
Il y a un mot qu'ALLAH ﷻ n'emploie que deux fois dans le Coran pour désigner un prophète spécifique : khalife. La première fois, c'est pour Adam عليه السلام. La deuxième, c'est pour Dawud عليه السلام. Ce n'est pas un hasard. Et c'est autour de ce mot...
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... Bienvenue sur Coran de ton cœur, le podcast qui t'aide à reconnecter ton cœur à ton Coran. Je suis Zeyneb et je suis passionnée par les deux médecines indispensables à toute vie sur Terre, celles de l'âme et celles du corps. Je suis donc enseignante de Coran et interne en médecine générale. Voilà plus de dix ans maintenant que j'enseigne aux femmes à lire, à apprendre, à comprendre et surtout à vivre leur Coran au quotidien en reconnectant leur cœur au Coran. Car oui, j'ai la ferme conviction qu'un cœur connecté au Coran est capable de redistribuer à tous les organes du corps l'amour pour Allah, l'envie de lui plaire et d'agir dans le bien. C'est pourquoi à travers ce podcast, je compte redonner chaque semaine un nouveau souffle à divers points de ta vie au regard de ton Coran. Prends ce temps pour toi et belle écoute. 241. 3. «Ô Daoud, nous avons fait de toi un relief sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion, sinon elle t'égarera du sentier d'Allah. Car ceux qui s'égarent du sentier d'Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le jour des comptes. Surat Sad, Aya 26.» Assalamualaikum wa rahmatullah. Je suis très contente de te retrouver une semaine de plus, un vendredi de plus et on est reconnaissant envers Allah subhanahu wa ta'ala d'être toujours en vie, d'observer encore un vendredi de plus et qu'Allah nous en donne encore beaucoup. beaucoup de vendredis et que chaque vendredi soit meilleur que le précédent et que chaque vendredi nous nous améliorons et qu'Allah subhanahu wa ta'ala ne reprenne pas notre âme avant en fait qu'on ait atteint un niveau de satisfaction auprès de lui et de fierté qu'il soit vraiment fier de nous en fait qu'il ne nous reprenne pas tant qu'on a tant qu'on a des choses à améliorer et des choses à faire de bien sur cette terre, pour gagner notre ticket retour vers le paradis. Amin Ya Rabbel Alamin. Alors pour l'épisode d'aujourd'hui, toujours des épisodes où on parle des héros, des super héros, femmes ou hommes, donc là un épisode de ces hommes, et là j'ai choisi le prophète Dauda al-Israël. C'est un prophète que tu connais, ça c'est certain. Tu sais que c'est un roi, tu sais que c'est un prophète roi. Il fait partie des quelques rares prophètes qui ont été rois et prophètes à la fois. Et il a toujours attiré mon attention ce prophète. C'est pour ça que je voulais partager ça avec toi. Et bien sûr, le but, ce n'est pas de faire une biographie du prophète Daoud a.s.m. parce que tu as plein d'ayats du Qur'an qui te donnent des informations sur ça, les narrations du prophète a.s.m., les hadiths, les narrations des compagnons, et tu trouveras beaucoup de biographies de ce prophète a.s.m., illustre prophète, qui est père aussi du prophète Souleyman a.s.m. qu'on connaît aussi très bien, qui était aussi un roi comme son père. Et donc du coup, je ne cherche pas à faire une biographie. De toute façon, il faudrait un très long épisode pour ça. Et ça, je te laisse de ton côté compléter tes connaissances que tu as déjà sur le prophète d'Aouda al-Islam, qui est aussi appelé dans la tradition biblique judaïque David. Et donc, comme pour les autres personnes que je te présente, que tu connais aussi par leur histoire, c'est très important en fait de regarder ces prophètes-là avec le prisme qu'Allah subhanahu wa ta'ala prend quand il parle d'eux. Et pour Daouda, je ne sais pas si tu as remarqué, mais il a quand même une place assez spéciale auprès d'Allah, assez spéciale aussi dans le Qur'an. Tous les prophètes ont une particularité et tous en fait ont une place privilégiée auprès d'Allah. Tous sont vraiment des aimés d'Allah subhanahu wa ta'ala. Et chacun a quelque chose qui est à lui. Dawud a.s, on aurait tort de dire que c'est seulement sa royauté, ou seulement sa prophétie, parce qu'il y a eu des prophètes rois, il y a eu des prophètes aussi beaucoup. Dawud a.s, c'est assez beau son histoire. Et donc, pour ça, je vais justement te parler d'une ayah, et c'est l'ayah qu'on vient d'aborder aujourd'hui. Il y a un mot en particulier qui attire l'attention, c'est le fait qu'Allah subhanahu wa ta'ala parle de ce qu'il a fait de Daouda a.s. Il dit «Inna ja'alna ka khalifatan fil ardi». Donc nous avons établi un khalif sur terre. D'accord? On peut traduire ça par calife. C'est un mot qu'on a déjà abordé, le mot calife, notamment lorsqu'on parle de papa Adham. D'accord? Quand Allah annonce aux anges, comme dans surat al-Baqara, quand il annonce aux anges qu'il va créer un être humain, il parle de cet être humain en disant qu'il va établir sur terre un calife. Donc c'est finalement la première définition, la première caractéristique qu'il donne du premier être humain qu'il va créer, et toute sa descendance après, la caractéristique qu'il lui donne c'est khalifa. Et on a abordé, on a parlé de qu'est-ce que veut dire un khalif. Et donc on va se faire un rappel par rapport à ça. Khalif c'est traduit souvent par successeur, d'accord? Soit tu verras la traduction qui dit calife, mais qu'est-ce qu'un calife, d'accord? Soit en fait souvent on va dire successeur. Et c'est vrai, c'est un successeur. Mais c'est plus loin que ça Khalif, d'accord? Quand tu regardes vraiment l'étymologie, c'est quelqu'un en fait qui agit. avec des codes, avec des règles, avec des principes. Et c'est quelqu'un en fait qui prépare sa succession, d'accord? C'est quelqu'un en fait qui agit là où on l'a positionné, là où il est positionné, dans la perspective en fait de léguer ce qu'il est en train de faire. C'est pour ça que dans Khalafa, dedans aussi, il y a la notion de lègue, une notion d'héritage, une notion de successeur. Donc dans khalif on entend quelqu'un qui succède un autre, donc forcément quelqu'un qui est un ancêtre d'un autre si on parle en termes de filiation. Dans khalif aussi il y a, et c'est très intéressant si tu regardes la racine du mot, c'est la même racine qui sert à dire aussi irtilef, khalafa, quelque chose qui est différent. Irtilef c'est une divergence. Quand on dit ah il y a un irtilef sur ça, il y a un irtilef entre les savants sur tel point de jurisprudence. Ça vient de la même racine. Donc on pourrait dire, quelle est la différence entre Khalif, Khalifa, un calife, un successeur et une divergence? Pour comprendre ça, il faut comprendre aussi que dans la racine de Khalifa, il y a la notion aussi de diversité. D'accord? Pour comprendre la divergence, quelque chose qui est divergent, c'est quelque chose déjà qui est différent. Il y a un différent. Il y a quelque chose de différent. Il y a de la variété. Quand on entend variété, ce n'est pas une chose péjorative. Quand on entend «divergence» aussi, ce n'est pas censé être une chose péjorative. C'est pour ça que c'est très intéressant de retenir la racine des mots. Aujourd'hui, surtout dans la francophonie, quand on entend «ah, il y a une divergence entre tel ou tel savant, etc. », tout de suite on pense à quelque chose de négatif. On pense à mal, on pense à il y a un camp ici, il y a un camp là. Et je pense que c'est quelque chose, vraiment c'est un principe qui est à l'origine de beaucoup de problèmes dans notre communauté, l'interprétation qu'on en a. On a beaucoup de mal dans notre communauté