
Et quand je tombe malade, c'est Lui qui me guérit. Sourate ash-Shu'arâ, ayah 80. Au milieu d'une liste de bienfaits qu'Ibrahim عليه السلام attribue à ALLAH ﷻ, il y a une ayah qui se distingue : celle qui parle de la maladie. Dans cet épisode, on exp...
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Aujourd'hui nous allons aborder un sujet qui touche chacun d'entre nous d'une manière ou d'une autre, la maladie. Que ce soit un simple rhume, une douleur persistante ou une épreuve de santé plus complexe et plus chronique, eh bien la maladie fait partie de nos vies et soulève en nous des émotions et des interrogations multiples. Ce sujet m'a été suggéré par beaucoup d'entre vous et avec ma casquette aussi de jeune médecin généraliste, je ne peux pas m'empêcher d'être touchée forcément par ce sujet. Et donc j'aimerais que cet épisode soit une source d'espoir, soit une source de nour aussi, une occasion de voir la maladie sous un angle bienveillant, sous un angle spirituel, parce qu'il est fortement lié à notre lien avec Allah subhanahu wa ta'ala aussi, et comme un retour à soi-même, comme une introspection, comme un appel à Allah subhanahu wa ta'ala.
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sur Coran de ton cœur, le podcast qui t'aide à reconnecter ton cœur à ton Coran. Je suis Zeyneb et je suis passionnée par les deux médecines indispensables à toute vie sur terre, celles de l'âme et celles du corps. Je suis donc enseignante de Coran et interne en médecine générale. Voilà plus de dix ans maintenant que j'enseigne aux femmes à lire, à apprendre, à comprendre et surtout à vivre leur Coran au quotidien en reconnectant leur cœur au Coran. Car oui, j'ai la ferme conviction qu'un cœur connecté au Coran est capable de redistribuer à tous les organes du corps l'amour pour Allah, l'envie de lui plaire et d'agir dans le bien. C'est pourquoi à travers ce podcast, je compte redonner chaque semaine un nouveau souffle à divers points de ta vie au regard de ton Coran. Prends ce temps pour toi et belle écoute. Assalamualaikum warahmatullahi wabarakatuh J'espère que tu te portes bien, j'espère que t'es proche aussi. Pour ma part, alhamdulillah. Donc je reviens après une petite, une très légère pause parce que j'étais en déplacement et le retour a été un peu fatiguant on va dire, mais alhamdulillah. Alors aujourd'hui, comme je le disais dans l'introduction de l'épisode, on va aborder un sujet qui n'est pas des moindres. J'espère, incha'Allah, qu'on arrivera à en parler correctement, qu'on fera honneur à ce sujet, qui est un vaste sujet. Et en réalité, il en faudrait d'autres aussi pour compléter encore plus, incha'Allah. Mais là, on va prendre l'angle vraiment de la maladie et nous. Qu'est-ce que qu'est-ce qu'on doit en penser, comment on doit se positionner, qu'est-ce qu'elle veut dire, etc. Alors pour commencer je vais te laisser écouter les ayats parce que c'est un petit passage quand même qui ont motivé l'épisode du jour. Bonne écoute.
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Bismillahirrahmanirrahim «Et écrivez-les la nouvelle d'Ibrahim, quand il a dit à son Père et à son peuple ce que vous obéissez.» «Ils ont dit, «Nous obéissons à des personnages, et nous restons à leurs côtés.» «Il a dit, «Est-ce qu'ils vous entendent quand vous priez, ou qu'ils vous bénissent, ou qu'ils vous harcèlent?» Ils répondent, «Non, nous avons trouvé nos pères qui faisaient la même chose.» Il répond, «Voyez-vous ce que vous avez fait d'obéissance, vous et vos pères les plus anciens? Ils ne sont que des ennemis pour moi, le Seigneur du monde qui m'a créé. Qui m'a créé, donc il me guide. Et celui qui me nourrit et me nourrit, et qui me nourrit me nourrit, qui et et me nourrit, et qui me nourrit et nourrit, et qui me nourrit et me nourrit, et qui me nourrit et me nourrit, et qui nourrit et me nourrit, et qui me nourrit nourrit, et qui me nourrit et nourrit, et qui me nourrit et me nourrit, et qui me nourrit et me nourrit, et qui me Et récite-leur
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la nouvelle d'Ibrahim quand il dit à son père et à son peuple «qu'adorez-vous?» Ils dirent «nous adorons des idoles et nous leur restons attachés». Il dit Vous entendent-elles lorsque vous les appelez? Ou vous profitent-elles? Ou vous nuisent-elles? Ils dirent «Non, mais nous avons trouvé nos ancêtres agissant ainsi». Il dit «Que dites-vous de ce que vous adoriez? Vous et vos vieux ancêtres. Ils sont tous pour moi des ennemis, sauf Rabbul Alamin. Celui qui m'a créé, et c'est lui qui me guide. Et c'est lui qui me nourrit et me donne à boire. Et quand je tombe malade, c'est lui qui me guérit. Et c'est celui qui me fera mourir puis me redonnera la vie. Et c'est de lui que je convoite le pardon de mes fautes le jour de la rétribution. Rabbi, accorde-moi sagesse et savoir, et fais-moi rejoindre les gens de bien. fait que j'ai une mention honorable sur l'élan de la postérité, et fait de moi l'un des héritiers du jardin des délices. C'est tiré de Surat Ash-Shu'ara, aya 69 à 85. Alors le passage d'aujourd'hui, un long passage mais en réalité des ayats courtes mais très très fortes et j'ai voulu vraiment mettre tout le passage, pas seulement le passage où notre père Ibrahim a.s parle de la maladie. Il y a un passage en particulier, l'ayat 80, où il mentionne la maladie. Mais cette ayat là est précédée d'ayats forcément et elle est suivie d'autres ayats. Et si tu regardes la structure de ce passage, tu auras remarqué dans son enchaînement quand il parle des bienfaits qu'Allah s.w.t a là, lui a accordé, et bien tu vois que c'est toujours formulé de la même manière, quand tu lis en arabe et quand tu lis la traduction dans la langue avec laquelle tu écoutes l'art, tu lis la traduction, et bien tu verras qu'il y a une haya qui se distingue dans sa formulation, dans sa syntaxe, dans la manière de parler. Donc je te laisse déjà t'en rendre compte, on va en parler tout à l'heure, donc je te laisse regarder visuellement, et qu'est-ce que tu remarques? Et je trouve que ce passage parle de beaucoup de choses. Déjà Ibrahim, qui commence par parler d'Ibrahim, son peuple, son père, dans le fait qu'il suive aveuglément ce que les anciens faisaient. en mâle bien sûr, en mâle, que tout n'est pas à reproduire, que ce n'est pas parce que dans le passé ça a été fait qu'on doit forcément le reproduire. C'est vrai que naturellement le comportement de l'être humain c'est de dupliquer ce qui a été fait avant lui, c'est de refaire ce qui a été fait avant lui. C'est vraiment difficile de couper avec une habitude qui s'est instaurée sur des générations, c'est vraiment pas facile. Seulement, Ibrahim a l'appel à l'intelligence de ces gens. Il pose la question, il dit, est-ce que quand vous parlez à ces idoles, elles vous répondent? Est-ce qu'elles vous nuisent, en quelque sorte? Est-ce que d'une façon ou d'une autre, elles vous profitent? Est-ce que ça vous sert à quelque chose? Et en fait, ils savent, ils connaissent la réponse. On connaît tous l'épisode dans la vie d'Ibrahim a.s. où pendant un jour où il y avait une festivité, où toute la ville était occupée à ces festivités-là, il va, il brise, il casse les idoles et il décide de poser la hache, l'outil avec lequel il a cassé les idoles, sur la plus grande des idoles, qu'il a laissée intacte. Et quand les gens voient le désastre et tout le monde commence à suspecter Ibrahim a.s, sa réponse en fait elle est logique. Le stratagème, on le connaît, il répond en fait demander à la plus grande des statues. C'est peut-être elle qui les a cassées en gros. Et eux qui se concertent entre eux, devant lui, ils se mettent à part et ils parlent entre eux, ils disent «vous savez très bien qu'il dit la vérité en fait». Donc eux, ils savent que ce n'est pas la grande idole qui a cassé les autres, ils savent que ça vient d'Ibrahim a.s.m. Mais il les met dans une situation difficile parce que Parce qu'en fait, soit ils vont dire non, ce n'est pas la grande idole qui l'a cassée. Et donc, ils sont en train de prouver qu'elle n'a aucune force, qu'elle ne sert à rien, qu'en fait, vous adorez des idoles qui ne peuvent même pas se défendre contre moi, etc. Ils sont censés m'apporter quelque chose. Soit, en fait, ils maintiennent que oui, ils disent que c'est d'accord, c'est vrai, c'est la grande idole qui a cassé. Et là, en fait, l'entendement ne peut pas accepter ça. Donc, ils sont tellement en désarroi qu'ils continuent de blâmer Ibrahim a.s.s. En gros, t'es un fauteur de trouble, on va te jeter dans un feu et voilà. Et vous connaissez la suite. Donc là c'est quand on est dans la négation, quand on ne veut pas admettre la vérité, quand on se voile face à la vérité, quand on n'accepte pas les faits. Et Allah subhanahu wa ta'ala, tout au long de notre vie, il nous met face à des réalités, il nous met face à des choses logiques, réalistes, en attendant justement qu'on se réveille, qu'on suive ce qui est sain pour l'entendement. Et donc on a l'impression que ce passage-là n'a pas vraiment de rapport par exemple avec la maladie, mais ça en a. Quand Ibrahim a.s.s. dit tout ça, il pose des questions, il les met devant leur fête. Et après ils répondent juste «Ben en fait c'est comme ça qu'on a…» Ils disent Non, ils répondent non. En gros, elles ne nous profitent pas. Elles ne nous nuisent pas. Elles ne nous entendent pas. Elles ne nous servent à rien quoi. Dans tout ce que tu as cité. C'est-à-dire dans l'hymne à l'Islam, il a cité des choses importantes en fait. Est-ce qu'elles vous entendent? Parce que vous faites des doigts, vous ramenez des offrandes, vous demandez des choses. Est-ce qu'elles vous entendent au moins? Et ils répondent non. Ils répondent non pour tout ce qu'il a dit. Est-ce qu'elle vous profite? Non, ok. A la limite, est-ce qu'elle vous nuise pas? Au moins qu'elle ne vous nuise pas quoi. Non en fait. Elle ne nous nuise pas, elle ne nous profite pas, elle ne nous entend pas. Et bin Ima alayhi salam qui entend leur réponse, me disent ben non en fait. On a trouvé nos ancêtres. faire comme ça. Donc en fait, on reproduit bêtement des choses de nos ancêtres qu'on sait en fait. Ou peut-être qu'ils ne s'en rendaient pas forcément compte. Vous savez, quand vous reproduisez, reproduisez, on ne s'en rend pas compte. Mais là en fait, ils sont devant l'évidence. Mais ils m'en tiennent en fait. Ok, on sait que ça ne sert à rien, qu'elle ne nous sert à rien, mais en fait c'est comme ça qu'on a trouvé nos ancêtres faires, et bien on va rester là-dessus quoi. Et bien il m'a laissé à l'inqui. donne le change et dit ok, d'accord. Il dit donc en fait là vous êtes en train de me dire tout ça quoi. Il dit donc vous et vos ancêtres vous restez dans ça. Et il dit tous ces idoles, tous les gens aussi qui ne veulent pas croire, il a mis tout dans le même paquet et il a dit «Fa innahoum adoubou li illa rabbal alameen». Donc ils sont tous ennemis. Et attention parce qu'en français c'est traduit par «ils sont des ennemis pour moi». Mais dans la traduction littérale c'est comme s'il disait, parce qu'il dit «Fa innahoum». Donc ils sont, en parlant de tout ça, tout ce paquet de choses qui ne vont pas, Tous ces gens, tous ces idoles, etc. Tous ceux qui se déclarent ennemis d'Allah, tous adouboun. Il n'a pas dit «arda». Il n'a pas dit «des ennemis». Il a dit «un ennemi». C'est comme s'il disait «ils sont tous un ennemi». Ça me fait penser à la formulation de Moussa a.s. quand il parle, lui et son frère Haroun a.s, quand ils vont s'adresser à Pharaon, il dit «inna rasul rabbil alameen». Nous sommes le messager. Comme pour dire qu'en fait, quand il s'agit de proclamer la grandeur d'Allah, quand il s'agit d'appeler à la guidée, on est un. Je suis avec mon frère, je suis prophète, il est prophète, on est envoyé tous les deux, mais là au moment où on parle, on est un. Et pourtant c'est Moussa, qui parle, mais il ne se distingue pas de son frère. on est un. Ibrahim a.s, il fait la même chose en fait. Toutes ces choses là là, d'accord, ici c'est pas dans le sens, toutes ces choses là, unies, sont une force, sont unies, mais dans le sens, tout ça là, pour