
On peut, sans aucun doute, dire que Aïsha رضي الله عنها nous a laissé un héritage précieux. Une quantité importante de hadiths qui nous aide à appréhender la personnalité du Prophète. Parmi ces hadiths, on trouve une description de ce que le Prophète...
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A
Bienvenue dans Prophètes de ton cœur, c'est la nouvelle rubrique du podcast Coran de ton cœur qui met à l'honneur l'homme qui, durant toute sa noble vie, nous a montré comment vivre le Coran dans tous les pans de notre vie. Chaque lundi, au travers d'épisodes courts et concis, tu découvriras ou redécouvriras les beautés du Coran comme elles ont été mises en application dans la vie du meilleur homme qu'ait connu le monde, notre Mohamed sallallahu alayhi wa sallam. De quoi bien débuter ta semaine comme s'il était avec toi. Sallallahu alayhi wa sallam.
B
Récemment, je suis tombée sur un hadith rapporté par notre mère Aïcha dans des recueils de hadiths authentiques, bien sûr, où elle disait «Le prophète ne n'était ni pervers, ni grossier, ni criard dans les marchés. Il ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur, c'est-à-dire qu'il n'était pas rancunier. J'ai pris le temps de réfléchir à ces mots. C'est quelque chose qu'on connaît de Rassoulallah sallallahu alayhi wa sallam et on a envie de dire qu'on n'est pas étonné. Mais si elle prend le temps, la peine de nous expliquer comment était son époux sallallahu alayhi wa sallam, c'est pour nous laisser un héritage. Et tout ce qu'on entend de Rassoulallah sallallahu alayhi wa sallam est censé être un héritage. Et lorsqu'on reprend ces dires à propos de son époux, le prophète, on voit qu'il est complètement aligné, encore une fois, à ce que le Coran nous dicte de faire ou de ne pas faire. Dans son Coran, quand on parle de quelqu'un qui est pervers, c'est un sens qui est assez large. Je pense en particulier à un passage où Allah subhanahu wa ta'ala parle justement de ne pas écouter les paroles d'un pervers lorsqu'il vient nous rapporter une nouvelle. Donc Allah dit dans ce passage que lorsque vient à vous un pervers qui vient avec une nouvelle, eh bien prenez le temps de réfléchir, prenez le temps de peser le pour et le contre. Parce que si vous ne faites pas attention, vous risqueriez d'être injuste envers un peuple, envers un groupe, et de le regretter. Et typiquement, le pervers dans ce genre de situation, c'est la personne qui vient et qui donne des nouvelles ou qui parle de sujets qu'il ne connaît pas, qui parle de sujets qu'il n'a pas à vérifier, qui colporte. Il suffit à quelqu'un d'être considéré comme pervers, comme menteur, le fait en fait d'aller colporter, d'aller en fait finalement rendre virale une information dont il n'a aucune espèce d'idée de si elle est vraie ou fausse. C'est gravissime. Et bien le prophète sallallahu alayhi wa sallam, son épouse nous rapporte qu'il n'était pas ce genre de personne. J'ai toujours trouvé étonnant en fait qu'elle donne ces détails-là parce qu'elle le sait le prophète sallallahu alayhi wa sallam, on a envie de dire forcément en fait qu'il n'est pas ce genre d'individu. Mais en citant ça, ce qu'il n'est pas, C'est comme pour nous amener au fait que dans le commun des mortels, il y en a peut-être beaucoup qui le sont. Et en insistant sur le Prophète, dans le sens où il n'est pas ça, ça nous appelle à tout simplement se concentrer sur ce qu'il est possible d'enlever. comme si elle déconstruisait quelque chose. Rassoulallah, si on dit qu'il était ceci, cela, c'est-à-dire les plus belles moralités, les plus beaux comportements, les plus beaux caractères, et bien peut-être que quelqu'un qui veut l'imiter se dira mais par où commencer. Lorsque, c'est une autre méthode d'ailleurs qu'elle emploie ici, donc lorsqu'elle dit, elle nous cite tout ce qu'il n'est pas, elle nous donne en fait une checklist à vérifier. Effectivement, avant de se concentrer sur les grands, beaux caractères et sur les caractères de gens très très nobles, déjà éliminons ce qui fait qu'en fait