avec la divergence. C'est une science, la divergence. Ce n'est pas monsieur, madame, tout le monde qui a ses connaissances moyennes en islam qui peut venir dire il y a telle divergence, il y a ça, moi je ne suis pas d'accord, etc. C'est une science à part. Donc j'en profite pour faire ce rappel-là parce que ça s'y prête bien. C'est une science claire. Laissons aux savants, qui comprennent en fait les rouages, laissons les eux diverger. Et quand tu regardes bien, les savants entre eux, je parle des vrais savants, quand ils divergent entre eux, si tu regardes bien, c'est dans toujours le respect. Il y a une éthique, il y a une bien-science, il y a une moralité, il y a une sagesse derrière. Ils nous apprennent si on regarde bien, ça je parle des vrais savants, et là pour ça remontent carrément au temps du Prophète sallallahu alaihi wa sallam avec ses successeurs, donc les compagnons de la génération juste après que Rasulallah sallallahu alaihi wa sallam quitte ce monde. Et bien regarde comment ils étaient entre eux. C'est impossible pour deux personnes qui vivent sur terre d'être d'accord sur tout. C'est impossible. Dès lors que je ne suis pas toi, je ne peux pas avoir la même opinion que toi dans tout. Même des jumeaux qui sont dans le même ventre que leur mère, qui sont on va dire identiques, ils n'ont pas les mêmes imprintes digitales. Génétiquement, ils ne sont pas identiques. Il y aura toujours quelque chose qui diffère. Ça, c'est un signe d'Allah pour nous montrer que personne n'est Pareil. On est tous uniques. On peut se retrouver dans des points de convergence. Il y a beaucoup de choses dans lesquelles on aura des divergences, mais on est uniques. D'accord? Donc tous différents. C'est impossible que deux personnes n'aient aucun, aucun, aucun, aucun différent. Si c'est le cas, c'est qu'il y en a un qui ne dit pas la vérité. Il y en a un qui ne s'exprime pas. Il y en a un qui n'ose pas dire. Et d'ailleurs, si tu regardes bien, On a tendance à respecter plus la personne qui ose dire qu'elle n'est pas d'accord sur quelque chose, mais qui le dit avec respect, qui le défend et qui n'invalide pas l'opinion de l'autre, qui respecte la diversité de l'autre. On a tendance à plus respecter cette personne-là. Parce qu'on se dit, celle-là, indirectement, on se dit qu'elle est digne de confiance. Quand ça ne va pas, elle le dira. Mais une personne qui dit toujours oui à tout, oui tout va bien, non c'est pas grave, oui oui, oh je suis d'accord avec toi, faut se méfier. D'accord? J'ai une amie qui me disait ça récemment. Elle disait même quand des personnes sont pour parler, femmes et hommes, pour se marier, il faut se méfier de prétendants ou de la prétendante qui sont d'accord sur tout, tout, tout, tout. Il n'y a aucun point où ils ne sont pas d'accord. Ce n'est pas normal. Déjà, le fait que l'autre arrive à exprimer son opinion, arrive à dire sur ce point-là, moi je ne pense pas pareil. mais dans la politesse, dans le respect, etc. Sur ce point-là, je ne suis pas trop d'accord. Et ça amène à une discussion. Finalement, ce qu'on essaie de faire quand on est ami avec des gens, quand on est collègue avec des gens, lorsqu'on se marie, etc. On essaye d'aller vers là où il y a le plus de convergence. Mais on ne cherche pas la convergence absolue. C'est impossible. C'est impossible. Nos propres enfants qui sont sortis de nos entrailles ont des opinions différentes de nous. Et pour cause, ils sont différents de nous. Physiquement, mentalement, moralement, le caractère n'est pas le même, les goûts ne sont pas les mêmes. Moi, je peux aimer la fraise et ma fille ou mon fils ne l'aime pas. Donc, à quel moment, en fait, on veut tout être pareil? Donc là, c'est une longue explication pour parler de la richesse de la divergence. Oui, j'ose le dire, la richesse du hirtileuf. D'accord? Pour cause, ce n'est pas péjoratif. Ça le devient lorsqu'on agit mal, lorsqu'on invalide l'opinion de l'autre, lorsqu'on n'argumente pas correctement vis-à-vis des choses qui nous concernent. Et tu vas voir que dans l'histoire de Daoud al-Islam, ça a un point très important de sa gouvernance et de ce qu'il caractérise dans sa royauté et comment il a été rallif sur terre. Donc la diversité, La divergence, la succession, la variété, le fait de léguer, le fait de donner en héritage, c'est tout ça et plus même qui est contenu dans Khalifa. Donc c'est comme si Allah nous expliquait qu'il établit sur terre quelqu'un qui va agir avec ses codes, avec ce qu'il connaît, et toujours avec la connaissance d'Allah subhanahu wa ta'ala et l'islam, parce que c'est ça un vrai khalif. Un khalif, c'est quelqu'un qui suit l'islam. Sinon on ne parle même pas de khalif. C'est une condition. Et donc cette personne-là va agir, elle va léguer, elle va préparer son successeur ou ses successeurs a porté en fait après lui. Un vrai Khalif, c'est pas quelqu'un en fait qui quitte ce monde sans avoir assuré ses arrières. Un Khalif, il a préparé la génération suivante. Surtout les plans. Il ne part pas comme ça. D'ailleurs, Papa Adam A.S, sa particularité en tant que prophète, c'est un prophète en fait qui est, on appelle ce prophète là, on le caractérise de prophète bâtisseur. Sa mission sur terre, à Papa Adam A.S, c'était de bâtir la terre. de bâtir la terre et de la préparer à ce que la vie puisse avoir lieu. Allah lui a enseigné beaucoup de sciences. Il n'a pas chômé pendant sa vie. Il a vécu un peu moins de mille ans, donc tu vas voir ça dans le hadith dont je vais te parler tout à l'heure. Et en fait il a bâti, il a construit, il a construit, il a travaillé la terre, il a travaillé le sol, il a travaillé au contact de la nature, il a travaillé aussi humainement avec ses enfants, avec son épouse. Il a bâti les fondations sur lesquelles aujourd'hui on peut se mettre debout. Il n'a pas chômé, d'accord? Donc ce prophète-là, son rôle, ce n'était pas forcément d'appeler les gens à l'islam, parce qu'il avait... Enfin, dans le sens, avec un peuple qui est idolâtre ou quoi que ce soit, parce qu'il n'avait pas ces problèmes-là. Il était le précurseur. Donc lui, c'est la construction, ce n'est pas la réparation. Les autres, en fait, à chaque fois, ça va être une construction-réparation. Je répare, je construis et je lègue. Je répare, je construis de nouveau, je lègue. C'est ça la succession d'un khalif. Donc papa Adam a.s, lui sa fonction c'était de bâtir. Et ça, ça fait partie aussi des caractéristiques d'un khalif, d'accord? Un khalif sur terre. Et la particularité, pourquoi est-ce que Allah subhanahu wa ta'ala parle de Daouda a.s en tant que khalif? Moi ça m'a toujours interpellé parce que, de ce que je sais en tout cas, De ce que j'ai parcouru du Coran, c'est le seul prophète qui l'appelle comme ça. La première fois qu'il parle de Khalif, c'est pour parler de la création de papa Adam, pour dire qu'il va établir un Khalif sur terre. Et donc par extension, toute sa descendance va l'être petit à petit. Et la deuxième fois où on entend Allah subhanahu wa ta'ala parler de ça, c'est dans surat Saad ici, et il parle de ça en parlant à Daoud a.s. Donc forcément quand Allah dit quelque chose qu'il n'a pas l'habitude de dire ou il va le dire à une personne en particulier, c'est qu'il veut qu'on se concentre. Donc là t'as l'habitude de ça, de ce principe, là ici Allah nous zoome quelque chose, d'accord? On zoome, on dézoome, on zoome, on dézoome. Et bien là, on va zoomer. Ça tombe bien, on va zoomer. Et donc là, le zoom d'aujourd'hui, c'est sur Daoud al-Islam et sur