minimiser. Dans le cas de Moussa a.s, c'était pour maximiser, c'était pour honorer, élever l'unité. Dans le cas ici avec Ibrahim a.s, c'est pour tous les rabaisser en fait. Comme pour dire tout ça là, je mets tout ça dans un panier et ça c'est un ennemi pour moi face à mon Rabbi. Et là, il cite l'attribut même de l'ospanthala qui permet à la fois de parler de sa grandeur et comme si ça ne suffisait pas, il en rajoute les mondes. Rab al-alameen, donc le rab des univers. Donc au cas où ces personnes-là n'avaient pas compris que Allah est plus grand que tout ça, et bien Ibrahim le rappelle. Et là, il commence à citer ses bienfaits. Il dit c'est lui qui m'a créé. Et c'est lui qui me guide. En gros, Allah m'a créé. Il ne va pas me créer et me laisser perdu. S'il me crée, il m'a forcément donné les outils pour me guider. Et c'est valable pour tout le monde en réalité. Dès lors qu'Allah vous a créé, ce serait comme une première leçon. En philosophie, quand on va à l'école, au lycée ou au collège... Non, c'est au lycée. En tout cas, la première leçon qu'on m'a apprise en philosophie, c'est je pense donc je suis. Là, j'ai envie de rebaptiser ça et dire, je suis créée, donc je suis guidable, donc j'ai la guidée, en fait. Elle est disponible. Je la prends ou je ne la prends pas, mais c'est disponible. À partir du moment où tu es créée, tu es sur terre, tu es là, et bien sache que là a mis sur terre, a mis à côté de toi. de quoi te guider. Tu regardes ou tu ne regardes pas, tu écoutes ou tu n'écoutes pas, tu prends ou tu ne prends pas. Ça c'est nous en fait. C'est chacun. Et Ibn Ali commence par ça en fait. Allah m'a créé pour le coup. Donc il me guide. Alors que vous, vos idoles, vous les fabriquez et en fait, elles ne vous servent à rien. Vous les fabriquez, vous les cassez. La preuve, j'ai pu en casser. Donc vous les fabriquez et vous devez les protéger. Les poser dans un meuble où ça ne va pas se casser, vous devez faire attention, vous devez les dépoussiérer. C'est ridicule. Donc lui, il dit, il m'a créé déjà. Vous, amenez-moi déjà quelqu'un qui vous a créé, que vous pouvez adorer en dehors d'Allah. Il n'y a pas. Donc il m'a créé forcément il m'a mis à disposition la guidée. Ensuite il continue. Et c'est lui qui me nourrit et qui me donne à boire. Donc si tu regardes bien, Ibrahim a.s il cite des choses vitales. La guidée, la guidance, la guidée d'Allah s.a.w. elle est indispensable sur terre pour survivre. C'est indispensable si on veut rester droit dans nos bottes, vivre correctement et surtout quand on dit vivre dans le sens vivre sur la route du paradis. Parce qu'il y en a plein qui restent vivants, qui vivent, qui mènent leur best life comme on dit aujourd'hui. Mais en réalité, ils ne sont pas sur la route du paradis. Donc comme ça, on a l'impression que tout va bien pour eux. On peut même être amené à les envier si on ne fait pas attention. alors qu'il n'en est rien. Après, seul Allah sait ce qu'il y a derrière la chose. Donc là, il parle de la guidée en premier. Après, il parle de la nourriture et la boisson. Et il pouvait parler de plein de choses, prières détaillées, mais déjà dans la guidée, il y a tout. Et dans la guidée, fais bien attention à ce terme, c'est pour dire qu'Allah m'a donné, d'accord? Yahdin, Hidayah. Donc dans ça, il n'y a pas seulement que prier, lire le Coran. Allah m'a guidée dans tout ce qui est bon pour moi. Allah m'a guidée dans tout ce que j'ai besoin. Donc la santé y va, et c'est notre sujet d'aujourd'hui. La spiritualité y va, les relations familiales y vont, les finances, l'éducation, l'habillement, etc. Tout va dedans. Allah, en fait, m'a tout donné. Donc, dans la guidée, dans cette chose vitale qu'il a citée en premier, Allah, s'il m'a créé, eh bien, il m'a donné ce qu'il faut en termes de santé, en termes de famille, tout ce qui était bon pour moi. Il me l'a mis, en tout cas, à disposition. Comme j'ai dit tout à l'heure, je prends. Je ne prends pas, j'écoute. J'écoute pas, Je regarde, je regarde pas. Je fais, je ne fais pas. Ça, c'est chacun. C'est chacun qui gère, entre guillemets. Et donc, il parle de la nourriture et la boisson. Il faut savoir que quand Allah SWT cite comme ça des passages, surtout, et c'est pareil à travers ses prophètes, c'est une suite logique. Ce n'est pas un hasard s'il parle de la guidée avant de parler de la nourriture et la boisson. Il aurait pu dire directement la nourriture et la boisson, mais tout suit un ordre efficace. Donc, la guidée, Ensuite il parle de la nourriture et la boisson et ces deux éléments là on est d'accord, c'est pas la peine d'aller loin si en fait on ne peut pas se nourrir et on ne peut pas s'abreuver. Si je ne peux pas étancher ma soif, je ne peux pas calmer ma faim, ben en fait je ne pourrais pas faire le reste. D'accord? C'est vital, je suis un être humain. Donc il y a la nourriture de l'âme, il y a la nourriture du corps. Et après il parle de la maladie. Et là il dit, et quand je suis malade ou quand je tombe malade, c'est lui qui me guérit. Donc il reparle encore d'un bienfait d'Allah. Sauf que contrairement, je pense maintenant tu as remarqué, Contrairement aux autres tournures, il dit c'est lui qui et il me. C'est lui qui et me. C'est lui qui m'a créé et il me guide. C'est lui qui me nourrit et me donne à boire. Dans l'Aïa 80, on va sauter parce que c'est celle qui nous intéresse et qui fait l'exception. Et c'est lui qui me fera mourir et c'est lui qui me redonnera la vie. Et c'est lui dont je convoite le pardon, le pardon de mes fautes le jour de la rétribution. Et là, tu vois en plein milieu, Donc tu vois quand même cinq ayaats comme ça qui parlent de ce qu'Allah fait. Cinq. Et au milieu, pile au milieu, là, il parle de la maladie. Et là, si Allah s.w.t quand il cite, il y a toujours une symétrie, il y a toujours des rimes, c'est très bien fait. Et là, il y a une exception. Quand l'Inspirenta l'a fait ça, c'est pour nous envoyer un message forcément. Là, si ça se déconstruit comme les autres ayats, ça serait «et c'est lui qui me rend malade et c'est lui qui me guérit». Alors Aoudoubillah, c'est pas ça qu'il a dit. Il a dit, donc là c'est Ibrahim a l'Islam qui parle. Et on va pouvoir analyser dans quel contexte il a dit ça. Qu'est-ce qu'on peut comprendre de tout ça? Eh bien, il dit «et quand Je tombe malade, c'est lui qui me guérit. Donc là, ici, il y a une forme déjà de respect envers Allah subhanahu wa ta'ala. La sonorité n'est pas la même, le sens n'est pas le même quand on dit et c'est lui qui me rend malade. Et quand je tombe malade, on pourrait dire que le résultat il est le même, je suis malade à la fin. Mais il n'est pas le même. Il n'est pas le même en réalité parce que je tombe malade et on me rend malade, ce n'est pas pareil. Quelle est la différence entre les deux? Si je dis «ah, il m'a rendu malade» ou «un tel m'a rendu malade », voilà, en tout cas il y a quelqu'un. Et quand je dis «je suis tombée malade », c'est quoi la différence? On est d'accord que dans le premier, quand on dit «on m'a rendu malade », quand il y a quelqu'un d'autre en tout cas ici qui est inclus, eh bien, je me défais de cette responsabilité et je la donne à quelqu'un d'autre. Quand je dis «je suis tombée malade », là tout de suite, il n'y a que moi déjà. Donc il y a une part de «c'est mon fait». Attention, on va vraiment bien parler de ça. Il ne faut surtout pas rentrer dans ces histoires de culpabilisation, punition, etc. Ce n'est pas du tout cet axe-là que je veux prendre. Et parce que ce n'est pas le bon axe. Là, on va poser ça tout de suite ici. La maladie, tomber malade, ce n'est pas une punition dans l'aspect intérieur. Ce n'est pas une malédiction, ce n'est pas un mauvais sort, il faut arrêter. Parce que ça je l'entends assez souvent quand même, des personnes qui tombent malades et tout de suite c'est «ah faut revoir ta foi », ou bien c'est la personne elle-même qui se blâme «qu'est-ce que j'ai fait de mal, qu'est-ce que…» Il y a quelque chose à remettre en question. Mais la maladie n'est pas une punition. Ça peut être une manière pour nous, et on va le voir, enfin la maladie voilà, il faut le voir comme une alerte, une information qu'il y a un dysfonctionnement. Et pas qu'un dysfonctionnement organique, ce n'est pas seulement au niveau du corps, et très souvent ce n'est pas que même au niveau du corps. Donc attention de ne pas le prendre comme une punition, parce que dire que la maladie serait une punition. On pourrait dire alors que Ayyub al-Islam, qui est le prophète auquel on pense quand on parle de la maladie, c'était son épreuve. Il a été malade pendant des années, on parle de plus d'une quarantaine d'années où il a été malade. Il n'a pas seulement perdu la santé, il a perdu beaucoup d'autres choses, on en parlait tout à l'heure aussi. Et un prophète comme ça, très apprécié d'Allah SWT, son protégé, il va être puni de quoi en fait? C'est l'inverse. C'est dans la maladie qu'il a été le meilleur. Donc si c'était une punition, la punition ne sert pas à faire ressortir le meilleur de quelqu'un. Parce que la punition c'est un coup près final. Tu es puni parce que tu as dépassé les bornes. D'accord? La punition, c'est quelque chose de final. C'est comme Allah SWT, quand il parle de punition, c'est une punition qui est définitive. Il parle de l'enfer, il parle de... Le lafin, ça ne veut pas dire que dans la vie il ne va pas réprimander des personnes. Il va faire goûter aux gens qui ont fait du mal, et s'y bat avant l'au-delà. Ça c'est certain. La maladie ne rentre pas là-dedans. D'accord? La maladie ne rentre pas là-dedans. Dans ce cas, comment on pourrait expliquer quelqu'un qui naît avec une maladie? Une maladie qui est néonatale, une maladie qui est génétique. Il va être puni, il n'est même pas encore arrivé, il est puni. Dans le ventre de sa mère, on détecte déjà qu'il va être malade. Il est porteur de quelque chose, soit d'une malformation, soit de quelque chose de génétique ou autre. Il est puni. Il est arrivé, il est puni. Il n'est même pas encore arrivé, il est puni. Non. Mohamed sallallahu alayhi wa sallam, notre Mohamed sallallahu alayhi wa sallam est tombé malade. Les prophètes sont tombés malades. Les gens pieux sont tombés malades. Ils ont été punis. Non. La punition, dans notre cas, nous ne sommes pas des prophètes. C'est une information qui nous est donnée, une information de qualité. Et si ça en est arrivé à là, ça reste quand même une rahmah d'Allah. Parce que si on n'avait pas ce signal-là, comme on n'est pas malade, en fait, on continue. Si on exagérait dans notre rythme, dans notre santé, dans notre façon de nous alimenter, dans nos relations sociales, etc. Si en fait on n'avait pas ces signaux d'alerte, la maladie, on continuerait. Pourquoi est-ce que je m'arrêterais si en fait on ne m'arrête pas? Je vais continuer. Et on va continuer comme ça jusqu'au moment où on va mourir. Et malgré la main on va être surpris, on va se dire mais... Et c'est ce jour-là qu'on va découvrir qu'en fait on faisait fausse route, on faisait n'importe quoi, et là on nous annonce que c'est pas le paradis. Et la première question qui va venir dans la bouche de gens comme ça, qu'on n'a pas stoppé à un moment donné, c'est mais pourquoi, Yana, pourquoi tu ne m'as pas arrêtée en fait? Pourquoi en fait? Pourquoi m'avoir laissée continuer comme ça? Pourquoi ne pas m'avoir guidée? Et bien voilà où je veux en venir. La maladie, elle vient corriger ce qui a été cité auparavant. Elle vient corriger. Quand c'est Allah qui... Donc on va repartir dans le sens inverse, d'accord? Quand je tombe malade, c'est lui qui me guérit. Donc attention, il y a la notion de responsabilisation, mais Allah il est toujours là quand même. Il me guérit. Quand vient le moment de me guérir, il me guérit. Quand j'ai compris, il me guérit. D'accord? Quand je rééquilibre, il me guérit. Et quand on remonte dans le sens inverse, c'est lui qui me nourrit et c'est lui qui me donne à boire. Donc quand la maladie vient nous donner des informations sur des choses qui ont été déréglées, ça va être le cas pour la nourriture et la boisson par exemple. C'est lui qui me nourrit. Il