
Aujourd'hui, c'est une invitée pas comme les autres : ma fille aînée, Oum Salama, 9 ans. C'est elle qui a choisi les ayat de cet épisode — un passage de la Sourate al-Muddaththir, où les habitants de l'enfer répondent à ceux du paradis. On parle de so...
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Oum Salama
...
Zeyneb
Bienvenue sur Coran de ton cœur, le podcast qui t'aide à reconnecter ton cœur à ton Coran. Je suis Zeyneb et je suis passionnée par les deux médecines indispensables à toute vie sur terre, celles de l'âme et celles du corps. Je suis donc enseignante de Coran et interne en médecine générale. Voilà plus de dix ans maintenant que j'enseigne aux femmes à lire, à apprendre, à comprendre et surtout à vivre leur Coran au quotidien en reconnectant leur cœur au Coran. Car oui, j'ai la ferme conviction qu'un cœur connecté au Coran est capable de redistribuer à tous les organes du corps l'amour pour Allah, l'envie de lui plaire et d'agir dans le bien. C'est pourquoi à travers ce podcast, je compte redonner chaque semaine un nouveau souffle à divers points de ta vie, au regard de ton Coran. Prends ce temps pour toi et belle écoute. Assalamu alaikum wa rahmatullahi. Très content de te retrouver ce vendredi pour un nouvel épisode qui est assez spécial aujourd'hui puisque je suis avec une invitée mais bon ça c'est pas habituel, enfin c'est habituel parce que j'ai déjà eu plusieurs fois des invitées de marque ici. Alors aujourd'hui c'est aussi une invitée de marque, de toute façon j'ai que des invitées de marque dans le podcast. Mais voilà, là c'est une invitée bien spéciale puisque ce n'est autre que ma fille aînée. Ma fille aînée de 9 ans qui avait des choses à dire visiblement. En fait c'est quelque chose qu'on voulait faire depuis longtemps et elle a décidé aujourd'hui. Et c'est en parlant de certaines ayats, qu'elle aime beaucoup, qu'est née l'idée de cet épisode. Donc là, ça va être une discussion libre en réalité, toujours avec notre fil conducteur, notre ayat qui a motivé l'épisode du jour. Et j'espère que ça va être intéressant. Je me suis dit que ça pouvait être très intéressant d'avoir la vision des choses d'un enfant. On apprend beaucoup d'un enfant. C'est pas quelque chose qu'on a préparé en mode il faut dire ci, il faut dire ça, etc. On a discuté de la Haïa forcément, quelle Haïa t'as voulu choisir. Mais voilà, je la laisserai nous dire, nous répondre, etc. Et on va discuter tranquillement. Et avant d'avancer dans le vif du sujet, on va écouter les ayats qui ont motivé l'épisode du jour. Mais avant, il faut bien que je présente Mademoiselle. Donc, Om Salama, de ton nom, est-ce que tu veux te présenter rapidement?
Oum Salama
Alors, salam alaikum, je m'appelle Oum Salama, j'ai 9 ans, je suis l'aînée d'une fratrie de 3, et je crois que c'est tout. Aujourd'hui, je fais un podcast avec ma mère, j'avais toujours rêvé d'en faire un avec elle. Allah nous a accordé la possibilité de le faire. Et du coup, je suis contente.
Zeyneb
Alhamdoulilah. Merci pour cette présentation. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si bref. Tu as toujours des longues trucs à dire.
Oum Salama
Écoute, je ne vais pas dire toute ma vie. Ce n'est pas mon biographie.
Zeyneb
C'est bien pensé aussi, c'est vrai que c'est pas une biographie mais bon, très bien. Alors du coup, je te laisse avec Laïa qui a motivé l'épisode du jour.
Oum Salama
«Qu'est-ce qui vous a conduit dans le
Zeyneb
château ?» Ils ont répondu, «Nous n'étions
Oum Salama
pas de ceux qui priont.» «Et nous ne nourrissons pas les pauvres.» «Et nous discutions avec les chasseurs.» Qu'est-ce qui vous
Zeyneb
a acheminé à Saqqar? Ils diront, nous n'étions pas de ceux qui faisaient la salate et nous ne nous nourrissions pas le pauvre. et nous nous associons à ceux qui tenaient des conversations futiles, et nous traitions de mensonges le jour de la rétribution, jusqu'à ce que vînt à nous la vérité évidente, la mort. Ne leur profitera donc l'intercesseur des intercesseurs. Sourat al-Mudassir, aya 42 à 48. Alors, Oum Salama, c'est toi qui as choisi ces ayat-la. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi? Pourquoi le choix aussi de cette surah?
Oum Salama
Alors déjà, c'est ma surah préférée parce que je trouve qu'elle donne beaucoup d'informations sur le paradis, l'enfer, les anges et tout ça. Je dis pas que c'est le cas pour tout le monde, mais pour moi. Ces versets-là, je les aime particulièrement parce que j'aime bien les conversations, les passages comme ça dans le Qur'an. Parce que, en fait, ça nous met un peu... Déjà, ça nous donne des informations sur ceux qui seront en enfer, ça veut dire pourquoi ils seront en enfer. Du coup, ça nous aide à éviter ces choses-là. Et puis aussi, ça nous aide à... En fait, on sait que ça sera dans le futur, du coup, si on est des habitants du paradis, inshallah, qu'Allah nous l'accorde à tous et à toutes, et bien on sait qu'on va parler de ça. On sait qu'on va leur parler, qu'on va leur dire, et on sait à quoi ils vont nous répondre. Et du coup, aussi, on verra, comme j'ai dit tout à l'heure, ça nous aide à éviter ce qu'ils vont faire. Du coup, ça veut dire que les passages dans le Coran comme ça en fait, il y en a beaucoup dans le Coran, ils se disent mais pourquoi on parle des choses comme ça et tout ça, ça fait peur. Mais en fait non, en fait on voit Allah et il nous parle de ça parce qu'en fait si on regardait bien, on aurait vu qu'Allah il est très miséricordieux comme on dit en rahim parce qu'il nous dit du coup même si ça nous fait peur au moins ça nous fait peur dans le bon sens du coup on a peur d'avoir la même chose qu'eux du coup ça veut dire qu'ensuite on va vouloir ne pas faire la même chose qu'eux comme ça on va pas faire les mêmes erreurs que eux.
Zeyneb
Ouais, c'est bien dit. D'ailleurs, ça me fait penser, tu te rappelles, une fois, il y a ton frère qui m'a posé la question, il m'a dit, maman, pourquoi il y a autant de passages qui parlent de l'enfer et en vrai, il y a autant de passages qui parlent de l'enfer que ceux qui parlent du paradis. Tu te rappelles ce que je lui avais répondu?
Oum Salama
Oui.
Zeyneb
J'avais dit quoi?
Oum Salama
Tu lui avais dit qu'en fait, tu préférais être... que Allah te parle autant de l'enfer, te fasse peur jusqu'à ce qu'il te parle plein de l'enfer, que le voir en fait.
Zeyneb
Ouais, j'avais dit un truc comme ça, j'ai dit tu sais l'enfer, je préfère en entendre parler, le lire, que de le voir de mes propres yeux, donc que ça m'allait en fait. Et après, tout ce que tu as expliqué tout à l'heure aussi, pareil. En fait, il vaut mieux être prévenu. C'est comme dans n'importe quoi, en fait. T'as envie de connaître les risques, les bénéfices et tout.
Oum Salama
Oui, comme j'avais dit tout à l'heure. Parce qu'après, on peut savoir ce qu'il ne faut pas faire, du coup on peut les éviter.