sa particularité de Khalif. Je veux que tu te concentres sur ce point-là parce que, en tout cas, moi, c'est ça qui m'a donné envie de faire cet épisode parce que ça fait longtemps que ça m'a interpellé ce terme. Et à chaque fois, je me dis, il faut que je fasse un épisode dessus, il faut que je fasse un épisode dessus. Je disais même à mes copines, elles disaient, oui, tout le temps, tu nous dis, tu vas faire un épisode dessus. Il n'est toujours pas sorti. Aïwa bismillah, il est là. Aïwa Allah. Donc il est là aujourd'hui. Et donc là je te renvoie à un hadith rapporté par Abu Hurayra que tu vas trouver dans Sahih al-Turimidhi. Tu auras une version aussi quasi similaire dans Sahih Bukhari et Muslim. Et donc, je ne cite pas tout le hadith, je commence à la partie où Papa Adam a.s parle justement de ça. Adam a.s, en fait, Allah s.a.w. explique dans ce hadith que quand Allah s.a.w. a créé papa Adam a.s, il a extrait de son dos, donc en fait il a passé, il a caressé le dos de papa Adam a.s et de ça il a sorti toute sa progéniture jusqu'à la fin des temps. Toute sa progéniture. Toutes les âmes, en fait, à ce moment-là ont été extraites de papa Adam a.s. Et donc, là commence la narration. Papa Adam a dit «O Rab, qui sont ceux-là?» Allah dit «Ceux-là sont ta descendance». Chaque personne avait son terme écrit entre les deux yeux. Donc là c'est toujours la narration, toujours le hadith. Chaque personne avait son terme de vie écrit entre ses deux yeux. Parmi eux, il y avait un homme qui était plus illuminé que les autres, ou parmi les plus illuminés. Adam dit «Oh rab, qui est celui-ci?» Allah dit «C'est ton fils Daoud. Je lui ai écrit 40 ans.» Et dans une autre version, «Je lui ai écrit 60 ans.» Adam a.s dit «Oh rabb, rajoute-lui, rajoute-lui de la vie.» Allah dit «Cette durée est celle qui lui a été décrétée.» En gros, je lui ai décrété ce temps-là, 60 ou 40. Adam dit «Oh rabb, je lui donne 60 années de mon âge.» Et dans une autre version, je lui donne 40 années de mon âge. Allah dit «Toi et ta demande êtes liés.» Donc je te l'accorde, tu t'engages, j'accorde ta demande. rapporté par Thierry Méli dans ses Sunnens. Ce hadith-là, peut-être tu le connais, il est assez fort et assez beau. Et ici, la question que tu as envie de te demander, mais pourquoi est-ce que papa Adam, on n'a que lui en fait, c'est que par rapport à Daoud qu'on l'a entendu dire qu'il voulait ajouter de sa vie. Et il faut dire qu'à ce moment-là, Allah a présenté tous les descendants de Adam. On a tous été présentés devant lui, un à un. J'imagine que ça a dû prendre du temps. Toutes nos âmes, chacun, nous avons été présentés à papa Adam a.s. Il sait tout de nous. Et c'est tellement logique en fait. Comment un père ne connaît pas ses enfants? Il sait toi, moi, un autre, etc. Il connaît l'époque qu'on va vivre, nos comportements, nos caractéristiques, ce qu'on va faire de marquant. Le fait que je fasse un podcast, il le sait, il le savait plutôt. Ton métier, ce que tu accomplis, le nombre d'enfants que tu as eus, ce que tu vas léguer sur terre, est-ce que tu vas vivre longtemps ou pas, le nombre d'années où tu vivras. Il était au courant, juste il nous regardait, il savait. Donc il était au courant de tout ça. Mais pour certaines personnes, il a posé des questions parce que ça l'intriguait. Et dans ce hadith, Allah capture cette personne-là. Peut-être qu'il a posé des questions sur d'autres. Et donc là, il va dire Lui là, il est plus illuminé que les autres. Il a une lumière en fait. Et c'est pour ça qu'il dit, c'est qui lui? Peut-être c'était même pas encore arrivé autour d'Aoud Arlesen d'être présenté, il dit, lui c'est qui? C'est là qu'il lui dit, c'est ton fils d'Aoud, d'accord? Chacun d'entre nous finalement, c'est ton fils, c'est ta fille, donc c'est ton fils d'Aoud. Il va vivre à telle époque, il dit tout de suite, je lui ai donné tant d'années. Là il va dire, rajoute lui. Et là, les savants, ils expliquent que papa Adam, en fait, il a reconnu en Daoud, quelque chose qu'il a en lui. Il a reconnu en lui Khalifat. Beaucoup sont Khalifat. Beaucoup n'agissent pas selon des Khalifat. C'est un prophète, en fait, il aurait pu dire ça du Prophète Salam, d'un autre, ou même de quelqu'un de pieux aussi, comme Luqman, qui est cité dans le Qur'an, et d'autres personnes pieuses qui ne sont pas forcément prophètes. Mais le fait qu'il reconnaisse immédiatement finalement cette compétence chez Daoud, ça l'a marqué. Et c'est comme s'il voulait dire que c'est trop dommage qu'une personne comme ça, un bâtisseur, un khalifa, quelqu'un de noble, et après il sait qu'il doit être roi, ceci cela, Et il s'est dit la terre a besoin de lui plus longtemps. Donc Allah donne lui. Et là encore, Allah savait en avance qu'il allait donner à Dawud a.s l'équivalent de 100 ans. Parce que c'était prévu. Il savait qu'Adam a.s allait lui demander plus. Donc là encore c'est une destinée. Mais où il y a une action d'un être humain. D'accord? Donc très belle notion. Et donc, Papa Adam a été particulièrement attiré par notre père Adam. Mais pourquoi? Pourquoi Daoud a? C'est ça qui est intéressant. La mission de Papa Adam a, comme je t'ai dit, c'était de construire la terre, bâtir les fondations. Et bien il a vu en Daoud a un haut potentiel dans ce domaine. un haut potentiel aussi dans sa capacité d'adoration. Et si tu regardes aussi, Daoud, il est connu des hadiths de Rasoul Allah, il est connu dans ce que Rasoul Allah nous explique. C'est quelqu'un dont il a souvent parlé, notamment, si tu le sais, Rassoulallah a parlé de Daoud en disant que le meilleur jeûne est le jeûne de Daoud. Il jeûnait un jour, il rompait un jour. Il jeûnait un jour, il rompait un jour. Rassoulallah a nommé, a élu le jeûne de Daoud comme étant le meilleur jeûne. T'imagines! Et Rassoulallah, lui, ne jeûnait pas un jour sur deux. Il jeûnait trois jours dans le mois, donc les jours blancs de pleine lune. Il jeûnait Ashoura, il jeûnait Arafah, il jeûnait Ramadan, il jeûnait Shawwal. il jeûnait les lundis et les jeudis. C'est déjà énorme. Pourtant, il dit que le meilleur jeûne, c'est le jeûne de Daouda Hessem. D'ailleurs, tu verras des gens dans la communauté, par rapport à ce hadith, ils jeûnent un jour sur deux. Je n'en connais pas énormément, mais effectivement, dans les gens que je connais, peut-être il y a cinq ou six personnes dont je sais qu'ils jeûnent un jour sur deux, juste parce qu'ils ont été émerveillés par le fait que Rasoulallah a dit que c'était le meilleur des jeûnes. D'accord. Après, quand on fait le jeûne de Rasoulallah aussi, c'est déjà parfait, je trouve. Et il a dit autre chose à propos de Daouda a.s. Il a dit que le meilleur qiyam-ul-layl, c'était celui de Daouda a.s. Et c'est Rasoul Allah, j'ai envie de dire, qui le dépasse dans le qiyam-ul-layl, il a dit que c'était le meilleur. Il a parlé même de la découpe de la nuit et ça ressemble beaucoup à la sienne. Il parlait de Daouda a.s qui dormait la moitié de la nuit, seulement la moitié. Ensuite, il priait le tiers, il se rendormait, etc. Donc du coup, pareil, c'est un, comment dire, un prième, un temps de sommeil plutôt, dans la journée, qui était biphasique ou triphasique. Mais en tout cas, c'était très intéressant. Et d'ailleurs, je t'invite, pour le coup, comme on parle de prième ou l'aïl, si tu n'as pas écouté l'épisode sur le tahajjud, la prière de la nuit, les délices qu'elle t'offre, les déblocages que ça te fait dans ta vie, les jokers que ça t'offre dans ta vie, le jackpot que tu peux gagner avec ça, Il