me donne des choses saines, il me permet de manger. Qu'est-ce que j'ai mal fait là-dedans qui m'a amené ici? Et nourriture, boisson, c'est plus large qu'on pense. On a trop tendance à minimiser. Oui, il faut manger bio, il faut faire ci, il faut faire ça. Ou bien des personnes même qui vont manger très bien et qui vont se dire «je ne comprends pas pourquoi». Ça va plus loin que ça. Il n'y a pas que ce qu'on mange. Il y a comment on le mange, à quelle heure on le mange, à quelle fréquence on le mange, à quelle quantité on le mange. Pour quelles raisons on le mange? Les nourritures émotionnelles, on connaît. On a une bonne nouvelle, on mange. On a une mauvaise nouvelle, on mange. On est contrarien, on mange. On ne se rend pas assez compte de l'impact de la nourriture et de la boisson dans notre vie. Ça fait énormément de... de choses, ça crée une grande différence à l'intérieur de nous, suivant, voilà, tous ces paramètres-là, toutes ces variables. Est-ce que je... voilà, tout ce que j'ai cité tout à l'heure, la manière dont je mange, tout ce qui est autour de la nourriture et de la boisson. Est-ce que je bois déjà? Est-ce que je bois assez? Est-ce que quand le peu que je bois, c'est des boissons gazeuses, du café, est-ce que j'ai intégré assez d'eau? Est-ce que je bois trop sucré? Est-ce que je bois tout court? D'accord? Tout ça en fait a un impact. Et quand on remonte, c'est lui qui m'a créé, c'est lui qui me guide. Donc Allah il m'a créé, et moi est-ce que j'ai entretenu ce qu'il a créé? C'est lui qui me guide. Donc si mon problème il n'est pas dans la nourriture, dans la boisson, il est peut-être dans la guidance. Il est peut-être là-dedans. Allah m'a guidé vers le bien, il m'a donné tout ce qu'il faut. Est-ce que je suis au clair sur tout ça? Sur ma santé, sur mon alimentation, sur ma spiritualité, sur mes relations inter-humaines? sur ma manière de consommer, ma manière de consommer les biens, ma manière de dépenser mon argent, la manière d'éduquer mes enfants, ma manière d'étudier même. Est-ce que je suis dans l'éducation? Est-ce que j'apprends tous les jours quelque chose de nouveau? Si je ne le fais pas, je vais rétrograder, ça c'est sûr. Si on n'apprend pas quelque chose de nouveau régulièrement, si je naisse chaque jour, si je n'avance pas, je ne stagne pas, je recule. Le corps ne s'est pas stagné, l'âme ne s'est pas stagnée. Soit on avance, soit on recule, là pour le coup c'est l'un ou l'autre. Tout ça vient d'avenir, en fait. Donc, la responsabilisation. Allah m'a donné la manger, boire, la guider, etc. Allah, c'est comme s'il prend la responsabilité, c'est moi qui te le fournis. Si je ne te fournis pas d'oxygène, je ne peux pas te blâmer, en fait, de ne pas respirer correctement. Si je ne te donne pas de la nourriture et de la boisson à disposition sur terre, je ne peux pas te blâmer, en fait, si ta santé n'est pas gérée. Mais si je te donnais tout ça, et tu fais n'importe quoi, ou tu déséquilibres, eh bien, ce sera à toi, en fait, de rectifier le tir. Ce sera à toi de remédier à cette chose-là. Et ensuite, je te donne la guérison. Donc, Allah SWT l'a dit ça. D'accord? Ensuite, il donne la guérison. Et après, il va parler directement, c'est lui qui me fera mourir et c'est lui qui me redonnera la vie. Il n'a pas mis quelque chose entre la maladie, la guérison et la mort. Comme pour dire en fait que tout se résume à ça. Tu es équilibré. ta vie va être correcte. Dès que tu déséquilibres, tu auras des épreuves. Les épreuves, c'est à la fois pour nous rééquilibrer, à la fois pour nous faire évoluer, et comme je le disais dans l'épisode où on part de justement aimer nos épreuves, et je t'invite à la réécouter si ça fait longtemps que tu ne l'as pas écouté, ou tu ne l'as jamais écouté, eh bien, l'épreuve vient nous recalibrer. Il faut imaginer qu'il y a la route vers le paradis, Et en fait, nous, on ne fait pas une ligne droite en fait. On va à droite, à gauche. On est toujours stimulé s'il est là. Et shaitan, il est toujours sur le bord de la route. C'est comme s'il est sur le bord de la route, il dit «hé, hé, viens, viens, viens, viens. Je voulais juste te dire quelque chose.» Et ça va être sur plein de domaines de la vie. Tout le temps, il nous retarde. Tout le temps, il essaye. Et on est des êtres humains. Même la personne la mieux guidée ne pourra pas dire qu'elle n'a pas entendu Shaytan parler, qu'elle n'a pas eu des suggestions, qu'elle n'a pas été tentée par un truc. Même si elle ne l'a pas fait, elle a entendu Shaytan parler à un moment donné. Il y a des choses, ça ne vient pas de nous, c'est comme ça, on a envie d'eux. À un moment donné, il nous a parlé. Même si c'est qu'une fois. Et donc, ce simple arrêt pour l'écouter, nous déséquilibre. D'accord? Donc, l'épreuve va venir déjà nous remettre sur la route vers le paradis. D'accord? Recalibrer, c'est comme si tu pars... Ça me fait penser un peu à la... Tu sais, les machines à écrire, il y a longtemps. Quand je pense à cette image-là, je trouve que ça va bien avec l'idée. Tu sais, la personne tape, tape, tape, et puis il y a le... je ne sais pas si c'est l'encre ou le clavier, je ne me rappelle plus comment ça s'appelle, qui part, et après, tout de suite, on remet. Tac, tac, tac, tac, on le remet. On le remet droit. Et on recommence, on le remet droit. Dès qu'on arrive en bout de ligne, il faut remettre la machine correctement. Enfin, le rouleau, etc. Le remettre en ordre. Eh bien, c'est l'image qui me suit. Je n'ai vraiment pas imprimé d'idée, c'est vraiment l'image qui me vient là tout de suite. Tu commences à taper. Et en fait, tu t'éloignes, donc la ligne finie, et tu ne peux plus continuer d'écrire, il faut le remettre. Et bien ce geste de remettre, j'imagine, les épreuves, Wallace Pantale nous dit «remets-toi sur le chemin». Et il y a les gens, en fait, qui vont accepter et qui vont se remettre sur le chemin. Et il y a ceux que l'épreuve, en fait, ne va pas les remettre sur le chemin parce qu'ils n'ont pas la bonne manière d'aborder l'épreuve. Et il y en a pour qui ça ne changera rien. D'accord. Et donc, en fait, on s'éloigne, on s'éloigne, on s'éloigne. Et là, on va sur une autre ligne, une ligne droite qui mène ailleurs. J'ai pas besoin de te faire un dessin. Et donc, pourquoi j'étais en train de dire ça? Voilà, je parlais de ça par rapport à la mort, que Allah SWT parle de la maladie, de la guérison. Et tout de suite, Ibrahim parle de «et c'est lui qui me fera mourir, et c'est lui qui me redonnera la vie». Donc il me fera mourir, c'est terminé, j'aurai plus de chance. Et il me redonne la vie. Et là, c'est pour la deuxième vie qui commence par une grosse correction d'examen. Et au Malchiyama, le jour du jugement. Et ensuite chacun ira là où il était destiné à aller. là où, la manière dont il a mené sa vie l'a destiné à aller, donc paradis ou enfer. Et après il rajoute, et c'est lui que je convoite pour le pardon de mes fautes le jour, et de mes fautes le jour de la rétribution. Donc c'est lui en fait qui me pardonnera ce jour-là ou pas. Et il s'y bat aussi. Tu vois, Ibrahim A.S. ne cite pas énormément de choses quand il veut contrer le comportement que les gens ont vis-à-vis des idoles. Il n'a pas parlé des richesses, il n'a pas parlé de ça, il n'a pas parlé de bonne chance, de bonne augure, de ceci, cela, quand je voyage, il me fait ci, il me fait ça. Non, il a cité finalement peu de choses, mais des grandes choses. Et là-dedans, il y a la santé. Est-ce que c'est un hasard en fait? Et là-dedans, il y a manger et boire. Est-ce que c'est un hasard? Ça c'est important. Donc je repars sur ce que je disais au départ. Cette ayah là de la Sourate Ash-Shura, les poètes, ayah 80. Eh bien, Wallace Brunton l'a dit à travers la parole de l'Ibrahim a.s. et quand je suis malade c'est lui qui me guérit. Cette ayah, Je résume, au milieu de l'énumération des bienfaits qu'Allah nous accorde, c'est la seule ayah qui exprime cette notion de responsabilité. Tous les autres bienfaits sont attribués exclusivement à Allah. La maladie ici est présentée comme une condition de l'être humain, comme une expérience qui l'invite à réfléchir et à se réévaluer. Alors pourquoi cette formulation différente? Les sages, les savants disent qu'il s'agit d'un rappel, un rappel à notre part de responsabilité. La maladie peut être perçue comme un message, comme je te disais tout à l'heure, un signal, qu'un déséquilibre s'est installé dans notre vie, pas que dans notre alimentation ou dans notre corps, dans notre vie tout simplement. Et finalement l'examen va être de détecter Où est le problème? Ça sonne où? Où est-ce qu'il y a l'alerte? Et ce déséquilibre, il peut donc être physique, il peut être émotionnel, spirituel. Et la maladie, elle devient, j'aime dire ça, une expression audible, une expression aussi visible, parce qu'il y a les maladies qu'on ressent à l'intérieur mais qu'on ne voit pas, et il y a ceux qu'on voit, comme par exemple un problème dermatologique, de l'acné, de l'eczéma, c'est visible, d'accord? C'est audible, c'est visible. Donc la maladie devient une expression audible et visible de ce que notre corps ou ce que notre esprit, notre âme gardait en silence. C'est un langage, en quelque sorte, qu'Allah nous invite à décrypter. Donc on doit le décrypter. J'aimerais aussi qu'on puisse voir forcément la maladie comme une ni'ma, un bienfait déguisé. À travers ce prisme-là, la maladie n'est pas nécessairement une punition ou un fardeau. On peut l'avoir comme une âme. On doit l'avoir comme une âme. Un bienfait. Déguisé certes, mais un bienfait. Pourquoi? Parce que cette maladie-là nous invite à prendre du recul, à ralentir, à nous écouter. Combien de fois dans notre vie on s'est pris dans une routine, dans une spirale d'activité, sans nous soucier de notre santé, sans nous soucier de nos heures de sommeil, de notre manière de manger, de notre manière de bouger. Rester toute la journée à bosser sur une chaise et sans bouger, ou sauter des repas, manger sur le pouce, manger en même temps qu'on travaille, travailler tard à pas d'heure, où est-ce qu'il est l'équilibre là-dedans? Et combien de personnes ont déjà fait ça? Et est-ce que sur le long terme ça n'a pas eu des répercussions? Donc sans se soucier de notre santé, sans se soucier de notre bien-être, sans se soucier de notre équilibre à l'intérieur. Voilà, combien de fois dans notre vie on a fait ça? La maladie avec ses douleurs, avec ses désagréments, parce qu'il faut le dire, il y a des désagréments énormes, et bien ça peut aussi être une pause. Une pause imposée par l'aspirantale. La seule pause qui va nous obliger à réfléchir, nous obliger à lui demander la guérison, nous obliger à nous tourner vers lui, nous obliger aussi à nous tourner à l'intérieur de nous. Parce que c'est quand on est malade qu'on commence à se dire, on pense que c'est là en fait que nous garence notre risque de sang, notre alimentation, etc. On a une sorte de gros focus, gros zoom, grosse concentration sur nous-mêmes. Alors que quelques minutes avant, quand on n'avait pas de symptômes, ou qu'on nous avait pas dit qu'il y avait un dérèglement hormonal, physique, etc., quand l'information en tout cas ne nous était pas claire, on continuait en fait. D'accord, vas-y comme je te pousse. Mais dès lors, en fait, qu'on sait qu'il y a un déséquilibre, on est hyper concentré. On se dit même que j'en fais trop, j'ai l'impression que de penser qu'à moi, d'être égoïste, d'être... Limite, il y en a qui se disent même, je suis trop dans la dounia, je suis trop dans moi-même, il n'y a pas que ça, il n'y a pas que la santé et omnibuler par... Non, c'est juste en fait Allah SWT qui t'invite. à regarder ce que tu ne voulais pas regarder, à t'intéresser à ce que tu ignorais jusqu'à présent, volontairement ou pas. D'accord? Quand c'est volontaire, c'est encore pire. On n'a plus le choix. Et donc, c'est une pause. à imposer par Allah SWT la maladie. Une occasion de réévaluer ce que nous mettons dans notre corps, dans notre santé, dans notre âme, dans notre esprit, dans notre cœur. Qu'est-ce qu'on met dans notre cœur? À quoi on le nourrit en fait? La nourriture