Zeyneb
Tout à fait. Bah oui, t'avais répondu à la question que j'allais te poser par rapport à ce passage, j'allais te dire, bah ce passage en plus il parle de l'enfer et toi t'as parlé de ça direct alors que c'était pas la première question. Mais du coup, là, dans l'ayat, il dit Qu'est-ce qui vous a acheminé à Saqqar? Saqqar, c'est quoi?
Oum Salama
Sacre, c'est un nom de l'enfer.
Zeyneb
Ah oui, c'est un autre nom.
Oum Salama
Parce que l'enfer aussi, il a plusieurs noms, des noms qui font parfois peur, mais c'est des noms pour nous dire que, après, ça nous fait encore plus peur. Plus il y a une chose qui nous fait peur, plus on s'éloigne, en fait. Du coup, Allah, lui, il nous fait peur dans le bon sens, il veut pas nous faire peur pour nous faire du mal, en fait. Il nous fait peur, il nous fait peur, il nous fait peur. Plus on a peur, plus on s'éloigne de la chose. Du coup, c'est la peur dans le bon sens.
Zeyneb
Exactement, Baptiste, c'est ce que j'ai l'habitude de te dire avec tes frères, c'est que c'est une forme de peur. D'ailleurs, une fois, j'avais fait un épisode sur ça, la seule crainte qu'on doit avoir. Et en fait même cette peur-là qui est dirigée vers Allah, c'est une peur qui dépasse la peur qu'a normalement un être humain envers un autre être humain, c'est vraiment la peur de décevoir Allah aussi. C'est pas seulement j'ai peur d'aller en enfer juste pour avoir ça, mais c'est juste au-delà même de l'enfer, avant même d'accéder à l'enfer, Bah en fait c'est invivable, je trouverais que ce serait insupportable que Allah soit déçu. T'imagines, Allah il est déçu. Je pense que ça il n'y a pas pire. Donc comme on a peur de cette déception, comme on a peur de ça, et bien en fait on va pas mener des actions qui nous amènent vers lui. Il faut faire attention aussi, parce que des fois, il y a des gens qui vont trop dans l'extrême. Ils disent, moi, je n'ai pas besoin qu'Adela me fasse peur par l'enfer pour ne pas faire de bêtises et je n'ai pas besoin qu'Adela me promette le paradis pour lui obéir. Moi, j'aime Adela juste parce que j'aime Adela. Je n'ai pas besoin de récompense et tout. Moi, je ne suis pas d'accord du tout avec ça. Je pense que... Qu'est-ce que tu as à dire par rapport à ça?
Oum Salama
Même les altruistes, je crois pas qu'ils diraient ça, parce que s'ils disent ça, je crois qu'ils exagèrent tout, ils l'abusent.
Zeyneb
En fait tout le monde fait quelque chose pour une récompense en réalité. D'ailleurs Allah, si c'était pas normal, pourquoi Allah nous promettrait autant le paradis? Et en plus non seulement il nous promet une récompense, mais il nous promet quelque chose. Comment je décris le paradis à chaque fois? Je dis tout autant que c'est notre maison. Tu vois, c'est une maison et en fait si on te promet de retourner chez toi, ben bien sûr t'as envie de retourner chez toi, tu restes pas sur terre pour rien en fait, tu vis pas toutes ces esprits pour rien.
Oum Salama
Ben oui, par exemple là, la terre c'est comme si, comme le prophète saint Salam il l'avait dit, ben une fois il a, je crois qu'il l'avait dit au compagnon Abdallah ibn Omar radiyallahu anha, d'après un livre que j'avais lu,
Zeyneb
Et
Oum Salama
du coup, il avait dit à ce compagnon, fais que cette terre, ici-bas, que tu sois comme un passager ou un étranger. ou en passager d'escale un peu. Du coup, c'est comme si, par exemple, je sais pas, tu vas en avion, tu fais un escale, et ensuite tu repars chez toi, en fait. En plus, nous, nos âmes, nos rouhs, ils viennent tous du paradis. Ils viennent tous du paradis et puis ils descendent dans le ventre de nos mamans, qu'on doit beaucoup chérir aussi. Et ensuite, c'est tout. La vie, elle commence. Et voilà.
Zeyneb
Là, tu sais, pendant que tu parlais, je pensais à quoi? J'étais en train de me dire, là, si quelqu'un me disait, dit que Oum Salama est ma fille, sans dire que c'est ma fille. Quand t'as commencé à dire c'est comme si, je me suis dit, non, il y a une métaphore en préparation. En fait, là, tout le monde sait que t'es ma fille parce que tu fais des métaphores. Et je fais que ça, non. Vous y avez droit tous les jours vous non, à la maison?
Oum Salama
Je fais tout le temps des métaphores.
Zeyneb
Ah mais avoue qu'on apprend bien avec des métaphores quand même.
Oum Salama
C'est parlant, c'est trop bien. Moi les métaphores j'aime trop ça, j'aime trop en inventer, en écouter et aussi en apprendre et me rappeler. J'aime trop les métaphores.
Zeyneb
Tant mieux parce que si t'aimais pas les métaphores t'aurais été très malheureuse avec moi.
Oum Salama
La la la la la!
Zeyneb
Heureusement!
Oum Salama
Je crois que je serai bien restée!
Zeyneb
Donc, tu vois, on disait ça, on parlait de Sarkhaj, qu'est-ce qui vous a acheminé à Sarkhaj? Donc là, tu disais que justement t'aimais bien la conversation, parce que là du coup, cette conversation comme tu sais, c'est une conversation qui va prendre place entre les gens qui vont aller au paradis en fait, et les gens qui vont aller en enfer et en fait les gens du paradis vont leur dire mais qu'est ce qui vous a conduit ici en fait comme si en fait il y a ce côté comme si ils étaient étonnés en gros mais si si tu suis les règles si tu suis ce qu'il y avait à faire si en fait comment est-ce que vous avez réussi à à comment dire à passer le radar de la rahma d'Allah tu vois vous avez même la rahma d'Allah genre vous a échappé tellement vous vous êtes mis ailleurs donc en fait il y a cet étonnement mais qu'est ce qui vous a mené ici
Oum Salama
Bah, je voulais dire... En fait, c'est comme si, par exemple, ta mère elle te dit, va pas dans un endroit ou un truc comme ça. Ensuite, à chaque fois, tu... À chaque fois, elle te dit, elle te dit, attention, attention. Bah, tout ça, c'est comme si... Allah, à chaque fois, il est... J'ai recordé avec toi. Et puis, t'avertis avec notre noble Qur'an. Et puis ensuite, pourtant tu continues. Par exemple, tu écoutes pas ta mère, tu essayes de programmer, tu veux y aller avec tes amis parce que tes amis t'y incitent. Et puis un jour tu y vas, et puis ensuite tu vois que c'est pas bien ou un truc, il y a un kidnappeur ou un truc comme ça, il t'attrape. Et puis ensuite, elle te voit comme ça avec tes amis, elle te voit et dit mais qu'est-ce que tu fais ici? Je t'avais dit quoi? Qu'est-ce que je t'ai dit? Mais tu te moques de moi!