faut l'écouter. Et c'est l'épisode dont le titre est «Une habitude précieuse». Une habitude si précieuse, il me semble, ou une habitude à cultiver. En tout cas, je vais te mettre dans les notes de l'épisode, l'épisode à réécouter ou à écouter. Et donc, déjà, deux caractéristiques de ce prophète par Rasoulallah sallallahu alaihi wa sallam, ce n'est pas anodin. Puis on a le hadith justement par rapport à papa Adam a.s qui passe en revue finalement sa progéniture et est attiré par la lumière de Daoud a.s. Donc déjà c'est intéressant. Et avec tout ce que tu connais déjà de Daoud a.s, voilà quelque chose qui est intéressant. Et c'est, comme je disais, c'est le seul prophète dont Allah s.w.t parle dans le Qur'an comme étant un khalife, d'accord, lui et Adam a.s bien sûr. Et donc, Daoud al-Islam, c'est ces caractéristiques-là. C'est un roi. C'est un roi aussi qui est juge, parce qu'un roi n'est pas forcément un juge. Un roi peut avoir un juge aussi qui fait le jugement. Il était roi, prophète, juge. C'est déjà énorme. Et donc il était juste, il avait beaucoup de sagesse. Et c'est vraiment déjà énorme, machallah, chez quelqu'un. Et ce qui est beau aussi chez Dawud a.s, et c'est Rasool Allah aussi qui en parle dans des hadiths, où il parle de son harmonie avec la nature. Dawud a.s avait une très très belle voix, une voix mélodieuse. On disait de lui en fait qu'il avait une voix envoûtante. N'importe qui qui l'entendait en fait était émerveillé par sa voix. Il faisait le zikr, il récitait les psaumes, donc al-Zabur. Donc il recitait en fait la parole d'Allah, donc lui il a reçu Al-Zabour, l'incarnoclipsum de Daoud, comme on dit, et il les récitait de bon matin. Il faisait le tasbih, il faisait du dhikr tous les matins, au point où c'est lui en fait qui rappelait aux animaux, qui rappelait aux pierres, aux montagnes, etc. de faire l'évocation d'Allah, et pas à l'inverse. Et d'ailleurs en cela, tu vas pouvoir te régaler dans le Qur'an. Si tu te rends à surat Sad, donc tu remontes juste un peu par rapport à la haïa qui a motivé l'épisode du jour, donc toujours la même surat, et c'est à partir de la haïa 16 où Allah SWT parle justement de ce côté de Daoud A.S quand il dit Donc il dit nous avons soumis les montagnes qui, matin et soir, célébraient avec lui, donc avec Daoud, notre gloire, notre santé. et de même que les oiseaux rassemblés autour de lui, tous soumis à sa volonté. Donc très beau. Et il dit dans la Haya d'après, nous l'avons fait maître d'un puissant royaume et l'avons doté de sagesse, d'éloquence et de discernement dans ses jugements. Donc très très beau. Et moi je pense que c'est quelque chose qui me touche beaucoup par rapport à Daoud. L'Islam c'est ça, c'est son harmonie avec la nature en fait. Il prenait soin de la terre. Et même par rapport à la nature, les animaux qui étaient en harmonie avec lui comprenaient le langage des animaux et aussi des non-animés comme les montagnes, les pierres, etc. On ne pourrait même pas se douter que les montagnes, pierres et tout, entre guillemets, parlent ou ont un langage. Et bien lui comprenait leur langage. Donc quand on dit que quelqu'un, c'est-à-dire même la pierre en fait, même la pierre fait le tasbih d'Allah. Donc quand on dit que quelqu'un limite un cœur de pierre, en fait ce qu'on veut dire c'est que c'est pire que la pierre, parce que la pierre elle-même, l'eau peut passer à travers la pierre, la pierre peut se fissurer, la pierre en fait a une vie dans le sens où auprès d'Allah subhanahu wa ta'ala c'est une vie. Donc voilà, si quelqu'un dit cœur de pierre, en fait il faut se dire qu'elle voulait dire pierre. Cette harmonie avec la nature, c'est vraiment très beau. Et au-delà de la nature, il maîtrisait aussi les choses qu'Allah SWT a mis dans la nature. Il cultivait la terre, il avait appris tout ce qui était l'art agricole, la métallurgie, donc c'est le premier d'ailleurs à avoir su fabriquer des côtes de maille. Et Allah a rendu le fer malléable dans ses doigts, c'est-à-dire qu'il n'avait pas besoin de chauffer le fer. Il tenait le fer dans les mains, quelle que soit l'épaisseur, etc. et tout, et il pouvait le tordre, il pouvait le façonner. Et je pense que tu vois c'est quoi des côtes de maille, donc les armures que les gens utilisaient, etc. Avant Daouda al-Islam, ils utilisaient aussi le fer sur leurs armures, mais du coup c'était du fer qui n'était pas malléable du tout, et c'était pas du fer souple dans le sens où il n'y avait pas de souplesse dans les armures. C'était des armures rigides qui offraient peu de possibilités de mouvement etc. et c'était difficile. Avec les codes de mailles, Allah lui donne des directives très intéressantes et là aussi c'est dans le Qur'an, franchement tu vas te régaler. Et là c'est dans le surat Saba qui parle à la fois de Suleiman a.s, de la reine de Saba et qui parle aussi de Daoud a.s. Et justement à partir de l'ayat 10, il parle aussi encore une fois de ce qu'il a accordé à Daoud a.s, il dit «Nous avons comblé Daoud de nos faveurs, nous avons dicté aux montagnes et aux oiseaux de faire écho à ses tasbihs, à ses chants, et nous avons rendu le fer malléable entre ses mains». Lui inspirant d'en faire des larges côtes de maille en anneaux bien ajustés. Donc là, Allah lui donne des directrices très claires. Et il dit accomplissez des bonnes œuvres. Je vois parfaitement ce que vous faites. Il leur dit «I'malou saliha». Donc «saliha », c'est les bonnes œuvres et c'est bien faire. Faire les choses et bien le faire. D'ailleurs, ça me rappelle, j'avais consacré un épisode de Ramadan naissance, pas ce Ramadan de cette année, mais Ramadan 2023. Et l'épisode, il me semble que ça s'appelle «Faire le bien et bien le faire». Je vais te mettre aussi dans les notes de l'épisode. Ce n'est pas un épisode très long puisque c'était des épisodes courts. tous les jours aussi pendant le Ramadan de l'année dernière. Et je parlais justement de cet art en fait de faire les choses avec minutie, avec excellence quand on doit les faire. Et ici en fait ça illustrait ça parfaitement avec Daoud A.S. qui faisait les choses avec minutie. Ce qu'il faut vraiment garder en tête avec Daoud A.S. c'est sa grande capacité en fait à travailler. C'est quelqu'un qui travaillait. C'est quelqu'un en fait d'ailleurs, ça aussi c'est une narration dans des hadiths, donc le Rasoul Allah sallallahu alayhi wa sallam qui disait que Daoud sallallahu alayhi wa sallam, c'était ce roi qui ne mangeait que du travail de ses mains. Il ne mangeait que du travail de ses mains. C'était un forgeron, c'est un berger, c'était un agriculteur. Il faisait tout ça en fait. Il travaillait la terre, il travaillait les armures, et il travaillait les champs, etc. et il ne mangeait que de ce qu'il avait travaillé la journée. C'est un roi. C'était un roi très riche. C'était un roi qui avait tout ce qu'il voulait. Il avait un royaume. Lui, personne n'a eu de royaume comme eux. C'est simple. Personne n'a eu ce qu'ils ont eu. Et ce n'est pas seulement en termes de royaume richesse. Ils avaient la richesse aussi de comprendre les langages de tous leurs sujets. animaux, humains, djinns, pierres, arbres, montagnes, tout ce que tu veux. C'est énorme. C'est ça, ça, ça s'appelle la royauté. Aujourd'hui, les rois qu'on a à côté, même ceux qu'il y a eu dans l'histoire, ça n'a rien à voir. Donc, c'était des grands rois. Et est-ce qu'aujourd'hui on pense à un roi qui travaille, qui va juste aller travailler et gagner son pain lui-même? Non. Non, non, on ne connaît pas ça. Et