verras peut-être que plus tard. Peut-être à la haïssance de ta vie, mais lui, Allah, il est déjà en train d'agencer ce que toi tu ne vois pas encore. Et cultive ta persévérance chaque jour et accroche-toi à la corde. La corde, ce n'est rien d'autre que le Coran. Et il faut laisser Allah SWT écrire la fin. Moi, quand je reviens sur mon parcours avec la médecine, je disais il n'y a pas longtemps, une amie, Allah m'a facilité l'écriture de l'introduction. J'ai écrit l'introduction il y a 16 ans. Aujourd'hui, grâce à lui, j'en écris la conclusion. Et tout au long, en fait, j'ai fait cœur-prendre. Quand on lit un livre et qu'il y a une intrigue, et tout au long du livre il y a des aventures, il y a des difficultés, il y a des «échecs », et la fin après c'est le dénouement, on comprend tout, finalement toutes les énigmes, on les comprend dans le dernier chapitre à la fin. Est-ce que ça nous passerait par la tête de dire «ce livre est un échec, ce livre est nul, ça sert à rien»? Et non. la faim nous aide à tout comprendre. Et la faim nous donne de l'espoir finalement, en se disant, il y a de la lumière au bout du tunnel. Moi c'est comme ça que je le vois. Et pourquoi, comme je disais, l'histoire de Youssef A.S.M. m'a autant touchée? Parce que j'ai eu des moments où je me suis sentie en prison. Peut-être pas comme lui, bien sûr, mais je me suis sentie en prison. Et à des moments aussi, je me suis sentie, je dirais pas vendue à vil prix, mais mais, comment dire, rabaissé, dénigré, ou j'étais pas considéré à ma juste valeur. Et petit à petit, ça s'est estompé. En fait, il y a eu plein de phases. Et si je dois placer, par exemple, le corps en mon cœur dans tout ça, je dirais que c'est le fil conducteur. L'étude du Qur'an ne m'a jamais quittée. Et à un moment, ça a fait un switch. Et à un moment, ça m'a donné une position, on va dire, entre guillemets d'autorité. Et ça donne ce qu'on est aujourd'hui, avec tout le reste. Donc, alhamdulillah. Bon, je vais m'arrêter là. On a tous une pause bien méritée. Donc cet été, j'espère en tout cas que tu le prendras pour te reposer, te ressourcer, être proche de ta famille, faire les bilans. Puisqu'on est au mois de Muharram, c'est le mois du bilan, ce n'est pas le 1er janvier. Ce n'est pas le 1er janvier, non les musulmans? Le 1er janvier, les résolutions, non, non, ça on laisse ça aux autres. Nous, nos résolutions, c'est Muharram, c'est la nouvelle année, c'est l'année de l'Hijrah, enfin c'est le mois qui signe le début de l'Hijrah du Prophète sallallahu alaihi wa sallam, et c'était une nouvelle page. Imagine-le, franchement, juste Médine sur ça. Il a tout laissé, tout abandonné pour atterrir à Médine, là où il devait tout recommencer là-bas. Et il a construit sa force là-bas, et après il est resté là-bas. Ça, ça vaut la peine d'étudier en fait, de creuser, d'étudier un peu plus, Inch'Allah. Quant aux élèves de la maison d'Israël et Had, cet été, comme je l'ai dit, je suis de l'école qui dit qu'il n'y a pas de vacances avec le Coran. Est-ce que ça vous passerait par la tête, en fait, de couper les ponts avec votre meilleur ami pendant des vacances? Bah non. On emporte en fait ton ami en vacances. Et là, c'est pareil. Toute l'année, il vous a soutenu, toute l'année, il vous a écouté, toute l'année, il vous a conseillé. Et quand vient le moment du repos, vous dites «Ah, maintenant, tu me laisses». C'est pas possible. Donc, on va réduire la cadence. Au lieu de faire deux cours par semaine, on va en faire un par semaine. Mais, donc tous les lundis Inch'Allah, si tu n'es pas encore inscrit à la maison des Salihat et tu es une sœur et tu es une Salihat Inch'Allah, c'est encore l'occasion de nous rejoindre Inch'Allah et donc il n'y a pas de retard. Il faut juste venir, tu regardes le cours d'introduction pour avoir les bases, tu fais et tu étudies les vidéos sur le Fatiha et après tu reprends au fur et à mesure et tu prends le bateau là où nous on s'est arrêté. Ce qui est bien c'est que les surates sont complémentaires mais elles sont aussi indépendantes. Il n'y a pas d'ordre obligatoire de se dire si je n'ai pas étudié sur la tennas avant telle surrate je suis nulle, c'est mort, j'ai tout raté. Non, il y a des logiques dedans mais on peut les prendre dans l'ordre dans lequel Allah nous le présente en fait, dans lequel il nous le présente dans notre vie. En fait des fois on va entrer en matière dans le Qur'an avec une