Zeyneb
Voilà, pas mal, pas mal. Et du coup, qu'est-ce qui vous a acheminé à Sakhar? Et là, il y a leur réponse, et ça va être quand même une longue réponse. Et là, ils commencent par quelque chose, ils disent. Et là, c'est pas un hasard, parce que c'est la première chose sur laquelle on va être interrogé. C'est la première adoration qu'Allah va vérifier si elle est à jour. C'est la salade. Ils disent, nous n'étions pas de ceux qui faisaient la salade. Tu sais j'avais fait un épisode en plus sur Salat il n'y a pas longtemps, on parlait dedans de Tata Khadija, Rahima Allah. Et Rahima Allah, qu'Allah soit satisfait d'elle. Et en fait, Amin Amin, qu'on la retrouve. Et du coup, tu vois, il y a quelque chose de fort qu'elle parlait. Elle disait qu'elle nous conseillait toujours la prière à l'heure. Là on parle de gens qui ne font pas du tout la prière. Après moi je dis, j'aime bien quand je parle des gens, en tout cas aujourd'hui, des gens qui ne font pas encore la prière. Mais là on parle de gens qui sont déjà en enfer et donc qui avaient décidé eux. Encore ils l'avaient barré, c'est-à-dire qu'ils n'étaient pas en train de se dire, oui je ne fais pas la prière, là j'en ai conscience, je le sais, je regrette, je m'en veux beaucoup, mais Inch'Allah il va m'aider. Il y a des gens comme ça. Et il y a des gens en fait c'est, non mais moi je ne prie pas, je ne veux pas, je ne veux pas. Et tu as vu le fait qu'ils parlent de salat? Tu vois, on n'était pas parmi ceux qui faisaient la prière. Et tu vois, ça revient à ce que tu disais tout à l'heure, que ces conversations-là, elles sont intéressantes parce que ça nous permet d'avoir... En fait, c'est comme si on regardait quelque part, on va dire, un film du futur, mais qui est réel. C'est pour de vrai. Et en fait, on a déjà les réponses et les répliques. On sait très bien comment ça va se passer. Je pense qu'il y a Omar Khayyam, on ne va pas être étonné. Dans le sens, on ne va pas être choqué. On va juste se dire, mais c'est exactement les mêmes phrases qu'il y avait dans le Qur'an.
Oum Salama
Il a dit la même chose, et
Zeyneb
lui il a répondu exactement la même réplique. Mais c'est identique, on dirait que la pièce de théâtre se refait. Qu'est-ce que tu aimerais dire par rapport à ça? Comment tu te sens par rapport à ça? Est-ce que tu pries dur? Tu fais tes prières, tes cinq prières?
Oum Salama
Oui. Alors déjà je fais mes cinq prières. Enfin parfois je rate le haïtien parce que je me couche un peu avant avec l'école. Mais après quand j'aurai 10 ans, de toute façon il va falloir que je me couche un peu plus tard pour prier. Et puis, comment dire? Bah en fait la salade moi c'est quelque chose qui m'apaise. A chaque fois, par exemple à l'école quand je me dispute avec des copines, ou à la maison quand je me dispute avec mon frère, ou que j'ai cassé un truc, ou que je fais quelque chose. Et après moi je me sens mal, même les personnes, même je crois que presque toutes les personnes du monde vont sentir ça si on se sent blessé, tout ça. On peut se sentir mal, ça arrive, c'est humain. On est des humains. Et du coup, moi, quand je fais la sonnette, déjà, c'est pour parler avec Allah. Alors j'ai le droit de parler. Parce que je parle avec Allah. C'est moi qui parle. Allah, il me répond, je ne l'entends pas. Mais j'ai le droit de parler puisque je parle. Et du coup, parfois je fais, pendant la prosternation c'est très recommandé, et le dernier Tashahud, c'est très recommandé de faire les doigts qu'on veut parce qu'elles sont toujours exaucées, Inchallah.
Zeyneb
Donc c'est pendant ces moments que tu discutes quoi?
Oum Salama
Oui, c'est comme si je m'étais fait mal. Je suis tombée, je me suis fait mal. J'ai mal, je pleure. Et puis je lui dis à maman, ma mère me met un pansement et puis c'est fini, c'est tout. C'est la même chose avec Allah. À chaque fois je...
Zeyneb
En mieux?
Oum Salama
Oui, en mieux. T'as raison. Il me met le pansement de sa Rahma. Surtout quand je fais... Parfois c'est le pansement de sa Rahma. Parfois c'est le pansement de sa miséricorde. Par exemple quand je fais une bêtise, je lui demande pardon, il me met le pansement de la miséricorde.
Zeyneb
J'aime bien comment tu as dissocié Rahma et miséricorde. Dans le côté où il y a des moments par rapport à la miséricorde où t'as besoin qu'il ait vraiment pitié de toi. Alors que dans Rahma ça implique beaucoup plus de choses.
Oum Salama
Par exemple, quand je fais une bêtise, j'ai cassé une assiette que papa, il était pas du tout content, mais pas du tout. Je me sens mal, parce que moi, ça me fait pas plaisir. Surtout moi, je sais pas pourquoi, mais moi, quand mes parents sont fâchés ou un truc comme ça à cause de moi, ça me rend mal à l'aise, mais comme pas possible. Et Azar, il me met le pansement de la miséricorde. Et puis parfois, quand je fais la prière, je termine mes escales, je me sens bien. Parfois, j'ai même oublié le problème.
Zeyneb
C'est trop beau. Tu sais, au moment où tu parles, ça me fait penser à qui? À Tata Safir, de Douceur et Lumière. On lui fait un grand salam si elle passe par là. Et en fait, elle parle souvent de ça, du fait, tu vois, les invocations lumineuses et tout, qu'elle enseigne aux enfants. Eh bien, tu vois, elle insiste beaucoup sur le fait, là, côté parents, elle parle beaucoup aux parents, dans le sens, c'est important, en fait, Quand en fait nous on est un lien entre Allah et l'enfant, donc on lui apprend à créer du lien, mais c'est très important quand l'enfant il a un problème ou un truc comme ça, de toujours le diriger vers Allah. C'est-à-dire il y a un souci, il ne faut pas que l'enfant il se dise oui c'est ma maman qui va me sauver, qui va m'aider. Il faut vraiment dans un premier temps expliquer à l'enfant Ah, subhanallah, t'as ça, reconnaître l'émotion et après lui dire on va demander à Allah, on va demander à Allah, Allah il va t'aider, etc. et tout, on lui demande d'abord et après on agit. Comme le hadith où le Rasoul Allah sallallahu alayhi wa sallam dit qu'il faut demander à Allah même si c'est que du sel en fait, que du sel il faut lui demander et après tu cherches ton sel. Oui?
Oum Salama
J'avais juste envie de dire un truc. En fait, je me suis rappelé d'une chose. En fait, si on veut être un bon enfant qui a une bonne foi, qui a une très très très bonne foi, il faut prendre l'exemple sur les prophètes quand ils étaient enfants en fait.
Zeyneb
C'est pas mal.
Oum Salama
Ou sur des personnes, des grandes personnes illustres qui étaient nées musulmanes. Ou par exemple, sur les prophètes, par exemple, si on regarde le prophète Youssouf, il est célèbre, il est né avec Yaakoub, mais quand il était dans le puits et tout ça, il était encore petit, je crois qu'il avait à peu près mon âge, un peu plus grand. Mais il avait beaucoup de foi en Allah alors qu'il était encore petit, très jeune. Et si on regarde bien la biographie ou qu'on regarde des choses comme ça, ben voilà, on va voir qu'en fait, ils étaient très, très, très jeunes. Sauf les prophètes qui ont reçu la révélation après, mais même les prophètes qui étaient nés dans des familles pas musulmanes, ils avaient une foi, ils ne voulaient pas croire aux idoles, comme notre grand modèle, le prophète Sallallahu alayhi wa sallam. Il était né dans une famille idolâtre un peu. Bon, vers son époque, quand il était encore petit, c'était un mélange idolâtre et croyance avec Allah.
Zeyneb
– Oui, il y en a qui n'étaient pas polythéistes.
Oum Salama
– Et puis, du coup, ses oncles étaient polythéistes, et puis pourtant, il les aimait beaucoup, mais il ne les suivait pas. Il ne buvait pas de vin, il n'a jamais fait quelque chose d'illicite, en fait.
Zeyneb
En fait, il était lui-même. Il était lui-même, il n'essayait pas d'être quelqu'un d'autre. Il suivait ce que son cœur lui disait en fait.