Daoud, alaihissalam, il était ce roi-là. Donc imagine, c'est vraiment énorme. Donc, il était fort dans le développement agricole. Il était toujours en train de sillonner, en train de rechercher comment il pourrait mieux travailler la terre, etc. Et Sulaiman, alaihissalam, a hérité ça de lui. On sait qu'il avait l'habitude de sillonner vraiment le pays, les horizons, etc. Toujours pour chercher comment mieux irriguer la terre, comment trouver un système d'évacuation d'eau, etc. Ils étaient très très forts et toujours en train de travailler, toujours en train de chercher quoi faire de mieux. Ils n'étaient pas en fait dans leurs cours à rêvasser, ou bien à faire des réunions de ministres à n'en plus finir, ou juste se prélasser. Non, ils travaillaient nuit et jour pour leur peuple, en fait. Donc, ce n'était pas des gens pour qui la richesse leur était montée à la tête, etc. Et c'est ce qui était très intéressant avec Daoud, alayhisselam, c'est qu'il gagnait sa propre subsistance. Il travaillait, il faisait les choses avec excellence. Et ça, c'est très beau. Et Allah, quand il parle de lui aussi, et ça c'est important d'en parler, quand il parle de Daouda, il parle de lui par rapport à sa Hikmah. Dans Hikmah, il y a Hukm, Hakim, Hakam, donc il y a la notion de jugé. Donc Daouda, comme je l'ai dit en début d'épisode, était un juge. C'était un juge et un fin juge. Il traitait des cas avec une justesse, avec une intelligence. Ça aussi, c'est un héritage qu'il a donné à Suleiman, qui a beaucoup appris aux côtés de son père. Dès son plus jeune âge, il réussissait à résoudre des cas que son père n'avait pas réussi à résoudre justement. Donc vraiment, c'est l'élève qui a bien appris du maître. Et Daoud al-Islam, si on pouvait lui reconnaître une caractéristique aussi, c'est impossible de parler de lui sans parler de ça, c'est sa hikmah, c'est sa qualité de juge, la justesse du jugement, un héritage qu'il a donné à son fils, la justesse parmi les gens, la justesse dans la mesure, la justesse dans le travail. Il avait la juste mesure. Et la juste mesure, c'est aussi quelque chose d'excellent. En fait, quand on parle de justesse, il y a de l'excellence. C'est justesse et justice et excellence qui corroborent tout ça. Et donc, il y a ce passage dans le Sourat Saad, toujours vers les ayats qui ont motivé l'épisode du jour, où il y a une scène qui arrive, je vais te la lire, te lire directement la traduction et on va en parler pour terminer l'épisode. Et donc, à partir de la ayat 20 du Sourat Saad, si tu veux suivre, Allah subhanahu wa ta'ala dit «L'histoire des plaideurs qui s'était hissée jusqu'à son oratoire, est-elle parvenue? Les voyant entrer, Dawood fut effrayé, mais bientôt rassuré par les deux hommes qui dirent «Ne crains rien, nous sommes simplement deux plaideurs. L'un de nous s'est montré injuste envers l'autre. Tranche donc en toute équité. et sans aucune partialité,» le différent qui nous oppose, indique-nous la meilleure voie à suivre. L'un d'eux dit «Mon frère que voici possède 99 brebis, alors que j'en ai moi-même qu'une seule », qu'il me réclame avec insistance. Daoud répondit «Ton frère t'a lésé en te réclamant ta Borobi pour l'ajouter aux siennes.» Donc les 99 autres. «Les gens sont souvent injustes les uns envers les autres dans leur relation à l'exception de ceux qui, bien rares, ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres.» Donc là c'est Allah qui parle. Donc Daoud a donné son jugement et Allah dit «Les gens sont souvent injustes les uns envers les autres dans leur relation à l'exception de ceux, bien rares, qui croient et accomplissent de bonnes œuvres.» Comprenant que nous l'avions mis à l'épreuve, Daoud se jeta face contre terre implorant le pardon de son robe et se repentant de son erreur. Nous lui avons accordé notre pardon et lui réservons tout près de nous la plus heureuse des retraites. Daoud, donc là c'est la haïa qui a motivé l'épisode de jour. Au Daoud, nous avons fait de toi un khalif sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion, sinon elle t'égarera du sentier d'Allah. Car ceux qui s'égarent du sentier d'Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le jour des contes ou le jour du jugement. Et donc, je ne vais pas t'expliquer tout en détail par rapport à ces ayat là, parce que ça demanderait de faire plusieurs épisodes carrément, tellement c'est riche. Mais je vais juste parler justement de la hikmah derrière ça. Donc, tu as entendu l'histoire, donc un homme, donc des hommes qui rentrent déjà par effraction. Déjà, juste imagine le contexte. Là, on pouvait... Daoud al-Islam, il a vite compris en fait que c'était... Enfin, il a vite compris, il a compris vraiment après que c'était en réalité deux anges. Et donc, il faut imaginer, c'est comme si là il y a un roi, imagine n'importe quel pays, et tu prends juste la résidence présidentielle de ce pays, ou le royaume, le palais. Et donc là, Daoud al-Islam, c'est comme si Allah précise exactement la pièce dans laquelle il se trouve chez lui, l'endroit même de la pièce où il se trouve chez lui. C'est l'espace prière, dans sa chambre, dans le palais. Et donc, c'est comme si Daouda alay salam entre dans la pièce et il trouve deux hommes ici qui l'attendent, en fait, et qui disent on a juste un truc, on aimerait que tu juges entre nous. Je ne sais pas si tu imagines, c'est comme si tu es chef d'entreprise et en fait, je ne sais pas, moi, tu as fini une réunion ou bien tu es conférencier ou conférencière et tu as donné une conférence ou bien une star ou un truc comme ça. On s'entend sur le mot star. Et la personne, en fait, elle rentre chez elle ou elle est dans sa chambre d'hôtel ou un truc comme ça. Et là, elle ouvre la porte de la chambre d'hôtel et elle trouve deux entre guillemets followers ou bien deux employés, etc. qui disent au fait, c'était juste pour continuer la conversation qu'on avait eue tout à l'heure ou bien il y avait trop de monde, on n'a pas pu te poser la question. On veut juste que tu nous expliques ce que tu voulais dire. Le premier réflexe qui va te venir, c'est pas de répondre à ces gens. C'est de dire sécurité, s'il vous plaît. Et Daoud al-Islam, c'est pour ça qu'il a pris peur. Parce que c'est un roi, mais c'est aussi un soldat. C'est un chef des armées. Et donc, un chef des armées, ça a des ennemis, etc. Et en fait, des ennemis d'autres pays, etc. Forcément, quelqu'un qui fait comme ça, ça peut s'apparenter à une déclaration de guerre ou en tout cas à une attaque. Ouais, c'est ça, exactement, une attaque. Et donc il prend peur. Et c'est pour ça que la première chose qu'il dit c'est «la taraf». Faut pas avoir peur. On veut juste qu'en fait que tu juges entre nous. Donc Daouda et Salem, bon, tant qu'à faire, ils sont là. Ça va créer plus de mal qu'autre chose d'appeler les gardes, etc. Et peut-être qu'à la fin, voilà, ils ne savent pas comment ils se sont retrouvés ici. Ils ne savent pas pourquoi ils sont là, mais ils les écoutent. Et là, il y en a un qui parle. Et donc, regarde bien ce qui s'est passé. Il y en a un seul qu'on a entendu parler et qui donne la version. C'est celui qui a une seule brebis et qui parle de son frère qui en a 99. Et il dit, il m'a demandé avec insistance, donc il ne lui a pas volé, il ne lui a pas pris. Il m'a demandé avec insistance, en fait, de lui donner ma brebis comme ça, pour joindre à ses brebis. Et regarde aussi comment il commence dès le départ, il parle à un juge, un roi, un prophète, et pourtant ils lui disent «traite avec