on est noble. Éliminons ce qui nous empêche finalement d'être noble. Donc ne sois pas pervers, ne sois pas grossier. Et là aussi le Coran lorsqu'il parle de... Si tu veux savoir qu'est-ce que c'est qu'être grossier, regarde Firaon lorsqu'il parle, regarde certains Mécréants lorsqu'ils parlent. Ils mentent, ils font des promesses qu'ils ne tiennent pas, ils se moquent de la personne qui parle en face comme Firaon. C'est l'exemple qui me vient en tête lorsqu'il parle avec Moussa a.s. Il passe son temps à se moquer de lui, il passe son temps en fait à contourner les questions, il crie dans la cour, il appelle un peu le renfort du public lorsqu'il voit qu'il perd un peu pied dans la conversation. C'est ça, tout ça être grossier. Donc le prophète sallallahu alayhi wa sallam n'était pas grossier. C'était pas quelqu'un qui coupait la parole à tout va, c'était pas quelqu'un qui proférait des insultes, c'était pas quelqu'un qui niait la vérité lorsqu'il la voyait. Rasulallah sallallahu alayhi wa sallam prenait la vérité D'où il l'a trouvé? Partout où il l'a trouvé? Dans la bouche de celui qui le disait? Peu importe cette personne. C'est ça ne pas être grossier. Il n'était pas criard dans les marchés. Et là aussi ça te fait penser à la aïe dans surat l'Urman où Allah nous dit à travers la bouche de l'Urman a.s ce sage homme que la voix la plus détestée en fait, la pire des voix et celle qu'Allah n'aime pas, c'est celle de l'âne. C'est-à-dire ceux qui parlent comme des ânes. Je ne sais pas si tu as en tête le vrai monde d'un âne, mais ce n'est pas la chose la plus agréable aux oreilles et la chose la plus poétique à entendre. Alors imagine un être humain qui agit comme tel et qui qui braillaient comme ça, toujours à crier, toujours à parler fort, toujours à... voilà, mais de façon vraiment à fatiguer les autres, à embêter les autres. Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam avait une voix tempérée. Il ne parlait ni trop fort, ni trop bas. Et surtout, Ressulallah ne répondait pas au mal par le mal et il préférait pardonner quand c'était possible de pardonner. En général, il pardonnait tout le temps. Et là aussi, ça fait penser à toujours le Qur'an. Donc, la bonne action et la mauvaise action ne sont pas identiques, elles ne sont pas similaires. I'dfa'a billatihi ahsen, donc réponds, comporte-toi par la façon qui est meilleure. C'est-à-dire, quand quelqu'un t'a fait quelque chose, fais meilleur que ça. D'accord? Ça veut dire, s'il t'a fait du mal, fais mieux que du mal, donc fais-le bien. Ça veut pas dire que tu dois courber les chiens, ou te rabaisser ou autre. Au contraire, tu t'élèves en fait, en ne rentrant pas dans le jeu de cette personne. Tu fais preuve de rahma aussi, envers toi-même d'abord, et envers cette personne, en ne gardant pas. Quand t'as pardonné, Quand tu as pardonné, c'est difficile. C'est vrai que c'est difficile de pardonner certaines choses. Mais encore une fois, la personne qui ne pardonne pas, c'est à elle qu'elle le fait. Et encore une fois, je parle de quelque chose qui n'est pas facile à faire, mais quelque chose qu'il faut se laisser le temps de faire. Mais il faut l'envisager, il faut le questionner. Parce que quand je ne pardonne pas, la personne qui n'est pas pardonnée, elle le vit correctement, elle avance, elle fait ce qu'elle a à faire. Mais c'est moi qui m'alourdis, c'est moi qui porte comme ce sac à dos rempli de pommes de terre qui finissent par pourrir. Parce qu'en fait je transporte quelque chose et je n'en fais rien et ça m'alourdit. Donc pardonner est une grande moralité. Et si on veut ressembler Un peu plus à Rassalallah sallallahu alayhi wa sallam, prophète de notre cœur sallallahu alayhi wa sallam, et bien pourquoi pas déjà commencer par ce qu'il n'était pas, par ce qu'il ne faisait pas, par ce qu'il s'interdisait de faire. Commençons par éliminer ces choses-là dans notre quotidien et peut-être, et je dirais même sûrement, on se rapprochera des moralités de ce prophète de notre cœur sallallahu alayhi wa sallam.