Oum Salama
On dirait qu'Allah lui avait déjà dit qu'il était prophète quand il était dans le ventre de sa mère. Non mais franchement, il faut prendre exemple sur eux aussi. Je m'adresse à toutes les mamans et papas. Si vous voulez apprendre à votre enfant à avoir une bonne relation avec Allah, il faut suivre les prophètes quand ils étaient petits-enfants.
Zeyneb
C'est un excellent conseil que tu as donné là, barakallahou fiki. Donc voilà, tu nous as parlé de Salat. Et ensuite, l'ayat d'après, il dit et nous ne nourrissions pas le pauvre. En gros, la cause des plus démunis, des pauvres et tout, ce n'était pas notre problème. Et là aussi, si tu regardes bien, c'est un fléau. Beaucoup de gens s'intéressent toujours aux gens qui sont plus populaires, qui ont aujourd'hui le maître un peu de beaucoup, c'est de l'argent en fait. On respecte celui qui a de l'argent et celui qui est pauvre, on le calcule pas trop quoi. Alors que ça, voilà. Et je sais que toi, par exemple, à cause des plus démunis, des pauvres, des orphelins, en tout cas de ceux qui en ont moins, ça te fait quelque chose quand même.
Oum Salama
Moi, ça me fait pitié en fait. Tous les pauvres qui sont assis dans la rue, qui dorment comme ça et tout ça, parfois on les calcule même pas. A chaque fois, c'est les plus riches qui ne les calculent pas. Bon, pas tous, mais à chaque fois, c'est les plus riches qui ne les calculent pas en fait.
Zeyneb
En plus, toi, ça fait référence aussi à ta personnalité, puisque t'aimes bien donner, t'aimes bien aider, etc. Donc forcément, ça te parle plus que d'autres sujets.
Oum Salama
Alors moi, j'avoue que j'aime bien donner, j'aime plus donner que recevoir. Même ma mère et les membres de ma famille sont témoins. Quand je reçois un truc, une chose ou un cadeau, je ne prends même pas le temps d'apprécier. Je cherche déjà ce que je vais donner en échange à la personne. J'essaye de chercher tout ça, un dessin, non, plus que ça, une bague, non, c'est trop cher, non, un truc comme ça. Et puis ensuite, ça me met dans un stress total. parce que, alors que j'ai même pas pris le temps de profiter du cadeau en fait.
Zeyneb
Ça t'as l'occasion maintenant de t'en rendre compte parce que je travaille sur ça avec toi, dans le sens où c'est bien, tu vois, t'es machallah, t'es barakallah, t'es altruiste, t'es généreuse, t'es celle dans la pièce qui pense toujours aux autres et tout, mais le revers de la médaille de ça et de grandir comme ça c'est de ne pas c'est de ne pas savoir recevoir aussi. De ne pas savoir recevoir. Et tu sais, Rassoul Allah sallallahu alayhi wa sallam nous disait, c'est très important en fait d'apprécier ce que la personne fait de bien. Tu vois même, ça aussi ça peut être une forme de cadeau et de remerciement. Le simple fait de dire merci, de remercier, de faire des doigts sans tout de suite penser, pas en tout cas dans l'immédiat, à qu'est-ce que je vais rendre. Parce que ça, le revers de la médaille, après c'est de, comme tu dis, de ne pas prendre le temps d'apprécier ce que la personne a mis beaucoup de temps peut-être et d'énergie et de cœur à te préparer, comme toi. T'as vu dans quel état t'es quand tu penses à offrir quelque chose à quelqu'un, tout le process, tout ce qui va avec et tout. Bah si la personne, au moment où tu lui donnes le cadeau, et ben tu sens qu'elle n'apprécie pas, en fait elle apprécie mais elle est plus focus sur qu'est-ce qu'elle va te rendre, ça te ferait quelque chose quand même tu vois.
Oum Salama
Moi ça me ferait pas quelque chose.
Zeyneb
Ah oui? Si tu offrais quelque chose à quelqu'un et que cette personne ne l'apprécie pas alors que tu étais content de lui offrir.
Oum Salama
Moi j'aime pas trop trop recevoir écoute.
Zeyneb
Oui mais là c'est toi qui donne, je parle de quand toi tu donnes.
Oum Salama
Oui j'essaie du coup j'aime pas recevoir du coup j'avoue que ça me fait un petit pincement un peu.
Zeyneb
Anyway, donc du coup, le fait qu'eux qu'ils avouent, donc déjà nous n'étions pas de ceux qui faisaient la salade, et en plus on ne nourrissait pas le pauvre. Tu vois, le pauvre, donc en plus là il dit le pauvre, il dit pas des pauvres, un pauvre pour dire que ce sont des pauvres qu'on connaissait, ce sont des pauvres qui étaient évidents devant nous, et malgré tout en fait on ne les calculait pas, et ça c'est grave. Ensuite il dit, et nous nous associons à ceux qui tenaient des conversations futiles. Ca aussi tu vois, bon, toi t'es une enfant, donc des conversations utiles, futiles, des bavardages et tout, peut-être que c'est moins parlant que pour un adulte, mais pour toi ce serait quoi par exemple, tout ce qui rentrerait dans des discussions futiles, pour toi ce serait quoi?
Oum Salama
Bah moi, pour moi ce serait Parler derrière le dos des autres.
Zeyneb
Ça, j'avoue, c'est pas utile.
Oum Salama
Mentir sur l'autre. Et puis, se moquer de l'autre en sa présence. Ce qu'on parle ensemble, on dit hey, je sais pas. Et puis, bah... Bah je crois que c'est tout. Aussi parler des choses qui sont pas utiles dans la religion. Par exemple, on parle de «Hey, t'as vu la chanteuse, je sais pas quoi, là? T'as vu sa chanson, elle était trop bien, je sais pas quoi, là?» C'est
Zeyneb
trop marrant, tu parles de ça alors que toi tu écoutes même pas de chanteurs et de chanteuses.
Oum Salama
Bah écoute, j'ai l'habitude d'entendre ça dans l'école.
Zeyneb
Ah oui, des gens qui en parlent. Tu vois, quand je regarde l'étymologie du mot qui est employé par Allah, tu sais que j'aime bien regarder la racine des mots. Quand il dit en arabe, c'est... C'est ça? Mais tu vois, ça vient de la racine... Et donc en fait, ce verbe-là, c'est le fait de s'enfoncer dans quelque chose, de s'engager, de plonger, de s'enliser dans quelque chose, de remuer, de mélanger. Donc là, ça peut paraître un peu abstrait, mais c'est ce qui s'engage, ce qui affronte aussi. Un peu comme pour dire, c'est les gens qui s'enlisent, ça veut dire vraiment s'engouffrer.
Oum Salama
s'enfoncer.
Zeyneb
Voilà, exactement, dans des discussions qui servent à rien. Et tu vois, toi, dans ce que tu as cité de futile, c'est très intéressant, mais des fois, il n'y a pas que le futile en rapport avec parler sur les autres et tout, ou se moquer des autres, il y a aussi le futile tout simplement, discuter de... Enfin, en tout cas, les savants, quand ils parlent de ça, des discussions qui sont futiles, c'est des discussions où on n'apprend pas quelque chose d'utile.
Oum Salama
Justement, c'est ce que j'avais dit.
Zeyneb
En fait, quand tu sors de cette discussion-là, ça n'a servi à personne.
Oum Salama
Bah oui. Ça ne te sert pas à la religion, ça ne te sert pas à prendre tes leçons sur la Shahada, ça ne t'aide à rien. Sauf t'émerveiller et te tromper alors qu'ils disent des chansons de n'importe quoi.