et la boisson du cœur c'est quoi? En ce sens, la maladie, elle nous enseigne le sabre, la patience constante, la résilience, la rahma, la compassion. Elle nous rapproche aussi de notre Rab, d'une manière ou d'une autre. D'ailleurs, pendant la maladie, les doigts qui sont effectués sont moustajab, sont exaucés. Le malade, quand il invoque, pour lui, pour les autres, Allah l'exauce en priorité. C'est énorme. Et dans les moments où on est plus faible, les moments de dépendance, on réalise à quel point on a besoin d'Allah SWT. Parce qu'on est faible et dépendant à ce moment-là, dépendant de traitements, dépendant de... plein de choses, et en réalité dépendant de lui, tout simplement. Et bien, ce rappel-là que fait la maladie, ça peut être une source immense de sérénité. D'ailleurs, les naturopathes le disent souvent, ils aiment bien, et moi j'aime bien cette appellation-là, ils disent que la maladie c'est le mal qui a dit quelque chose. C'est le mal, un problème, qui nous parle, qui a dit, qui parle. J'ai trouvé cette appellation intéressante. En arabe, l'étymologie, la racine du mot «maladie» ou «tomber malade », «marada» et bien il y a des nuances profondes là-dedans, qui vont au-delà de l'aspect physique même de la maladie. Donc marâd, c'est la maladie, donc ça englobe à la fois la maladie du corps, la maladie du cœur. Les deux sont étroitement liés. Marâd, on peut également le comprendre comme un état de déséquilibre, de perturbation, qui vient d'un éloignement de l'axe d'Allah subhanahu wa ta'ala. Ça entraîne donc une confusion intérieure. D'ailleurs, Allah SWT, quand il parle de la maladie, de la maladie dans le Qur'an, il en parle beaucoup plus souvent sur le plan spirituel, les maladies du cœur. Donc il y a une maladie dans leur cœur, une maladie qui s'est installée, qu'ils sont en train de nourrir, ça a ajouté encore de la maladie après. Il parle plus souvent de la maladie du cœur, de l'âme, que de la maladie du corps. Il y a peu de passages dans la réalité où il parle de la maladie du corps. Donc finalement ne pas prendre soin, enfin la maladie plutôt, donne peut-être plus d'informations sur l'état de notre cœur, l'état de notre âme, l'état de notre esprit. que sur l'état de notre corps sur le plan organique. Les organes sont au service d'Allah. Notre corps obéit à la preuve et c'est peut-être la seule chose qui nous appartient entre guillemets sur lequel on n'a pas vraiment de pouvoir final. On n'a pas vraiment du tout de pouvoir. Pourquoi? Parce que quand on tombe malade, en fait, on aimerait bien pouvoir dire à son foie, ou à son cœur, ou à ses reins, ou à sa peau, en fait, c'est bon, arrête, range-moi ces boutons. Ou bien, remets, repurifie-moi cet oxygène-là qui est encombré, ouvre les alvéoles. Là, je suffoque. D'accord? On pourrait en faire des tonnes, comme ça, quand il y a des canaux qui sont bouchés ou quoi que ce soit, laver ses... Non, c'est bon, enlève ce caillot-là et laisse le sang s'irriguer correctement. D'accord? On pourrait, on voudrait faire ça, sauf qu'on ne peut pas. Et c'est ni le pouvoir, ni la notoriété, le fame, l'argent, etc. Il n'y a rien qui peut régler ça. C'est-à-dire que ce n'est même pas une question de moyens. Ce n'est pas une question de moyens. Quand quelqu'un atteint un stade de maladie grave, cancer, maladie chronique, etc. Là, ici, la maladie ne regarde pas le portefeuille, elle ne regarde rien d'autre que le message qu'Allah s.a.w. a envoyé. C'est très important en fait d'écouter le message et de le voir comme un message du cœur, de l'âme. Donc le comportement à adopter face à la maladie, c'est de l'accepter déjà. C'est comme l'épreuve, on l'accepte parce que ça ne peut pas agir si on n'accepte pas. C'est comme si on veut nous donner un traitement et la personne n'accepte déjà pas. Quelqu'un veut t'aider à réparer quelque chose et tu n'acceptes pas. Par exemple, tu as un dégât des os, Et donc le plombier veut t'aider, mais tu dis moi j'accepte pas en fait que j'ai eu un dégât des os. Bah en fait là le plombier il pourra pas t'aider. Parce que tu te remets pas en question. Alors que si tu acceptes qu'il y a un dégât des os, là tu dois pouvoir te demander où est le problème. Là tu dois pouvoir te rendre compte que peut-être que c'est un joint, un nettoyage, un truc que tu as négligé. Ou peut-être que ce n'est pas forcément de ton fait mais il y avait un déséquilibre quelque part. Dans la tutuie, au tri, etc. il y avait un problème. D'accord? Et là le plombier peut agir. Et là, il y a réparation. Alors que lorsque je n'accepte pas, donc je n'accepte pas le dysfonctionnement, je n'accepte pas la maladie, je n'accepte pas que ça puisse m'arriver, alors que c'est de mon fait en partie aussi, et bien là la guérison ne marchera pas. On ne va même pas pouvoir la voir ou la rechercher parce qu'on va la... Et même si on la recherche, on va la rechercher avec le mauvais état d'esprit. On va la rechercher comme si c'était quelque chose qui nous était dû. Comme si c'était une punition, une malédiction qui était arrivée. Quand on est comme ça, on se comporte comme une victime et en fait la victime a eu une réparation mais la victime ne se remet pas en question. Quand on est victime, Bah, c'est l'autre qui se remet en question. Au nom d'Allah, bien sûr de penser ça à Allah. Allah n'a pas à nous rendre des comptes, n'a pas à se justifier et n'a pas en fait, ne nous doit rien. Par contre, nous, on se doit et on lui doit des choses, d'accord? Donc, accepter. Et accepter, puis s'appuyer sur Allah subhanahu wa ta'ala. Il n'y a que comme ça que ça fonctionne. Il n'y a que comme ça qu'on va comprendre à la fois la maladie, à la fois comment elle s'est installée, et à la fois comment s'en sortir. Il y a un grand bénéfice spirituel dans la manière dont on accueille la maladie. Plutôt que la vivre comme une épreuve qui est injuste, on peut apprendre à l'accepter comme un moment de purification et de rapprochement d'Allah SWT. Il y a un lien étroit entre la guidée, entre le lien avec Allah SWT et la maladie. Le prophète SAW nous a enseigné que toute douleur, même une petite piqûre d'une épine, pense à une écharde, Le plus petit, d'accord, est une purification, une expiation de péché pour le croyant. Donc en quoi déjà c'est une punition? C'est pas une punition, d'accord? Et par cette épreuve, on est purifié de nos fautes, on est allégé de fardeaux et de kilos peut-être de bêtises qu'on transportait avec nous. Et si on fait preuve de sable, donc patience constante, eh bien on récolte des récompenses en plus. Et parmi les récompenses qu'on a, c'est qu'Allah nous exauce. Quand on se rend compte de ce bienfait, on ne va pas souhaiter être malade. Mais quand on est malade, il y a quelque chose où, même s'il y a la douleur, il y a la difficulté, il y a une consolation et il y a quelque chose où on se dit, je suis privilégié quand même. Parce que... Allah m'exhauste. Parce que... Et j'ai la rahma de mon entourage sur moi. Parce que je peux faire une pause que je ne me serais jamais accordée sinon. Et peut-être que quand je guérirai, je ferai attention à m'en accorder un peu plus et pas attendre que mon corps me dise stop. La maladie en fait nous accorde toutes ces choses-là. Vraiment toutes ces choses-là. Pareil, il y a un grand privilège aussi sur les gens qui... où la maladie dure pendant longtemps. Parce qu'il y a beaucoup de sacrifices derrière. Il y a beaucoup de choses finalement qu'on laisse de côté. Il y a beaucoup de choses dont on se prive. Il y a beaucoup de plaisirs de ce monde-là qui n'ont pas de goût pour nous pendant la maladie. Donc c'est vraiment beaucoup de choses qu'on délaisse pour Allah. Et la patience constante, la sabre face à la maladie, c'est une qualité que le Qur'an et la Sunna mettent en lumière. Et là, je t'invite vraiment à étudier la vie du prophète Ayyub a.s. Pourquoi pas un jour, Inch'Allah, faire un épisode sur lui et sa manière de gérer la maladie. Il a perdu la santé. Il a perdu ses enfants. Tous sont décédés, subhanallah. Il a perdu tous ses biens. A la fin, il n'avait que son épouse, alors que c'était un prophète très riche. qui avait beaucoup d'enfants, qui était respectée. Et ça n'a pas changé quoi que ce soit, c'est-à-dire Alain ne lui a pas retiré tout ça parce qu'il l'utilisait mal, au contraire. Il avait des enfants bien guidés, sa femme était pieuse. C'est bien en fait, il les gardait même pas. Il passait tout son temps à organiser des repas pour les pauvres. Il invitait tout le monde. Pauvres, riches, il les mettait ensemble. Et ça lui a valu des critiques. Et les gens allaient jusqu'à lui dire, et c'est là qu'est venue l'épreuve, oui mais en fait là c'est facile pour lui en gros de faire le bien et de faire la charité. En gros il n'y a aucun mérite à faire la charité quand on a beaucoup d'argent. S'il n'avait rien, est-ce qu'il ferait tout ça? S'il n'avait pas d'enfants, est-ce qu'il ferait tout ça? S'il n'avait pas toutes ses richesses, est-ce qu'il ferait tout ça? S'il n'avait pas la santé, est-ce qu'il ferait tout ça? Il enlève une pierre et il enlève l'autre. Il lui a enlevé les enfants, il lui a enlevé les biens, il lui a enlevé la santé. Et Ayyub a n'a pas arrêté en fait. Il était même plus en fait. Il faisait mieux, il faisait plus qu'avant. Et là, ça a été une réponse pour les dénégateurs. Et Allah s'en est allé à la fin de tout ça, de longues années. Et bien effectivement, il lui a enlevé ce problème-là. Il lui a rétabli ses richesses et il a eu des enfants. C'est énorme. Et surtout, son peuple a cru et a arrêté de faire la sourde oreille, a été guidé et a rétabli l'équilibre en fait. dans son existence. Je t'invite vraiment, vraiment, surtout si tu es concerné par la maladie, que Allah t'accorde la pleine guérison efficace et que ça te serve jusqu'à la fin de ta vie. et bien surtout pour ceux qui sont touchés par la maladie, d'étudier la vie d'Ayyub a.s, de l'étudier en profondeur, avec l'axe de la maladie, et voir comment il a fait, voir ce qu'il disait, voir comment il se comportait, voir comment les gens étaient avec lui, voir comment Allah lui accordait un traitement spécial. Il était son médecin en direct. C'est hyper riche à étudier. Et incha'Allah, si Allah me permet, j'essaierai de faire un épisode là-dessus. Autre chose concernant la maladie, c'est les invocations, le rapprochement d'Allah subhanahu wa ta'ala. La maladie c'est une opportunité de multiplier les invocations comme je t'avais dit. Parce que le cœur d'une personne éprouvée, on le sait, est particulièrement proche d'Allah subhanahu wa ta'ala. Il n'y a pas de douleur que quelqu'un éprouve sans qu'Allah soit proche de lui. C'est un moment d'intimité unique avec Allah qu'on n'obtient pas facilement autrement on va dire. Et dans ces moments de faiblesse, la sincérité s'intensifie. Quand on invoque Allah depuis ce lieu, ce moment de vulnérabilité, c'est un appel qui est profond, c'est un appel qui est unique, je veux dire unique dans son genre, c'est un appel du cœur. On n'appelle pas pareil quand on est menacé que quand on va bien. On n'appelle pas pareil au secours quand on n'a rien que quand on avait tout. On n'appelle pas pareil. Parce qu'il veut qu'on appelle correctement, parce qu'il veut en fait qu'on se purifie correctement. Quand on a dépassé un seuil d'équilibre, et bien il nous met dans cet état de mal à dit, pour justement, peut-être parfois, nous réapprendre à lui demander, nous réapprendre à s'accouder sur lui, nous réapprendre à le voir comme seule source de guidance et de subsistance. Et donc je vous encourage vraiment, à tous ceux qui écoutent ici, qu'on soit malade, que tu sois malade, que tu es un proche malade, à multiplier les invocations, à les personnaliser. Demande à Allah ce que tu as besoin pour toi, pour ta famille. L'invocation et ce fil, subtile qui nous relie à Allah et chaque prière, chaque invocation, chaque demande est entendue. C'est très important, ça va direct en fait. La maladie c'est aussi comme une invitation à la connaissance de soi. On peut voir la maladie comme une occasion de se reconnecter à nous-mêmes. Bien souvent, dans notre