surrate qui nous a touché et c'est elle qui a vu, nous aura marqué, nous aura ouvert la voie. et il y a toujours une sourate aussi par laquelle on va terminer. Donc, il faut prendre le bateau comme ça Inch'Allah. En tout cas, quant à nous sur ce podcast, on se dit Inch'Allah à la rentrée, donc on reprendra Inch'Allah la première semaine de septembre, puis Irnila avec des nouveaux épisodes, avec toujours des vérités, des tabous aussi qu'on peut casser de temps en temps, et des récits, et du Qur'an, toujours, toujours, toujours encore, et on reviendra encore plus en forme Inch'Allah. Je remercie, parce que je ne peux pas m'arrêter sans dire ça et je pense que j'aurais même dû l'évoquer bien avant. Je tiens à remercier très chaleureusement toutes les personnes qui m'ont fait doigt. Et je pèse mes mots. Vous savez, je l'ai senti pendant la soutenance de Thèse. Je l'ai senti à d'autres moments. J'ai senti les doigts. Franchement, j'ai senti les doigts. C'est dans ces moments où on se dit «ma force n'y est pour rien». Oui, j'ai travaillé. Oui, j'ai trimé. Oui, j'ai fait des nuits blanches. Oui, c'est vrai, c'est là. Mais c'est pas ça qui m'a fait réussir, ça je peux le dire. Ça c'était la base, c'était obligatoire. Mais c'est pas ça. Vous savez, je dis toujours que pour moi, rien n'a la valeur d'une invocation que quelqu'un fait pour toi, sans que tu le demandes des fois même, en ton absence. Et tu ne sauras peut-être jamais que cette personne a fait de toi, pour toi spécifiquement, parce qu'en plus après elle t'en parle pas. Il n'y a rien qui a cette valeur-là. Et je lis vos commentaires. Je vois tout. Presque tout, plutôt. Je lis, j'essaye de répondre. Et en fait, ce que je vois et ce qui me touche, c'est vos doigts spontanés. Que vous dites, et celles que vous ne dites pas. C'est magnifique. Franchement, des fois je me pose et je me dis, mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Honnêtement, c'est pas de la fausse méthésie. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Je n'ai fait que faire l'entremetteuse entre toi et la parole d'Inda, en fait. J'ai fait que mon devoir. En fait, c'est un devoir qui se présente devant moi, je le fais, j'ai pas le choix de toute façon. Et Subhanallah, je l'ai senti. Et Inchallah, j'espère que ça ne s'arrêtera pas. Et ce qui est beau, c'est que vos doigts, je vous les retourne. Je l'ai fait aussi, j'en fais pour vous tout le temps. Ça me tient à cœur. Et voilà, je pense qu'il y a un ange qui a dû répondre à Amin pile poil au moment d'une de vos doigts. Et Allah SWT a actionné, a augmenté plutôt sa Rahma. Et ce qui s'est fait, s'est fait. Et on demande à Allah SWT de continuer. Et comme je dis, je vois le poids des doigts, je le vois pas seulement dans les réussites, mais aussi dans certaines épreuves qui se vivent avec un goût bien plus doux qu'avant. Sur des épreuves, comme je dis, qui sont bénéfiques, sur la difficulté qui est accompagnée par la facilité, mais on voit la facilité plus rapidement qu'avant, il y a quelque chose qui se crée. Et franchement, Je le disais à mes invités le jour de la soutenance, c'est votre thèse à vous aussi. Je veux faire comme Youssef a, m'attribuer aucun mérite. Et j'ose dire que... Félicitations pour votre thèse à vous aussi. Félicitations pour cette thèse que c'est aussi la vôtre et vous m'avez accompagnée avec tout le long sans le savoir. Je te souhaite un bel été, un bon repos. Que Allah te protège, t'honore, t'accompagne, t'accorde la patience, t'accorde la persévérance et que sa Rahman ne te quitte jamais. Et on se dit à bientôt. Merci d'avoir écouté cet épisode.
A
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Coran de ton cœur – Épisode #102
Une persévérance comme celle de Yusuf (as) se cultive
Animé par : Oustadha Zeynab
Diffusé le : 29 juin 2026
Dans cet épisode, Oustadha Zeynab revient après trois mois d'absence pour aborder la thématique de la persévérance à travers une relecture personnelle et coranique du parcours du prophète Yusuf (as). Elle partage son propre cheminement, semé d’épreuves et de rebondissements, et montre comment l’histoire de Yusuf (as) lui a permis de voir ses difficultés sous un nouveau jour et d’approfondir son lien au Qur'an. L’épisode place la réussite, l’échec et l’endurance dans la lumière de la spiritualité, puisant dans les ressources profondes apportées par les enseignements du Qur'an et l’exemple prophétique.