Zeyneb
Pourquoi tu fais un focus sur ça, là? C'est quoi le rapport avec... Eh dis donc, t'as une dent contre ça, sur les chansons futiles. Franchement, c'est nul. Ça, c'est toi qui dis. Effectivement. Et t'as un drôle de pensée. Du coup, les discussions futiles aussi, il y en a qui pourraient se dire, oui, mais ça veut dire que quand on parle de la pluie et du beau temps et tout, c'est pas bon. Bah non. Parler des choses, par exemple, je sais pas, tu parles des faits divers, tu parles de la nature, etc. Ça peut être utile aussi, tu vois.
Oum Salama
Ça c'est très utile aussi, parce que parfois, ça par contre ça nous sert parce que par exemple on peut s'émerveiller et tout ça on peut voir des trucs et là on sait que c'est pas l'homme qui le fait et on sait que c'est Allah du coup ça c'est utile Oui, toutes les choses là.
Zeyneb
Et après, ils disent, nous traitions de mensonges le jour du jugement, le jour de la rétribution. Et ça, c'est quelque chose que beaucoup de peuples avant ont fait. Aujourd'hui, il y en a même encore qui le font. Malheureusement, il y en a même dans la communauté qui peuvent se... Tu sais, ils n'ont pas allé jusqu'à traiter de mensonges, pas à ce niveau-là, mais qu'ils ont encore des doutes sur le jour du jugement. Est-ce que ça va vraiment arriver?
Oum Salama
Oui, ça c'est vrai que ça arrive beaucoup dans la communauté parce que aussi le jour du jugement un peu ça fait peur. Il y a les passages qui font peur. Et puis se retrouver devant Allah et comme ils ont dit avoir la nudité et puis en plus de ça que tes mauvaises actions ou tes petites bêtises soit tout le monde alors que tu voulais pas les dire, c'est là au total du coup ça t'as pas envie, du coup t'as des doutes ou parfois tu vas aller même à mentir parce que tu veux pas que ça se passe en fait. De toute façon, même si tu mens, surtout si t'es musulman, tu sais que ça va arriver, en fait. Du coup, tu peux mentir autant que tu veux, tu peux faire ce que tu veux, tu peux faire ce que tu veux, mais ça va pas changer, en fait. Tu peux pas changer le futur. Surtout pas ce futur-là.
Zeyneb
Et après ils disent ça, ils disent donc on a fait tous ces mauvaises choses, et ils disent jusqu'à ce que nous vient la vérité évidente, donc la mort, jusqu'à ce que la mort elle arrive. Là aussi la mort c'est un... le prophète sallallahu alayhi wa sallam il l'appelait le coupeur de plaisir, la coupeuse de plaisir, dans le sens où les plaisirs de ce bas monde en fait. La mort elle vient les couper. Mais la mort on peut la voir aussi comme autre chose. Quelqu'un qui s'est bien préparé à la vie dans l'au-delà, la mort c'est juste une porte d'entrée. Une fois j'avais posé la question, j'étais dans une assemblée, je sais plus si c'était des ados ou un truc comme ça, j'avais dit mais qui veut aller au paradis? Tout le monde a levé la main. Qui veut mourir? Et là tout le monde, mais c'est pas ils baissaient la main, c'est ils croisaient les bras bien fort là, genre non. Et après je me disais mais pourtant c'est impossible d'accéder au paradis si on ne meurt pas. Tu sais c'est comme si il y avait une pièce de l'autre côté, on dit qui veut rentrer dans cette super pièce où il y a plein d'attractions là-bas, il y a plein de trucs à manger, il y a plein de jeux, etc. Tout le monde dit moi, moi, moi. Et quand on dit qui veut ouvrir la porte, ah ben non, je l'ouvre pas la porte, je reste là. Du coup, ouais, si tu veux, tu peux rester de l'autre côté de la pièce, c'est pareil. Donc en fait, la mort, c'est une... Moi, je la vois comme ça. C'est une porte d'entrée. C'est un loquet, en fait. C'est un loquet. Et pour pouvoir l'ouvrir et tenir la poignée, baisser la poignée avec sérénité, avec vraiment dans la paix, dans la sakina, Il faut juste que le temps qu'on a passé dans la pièce où on était, eh bien on a fait du bien. On ne s'est pas éternisé dedans. Parce que quand on s'éternise là-bas et qu'on ne sait pas trop ce qui va nous attendre de l'autre côté, on n'a pas envie de baisser la poignée et donc finalement on reste dans quelque chose de beaucoup moins intéressant et beaucoup moins bon parce qu'on n'ose pas. Et de l'autre côté de la porte aussi, il peut y avoir des mauvaises choses. L'enfer c'est aussi de l'autre côté de la porte.
Oum Salama
Qu'est-ce que je voulais dire? Ça me rappelle... Dans un livre, il y avait un tableau. En fait, il y avait le tableau... Par exemple, là, il y avait un tableau divisé en trois. La première partie du tableau, c'était lieu. Dans les lieux, il y avait ici-bas, la mort, au-delà. Ensuite, il y avait mécréants et musulmans. Ici-bas, pour le mécréant, c'était le paradis. Pour le musulman, c'était l'enfer. Ensuite, dans la tombe, pour le mécréant, c'était une prison, et pour le musulman, c'était un lieu de repos. Ensuite, dans l'au-delà, ils n'ont pas mis «enfer» ou «paradis », ils ont juste mis «au-delà », pour qu'on puisse mettre les 200, devoir mettre «slash». Ils ont mis «au-delà », et du coup, ils ont mis pour le mécréant «enfer », et pour le musulman «paradis », en fait. Du coup, ça montre qu'en fait, Ici-bas, ça sera, pour un vrai musulman, ça sera la prison. Ça veut pas dire que...—
Zeyneb
La prison, t'avais dit une...—
Oum Salama
Enfer. Ah oui, enfer.—
Zeyneb
Dans le sens, ça va être difficile.
Oum Salama
Et Allah, il nous a prévenus.— Ça veut pas dire qu'on a le droit de rien aimer ici-bas, hein. Mais ça veut pas dire qu'on a le droit de rien... qu'on a le droit... qu'on a pas le droit d'aimer quelque chose. Bien sûr que si. Parce qu'ici-bas il y a ta famille, ici-bas il y a tes amis.
Zeyneb
Il y a des plaisirs de la vie qui sont intéressants.
Oum Salama
Oui il y a des plaisirs qui sont bien. Ici-bas tu auras le Coran, si tu ne l'aimes pas c'est un problème. Mais le reste c'est... En fait il ne faut pas s'éterniser, il ne faut pas trop exagérer sur les plaisirs. A part ce qui est bien, sinon c'est un enfer. Pour le mécréant, lui, il n'en a rien à faire. Pour lui, c'est le paradis là-bas. Ici.
Zeyneb
Ichiba.
Oum Salama
Et du coup, en fait, pour la mort, en fait, pour le musulman, pour le vrai musulman, c'est un lieu de repos. Tu peux enfin te reposer de l'enfer d'Ichiba, en fait.
Zeyneb
– Dans la tombe en attendant le paradis.
Oum Salama
– En attendant le paradis. Et pour le mécréant, lui, il ne veut pas mourir, il veut rester sur la terre. Du coup, lui, c'est une prison. Ensuite, au-delà, comme j'avais dit, pour le musulman c'est paradis et pour le mécréant c'est enfer. Et qu'est-ce que je voulais dire aussi c'était que, en fait, on dit souvent ça, le meilleur pour la fin. Mais c'est pas tout le temps que c'est le meilleur pour la fin, ça c'est d'accord, mais souvent, le meilleur pour la fin. Par exemple, le mécréant, il a le paradis en premier, et il a l'enfer en dernier.