impartialité avec nous, ne sois pas injuste, sois juste». On a presque envie de dire mais vous vous moquez de qui là? Vous venez d'arriver, vous demandez de juger, et vous nous dites comment juger. Et c'est là qu'on voit en fait que Daoud al-Islam, il est mis à l'épreuve par Allah. Là, dès qu'on commence à lire, on commence à comprendre ça. Parce que comment la personne en fait peut... Comment dire... On n'a envie de dire... On ne va pas enseigner à la personne son art normalement. Donc si ceux-là se permettent de faire ça, ça veut dire qu'ils connaissent mieux le jugement que lui. Ça veut dire qu'ils maîtrisent mieux la magistrature que lui. Donc ça peut être que des gens qui le dépassent. Donc ça peut être que des anges en réalité, des gens envoyés par Allah. Mais dans la peur et la stupéfaction, Daouda a répondu tout de suite. Si tu as remarqué, on n'a pas entendu la version du deuxième. On n'a pas entendu la version de celui qui a 99 brebis. On a tout de suite entendu l'autre qui dit «ouais, il m'a demandé avec insistance». Dans une autre traduction, il dit que En gros, il est plus éloquent que moi. Et donc, Wa'Azzani fait le khétrap. Il fait le khétrap. Donc, dedans, il y a l'éloquence, le discours. En gros, mon frère, il est plus éloquent que moi, plus persuasif que moi. Et en gros, il a été insistant dans la conversation. Il ne m'a même pas laissé en place. Et en fait, il est plus charismatique, etc. que moi. Il a tout de suite voulu avoir le dessus sur moi. Ce n'est pas juste. Et là, on entend tout de suite le juge Là, il n'y a pas besoin d'être un grand juge pour savoir qu'on n'a pas entendu la deuxième partie, on n'a pas entendu l'autre camp en fait. Et peut-être que l'autre camp avait quelque chose à dire. Mais c'est vrai que lorsqu'on lit ça, comment l'autre a parlé, on a presque envie de dire «En fait, toi, comment t'as tiré l'histoire vers nous?» Et c'était très subjectif. Au début, c'est factuel. Moi j'ai ça, mon frère il a ça. Mais il nous manque des éléments. Quand ça s'est passé? Comment ça s'est passé? La raison pour laquelle le frère a voulu demander cette brebis-là? Contre quoi il lui a demandé la brebis? Il y a peut-être un échange? Est-ce vraiment la vérité? Est-ce que ça s'est passé comme ça? Est-ce qu'il a été aussi insistant que tu le dis? Il nous manque ces éléments. Daoud al-Islam a essayé la première fois, et c'est pour ça qu'Allah l'a mis dans le Qur'an. Il n'y a pas beaucoup de jugements, finalement, de cas. Il en a traité On ne sait combien des cas, mais c'est le seul cas qui est mentionné dans le Qur'an. Et c'est le seul cas de ce qu'on connaît dans l'histoire où Daoud a hâté son jugement et où il s'est empressé, il s'est trompé. Et ça, c'est pour nous enseigner quelque chose. Parfois, l'Esprit Notala fait que des prophètes on va dire, se trompent un peu, pour nous montrer en fait finalement quelque chose qui se fait beaucoup dans notre commun des mortels, et pour montrer à quel point c'est grave. Parce que ça en fait aujourd'hui, c'est le quotidien de beaucoup de gens. On écoute un parti, on n'écoute pas l'autre. On juge sur un parti seulement. Et ça, tout le monde l'a déjà vu. Même subi, j'ai envie de dire. Je prends le risque de dire que tout le monde l'a au moins subi une fois. On écoute un parti, on ne t'a pas écouté. Et il y a quelque chose qu'on fait aussi, et ça aussi ça me matrice beaucoup, on le fait aussi de personnalités qu'on ne connaît pas. Les gens, maintenant, ils regardent les people, ils regardent les influenceurs, ils regardent ça. Je sais que je parle souvent des réseaux sociaux, mais parce que c'est ce qui est là aujourd'hui et c'est ce qui parle le plus à nos jeunes, à toutes les générations. Et donc, en fait, on entend une partie et à toute la terre entière qui commente, qui dit mais elle aurait pas dû faire ça. Mais lui, moi, je défends. Mais on a envie de dire, qui t'a appelé? Qui t'a demandé? Qui t'a appelé à la barre? Moi quand j'entends des gens parler comme ça, maintenant je vais leur dire ça. Qui t'a appelé à la barre? C'est Allah, c'est toi, c'est l'autre. Qui t'a appelé à la barre? Est-ce que t'es avocat? Est-ce que t'es juge? Est-ce que t'es agrégé en droit ou je ne sais quoi? Comment en fait on en est arrivé à là? Donc ça c'est quelque chose de tellement quotidien chez nous qu'en fait on ne remarque même plus. Ou bien pareil, quelqu'un va venir te parler d'un différent. Il faut avoir le réflexe de dire, de ne pas en tout cas hâter le jugement, dire j'ai entendu. On peut commenter, on peut poser des questions, mais on ne juge pas déjà de base qui sommes nos pourjugés. Mais si on doit trancher, parce que si on vient nous voir pour nous parler quelque chose, c'est qu'on attend quelque part notre avis. Mais si on doit trancher, on doit avoir la sagesse, la hikma, d'écouter la partie adverse. Parce qu'on aura toujours des éléments. Et là c'est vrai que quand t'entends ce cas-là, tu te dis mais ça a l'air évident en fait. Comme ça a eu l'air évident pour Daoud A.S. que l'autre c'est injuste. Parce que tout de suite il y a eu le côté richesse etc. On a tendance à aller, quand justement on veut tellement pas Daoud A.S. sa particularité c'est qu'il n'est pas impressionné par les richesses. C'est pas le genre qui prend les parties pour les plus forts etc. Et justement, il a tellement voulu aller vers aider le plus faible des deux, qu'en fait, on se rend compte que peut-être que c'était lui le fautif. Peut-être qu'en fait, le frère est en train de lui dire, tu n'as pas de connaissances, tu n'es pas bon berger par exemple. Donne-le moi, et en échange je te donne ça, ou bien viens on fait affaire, on fait comme ça, etc. On ne sait pas, mais il y a eu plus que ça en fait. Mais en entendant une seule version et en se penchant vers une version, on est injustes. Et c'est ce qui s'est passé en fait. Daoud s'est posé, il a réfléchi et quand ils sont partis, Allah lui a montré la vérité et là il s'est dit j'étais injuste. Donc il s'est tout de suite prosterné parce qu'il s'est rendu compte en fait. Et là Allah le reprend en lui disant attention Daoud, on a fait de toi, on t'a établi comme ralif sur terre. Juge entre les gens correctement. Ne sois pas injuste. Parce qu'elle est injuste, en fait. Et ne suis pas tes passions, en fait. Et là, j'aime beaucoup parce que ça nous fait beaucoup à Eko, à Surat Ghassas, avec Moussa, à l'Islam, qui s'est empressé d'aller aider celui de son peuple, contre l'Égyptien, en n'écoutant pas, finalement, la version de l'Égyptien. Peut-être que c'est l'autre qui faisait n'importe quoi. Et on le voit en fait que c'est une doute qui a fait n'importe quoi parce que le lendemain il recommence. Et on voit aussi que c'est quelqu'un d'injuste et qui ne cherche que les problèmes parce qu'il ameute la foule contre Moussa a.s. Je te renvoie à ces épisodes-là si tu veux les réécouter. Donc en fait, on voit que, attention, l'israélite, du peuple de Moussa ali Salem, on a tendance à dire c'est lui qui est l'esclave, c'est lui qui est opprimé. Les scènes qu'on a l'habitude de voir, c'est des égyptiens qui fouettent les autres, etc. Et tout. Donc, en fait, naturellement, c'est comme si on regarde une vidéo ou un film ou un truc comme ça. On a naturellement envie d'aller vers celui qui se fait maltraiter. D'accord? Vers celui du peuple en tout cas qui se fait maltraiter. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des voleurs, des menteurs, des tricheurs parmi les esclaves de Banou Israël. Il y a de tout en fait. De la même façon, parmi les Égyptiens, il y avait des gens bien. Il y avait des gens qui avaient des bonnes moralités. C'est comme au temps du Prophète sallallahu alaihi wa sallam, avant que l'Islam se propage, avant que le Qur'an soit révélé. Parmi les compagnons pendant la Jahiliya, l'ignorance, il y en avait qui avaient des beaux caractères. Abou Bakr el-Sidiq, Omar ibn Khattab, Othman ibn Affan et beaucoup qui étaient connus pour leur moralité. L'islam n'est venu qu'émerveiller tout ça, n'est venu qu'améliorer tout ce qui était déjà là. Donc il y a du bon et du moins bon partout. Donc il ne faut pas généraliser. Et là en fait on a un autre rappel. Donc c'est pour ça que j'ai beaucoup aimé ce passage là, parce que déjà ça nous fait un rappel avec Surat Qasas, mais ça nous rappelle en fait l'histoire. On a beaucoup parlé des passions dans Surat Qasas. Alors on en a beaucoup parlé, de suivre les passions, nos dictates, nos préjugés, ce qu'on a envie, nos émotions, blabla. Et en fait là, Allah SWT rappelle ça à Daoud A.S et il dit attention, attention, ne suis pas ta passion parce qu'à l'égard du sentier d'Allah, dès lors qu'on suit notre nafs, ça ne passe pas. Parce que le nafs veut naturellement nous pousser à faire du mal. Et c'est notre âme en fait, c'est notre cœur, c'est notre iman qui va nous amener au bien. Et il parle aussi du fait qu'il va être intransigeant envers ceux qui ont oublié le jour des comptes. Donc là, il rappelle que c'est lui le juge numéro un, déjà. Il rappelle qu'il y aura un jour où il va y avoir le grand jugement. D'ailleurs, qu'est-ce qu'on appelle? On dit le jour du jugement. Donc le jour des comptes, c'est ce jour-là. C'est ce jour-là qu'on va appeler les gens à la barre. Sauf qu'il n'y aura pas d'avocat. Il n'y aura pas d'avocat, il n'y aura pas de jury. Le vote du jury, le vote de la... Il n'y aura pas ça. Il n'y aura pas. Il y aura des intercesseurs. Le Qur'an va plaider pour des gens. Certaines bonnes actions vont plaider pour les gens. Mais c'est tout en fait. Donc je voulais vraiment prendre le temps de parler de ça. Khalif sur terre. D'accord, le khalif. Donc là on comprend pourquoi Allah SWT a parlé de Daoud al-Islam en parlant de khalif. Donc c'est comme s'il lui disait on a fait de toi un khalif sur terre. Je veux de toi la justice, la justesse à toute épreuve, la stricte justice. Tu dois être incorruptible, impartial, même dans les situations les plus insolites comme cette scène-là avec ces deux hommes qui rentrent par effraction etc. Et ce qui est beau aussi, toujours dans le mot khalifa, c'est, je rappelle, cette notion de diversité, de divergence. Il va y avoir des cas différents, il va y avoir des gens avec des nationalités différentes, avec des cultures différentes, avec des opinions différentes, avec des habitudes différentes, avec des caractères différents. Les gens vont diverger, les gens vont différer. Et c'est la vie en fait. Dans une aya, dans surat Rum, Allah s.a.w. dit que parmi ces signes il y a la diversité de vos couleurs et de vos langues. J'aime énormément cette aya. Il dit que dedans il y a «ayatun lil'alamin» et dans une autre version, si tu lis en hafs ou en warsh, tu auras «lil'alamin» ou «lil'alimin». C'est beau en fait, c'est pour dire que Le fait qu'Allah SWT ait mis autant de diversité, autant de variété, c'est un signe, c'est un miracle, c'est un rappel, c'est une richesse, c'est censé nous apprendre des choses. Donc la différence, c'est pas ça le problème. Être différent n'est pas un péché. Penser différemment n'est pas un péché. Agir différemment n'est pas un péché. C'est le fait que ce que tu fais ou dis ou penses ne soit pas dans le sentier d'Allah. Mais si tu regardes bien le sentier d'Allah, Il a plusieurs voies. C'est une autoroute à plusieurs voies. C'est une autoroute à plusieurs voies. La voie qui ne marche pas, c'est le sens inverse. C'est la voie qui va de l'autre côté. Si ça ne va pas vers Allah, ça va à l'opposé. Et l'opposé, c'est shaytan. Lui aussi, il a dit qu'il avait une autoroute. Lui aussi, il a une autoroute à plusieurs voies. J'arrive pas à croire que j'ai encore fait ce genre de métaphore là. Anyway, de toute façon, t'as l'habitude, t'es vacciné maintenant. Donc une autoroute à plusieurs voies. On a tort de penser qu'il n'y a que cette voie qui fonctionne. Donc, si les gens ne font pas comme moi, s'ils ne prennent pas la voie toute à gauche, la voie la plus rapide, eh bien, c'est un problème. Ceux qui roulent à 60, là, qui sont à 50 ou à 60 sur l'autoroute et qui sont complètement à droite. Ah non, toi, t'es trop lent. À toi, j'aime pas. Oh, l'autre, il est comme ça. Tu vois? Tu vois ça, là? Regarder les gens avec condescendance parce qu'ils sont différents de toi, parce qu'ils ont pas la même voiture que toi. Ils vont pas sur la même voie que toi. Ils sont plus lents que toi. Ou il y en a un qui t'a doublé. Il y en a un qui est devant. L'autre, il est derrière. L'autre, il te laisse pas trop doubler. Tu vois tout ça, là? C'est l'intolérance. C'est le manque de tolérance. Alors que vous êtes tous, je parle de tolérance parmi les gens qui sont dans la voie d'Allah déjà. D'accord? Et aussi, si on n'arrive pas à se tolérer là, alors qu'on est tous sur la même autoroute, tous vont vers Allah, la même direction, on ne le sera pas envers les gens qui sont en train de prendre l'autoroute au sens inverse. On n'aura même pas leur temps pour les aider à prendre la bonne voie, parce qu'on sera trop occupés à se failliter entre nous. Et ça, c'est pas bon. Et un khalif, il est focus, il est concentré, il est concentré à bâtir, comme papa Adam a fait, il est concentré à Il est concentré à construire du nouveau sur la réparation qui a été faite, parce que réparer ça ne suffit pas, il faut donner quelque chose de bien derrière. Et il est concentré à léguer ça. Et léguer d'une façon où il est persuadé que la personne qui va succéder va réussir à faire la même chose. Donc ça demande du travail, ça demande du travail de récupérer. La khilafah de la personne qui nous a précédés, de faire notre travail en notre temps et de préparer la génération d'après avant de partir, parce que la génération d'après on ne la prépare pas sur notre lit de mort en fait, c'est avant. Et pouvoir mourir en se disant que j'ai fait ma part. Pas en se disant ma progéniture va forcément être parfaite, elle va être bien, elle va être excellente, parce que ça on n'en sait rien. Mais moi j'ai tout donné. J'ai donné tout ce que j'avais. J'ai utilisé ce qu'on m'a donné. Je l'ai adapté aussi. Et c'est ça que je voulais dire aussi par rapport à Khalifa et par rapport à la diversité. Il y a beaucoup de parents et qu'Allah nous aide à ne pas faire comme ça. Qu'Allah pardonne à nos parents et aux générations d'avant qui faisaient ça. Le fait en fait d'avoir beaucoup de mal pour nos enfants à nous adapter à eux. Nos enfants n'ont pas les mêmes réalités que nous. Surtout qu'en plus ils n'ont pas été éduqués dans le même pays que nous. Ils n'ont pas les mêmes réalités. Ils n'ont pas les mêmes épreuves. Regarde juste la génération de nos parents et notre génération à nous. Déjà les parents qui ont connu l'immigration, les pauvres, c'est beaucoup de travail. Beaucoup de parents pourront se bien faire en éduquant leurs enfants, les élevants, exactement à la manière avec laquelle ils ont été éduqués, sans forcément prendre en compte les réalités du pays, si les pays sont différents, les pays de résidence, et sans forcément prendre en compte