[00:00 – 07:00]
« J’ai écrit l’introduction il y a 16 ans. Et grâce à Allah, j’ai pu écrire la conclusion très récemment. Donc j’ai la joie et l’immense honneur de te partager le fait qu’on m’a décerné le titre de docteur en médecine. » (Zeynab, [03:30])
[07:00 – 15:00]
« Il y a des années où c’était compliqué. (...) au sens de la société aujourd’hui, bien sûr, parce que moi je ne vois absolument pas ça comme un échec aujourd’hui. » (Zeynab, [10:50])
[15:00 – 22:00]
« Comment est-ce qu’on va voir la réponse d’Allah à nos dou’a si on n’a pas de cas pratique ? (...) Il te fait un examen sur mesure pour toi. » (Zeynab, [17:40])
[22:00 – 27:00]
« C’est de s’accoutumer et c’est d’oublier et de baisser en intensité dans le fait de remercier Allah SWT pour ce qui nous semble tellement devenu normal. C’est là qu’on a des problèmes. » (Zeynab, [24:20])
[27:00 – 36:00]
« Mon Rob est plein de douceur envers qui il veut. (…) “Latif”, c’est vraiment une délicatesse infinie. » (Zeynab, [31:50])
« Si tu prends la vie de Yusuf a.s étape par étape, et que tu la juges comme aujourd’hui, c’est une cascade, une suite de catastrophes. (…) Et pourtant, à la fin, il dit : “Mon Rabbi a été bon envers moi, excellent envers moi.” » (Zeynab, [33:20])
[36:00 – 39:00]
« Aujourd’hui, il n’y a que les réussites qu’on nous pousse dans cette société à mettre en avant... Et on cultive la peur, la baisse d’estime de soi. » (Zeynab, [37:10])
[39:00 – 44:00]
« Son cœur a refusé l’amertume. Il n’a pas été aigri. (...) Et ça aussi, c’est de la persévérance, de continuer à avancer avec un cœur propre. » (Zeynab, [43:00])
« La tassariba ‘alaykum al-yawm. Yaghfirullahu lakum – Aucun reproche pour vous aujourd’hui, qu’Allah vous pardonne. » (Coran, sourate Yusuf, citée à [43:30])
« Tawaffani musliman wa alhiqni bis-salihin – Fais-moi mourir soumis à Toi et réunis-moi avec les vertueux. » (Coran, sourate Yusuf, citée à [44:30])
[44:00 – 50:00]
« L’étude du Qur’an ne m’a jamais quittée. (…) C’est le fil conducteur. » (Zeynab, [49:00])
« Regarde ce que tu vis en ce moment, et que tu appelles peut-être un échec. Est-ce que tu pourrais essayer de le regarder comme un puits, comme le puits de Yusuf, et le voir comme un couloir, pas comme la fin ? » (Zeynab, [45:15])
[50:00 – 54:00]
« Est-ce que ça vous passerait par la tête… de couper les ponts avec votre meilleur ami pendant les vacances ? (…) On réduit la cadence, mais on garde le lien ! » (Zeynab, [52:30])
[54:00 – 57:00]
« Je tiens à remercier très chaleureusement toutes les personnes qui m’ont fait dou’a... Franchement, j’ai senti les dou’a. C’est dans ces moments où on se dit ‘ma force n’y est pour rien’. » (Zeynab, [55:40]) « Félicitations pour votre thèse à vous aussi. Vous m’avez accompagnée tout le long sans le savoir. » (Zeynab, [57:00])
« Ce qu’on appelle échec, très souvent, c’est qu’une étape et on ne voit pas encore la suite. Et ce qu’on appelle réussite aussi, parfois, c’est juste un confort qui va nous endormir au lieu d’avancer. » ([36:30])
« La vraie réussite, ça n’a jamais été le trône. La vraie réussite, c’était le cœur qui est tourné vers Allah tout au long, au fond du puits, dans la prison et sur le trône. » ([46:00])
« Cultive ta persévérance chaque jour et accroche-toi à la corde. La corde, ce n’est rien d’autre que le Coran. » ([48:20])
[57:00 – Fin] Oustadha Zeynab clôt cet épisode en invitant chacun à méditer sur ses “échecs”, à cultiver la persévérance par le lien au Qur'an et à apprécier la subtilité des plans d’Allah. Elle encourage à garder le Qur'an comme compagnon indéfectible, même pendant la pause estivale, et à se reconnecter à son cœur et à sa foi.
« Que Allah te protège, t’honore, t’accompagne, t’accorde la patience, t’accorde la persévérance et que sa Rahma ne te quitte jamais. » ([58:25])
À (ré)écouter pour tous ceux qui traversent une difficulté, un passage à vide, ou cherchent une inspiration profonde sur la persévérance à la lumière du Coran.