Zeyneb
Et en plus, le paradis, c'est quel paradis? C'est pas le paradis de la fin que les musulmans vont avoir?
Oum Salama
C'est même pas celui-là? En plus, c'est même pas le meilleur paradis, et déjà, il est en premier. Après lui, à la fin, c'est l'enfer. Et puis l'enfer, l'enfer c'est éternel.
Zeyneb
– Pareil, et c'est pas le petit enfer d'ici-bas, c'est le grand là.
Oum Salama
– Non, non, non, c'est le grand en plus. Alors que le musulman, lui, il a un petit enfer, ça va, parce que Allah lui facilite, il lui met des choses ici-bas qui sont des plaisirs pour le musulman, même si ça reste un enfer. Pour la tombe, c'est un lieu de repos. Et pour le paradis, ben… C'est le paradis, en plus c'est pas le paradis d'Ischiba. C'est mieux que ça.
Zeyneb
Chanda nous accorde le paradis. Si on nous entendait parler aujourd'hui, les gens vont croire qu'on parle que d'enfer dans notre journée. Je vous promets qu'on parle plus de paradis. Très beau passage en tout cas. Bon choix de Hayat. Franchement, t'as bien choisi les Hayat pour aujourd'hui.
Oum Salama
Merci.
Zeyneb
J'en profite pour te demander Ta relation au Coréen, qu'est-ce que tu pourrais en dire? Pour toi c'est quoi avoir une relation avec le Coréen et qu'est-ce que tu aimerais nous dire par rapport à ça? En plus c'est intéressant d'avoir le regard d'un enfant de 9 ans.
Oum Salama
Alors moi, le Coréen, franchement je l'aime vraiment, vraiment mais vraiment. et c'est comme si c'était un membre de ma famille. Et puis en plus, c'est mon compagnon parce que dedans je peux tout trouver. Je peux trouver des informations, je peux trouver aussi de quoi me consoler si je suis triste, je peux trouver de quoi me calmer si je suis en colère ou si j'ai fait une bêtise, je suis stressée. et je peux trouver de quoi me réjouir, en fait. Et des informations aussi. Et du coup, bah... En plus, moi j'aime bien, mais ce n'est pas qu'il y a quelque chose que je n'aime pas, mais il y a quelque chose qui me dérange un peu, on va dire. C'est que je récite des sourates que je connais depuis longtemps, mais je n'ai pas connu la traduction. Parce que quand je connais la traduction, ça veut dire que je sais ce qu'est l'information qu'elle me donne, je sais ce qu'est le consoloir et tout ça. Et sinon, si je ne comprends pas, je vais faire comment pour me consoler? Même si...
Zeyneb
C'est pour ça que toi, tu arrives à mieux apprendre et méditer quand tu as compris. Je sais que toi, ton mode d'apprentissage, tu as besoin de... En plus, tu le fais de toi-même. Tu as besoin de regarder la traduction, des fois tu me poses des questions, etc. Et c'est ça qui te motive à apprendre. Tu sais que normalement c'est dans cet ordre là qu'on devrait le faire. C'est bien je trouve quand même que tu comprends, il y a beaucoup de souraces quand même que tu comprends. Tu avances à ton rythme en fait, mais au moins ce qui est bien c'est que toi ce que tu apprends t'es capable de l'expliquer.
Oum Salama
Oui. Après moi j'aime bien ça pouvoir apprendre. apprendre quelque chose. En plus, j'apprends dans la meilleure des langues, en fait. Et le plus simple, c'est que je comprenne déjà la langue avant de... Faut que je comprenne au moins ce que ça veut dire.
Zeyneb
Tu prends des cours d'arabe?
Oum Salama
Mais je ne voulais pas en montrer.
Zeyneb
Oui, c'est normal. Tu sais l'arabe? Je te donne une information. Je crois que je te l'avais déjà dit. L'arabe, en fait, on apprend tout le jour. Oui, en fait, c'est très facile d'y entrer. Les bases, etc. Allah a beaucoup facilité. Il y a beaucoup de choses qu'il a facilité dedans. En fait, on apprend tous les jours l'arabe. Moi, je continue d'apprendre. Même des grands savants de la langue arabe, on continue toujours. Déjà, regarde juste les mots qu'il y a dans le Qur'an. Toutes les dérivées qu'ils ont, toutes les racines, etc. C'est un puits sans fin.
Oum Salama
On pourrait même en apprendre toute... Juste une racine, si on regarde bien la racine d'un verset rempli de mots enrichissants, ça pourrait faire le cours d'une journée entière à l'école en fait.
Zeyneb
Je suis d'accord avec toi.
Oum Salama
Et chaque mot, chaque lettre, chaque son, chaque règle de tajouïde, c'est comme si on passait à une autre matière. Par exemple, dans la journée à l'école, on fait du français, de la géographie, technologie. Par exemple, on commence par le français. Allez, c'est l'heure d'études de la langue. Allez, c'est l'heure de la récréation. Maintenant, c'est l'heure du repas. Mathématiques et tout ça. Là, le temps de chaque lettre, chaque mot, chaque racine, chaque règle de tajouïde, chaque voyelle, ça pourrait prendre le temps de changer une matière, en fait. Faire une matière entière.
Zeyneb
– Oui, c'est passionnant. C'est passionnant. Non c'est très intéressant, mais tu sais tout à l'heure quand tu parlais du Qur'an, comme tu disais c'est ta consolation, tout ça et tout, encore une fois, ça tu... c'est-à-dire comment tu fais avec les passages que tu connais, ça ça va, que t'as appris, ça va, mais ça t'arrives quand même de lire des fois des surates que t'as pas encore appris, et de regarder la traduction, par exemple je sais qu'il y a des récits du Qur'an, t'es pas encore arrivé là-dedans, comme sur l'Atyosso, sur l'At-Talkaf et tout, et pourtant tu sais qu'est-ce qu'il y a dedans. Et si tu as envie de lire ou de comprendre ou d'aller lire un truc, lire quelque chose de spécifique, la conversation de l'Oumar avec son père, tu sais en fait que tu peux quand même les trouver.
Oum Salama
Après moi, j'attends pas d'apprendre la Sourate pour garder la traduction en fait. J'attends pas ça du tout. Ah bah non. Moi, par exemple, dès que j'ai appris que Sourate Youssouf c'est très utile pour la tristesse, moi je regarde la traduction vite vite vite vite vite.
Zeyneb
En plus c'est le plus beau des récits comme on a parlé.
Oum Salama
Oui. Et puis bah, grâce à... Parfois je peux... Moi je connais un petit peu Un tout petit début, là, quelques versets.
Zeyneb
De cela tu as vu ça?
Oum Salama
Oui, bah ça m'a servi et puis en plus je connais la traduction. C'est pas compliqué en fait. En fait, faut pas apprendre, faut pas attendre d'apprendre quelque chose qui est dans une autre langue. Si tu peux l'apprendre maintenant dans ta langue, en fait.
Zeyneb
En fait, c'est quand même... Il faut appliquer. Il faut appliquer ce qu'on a déjà.
Oum Salama
Comme ça, au moins, si tu apprends... Par exemple, tu apprends des versets à chaque fois. Tu connais tout le Coran, mais en français. Et puis ensuite, là, tu revois en arabe. Et puis ensuite, tu dis, ah, mais c'est ce verset-là. Ah, mais c'est ce verset-là. Eh ben, ça va être facile ensuite. Ça va être super facile. Mais facile d'une façon.
Zeyneb
J'aime bien comment t'as dit ça.