également la personnalité différente des enfants, l'atmosphère qui est différente. Il n'y a qu'à voir. L'époque de nos parents, il n'y avait pas de téléphone avant. Dans notre époque, il y en a. Avant, il n'y avait pas Internet. Maintenant, il y a. Avant, il n'y avait pas de réseaux sociaux. Maintenant, il y en a. Le temps a changé, donc vouloir éduquer ses enfants exactement comme nous on a été éduqués, c'est utopique, c'est inconscient, c'est presque de la folie. Et encore une fois, ce n'est pas quelque chose que les parents font volontairement et qu'Allah nous aide à ce que nous-mêmes ne reproduisons pas cette erreur-là. Et toujours pour en revenir à la notion de khalif, un khalif, c'est quelqu'un qui a cette vision, c'est quelqu'un qui est visionnaire sur ce point-là et qui sait pertinemment qu'en fait, il ne pourra pas faire exactement comme son prédécesseur et son successeur, ne va pas non plus être un duplicata de lui. Et il faut qu'il accepte. Il faut qu'il accepte. Et ce qu'il doit lui donner, c'est les bases solides, en fait. C'est des bases solides. Et pour comprendre ça, c'est logique. Est-ce que nous vivons comme papa Adam a.s vivait? Est-ce que nous vivons comme le temps, au temps de Rasulallah? Est-ce que nous vivons exactement pareil? Non, il y a beaucoup de choses qui ne sont plus pareilles, et donc on ne peut pas éduquer les enfants de la même manière. Par contre, nous prions, non? Rassoulallah, en son temps, il priait. Papa Adam, a.s, priait. C'est ça qui est important. C'est les grandes valeurs. Et aujourd'hui, nous avons des gens qui veulent inculquer à leurs enfants des choses à juste titre ou pas, mais très complexes, alors que la prière n'est pas allégée correctement. On ne doit pas normalement s'attarder sur des choses si les basiques ne sont pas assimilées. On ne peut pas en vouloir et combattre son enfant et rentrer en fait en divergence et en conflit avec lui parce qu'il ne fait pas ça, parce que par rapport à la culture, parce qu'il ne respecte pas la tradition d'un tel, oui mais la tradition va se perdre, etc. Alors qu'en fait notre enfant, au niveau des cinq piliers, au niveau des piliers de la foi, au niveau de certaines valeurs très importantes dans notre islam, eh bien c'est manquant. C'est encore trop perfectible en fait. C'est pas normal. Et ça c'est quelque chose que je vois beaucoup autour de moi. De toute façon je compte consacrer un épisode sur ça. J'ai déjà parlé du fait d'être ancêtre, mais ça nécessite une partie de l'oukrom. Très importante. Et ça tournera autour de Khalif, parce que finalement c'est comme ça qu'Alain nous définit. Il a dit qu'il allait établir un Khalif sur Terre. C'est nous en fait. Et comment, qu'est-ce que c'est que d'être du bon Khalif? Qu'est-ce que c'est que de transmettre cet héritage-là à nos enfants? Et donc pour ça, il faudra regarder les modèles de Khalifa que nous avons déjà dans toute l'histoire, et il y a de quoi faire. Et il faut prendre tout ça. Et avec nos réalités, avec nos personnalités, avec notre vécu, avec notre personne aussi. Nous sommes des personnes à part entière en fait. On est des êtres à part entière. On n'est pas comme l'autre en fait. Et c'est ce qui fait finalement qu'on est là, à se perdre dans ce qu'on fait, dans plein d'actions et on oublie qui nous sommes. Et on essaye d'être finalement ce que d'autres veulent que nous soyons et on n'est pas ceux qu'Allah nous a demandé d'être. Allah nous a créés pour être des personnes en particulier, des personnes singulières et de ça il nous a demandé de faire des merveilles, de ça, de ce qu'on est déjà. Mais à essayer de vivre une vie par procuration, que ce soit les parents, que ce soit la société, que ce soit les amis, que ce soit le conjoint, la conjointe, les enfants, ce que d'autres nous demandent, non en fait. C'est pour ça qu'en fait les gens perdent beaucoup de temps et arrivent à un certain âge, tout le monde fait après la crise de la décade en question et ça donne pas mal de choses. Wallahou Alem. Eh bien écoute, on arrive à la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'aura apporté autant qu'il m'a apporté, en tout cas, de le préparer, de le méditer, etc. J'espère que dorénavant, quand tu entendras parler de Daouda al-Islam, tu te concentreras sur ce point-là. Et d'ailleurs, je t'invite vraiment, de ton côté, à continuer à ré-étudier sa vie, son vécu, les choses, les grandes choses, en fait, qu'il a laissées dans ce monde, et en regardant ça avec le prisme de Khalif. Khalif, comme Andras Pintala l'a défini. Et tu vas voir qu'on en trouve des belles choses. Je te dis à vendredi prochain. Salaam alaikum wa rahmatullah. Merci d'avoir écouté cet épisode. Et comme toujours, si ce podcast t'a apporté du bien, alors une chose à faire, t'abonner pour ne rien rater. Et si il te semble pouvoir être utile à d'autres personnes, sens-toi libre de le partager. Et même de laisser un commentaire et la note de ton choix sur ta plateforme d'écoute préférée. Ce sera une belle manière de me faire savoir que ce podcast doit continuer et être écouté par le plus grand nombre. Je confie à Allah le soin de préserver ta foi, ton honneur et ton cœur. Je te laisse à présent passer un bon moment avec ton Coran et je te dis à vendredi prochain pour un nouvel épisode.
Épisode : (Rediffusion) Prophète Daoud (as), l’ancêtre lumineux
Animatrice : Oustadha Zaynab
Date : 12 juin 2026
Dans cet épisode, Oustadha Zaynab met en lumière la figure prophétique de Daoud (as) – connu sous le nom de David dans la tradition biblique – à travers le prisme du « khalifa » (calife, successeur). Elle explore la particularité de ce titre accordé par Allah et la façon dont il façonne le rôle, l’héritage et les qualités de Daoud (as) ainsi que notre compréhension de la gouvernance, de la succession et de la diversité humaine. Le propos central n’est pas la biographie exhaustive, mais l’extraction de leçons spirituelles, morales et sociales applicables à la vie de chacun, à la lumière du Coran et de la Sunna.
[03:30] Dès l’introduction, Zaynab expose que Daoud (as) ne se distingue pas seulement par sa royauté ou sa prophétie, mais par le fait qu’Allah le nomme explicitement « khalifa » sur terre dans le Coran.
Elle revient sur la racine du mot khalifa, ses dimensions de succession, d’héritage, de différence — et par extension, la richesse contenue dans la divergence (ikhtilaf).
Citation notable (Oustadha Zaynab, [07:50]) :
« Dans khalif, on entend quelqu’un qui prépare sa succession, qui agit là où il est positionné, dans la perspective de léguer. Il y a aussi la notion de diversité… la divergence n’est pas une tare mais une richesse. »
Elle souligne que seulement deux personnes reçoivent littéralement ce titre de « khalifa » : Adam (as), l’ancêtre originel, et Daoud (as).
Elle insiste sur la nécessité de voir la divergence comme une science, une richesse, et non une source de division :
Cet épisode offre une réflexion riche sur la gouvernance, l’équité, la transmission familiale et la spiritualité, à travers l’exemple lumineux du prophète Daoud (as). Il questionne nos modes de jugement, nos rapports à la diversité et à la différence, et la façon d’être à la fois fidèles à nos héritages tout en les adaptant à nos réalités.
Retrouve dans les notes d’épisode les références citées, les épisodes complémentaires (« Une habitude précieuse », « Faire le bien et bien le faire », etc.) et continue d’explorer par toi-même, en méditant sur le modèle du khalifa et la sagesse prophétique.