quotidien, on ignore les signaux que notre corps nous envoie. La maladie vient un peu briser cette indifférence et nous oblige à nous écouter. Quand on est malade, on n'écoute pas pareil, en fait. Quand on est malade et quand on baille, par exemple, parce qu'on a un cumul de tête de sommeil, et on sait l'impact que le manque de sommeil peut avoir sur la santé, ça a un impact vraiment délétère. C'est pas bon du tout. Sur les problèmes cardio-vasculaires, sur la régénération de la peau, sur la mémoire, la concentration, ça fait des dégâts, le manque de sommeil cumulé. Eh bien, si c'est la santé qui vient nous le dire, si par exemple c'est une maladie qui vient s'installer, les suites en fait de ce déséquilibre là au niveau sommeil, on ne va pas écouter notre corps de la même manière que si on baille seulement. D'accord? Donc, les signaux en fait que notre corps nous envoie et qu'on ignorait avant, et bien la maladie vient nous rappeler ça. Et donc écoutez notre fatigue, écoutez notre douleur, écoutez ce que nous essayons peut-être de fuir ou d'ignorer. C'est ça que la maladie veut faire pour nous. Et en prenant le temps de méditer sur nos habitudes, sur ce qui a pu causer cette souffrance, et bien on découvre parfois des vérités, des vérités profondes sur notre mode de vie, sur notre sur des fois nos émotions refoulées, sur les relations qui peuvent être toxiques ou épuisantes, ça peut être une opportunité de revoir notre manière de travailler, de vivre, de nous nourrir, d'aimer aussi les gens ou les choses. En islam, notre corps est un dépôt, un dépôt solennel, sacré. Le Professeur nous a dit plusieurs fois que notre corps a des droits sur nous. Ça veut dire que nous sommes responsables de la manière dont on traite ce corps. de la manière dont on l'entretient. La maladie, elle est souvent une invitation à reprendre cette responsabilité en main, fermement, à faire des choix plus sains, plus équilibrés, plus respectueux de ce que notre Europe nous a confié. Et l'approche de la santé en islam, elle n'est pas séparée de notre foi. tout déséquilibre dans notre corps, ça peut être une manifestation de ce qui se passe dans notre cœur ou dans notre esprit. Et en reprenant soin de ce corps-là, en le traitant avec respect, avec équilibre, avec bonne mesure, on honore aussi Allah SWT qui nous l'a confié. Et vraiment, il faut se dire qu'il y a un rapport étroit entre l'hygiène de vie, dans le sens de l'hygiène de vie globale, et la survenue de maladies chroniques. Parce que c'est surtout ceux-là qui font nous questionner sur la maladie. Parce qu'une grippe, passe. Un rhume, passe. Une gastro, passe. Alors qu'une maladie auto-immune, un cancer, un diabète, des maladies cardiovasculaires, des maladies dermatologiques par exemple, ça reste et c'est chronique. Ce n'est pas définitif. Moi je ne suis pas de l'école qui dit qu'il y a des maladies incurables. Le Ressentement de l'âme nous l'a dit que Allah n'a envoyé aucune maladie sur terre sans son remède. Donc il faut avoir l'humilité de se dire qu'on n'a pas trouvé le remède. Ce n'est pas une maladie incurable. Même la maladie la plus chronique que vous pouvez imaginer. On vous a sûrement déjà dit, tu as un diabète, c'est définitif, c'est incurable, c'est chronique, tu l'auras toute la vie. Tu as sclérose en plaques, ça durera toute la vie. T'as un BPCO, ça va durer toute la vie. Y'a un cancer, ça durera toute la vie jusqu'à le dernier stade. Je sais que j'ai des confrères ou des consoeurs qui sont pas forcément d'accord avec ça, qui n'y croient pas au fait qu'un diabète peut disparaître, qu'un cancer peut disparaître, enfin certains. Voilà, que la maladie chronique peut disparaître. Il y en a qui n'y croient pas. Quand on n'a jamais vu quelque chose, un cas de figure, on peut avoir du mal à y croire. J'ai envie de dire aux gens qui pensent comme ça, demandez à Allah s.w.t comment il a fait pour guérir Ayyub a.s.s. de plein de choses qui étaient chroniques dans sa vie. La perte d'un enfant c'est chronique. Il ne revient pas sur terre. la perte de richesse. Ça peut durer toute la vie, ça peut être fini, fini, fini. Surtout si la réputation est en jeu sur plein de choses, etc. S'il faut se dire que tout le monde l'avait mis en quarantaine, qu'il n'était personne à non gratter, en fait. Donc comment est-ce qu'on peut rendre cette situation réversible? Parce que la subsistance, il y a forcément un lien avec les gens. J'ai beaucoup d'argent, mais personne n'accepte que je les dépense chez lui. J'ai beaucoup d'argent, mais personne ne veut me vendre ou m'acheter ou quoi que ce soit. À quoi va me servir mon argent? On peut avoir des lingots d'or, mais en fait, on ne peut pas les croquer les lingots d'or. On ne peut pas... Il faut bien qu'on les échange contre quelque chose. Il faut bien qu'on les vende, il faut bien qu'on les donne. Si au retour, il n'y a personne en face qui accepte, à quoi ça va me servir? A rien. Donc, on a besoin des gens. Ayyub a sallam, il a été coupé de tout. Plus personne ne voulait... ne voulait lui donner l'heure, en fait. À cause de la maladie, ils avaient peur de la contagion, ils avaient peur, en fait, de tomber comme lui. En fait, les gens ne lui accordaient plus de considération. Il n'avait que son épouse à la fin. Et même ses enfants qui auraient pu lui apporter ce soutien-là, Allah l'avait éprouvé en les retirant. Est-ce qu'il n'y a plus chronique que ce qu'il a vécu? Est-ce qu'Allah n'a pas retourné la situation? Voilà, il n'y a rien en fait qui n'est pas réversible. Allah nous montre dans le Qur'an que tout est réversible jusqu'à la mort. Tant que la mort n'est pas arrivée, c'est réversible. Ayyuh a pleuré des années, on parle de 40-50 ans, longtemps. Est-ce qu'à la fin, Allah n'a pas rendu la situation réversible? Est-ce qu'il n'a pas retrouvé son fils, ses fils? Est-ce qu'il n'a pas retrouvé un équilibre familial? Si, il n'y a rien qui n'est pas réversible. tant qu'Allah s.a.w. n'aura pas décidé. Donc pour moi, et je valide, même si je m'attirerai des foudres un jour, je ne sais pas, de consoeurs, confrères, peu importe. De toute façon, ça ne m'importe pas parce qu'Allah s.a.w. a dit qu'il n'y a pas de maladie sans remède. Donc j'ai envie de dire, à partir de là, on peut lâcher le micro en fait, c'est pareil. Donc, dans ce qui est chronique, il y a souvent un lien avec le mode de vie, l'hygiène de vie globale. Là on peut parler de l'alimentation, qui est un carburant aussi bien pour le corps que pour l'âme. La mobilité, l'exercice physique. Faut éviter de stagner, parce que quand on stagne, c'est pas bon. Et le Prophète s.a.w. encourageait à la vie active, il valorisait la force physique, l'endurance, l'exercice régulier, ça préserve pas seulement la santé physique, ça améliore notre état mental. On le sait, aujourd'hui c'est un peu la hype de... de faire du workout, du sport, fitness, pilates, etc. Ça revient, donc ça c'est bien. Après, il ne faut pas en faire une finalité aussi, parce que le but, c'est que notre corps soit un bon moyen de locomotion vers le paradis. Le moyen de locomotion, ce n'est pas lui la finalité, c'est là où tu vas. Donc, on sait que le sport nous permet de libérer des endorphines, l'hormone du bien-être, comme on aime l'appeler. Et en fait dans un monde aussi où la sédentarité ça devient un peu la norme aussi, l'exercice c'est un moyen de protéger notre corps contre des maladies graves, des maladies cardiovasculaires, certains cancers, etc. Donc notre corps amène un dépôt et lui accorder du mouvement, c'est une façon de respecter cette confiance entre nous et Allah. Pareil, on a parlé de l'alimentation, la mobilité, les actes d'adoration, c'est même en numéro un en fait. Le zik, la prière, le jeûne, tous les actes d'adoration, ça joue un rôle sur notre bien-être. La salade, ce n'est pas seulement un acte de dévotion, ça favorise aussi la souplesse, la circulation sanguine, ça offre des pauses régulières dans la journée. Si par exemple on est dans une journée où on ne s'est pas levé de notre chaise, au moins avec la prière on est sûr qu'on s'est levé cinq fois. Donc, c'est vraiment pas rien. Donc Allah soit intalable, il nous aide en fait. C'est-à-dire que même nous, même si on était déséquilibré, on ne pourra jamais lui reprocher de ne pas être intervenu dans notre santé en bien. Dans le jeûne, il intervient et nous en pose un mois entier, tous les ans. Avec la zakat, il nous impose aussi une purification qui intervient aussi dans rééquilibrer nos finances. Ça nous permet, peut-être celui qui ne faisait jamais attention à ses finances, une fois par an, il est obligé de se poser et d'être comptable de ses finances. Et ça, c'est la zakat annuel légal qui le donne. Pareil pour la salade. Cinq fois par jour, tu es obligé de te lever de ta chaise. Tu es obligé de te lever, faire tes ablutions, marcher. Donc en fait, il y a beaucoup de choses qui sont impliquées dans le fait de prier. Et c'est cinq fois par jour. Donc c'est pluricotidien l'ordonnance ici. Donc c'est énorme en fait. Allah intervient dans notre santé. Il intervient dans notre santé mentale, physique, émotionnelle, spirituelle. Il intervient. On ne pourra jamais lui reprocher de n'avoir pas dit, fait, donné. Impossible. Après, nous, entre ces temps-là, entre la prière, qu'est-ce qu'on fait? Ça, c'est notre problème. Là, le sommeil, etc., qu'est-ce qu'on fait? C'est notre problème. Les actes d'adoration que je peux ajouter, c'est notre problème. Décider de ne jeûner que Ramadan et de se dire bon moi le reste c'est pas obligatoire, c'est pas la peine. Non, alors qu'on a Rasulallah sallallahu alayhi wa sallam ici, donc c'est comme un bienfait qu'on nous agite comme ça et on le saisit pas. Jeûner les lundis, jeudis, les jours blancs de pleine lune, ça fait quand même... Si on prend lundis, jeudis, on a 8 jours dans le mois à peu près. Si on prend les jours blancs, on en a 3 de plus. Donc ça nous fait 11 jours dans le mois. C'est déjà énorme. C'est vraiment beau ça. 11 jours dans le mois. C'est magnifique. Et tous les mois, quand vient Ramadan, on est moins impressionné. Après on a la Baraka de Ramadan. On a encore d'autres jours, les 9 premiers jours de Dhul Hijjah par exemple qui sont recommandés. Ashura, on a aussi Shawwal. Franchement, si on ne pourra pas demain dire à Allah SWT, ah oui mais tu ne m'as rien suggéré, je n'ai pas eu d'idée. Il a tout mis. La guidée qui danse comme Ibrahim A.S. a dit, il m'a créé, c'est lui qui me guide. C'est lui qui m'a créé, c'est lui qui me guide. Donc toujours se rappeler de ça. Donc les actes d'adoration, limite en numéro 1. La psyché, le stress chronique, ça, ça a des effets profonds, délétères sur la santé. Le stress peut être à l'origine de toutes les maladies. Toutes les maladies n'ont pas pour origine le stress, mais le stress peut toutes les donner, sans exception. C'est un facteur majeur dans beaucoup de maladies chroniques. Le Prophète sallallahu alaihi wa sallam nous a encouragé à gérer nos émotions, à pratiquer, à savour, la gratitude, à s'en remettre à Allah s.w.t, le tawakkul. Et les recherches scientifiques montrent que Un stress chronique élevé, ça peut affaiblir le système immunitaire, ça peut augmenter le risque de survenue d'une maladie auto-immune, ça peut accélérer le vieillissement cellulaire, ça ne fait que des problèmes. Prendre soin de notre esprit, Et retrouver un équilibre émotionnel grâce à une relation spirituelle qui est saine, c'est une mesure essentielle pour éviter de nombreuses maladies. Et les sources de stress aujourd'hui, on ne les compte pas. Même on ne sort pas de chez soi, on prend juste notre téléphone. On va sur les réseaux sociaux et on est dans plein de sources de stress. Comparaison ici, perte de temps là, haram par là. Il n'y a que ça. Il y a du bien. Mais il y a aussi du mauvais. Il faut s'enlever ces sources de stress inutiles. Dans les relations humaines. Est-ce que dans mes amis, les gens me font du bien? Ou est-ce que cette personne-là, en fait, chaque fois que je la vois, chaque fois qu'on parle, chaque fois qu'on est ensemble, c'est des problèmes? Quelqu'un qui passe son