Oum Salama
Ça va être facile en fait, parce qu'on va reconnaître, on va se dire ça, ça veut dire ça, du coup ça c'est là. Parfois les mots ils sont inversés, du coup ça sera un peu difficile, mais ça veut pas dire que ça sera tout le temps. Et puis si parfois on va regarder la traduction en français, Mais on va aussi lire les mots, on va regarder les lettres en arabe parfois, parce qu'on est tous curieux. Curieux, que ça soit curieux, que ça soit trop curieux, pas assez curieux, mais on est tous curieux. Et puis tu vas regarder, tu vas reconnaître les lettres, et quand tu vas apprendre, ça sera facile.
Zeyneb
Oui, bien dit, bien dit. Tout à l'heure on était en train de parler de figures en islam et tout, des comportements de certaines grandes figures de l'islam et on est venu à parler, pour rester original, de quelqu'un qui porte ton prénom, Oum Salama. Déjà c'est pas le prénom qu'on entend forcément le plus souvent dans les noms qu'on donne aujourd'hui. Moi je suis super fière déjà que tu t'appelles Oum Salama et tu connais très bien l'histoire de Oum Salama, l'épouse du prophète sallallahu alayhi wa sallam. Et qu'est-ce que tu pourrais me dire d'elle, parmi ses caractères que t'aimerais bien avoir, qui t'impressionne et que t'aimerais bien avoir?
Oum Salama
Alors moi déjà, c'est son intelligence, sa grande intelligence, ainsi que sa force, son courage, sa détermination et aussi sa facilité à régler les problèmes. Ça veut dire, par exemple, le prophète Saddam une fois, il avait dit, une fois, il voulait essayer de partir au hajj. Mais les Mekouas leur avaient dit l'année prochaine. Et puis, puisqu'ils étaient en état d'ihram, ils allaient faire comment pour rentrer? Alors le prophète, sallallahu alaihi wa sallam, il leur disait, rasez-vous les cheveux et enlevez votre état d'ihram. Il ne voulait pas le faire. Rasez-vous les cheveux, coupez-vous les pointes, etc. Il le disait, il le disait, il ne voulait pas le faire. Il ne bougeait pas. Et du coup, ensuite, il est allé dans sa tente, il était triste. Oum Salama, Raja Allah, elle l'a vu comme ça. Elle lui a dit qu'est-ce qu'il y a, il lui a tout raconté. Et elle a déjà trouvé, elle lui a dit, ben fais-le devant toi parce que eux, les sahabis, tout ça, à chaque fois qu'ils voyaient le Prophète s.a.w. faire quelque chose, ils le faisaient à chaque fois. Et littéralement, ça a marché. Il s'est mis devant eux, sans un mot, comme Oum Salama r.a. lui avait dit, Il n'a pas parlé, il s'est rasé les cheveux, il a enlevé son habit de haram et c'est tout. Et puis ensuite, ils ont fait la même chose, miraculeusement.
Zeyneb
En fait, cette scène, elle est très belle parce qu'il faut bien noter que les compagnons n'avaient pas du tout comme intention de désobéir. Ils étaient juste sous le choc, ils étaient sidérés en fait, arrivés jusque là et en fait on leur interdit l'accès à la Kaaba, on leur interdit de compléter leur Hajj et en plus faut dire que beaucoup aussi parmi eux étaient des Mekouas déjà. Donc déjà ils avaient aussi ce besoin de retourner voir chez eux et beaucoup avaient même des fois laissé leur famille, leur bien. Donc en fait là c'était très très dur au moral. Donc en fait ils n'ont pas voulu désobéir, ils sont juste restés debout comme ça, sous le choc sidéré.
Oum Salama
En plus, Maca et Médine c'est très loin. C'est très loin. Même en train, même en TGV c'est 3 heures de route.
Zeyneb
Non c'est moins de 3 heures.
Oum Salama
Si c'était 3 heures.
Zeyneb
Non là entre Maca et Médine c'est pas 3 heures, c'est 2 heures. Le train c'est 3 heures là.
Oum Salama
Oui, je m'en rappelle très bien c'était 3 heures.
Zeyneb
Quand tu étais allée c'était 3 heures?
Oum Salama
Oui, c'était 3 heures.
Zeyneb
Je me rappelle plus, j'ai l'impression que c'était plus court que ça.
Oum Salama
C'était 3 heures. Mais alors imaginez, eux, ils allaient avec des chameaux qui étaient chargés et tout ça, ils marchaient lentement. Il y en avait, ils marchaient comme ça, ils étaient fatigués et tout ça. Et ils viennent jusqu'ici, on leur interdit d'aller chez eux, de même voir leur famille, leur père et tout ça. On leur interdit d'entrer mais c'est... Imaginez-vous, nous à leur place, on va pleurer. Mais eux, ils ont eu au moins le courage de ne pas pleurer, ils se sont restés comme ça.
Zeyneb
Et en fait, ils n'ont pas dit, tu vois, c'est très, très, très important ça. Ils n'ont pas dit non, on refuse ou ils ont posé une question. En fait, ils n'ont pas parlé, ils sont juste restés debout. Et ça, c'est quelque chose que Rasulallah s.a.w. ne les avait jamais vu réagir comme ça. C'est pour ça qu'il est retourné dans sa tente en se disant, mais je ne sais pas, qu'est-ce que je vais faire? Il y a un commandement qu'Allah a donné, je leur donne, et en fait, eux ne le font pas. Et c'est ce que Umm Salama lui avait dit, donc tu as très bien expliqué. en disant mais en fait, ils n'ont d'exemple que toi en fait. Va devant ta tante, rase-toi et tu vas voir ce qu'ils vont faire. Donc on peut se dire quand même qu'une épouse du prophète sallallahu alaihi wa sallam, Umm Salama, a désamorcé ce qui aurait pu être un grand problème en fait. Elle a vraiment très bien géré la situation. Dans les caractéristiques que tu as citées, d'ailleurs Umm Salama c'était quoi son vrai prénom? C'était une proche-parente de Khalid ibn Walid, c'était sa cousine. Ah d'accord, et précédemment mariée à Abu Salama, du coup par rapport à la fille Salama. Et en fait, donc effectivement, grande intelligence, c'est après Mouna Aisha, c'est celle qui a rapporté le plus de hadiths du Prophète sallallahu alaihi wa sallam, sa fille aussi d'ailleurs. et donc grande connaissance d'Issam, très intelligente, posée, fin diplomate. Et il y avait autre chose aussi dans son caractère, où elle était connue, c'était sa grâce, l'élégance. Elle était très élégante, très gracieuse. Elle, on disait aussi qu'elle était très belle, mais ça dépassait même la beauté. Parce que quelqu'un peut être beau, avoir des mauvaises manières, quelqu'un peut être beau et être inélégant, tu vois. Mais elle, c'était vraiment le vrai mot, c'était la grâce, l'élégance et tout. Et ça, je me suis toujours dit, tu sais quand je fais des doigts pour toi, voilà, comment tu vas évoluer plus tard, etc. C'est quelque chose que je demandais. Franchement, je me dis toujours, tu vois, le soleil nous a toujours, sallallahu alayhi wa sallam, nous a toujours recommandé de choisir des beaux prénoms pour nos enfants. Et subhanallah, c'est pas la première fois que je vois, tu vois, les noms, on pense que c'est nous qui les choisissons. Et on est toujours étonné de voir, quand on voit la personne grandir, de se rendre compte qu'elle a des fois des caractéristiques de la personne dont elle porte le nom. Et par exemple, en termes d'intelligence et tout, moi je pense qu'Inch'Allah Ya Rabb t'es sur une très très belle voie, pour le reste aussi. N'est-ce pas? Et tu vois, quand je pense à la grâce de Oum Salam, je me suis dit, masha'Allah, si ma fille a grandi, elle a cette grâce, c'est très important. Et je pense, comme tous parents, c'est vraiment très important dans l'éducation des enfants, tu vas me dire si tu es d'accord, dans l'éducation des enfants, de leur... Tu vois, des fois, enfin... On a tendance à avoir d'autres super-héros, des dessins animés, des trucs comme ça. Alors qu'en fait, les vrais super-héros, ils sont dans le Qur'an et dans la Sunnah. Et des fois, c'est même pas la peine d'aller loin. Si on a choisi un bon prénom pour son enfant, ça renvoie forcément à une figure très importante de notre islam. Eh bien, ça peut être très intéressant déjà de commencer par ça. Tu sais, la personne dont tu portes le nom, qu'est-ce qu'elle a fait, qu'est-ce qu'elle a dit, etc. Juste ça. Je sais que toi, Oum Salama, ça fait partie de tes héroïnes, tu vois. Et vraiment, Kadhat accorde ses qualités, parce qu'elle avait des grandes qualités. Très beau. On va bientôt finir cet épisode, parce que sinon on peut parler jusqu'à demain. Toi, il y a autre chose que je voulais te demander. En dehors du Qur'an, tu aimes lire quoi? Parce que je sais que tu aimes beaucoup lire. Qu'est-ce que tu aimes lire? Ton livre préféré ou tes livres préférés?