A
Et nous ne t'avons envoyé que comme Rahma pour l'univers.
Cet épisode de la série “Prophète ﷺ de ton cœur”, animée par Oustadha Zaynab, met en lumière ce que le Prophète Muhammad ﷺ n’était pas, et encourage les auditeurs à débuter leur cheminement spirituel en éliminant d’abord ces traits négatifs de leur quotidien. L’approche se base sur un hadith rapporté par Aïcha (رضي الله عنها), dans lequel elle décrit les comportements que le Prophète ﷺ rejetait, et sur l’enseignement que ces “non-caractères” constituent un héritage précieux.
« Le prophète n'était ni pervers, ni grossier, ni criard dans les marchés. Il ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur. »
"Si elle prend le temps, la peine de nous expliquer comment était son époux..., c’est pour nous laisser un héritage." (02:06)
"...le pervers dans ce genre de situation, c'est la personne qui vient et qui donne des nouvelles... qu'il n'a pas à vérifier, qui colporte." (03:32)
"...il se moque de la personne qui parle en face... il crie dans la cour..." (04:30)
"C'était pas quelqu'un qui coupait la parole à tout va, c'était pas quelqu'un qui proférait des insultes, c'était pas quelqu'un qui niait la vérité lorsqu'il la voyait." (05:00)
"...la pire des voix, et celle qu'Allah n'aime pas, c'est celle de l'âne. [...] Alors imagine un être humain qui agit comme tel..." (05:40)
"Idfa’ bil-latī hiya aḥsan" — "Repousse le mal par ce qui est meilleur".
"C’est moi qui m’alourdis, c’est moi qui porte comme ce sac à dos rempli de pommes de terre qui finissent par pourrir." (07:42)
[02:05] Oustadha Zaynab :
"Et tout ce qu'on entend de Rassoulallah sallallahu alayhi wa sallam est censé être un héritage."
[05:00] Oustadha Zaynab :
"Ce n'était pas quelqu'un qui coupait la parole, qui proférait des insultes, qui niait la vérité lorsqu'il la voyait."
[05:40] Oustadha Zaynab (parlant du marché et de la voix tempérée) :
"Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam avait une voix tempérée. Il ne parlait ni trop fort, ni trop bas."
[07:42] Oustadha Zaynab :
"C'est moi qui porte comme ce sac à dos rempli de pommes de terre qui finissent par pourrir. Parce qu'en fait je transporte quelque chose et je n'en fais rien et ça m'alourdit."
[08:31] Citation coranique de clôture :
"Et Nous ne t’avons envoyé que comme Rahma pour l’univers."
"Commençons par éliminer ces choses-là dans notre quotidien et peut-être, et je dirais même sûrement, on se rapprochera des moralités de ce prophète de notre cœur ﷺ." (08:00)
En s’appuyant sur l’exemple prophétique tel que décrit par Aïcha (رضي الله عنها) et le Coran, Oustadha Zaynab propose d’initier sa progression spirituelle non par l’accumulation de vertus, mais par l’élimination consciente des défauts décriés par l’Envoyé ﷺ, avec douceur, bienveillance et profondeur.