temps à parler sur les autres, dans le dos des autres. Namim Hariba, etc. Namim Hariba, je voulais dire, etc. C'est trop. C'est du stress. Tu sors de là, t'es stressé. Le mensonge stresse. Beaucoup de choses stressent. Et on peut couper de ça. Les personnes qui ne me servent à rien dans ma vie, dans ma route vers le paradis, et à qui je ne sers à rien aussi, parce que c'est dans les deux sens, je coupe. Les gens bien ne manquent pas sur Terre. La bonne compagnie ne manque pas. Il faut aller les chercher, il faut forcer ça même. Il faut y aller, ok? J'ai plein de possibilités, en fait, de nettoyer le stress de ma vie, le travail que je fais, les relations familiales que j'ai, les relations amicales que j'ai. Est-ce que je me nourris suffisamment bien? Est-ce que j'ai un rythme de vie qui va? Est-ce que je fais suffisamment d'actes d'adoration? Est-ce que j'ai un bon lien avec Allah? Tout ça, ça enlève le stress. Mais si je me baigne, je me baigne dans le stress. Il ne faut pas être étonné qu'un jour, il y a un problème. Un déséquilibre dans le corps, ça va être sur une prise de sang, ça va être découvert par un malaise, ça va être découvert fortuitement ou peu importe. Il y a un truc qui va s'allumer et là on va se rendre compte des dégâts. Et là, on ne pourra pas dire qu'on ne nous a pas prévenus. Allah nous a envoyé des facteurs. La boule au ventre là, chaque fois que tu fais une action, ou tu parles à quelqu'un, ou tu vas à tel endroit, ou tu vas à tel travail, ce n'est pas un hasard, ce n'est pas pour faire joli, ce n'est pas juste pour avoir des papillons dans les yeux, dans le ventre, pardon. C'est pas pour rien. C'est pas normal de parler avec quelqu'un et d'être stressé. C'est pas normal d'être en compagnie de quelqu'un et d'avoir la boule au ventre, d'avoir la gorge serrée. Qui que ça puisse être, c'est pas normal. Soit on coupe avec la personne, soit on règle le problème avec elle, mais on ne reste pas dans ses problèmes. Parce que notre santé, c'est prioritaire. Demain, on va rendre compte à Allah SWT. Donc ce n'est pas égoïste, c'est juste la droiture. Allah m'a demandé des comptes sur moi, sur mon corps, sur mon esprit, sur mon âme, pas sur celle du voisin, pas sur cette personne-là, pas sur celle de ce membre de mon travail, ma famille, mes amis, peu importe. Il va me demander des comptes pour moi. alors il faut que je sois en mesure de lui donner un bon rapport. Donc je rectifie maintenant. Et s'il a fallu amener la maladie pour ça, eh bien je le fais. Donc j'espère que tu comprends que la maladie ne doit pas avoir cet effet culpabilisant. Parce que être, se sentir coupable de quelque chose, ça c'est un sentiment qui ne nous sert à rien. Parce que quand on se sent coupable, on est dans la culpabilité, on dit «ah je me sens pas bien, je regrette, je me sens coupable». Et en vrai, c'est une façon un peu de se déresponsabiliser. Ok, je me sens coupable, et après? Et après, on passe vite en position de victime. Et on reste pas longtemps victime, après on attaque. Donc attention à ça. Faut pas rester longtemps dans... La maladie elle vient, je me réveille, je prends des mesures. Déjà je commence par parler avec Allah. Je lui demande de l'aide, je lui demande pardon. Il me pardonne en plus. Il m'expie mes péchés. Le simple fait de tomber malade, il m'expie mes péchés. Il exouce mes invocations. Qu'est-ce que j'attends en fait? Il m'a donné tous les ingrédients déjà pour me sortir de ce déséquilibre, pour me sortir de la maladie et pour repartir sur de bonnes bases. Et même si c'est une maladie qui va durer longtemps, ce qu'elle m'apporte est largement, largement supérieur à ce que m'aurait apporté ma vie, mon mode de vie sans la maladie. Et peut-être après je vais faire face à la mort. Et comme ce que j'ai dit tout à l'heure, je vais me retrouver à vouloir dire à Allah, mais pourquoi tu ne m'as pas stoupé? Pourquoi tu m'as laissé aller droit dans le mur? Pourquoi tu m'as laissé sortir de la trajectoire et prendre la tangente? Pourquoi? Et là on aurait souhaité avoir même un indice, un malaise, un problème, une maladie, peu importe la gravité. On aurait juste aimé qu'Allah nous stoppe ici. Si on voit en fait que c'est un déséquilibre, ici il va nous montrer que c'est un déséquilibre, celui-là précisément, qui m'a fait prendre la tangente, J'aurais souhaité à ce moment-là qu'il m'envoie un truc. Peu importe, envoie-moi, frappe-moi, pousse-moi, fais quelque chose. Mais je veux, en fait, me réveiller ici. J'aurais dû me réveiller à ce moment-là. Allah ne nous donne pas la possibilité, demain, Yawm al-Kriyama, de lui dire pourquoi, comment et à quel moment, pourquoi est-ce que tu ne m'as pas donné, pourquoi est-ce que tu ne m'as pas appelé, pourquoi est-ce que tu ne m'as pas réveillé. Il fait que ça. Toutes les épreuves, c'est des balayettes, où il nous rappelle les choses. Toutes les maladies, la simple douleur vient nous rappeler quelque chose. Peut-être juste, eh, t'as pas fait ta gâche ce matin, vas-y, fais un zic. Ou c'est juste, tu manges n'importe comment. Ou c'est juste, là, tu as une relation avec quelqu'un, ça va pas du tout. Ça va te mener droit dans le mur. Alors je te rends malade. La personne va s'éloigner de toi, il va y avoir quelque chose, et hop, tu repars sur de bonnes bases. Ça va être plein de choses. Parfois c'est juste tu sais pas dire non. T'es toujours la dernière roue du carrus. Tu n'écoutes personne, tu n'écoutes rien en toi, tu n'écoutes que les autres. Les problèmes, toujours vouloir faire plaisir aux autres. Le people pleasing comme on appelle ça. Ton avis ne compte pas. Tu ne dis jamais ce que tu veux. On te demande ton avis, tu n'oses pas le dire. Et c'est toujours les autres avant toi. Qui que ça puisse être, même si c'est des gens que tu chéris. Ce n'est pas normal. Et Allah va te stopper à un moment donné. et il va t'envoyer quelque chose qui va te forcer à te recentrer sur toi, qui va te forcer à te regarder, qui va te forcer à aller voir un médecin. Et quand on va voir le médecin, c'est que pour soi. D'ailleurs, le médecin, si tu lui parles «oui, mon grand-père m'a ceci, cela… », lui, il va te dire «écoute, c'est toi que j'ai devant moi». D'ailleurs, on ne peut pas prendre une consultation pour quelqu'un d'autre et on se présente au rendez-vous de quelqu'un d'autre. On va dire non. Dites à votre proche de venir prendre rendez-vous. Donc quand tu es devant le médecin, il ne s'agit que de toi. On ne parle que de toi pendant toute la consultation. Le traitement est nominatif. L'ordonnance, c'est ton nom. La carte vitale, c'est ton nom. et la posologie, etc. Le poids, etc. Tout est en fonction de toi. Peut-être c'est le seul moment dans ta vie où tu l'as fait. Eh bien, c'est la maladie qui te l'a donné. Donc la maladie, ici, t'as été un bien. Et quand tu sortiras de tout ça, tu sortiras forcément changer. Si ce n'est pas le cas, une autre épreuve va arriver. Mais tant que tu ne te recalibres pas, repense à la machine à écrire que j'avais dit tout à l'heure, tant que tu ne te remets pas sur les rails de la route vers le paradis, c'est ça qu'Allah veut pour toi, retourne chez toi. ta maison, celle de ton héritage, un héritage qui est légitime pour toi. De Papa Adam et de Maman Hawa, tu ne vas quand même pas laisser cet héritage sans toi dans la liste. C'est impossible. Tu ne vas pas laisser cette grande maison et ne pas occuper une pièce à l'intérieur. Tu ne vas pas accepter ça. C'est à toi. Réclame-le. Et s'il faut te recalibrer à la dure, je le ferai. avec beaucoup de Rahmah. C'est une Rahmah d'Allah. Parce que là où on aurait pu dire c'est une punition ou bien Allah ne veut pas du bien, etc. Tu vas mourir. Tu vas mourir sans avoir pu accomplir ce que tu aurais dû accomplir. Tu vas mourir sans avoir pu expier tes péchés. Tu vas mourir sans avoir pu retrouver le chemin vers le paradis. Et quand la mort arrive, c'est fini. C'est terminé. Game over. Plus de rectif possible. Tout est rangé. C'est comme des copies qui sont relevées. Une fois que le correcteur a pris la copie, tu ne peux pas retourner et dire «ma copie, elle est dans une pile, tout est mélangé, c'est anonymisé, il ne peut même pas te retrouver». pour le bac par exemple. Allah subhanallah c'est ce qu'il veut, pour toi. C'est ce qu'il veut en fait, que tu te recalibres. Et donc encore une fois, si la maladie peut t'apporter ça, entre ça et la fin où on te laisse tranquille, etc. Moi je préfère pas être malade, je préfère continuer ma vie, etc. Et voilà, et après la mort arrive. Crois-moi là, tu t'en voudras. Tu n'en voudras pas Allah, tu t'en voudras toi. En fait, de n'avoir pas eu de signaux. Et comme Allah est Ar-Rahman Ar-Rahim, il ne te laissera jamais mener une vie sans t'envoyer de signaux quand ça ne va pas. Jamais, jamais, jamais. Il y a toujours des avertissements. Et ce n'est jamais tout de suite d'un coup un truc fort. Il y a des petits signaux avant. Sauf exception. Donc attention à ça. Attention aussi, comme j'en ai parlé longuement, aux relations inter-humaines. Attention aux relations inter-humaines. Le Prophète Sassane nous a conseillé de maintenir des bonnes relations. Donc de choisir les bonnes personnes. Regarde lui, de qui il était entouré. Il ne s'est entouré que des bonnes personnes. Il n'a laissé aucune mauvaise personne le fatiguer. et même ceux qui le fatiguaient, Allah les a écartés avant. Un de ses oncles par exemple, Abou Lahab, qui le fatiguait. Allah subhanahu wa ta'ala, non seulement il l'a écarté, définitivement, et il a même immortalisé ça dans une Sourate. Surat al-Masad. J'ai pas besoin de te faire un dessin sur ce qui est écrit là-dedans. C'est fort. Et c'est un oncle du prophète. C'est un membre de sa famille. Allah l'a écarté. Donc il faut s'entourer des bonnes personnes, s'éloigner des personnes où ça ne marche pas. Et on demande à Allah SWT de la guider. Donc attention, attention, les conséquences du déséquilibre dans nos modes de vie sont catastrophiques en fait. Et les maladies chroniques surtout, elles viennent nous rappeler les aspects qui sont souvent négligés dans notre hygiène de vie en fait. Notre corps est un système complexe. Quand il est en déséquilibre, la maladie va venir comme un signal. Et ce signal-là peut être un signal aussi qui vient nous rappeler la complexité du problème dans lequel on se trouve. Donc, attention, parce que toutes ces maladies-là, cancers, maladies auto-immunes, etc., ou les autres pathologies, c'est l'expression de déséquilibres cumulés au fil des années, surtout, qu'ils soient physiques, émotionnels, spirituels. Donc, si on voit la maladie comme un appel à nous recentrer à l'essentiel, eh bien, elle peut devenir une occasion de renouer avec les pratiques qui sont bonnes pour notre corps, pour notre esprit, etc. Donc ça, c'est très important. Je voulais parler des invocations qui sont très intéressantes à prononcer quand on a la maladie, qui nous sont bien sûr inspirées de Rasulallah sallallahu alayhi wa sallam. Je les mettrai dans les notes de l'épisode. Donc à chaque fois sur l'épisode, je mets des notes. Il y a des gens, des fois, ils ne lisent pas et on me demande systématiquement, c'est qui le récitateur, etc.? Il faut lire les notes de l'épisode, les gens, s'il vous plaît. Tout est écrit dedans. Les récitateurs, je les mets tout le temps, c'est qui? Je mets aussi des rappels pour s'inscrire à la newsletter, etc. On trouve tout là-dedans, donc il faut lire. Et là, du coup, je mettrai les invocations, donc si vous voulez, je mettrai en français et en arabe. Il y a une invocation qui est connue, que le Prophète s.a.v. a prononcée, c'est «Allahoumma rabban nas, adhibil ba's, ishfi an tashshafi, la shifa'a illa shifa'uk, shifa'an la yuradiru saqama». Donc «Oh Allah, Rabbal Alameen, Rab des gens, éloigne le mal et guéris, car tu es celui qui guéris, il n'y a de guérison que ta guérison, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie». Donc je te laisse admirer la précision, la beauté et l'espoir de cette doua, très très beau. Une autre doua aussi qui est conseillée de répéter à trois fois lorsqu'on la prononce, c'est