Oum Salama
Alors déjà ma passion c'est lire et dessiner. Et puis en termes de lire, mon livre préféré, c'est le livre d'une figure que j'admire beaucoup. C'est Maria, une maurisque dans l'enfer catholique.
Zeyneb
Toi t'es passionné par la cause des maurisques. En fait t'aimes trop l'histoire, les musulmans d'avant qui ont galéré pour préserver leur islam.
Oum Salama
Ça parle d'une fille, d'un alphaki, Elviadjiro. Alors, si vous cherchez des recherches sur les maurisques, vous allez tout trouver, Inch'Allah, je crois. Et à cette époque-là, les chrétiens, ils voulaient pas de musulmans, en fait. C'était après l'époque de l'Andalouse. Et ensuite, les chrétiens, ils sont venus, ils ont enlevé, et puis il restait quelques musulmans qu'on appelait les maurisques. Et du coup, il y avait des Al-Faqih, c'était des mourir, c'était un peu comme... un peu comme les Taïbiyaoud. Ils essayaient de propager l'islam et tout ça. Et du coup, Maria, c'était la fille d'un Al-Faqih très connu, Al-Alviadjiro. Et...
Zeyneb
Il ne faut pas tout raconter. Si la personne n'a pas lu le livre, elle ne voudra pas que tu lui racontes tout. Tu résumes des choses qui ne sont pas...
Oum Salama
L'Inquisition a rattrapé son père. et ils l'ont tuée, entre guillemets, et elle s'est enfuie dans les bois, elle s'est évanouie, elle s'est levée sans plus aucun souvenir. Et puis ensuite, elle va à chaque fois, chaque nuit, faire des rêves. Elle fait des rêves. Elle retrouve une partie du Coran, une autre, une autre, mais elle ne retrouve pas tout le Coran. Et du coup, elle va partir sans savoir sur les pas de son père pour ensuite retrouver l'autre partie du Coran.
Zeyneb
C'est un très beau livre, celui-là. Tu l'as lu combien de fois? Parce qu'à chaque fois que je te vois, tu es en train de lire.
Oum Salama
Oui, je l'ai lu 5 fois je crois.
Zeyneb
5 ou 6 ans. C'est un beau livre.
Oum Salama
Il n'y a pas d'images, juste des informations.
Zeyneb
C'est comme un roman en fait.
Oum Salama
Il y a juste des images dans les chapitres.
Zeyneb
Il est très beau ce livre-là. Sinon t'aimes lire un peu de tout aussi?
Oum Salama
Les éditions de Sarrazin.
Zeyneb
Les éditions de Sarrazin, d'accord. En tout cas t'aimes bien tout ce qui est historique, biographie?
Oum Salama
Oui. Aussi La couleur des sentiments, après Maria c'est mon préféré, après celui que je viens de citer. Ça parle des noirs qui étaient chrétiens, mais c'était pas à la même époque. C'était bien après, c'était vers l'époque de Malcolm. Vers l'époque de Malcolm X et Mohamed Ali. Et voilà, ça parle d'une... deux noirs, Mini et Ebiline, qui vont être amis avec Miss Glitter.
Zeyneb
Je ne dis pas plus. C'est l'époque de la ségrégation, je sais que c'est une cause aussi qui te touche beaucoup. Machallah. Écoute, on a bien discuté, on a abordé pas mal de choses. En tout cas, je te remercie d'avoir accepté mon invitation. Et en fait, c'est toi qui m'invites et qui me harcèle depuis des mois.
Oum Salama
Accepter, c'est un peu obligé.
Zeyneb
Oui, c'est parce que ce n'est pas accepter, c'est que c'est toi qui as proposé déjà.
Oum Salama
J'ai proposé, j'ai proposé, j'ai proposé, j'ai proposé. Si t'as des bons mots à dire, c'est bon. Ça suffit là. D'accord, je vais le faire.
Zeyneb
Ouais, j'ai cédé quoi. T'es en train de raconter devant tout le monde à quel point t'as réussi à me convaincre. C'est bien. C'est bien, je me suis persuadée. On va s'arrêter là. Je demande à Allah de te préserver, de préserver tes frères, de préserver toute la descendance de cette communauté. Et qu'Allah fasse de nous de bons ancêtres, vous aussi de bons ancêtres, parce que dès que vous voulez la terre, vous devenez des ancêtres. Et voilà. Amin Ya Rabbil Alamin. Assalamualaikum. Merci d'avoir écouté cet épisode. Et comme toujours, si ce podcast t'a apporté du bien, alors une chose à faire, t'abonner pour ne rien rater. Et si il te semble pouvoir être utile à d'autres personnes, sens-toi libre de le partager. Et même de laisser un commentaire et la note de ton choix sur ta plateforme d'écoute préférée. Ce sera une belle manière de me faire savoir que ce podcast doit continuer et être écouté par le plus grand nombre. Je confie à Allah le soin de préserver ta foi, ton honneur et ton cœur. Je te laisse à présent passer un bon moment avec ton Coran et je te dis à vendredi prochain pour un nouvel épisode.
Hoste : Oustadha Zaynab
Date : 26 juin 2026
Invitée : Oum Salama (9 ans, fille aînée de Zeyneb)
Dans cet épisode spécial, Oustadha Zeynab invite sa fille aînée, Oum Salama, âgée de 9 ans, à une discussion libre autour de versets du Coran qu’elle a elle-même choisis. L’épisode explore l’importance d’apprendre de plus jeune que soi, la vision de l’islam et du Coran vue à travers les yeux d’un enfant, et la puissance d’une foi authentique et simple, nourrie dès l’enfance. Le thème central est l’apprentissage mutuel, l’innocence et la profondeur d’une lecture enfantine du message coranique.
L’épisode est empreint d’une grande tendresse, d’authenticité et de simplicité enfantine. Oum Salama émeut par sa profondeur, ses analogies, et une sagesse qui rappelle combien il y a à apprendre de plus petit que soi, mais aussi combien la parole de l’enfant est limpide lorsqu’elle n’est pas "formatée".
Le dialogue mêle admiration mutuelle, humour ("Je fais tout le temps des métaphores !"), et pédagogie vivante, loin de l’académisme.
Un épisode sincère, riche d’enseignements, bouleversant par moments, qui invite à revaloriser la voix et la sagesse des plus jeunes. Oum Salama propose un regard pur et pragmatique, nourri de la sunna, de l’histoire musulmane et de ses propres questionnements.
Oustadha Zeyneb, par son écoute et ses relances, prouve la fécondité du dialogue intergénérationnel et la puissance de l’éducation spirituelle centrée sur l’attachement au Coran.