Bismillahilladhi illa yadurru ma'asmihi shay'un fil ardi wa la'fi sama'i wa huwa s-sami'u al-'alim. Donc au nom d'Allah, Bismillah, celui dont rien ne peut nuire en ce monde ni dans les cieux. Il est l'audient et l'omniscient. C'est rapporté par Daoud et Tirmidhi et celui de tout à l'heure dans Bukhari et Muslim. Et il y a une autre chose que le Rasulallah sallallahu alaihi wa sallam disait souvent aussi, c'est la ba'a sa tahourun, incha'Allah. Donc pas de soucis, ce sera une purification si Allah le veut. Une invocation aussi qui est beau à dire, et là c'est plutôt la personne qui rend visite à un malade, qui voit un malade, qui a un malade chez lui ou qui rend visite à un malade. Donc c'est à prononcer par le visiteur. Et c'est à répéter sept fois, comme conseillé par Rasulallah sallallahu alaihi wa sallam, «As'aloullaha al-adheem, arab al-arshi al-adheem an yashfiak». D'accord? Donc je demande à Allah, le Grand, «Arab» du trône immense, de te guérir. Et à répéter sept fois à la personne, en lui tenant le front, en lui posant la main sur lui, etc. avec beaucoup de rahma, bien sûr. et une autre. Il y en a plein, je vais les mettre tous en dessous, mais je cite vraiment ceux qui sont les plus connus. Il y en a une aussi qui est très intéressante, celle-ci vraiment elle est très forte. C'est une invocation pour soulager la douleur, toutes les formes de douleur. Beaucoup aussi pour les femmes qui accouchent, ça c'est trop bien. Moi je l'ai utilisé à chaque fois et c'était vraiment radical. en tout cas sur la manière de sentir la douleur, de l'imaginer, etc. Ça a vraiment un impact. Et donc c'est conseillé, comme Rasulallah sallallahu alaihi wa sallam l'a dit, de la faire en posant la main sur la zone douloureuse. Et c'est bismillah par trois fois. Donc il faut dire bismillah trois fois, bismillah, bismillah, bismillah. Et après la deuxième partie, elle est à répéter sept fois. أعوذ بالله وقدرته من شر ما أجد وأحاذر Je l'ai volontairement répété sept fois. Si tu es quelqu'un qui est malade, et bien, par solidarité, on la récite ensemble. Et donc, ça veut dire, au nom d'Allah, trois fois. Faut le dire trois fois, bismillah, trois fois. Puis, cette fois la suite, donc, je cherche refuge auprès d'Allah et auprès de sa puissance contre le mal que je ressens et que je redoute. Très très belles doigts. Vraiment celle-là, elle est radicale en fait. Vraiment, elle est énorme. Donc, je te conseille de les mémoriser, celles-là, pour pouvoir les conseiller à quelqu'un. et pour pouvoir les utiliser toi-même. Voilà, il faut vraiment, que ce soit une fiche mémo, à apprendre, à transmettre, surtout aux enfants, à ses proches, c'est à connaître. Parce que la maladie, on va tous y passer à un moment donné, on a tous quelque chose à un jour. Personne ne va dire, moi j'ai jamais eu ni rhum, ni scrip, ni gastro, ni rien, rien, rien, rien. Je marche, je vais bien. Non. Il y a toujours un problème. C'est comme avoir une voiture et il n'y a jamais eu zéro souci. Même la saleté qui se pose sur ton pare-brise, c'est déjà un problème. Donc non, on fait des vidanges, on fait une révision, on regarde le niveau d'huile, on regarde le pot d'échappement, on regarde plein de choses. Il y a toujours, à un moment donné, un petit souci. D'accord? Je vais terminer, parce que l'épisode est long là, mais je vais terminer parce que ça, la personne malade, elle est entourée par des gens. On n'est pas malade tout seul comme ça sur Terre, il y a des gens autour de nous. Et c'est très important aussi de parler du comportement, de l'entourage du malade. Et je voulais en parler rapidement pour terminer. Le Prophète Sassam nous a laissé des très beaux enseignements sur la manière de rendre visite à un malade, de lui parler, sur l'impact positif de notre présence pour cette personne-là. Notre comportement envers la personne malade est une forme de soutien émotionnel, spirituel, qui peut le renforcer dans sa foi, alléger son épreuve, et même, qui sait, participer à sa guérison. Donc il y a un grand effet là-dessus. Et donc la visite du malade. Déjà la première chose qu'il faut se dire c'est que c'est un acte qui est récompensé. Le prophète s.a.w. a dit celui qui rend visite à un malade est immergé dans la rahma d'Allah s.w.t. jusqu'à son retour chez lui. Donc c'est un hadith rapporté par muslim. Et ce simple geste, en fait, nous élève. Le simple fait, en fait, on entend quelqu'un qui est malade, on demande des nouvelles de quelqu'un, et on entend cette personne est malade, lui rendre visite, s'intéresser à cette personne, c'est déjà énorme. Et c'est très beau, en fait. On n'imagine pas la joie qu'on met dans le cœur de cette personne. Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam était vraiment un modèle de rahmat, de bienveillance dans la visite aux malades. Quand il rendait visite à quelqu'un, il lui parlait avec des mots réconfortants. Écoute bien, des mots réconfortants. Il encourageait cette personne, il priait pour sa guérison. Ça c'est obligé en fait, ces choses-là, c'est le minimum quand on visite un malade. Et une de ses invocations qui était simple, Mais très puissante c'était. Donc je demande à Allah, le grand Arab du trône immense, de te guérir. Je l'ai cité tout à l'heure. Il répétait cette invocation pour apaiser la souffrance du malade et il l'aidait à rester confiant en la rahmah d'Allah. Et c'est rapporté qu'il s'asseyait près de la personne malade, il se rapproche, donc il y a le rapprochement physique. En s'adoptant bien sûr au malade, on s'est malade dit laisse moi, reste loin, faut écouter aussi. Il s'inclinait vers la personne, il se penchait vers la personne pour lui montrer qu'il était présent. Parfois même il touchait doucement le malade, donc sur l'épaule, la tête, pour lui manifester aussi cette proximité sincère, humaine, rassurante. Et ça, c'est des gestes simples. On connaît la personne qu'on visite et on sent que cette personne a besoin. Il faut accepter ça, d'accord? Nous, en plus, on n'est pas malade. Est-ce qu'on ne peut pas donner un peu de soi à la personne qui n'a plus sa santé à ce moment-là? C'est très important de rester positif et attentif aux besoins du malade. Le discours positif, c'est important de le maintenir. Ça, on a l'impression que c'est basique, mais je me suis rendu compte que ce n'est pas basique pour tout le monde. Il faut éviter de lui rappeler constamment son état, de lui faire part de nos inquiétudes. Il faut l'aider, en fait, à garder espoir. On peut parler d'autres sujets, on peut l'aider à se changer les idées et lui rappeler en même temps la patience et la récompense de son épreuve. Il y a plein de façons de parler, vraiment dire, cher ami, cher untel ou untel, si tu savais comme je suis fière du fait que tu sois si proche d'Allah en ce moment, parce qu'il n'y a pas un moment où Allah sera plus proche de toi que ce moment-là. Et d'ailleurs, et pour y parler, et d'ailleurs, tu sais, il y a le hadith du Prophète sallallahu alaihi wa sallam, un hadith Qudsi, où Allah subhanahu wa ta'ala dit, oh fils d'Adam, je suis tombé malade et tu n'es pas venu me rendre visite. Et cette personne qui va répondre, mais comment je peux te rendre visite, ya Allah, alors que tu es Rabbul Alameen. Et il dira, un tel est tombé malade. Si tu lui avais rendu visite, tu m'aurais trouvé auprès de lui. Un très beau hadith. Que cette personne est contente, sera contente d'entendre à ce moment-là. On se sent limite privilégié. Il y a une forme même d'envie qu'on a face à, pas la maladie de la personne, mais le lien qu'Allah a avec lui à ce moment-là. On aimerait avoir des duas mustajab, des invocations exaucées sans tomber malade. Mais la vérité, c'est que quand on est malade et qu'on a ce joker-là, on est content. Donc on peut rappeler ça. Vraiment des choses positives, c'est très important. Et là où je dis qu'il y a des personnes pour qui ça c'est pas basique, c'est pas une évidence, un béaba, et bien en croyant bien faire. On a tous forcément déjà entendu quelqu'un dire à la maladie, ah tu sais, un tel, il a eu cette maladie-là, et oh là là, ça a duré longtemps. Franchement, elle a été fatiguée. Ça, ça sert à rien. Ça me fait penser à Omar Ibrahim Khattab. Une fois, comment dire, il avait... Je ne sais pas si c'est lui qu'on avait rendu visite ou un autre. Non, je crois que c'est lui qui était... Quelqu'un qui était venu le rendre visite alors qu'il était malade. Et cette personne est en train de dire... Tu sais, un tel, il a la maladie et il lui est arrivé ça. Et puis l'autre, il a eu ça. Et puis il parle, il parle, il parle, il parle. Armand le Grattable, il écoute. Et quand cette personne prend congé et part, Armand le Grattable lui, ce qu'il lui dit, il lui dit quand tu partiras d'ici, ne reviens plus me voir. Si je retombe malade, ne reviens plus me voir. Vraiment. Et pourquoi il a dit ça à cette personne? Parce qu'elle lui a plombé de morale en fait. Est-ce que j'ai besoin que tu me dises que la maladie chronique que j'ai, untel, il l'a eu et il a mal fini. Untel, il l'a eu et il a souffert pendant 40 ans. Est-ce que j'ai besoin d'entendre ça? Quand bien même c'est vrai. Moi j'ai pas besoin de l'entendre, dis-le à quelqu'un d'autre. Dis-le à ma famille peut-être, pour que justement, ma famille peut-être pour eux, même elle faut pas lui dire des trucs comme ça. Il y a le côté dire la vérité, être réaliste, dire la vérité aux gens, pas laisser les gens croire. Et il y a donner de l'espoir. La personne qui est malade, elle sait que ses jours sont comptés pour certaines maladies. Elle sait que son destin est scellé peut-être. Est-ce qu'elle a besoin que tu viennes en rajouter? Et on sait ce que les mots font. Est-ce qu'elle a besoin que quelqu'un d'autre lui dise? Non! Laisse-la! Peut-être même laisse-la croire qu'elle va guérir, laissera croire que... Et peut-être que ça va être le cas. Mais venir... Qui t'a envoyé en fait? Tu viens et tu dis ah tu sais un tel... J'ai déjà assisté à des scènes comme ça, j'avais envie de regarder la personne et de dire mais qui t'a envoyé? Qui t'a envoyé? Ça m'est arrivé même dans mon service, dans le cadre de mes stages de médecine, voir des gens rendre visite à des malades que je venais d'examiner, et j'entends ça, et je me dis mais... Moi je viens de passer du temps avec le ou la patiente à l'encourager, à lui dire que ça va aller, ça, prenez le traitement, lui donner juste le courage de prendre son traitement correctement. Parce que quand quelqu'un il est condamné, il n'a plus envie de faire d'efforts. Et même les médicaments qu'on lui donne, certains ça ne les intéresse pas trop, ils ne sont pas assidus. Alors que quand on amène les choses d'une certaine façon, on parle d'une certaine façon, Musulmans ou pas, c'est ça qui est bien, c'est qu'avec la santé, si on parle correctement aux malades, même celui qui n'a pas Allah dans son cœur, on arrive à le mettre Allah dans son cœur à travers la maladie. Et on reste du temps, on fait comme ça avec le patient, on est tout content, et on voit quelqu'un qui vient rendre visite, c'est son ami ou je ne sais pas quoi, et qui gâche toute l'affaire. Ça m'est arrivé de regarder des visiteurs comme ça et dire mais qui t'a... Dans ma tête je me dis mais qui t'a envoyé? Mais pourquoi en fait? Pourquoi? Pourquoi dire des choses comme ça? Si ce que tu as à dire c'est pas plus beau que le silence, tais-toi! Tais-toi! Comme l'expression dit ou Rasulallah sallallahu alayhi wa sallam qui disait, celui qui croit en Allah et en le jour dernier, qu'il dise du bien, qu'il se taise. Eh bien ça c'est très important. Donc quand je dis, c'est pas évident pour tout le monde, bah c'est pas évident pour tout le monde mais Inch'Allah ça va devenir évident pour tout le monde parce que c'est la base. Je dis des choses positives, je raconte des blagues, je dis des choses que le malade il aime bien, je lui ramène des choses qu'il aime bien, je lui rappelle des souvenirs intéressants. Faites des choses sympas, faites, si c'est quelqu'un qui peut se déplacer, offrez-lui des belles expériences, invitez des gens qu'il aime bien, racontez-lui des blagues, faites-lui une boîte à souvenirs en lui rappelant toutes les bêtises que vous avez fait quand vous étiez en primaire. Voilà, il y a plein d'idées. Et surtout, et surtout, au Qur'an, lui parler de choses belles, les bonnes anecdotes, les prophètes qui ont vécu la même chose, la récompense de gens qui ont eu des épreuves. Au paradis, lui dire qu'au paradis, tu vois, on va tout oublier. Rappelle-toi, au paradis, incha'Allah, on aura 33 ans, on aura le visage, la beauté de Youssouf a.s. On sera avec les gens qu'on aime bien. Sur des divans, en se faisant face, on sera habitués, habillés avec des vêtements de soie. On aura des serveurs dont le job ce sera que de nous donner à boire tout ce qu'on veut boire. Faut parler de ces choses-là en fait. Et la personne elle va voyager juste avec des paroles, elle va voyager. C'est ça qu'elle a besoin. Mais pas qu'on l'enterre sous terre comme ça avec des choses qui ne servent à rien. Donc ça non, on est la communauté de l'excellence, la communauté de Rasulallah sallallahu alaihi wa sallam, la communauté dont il a dit qu'il est venu que pour parfaire les beaux caractères. On ne se rabaisse pas à ces niveaux-là. Soit on vise l'excellence, soit on ne fait rien en fait. Donc attention à ça, donc rester toujours positif. La discrétion aussi, et la juste mesure. Une autre leçon que le prophète nous demandait de faire, à retenir, c'est celle de la discrétion. Qu'est-ce que j'entends par discrétion? Lorsqu'il rendait visite au malade, il veillait à ce que sa visite ne soit ni trop longue, ni trop intrusive. ça laisse le malade se reposer. Faut pas lui imposer une présence prolongée. Ça c'est un manque de discrétion parce qu'arrive un moment donné on va voir des choses que le malade il veut pas. Peut-être que pour aller faire ses besoins ou un truc comme ça, ça demande une gestion, un truc important et ça arrive un moment donné où t'es là et si t'étais allé rentrer un peu plus tôt chez toi, ce serait pas arrivé. Donc il y a des choses, voilà, peut-être la personne elle a du mal à déglutir, elle a des fausses routes, elle a des problèmes et elle veut pas qu'on la voit en train de manger. Et elle a trop faim et t'es encore là, ça fait trois heures t'es là. Alors que, elle t'a montré qu'elle était fatiguée. Ta visite lui fait très plaisir, mais elle aurait été parfaite si t'y étais restée peut-être une heure au lieu de trois. Donc ça, encore une fois, Rasulallah sallallahu alayhi wa sallam nous a enseigné ces choses-là. L'intelligence émotionnelle du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, ce n'est plus un secret. Donc je prends le temps d'étudier ça, d'apprendre. D'accord? J'apprends. Si on ne m'a pas appris, eh bien je vais apprendre quand même. Aujourd'hui, j'ai toutes les dispositions pour le faire. Et j'apprends en fait ces choses basiques-là. Et j'apprends à détecter chez les gens ce qui leur limite en fait. D'accord? Et la personne elle est faible, parce qu'elle est malade. Peut-être qu'elle n'a pas l'énergie, la force, l'envie, par Rahma ou pour pas nous vexer, de nous dire rentre chez toi, de nous dire je veux qu'on parle moins là, de nous dire voilà. Il y a des gens, le simple fait de venir leur rendre visite, même si vous parlez pas beaucoup etc. Juste passer un peu de temps ensemble, regarder un truc ensemble, à lui faire écouter quelque chose, juste lui prendre la main, sans être trop bavard. On s'adapte. Alors que d'autres, ils ont besoin justement qu'on remplisse l'espace de parole, de dire des choses, autant que ce soit des bonnes choses, mais ils ont besoin qu'on parle. Et donc dans ce cas, la visite doit pas être trop longue aussi parce que c'est épuisant. On s'adapte. On s'adapte à la personne qu'on est en face. Après tout, c'est elle qui est malade. C'est comme les langages qu'on utilise pour témoigner notre affection à quelqu'un. Si cette personne se sent aimée quand on lui dit des bonnes paroles, ou quand on passe du temps de qualité avec elle, quand tu leur offres des cadeaux, quand on le touche d'une certaine façon, Eh bien je fais, parce que c'est elle qui reçoit le truc, c'est pas moi. Je fais pas les choses comme moi j'aimerais, c'est pas moi quand je suis malade j'aimerais manger une glace, je sais pas, ou je veux fersier, ou je veux parler de ça. ça c'est moi. Si toi c'est différent ou l'autre c'est différent, voilà. Bon la glace c'était un exemple, moi je mange pas de glace quand je suis malade. Donc c'est juste un exemple. Donc là, l'équilibre qu'il faut avoir est très important entre la présence bienveillante et le respect de l'intimité de la personne, de lui et de sa famille. Donc dans notre désir d'aider, c'est très important de se rappeler que parfois, un simple passage, une invocation, un sourire, parfois ça peut suffire. D'accord? Donc, je m'adapte et je fais très attention et je rends pas la chose plus difficile pour le malade. D'accord? Et bien sûr, faire des doigts pour la guérison de la personne, ça c'est la base, dès le départ, au fur et à mesure de notre visite, et à la fin, on quitte avec cette tonalité-là, des doigts. Vraiment. Parce qu'on se rappelle aussi cette parole du prophète sallallahu alayhi wa sallam qu'on a l'habitude d'entendre et je pense qu'on ne prend plus trop le temps de assez méditer et c'est Aucun de vous, d'entre vous, ne peut être un véritable croyant tant qu'il n'aime pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. Hadith authentique, Bukhari, muslim, connu, reconnu, on sait. Ça vaut pour la maladie. Moi, si je tombe malade, j'aimerais bien en fait qu'on fasse des invocations. Je ne peux pas prendre le mal de la personne quand elle a cette douleur, cette maladie. Mais je peux être solidaire avec la doigt. Et en se rappelant toujours que quand on fait une invocation pour quelqu'un, il y a un ange qui est spécialement mandaté par Allah SWT. Son job c'est de nous répondre et à toi la même chose. Donc à toi la même chose. Quand tu seras malade, toi aussi, Allah va te guérir. D'accord? Donc c'est très très très important de faire ça. Donc c'était un long épisode. En fin de compte, je vais conclure en disant que la maladie, c'est une condition humaine qui est inévitable. Elle est aussi un rappel de notre dépendance à Allah SWT, notre totale dépendance même. Elle nous rappelle comme dans l'histoire d'Ayyub A.S. que la véritable guérison vient d'Allah, que chaque épreuve a un sens et a une fin. Que si on accueille la maladie avec iman, foi, avec sombre, patience constante, avec Hamd, la gratitude constante, le fait de louer Allah et bien cette maladie, elle devient un moment de purification, un renouveau spirituel, un renouvellement, vraiment, c'est un ravellement de façade, comme on pourrait le dire de manière brute. Si nous ou un proche traversons une épreuve de santé, il faut qu'on se rappelle que la maladie c'est aussi un moyen pour Allah de nous purifier, de nous rapprocher de lui, de nous enseigner ce sabre-là qu'on n'aurait peut-être jamais compris autrement. Et tout comme Ayyub a été récompensé pour son sabre, Eh bien, vous serez, tu seras, je serai, nous serons, incha'Allah récompensés pour chaque instant de persévérance, chaque moment où on a eu de l'espoir en Allah subhanahu wa ta'ala. Qu'Allah accorde à toute personne malade qui écoute ce podcast et l'absent aussi de notre communauté, toute personne de notre communauté qui entend ou à qui ces mots vont être transmis, qu'Allah accorde la patience constante, le sabre d'Ayyub a.s, la guérison qu'il a reçue, une belle guérison. vraiment une guérison qui lui apportait plus que ce qu'il avait avant. Qu'Allah fasse que chaque épreuve soit une porte vers sa rahma, une porte vers son paradis, une porte vers la proximité et l'intimité avec Allah subhanahu wa ta'ala et il n'y a pas plus... il n'y a pas plus valeureux que ça. Il n'y a pas de chose qui a plus de... de reconnaissance, d'importance et de valeur que ça, que notre lien étroit avec Allah s.a.w. est d'être parmi ces rapprochés. Et qu'Allah nous accorde en tout cas que tout ça en fait, que cette maladie là en fait, que la seule issue soit que nous soyons parmi ceux à qui Allah dira un jour, ô toi apaisée, sois satisfaite et agréée, entre parmi mes serviteurs et entre dans mon paradis. Ya Rabb, Amin Ya Rabb al-Halamin Merci d'avoir écouté cet épisode. Et comme toujours, si ce podcast t'a apporté du bien, alors une chose à faire, t'abonner pour ne rien rater. Et si il te semble pouvoir être utile à d'autres personnes, sens-toi libre de le partager et même de laisser un commentaire et la note de ton choix sur ta plateforme d'écoute préférée. Ce sera une belle manière de me faire savoir que ce podcast doit continuer et être écouté par le plus grand nombre. Je confie à Allah le soin de préserver ta foi, ton honneur et ton cœur. Je te laisse à présent passer un bon moment avec ton Coran et je te dis à vendredi prochain pour un nouvel épisode.
Podcast animé par Oustadha Zaynab
Date : 19 juin 2026
Cet épisode explore en profondeur la thématique de la maladie – qu’il s’agisse d’un épisode aigu bénin ou d’une maladie chronique plus lourde. Oustadha Zaynab aborde ce sujet à la fois comme enseignante de Coran et interne en médecine générale. Elle propose une réflexion spirituelle, coranique et existentielle sur la maladie, loin des visions fatalistes ou culpabilisantes, en insistant sur sa dimension pédagogique, miséricordieuse et introspective, et sur la prise de responsabilité vis-à-vis de sa santé.
[00:00–08:00]
[08:00–27:00]
“Dans l’énumération, tout est attribué à Allah sauf la maladie. Il dit : ‘quand je tombe malade, c’est Lui qui me guérit’. Pourquoi cette exception ?” (A, 20:21)
[27:00–41:00]
“L’épreuve vient nous recalibrer… imagine la route vers le paradis, on s’écarte; la maladie, c’est Allah qui, par miséricorde, vient nous remettre sur les rails.” (A, 38:50)
[41:00–53:00]
“La maladie devient une expression audible et visible de ce que notre corps ou notre esprit gardait en silence. C’est un langage qu’Allah nous invite à décrypter.” (A, 44:15)
[53:00–66:00]
“Le malade, quand il invoque, Allah l’exauce en priorité.” (A, 45:20)
[66:00–78:00]
“Je ne suis pas de l’école qui dit qu’il y a des maladies incurables. Allah n’a envoyé aucune maladie sur terre sans son remède. Il faut juste avoir l’humilité de se dire qu’on n’a pas encore trouvé le remède.” (A, 73:30)
[78:00–94:00]
“Le stress peut toutes les donner (les maladies), sans exception.” (A, 86:01)
“Notre santé c’est prioritaire. Demain, on va rendre compte à Allah SWT.” (A, 89:50)
[94:00–106:00]
“La maladie c’est aussi une opportunité de multiplier les invocations… C’est un moment d’intimité unique avec Allah.” (A, 100:00)
[106:00–117:00]
Exemple de dua :
“Allahoumma rabban nas, adhibil ba’s, ishfi antash-shafi, la shifa’a illa shifa’uk, shifa’an la yughadiru saqama.”
(Ô Allah, Maître des gens, éloigne le mal, guéris - car Tu es le Guérisseur, il n’y a de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie.)
– [110:00]
[117:00–126:00]
“Il faut éviter... de rappeler constamment son état, de lui faire part de nos inquiétudes. Il faut l’aider à garder espoir.” (A, 121:45)
“Si ce que tu as à dire c’est pas plus beau que le silence, tais-toi !” (A, 124:05)
[126:00–Fin]
“Qu’Allah accorde à toute personne malade qui écoute ce podcast... la patience constante, le sabre d’Ayyub a.s, la guérison qu’il a reçue, une belle guérison... Qu’Allah fasse que chaque épreuve soit une porte vers Sa rahma, une porte vers Son paradis, une porte vers la proximité et l’intimité avec Allah SWT.” (A, 127:54)
Cet épisode propose une vision profondément équilibrée, apaisante et spirituellement ancrée de la maladie. À contre-courant de la culpabilisation et du fatalisme, Oustadha Zaynab combine la réflexion coranique, l’expérience médicale et le vécu personnel pour faire de la maladie, non une fatalité, mais un extraordinaire moyen de retour vers Allah, vers soi, et vers l’essentiel.
Épisode à retrouver sur toutes les plateformes avec les duas détaillées dans les notes.
“Que la maladie devienne pour nous une porte vers la rahma, vers le tawba, et vers la vraie guérison.” (A, conclusion)