
Le musulman est celui dont les musulmans sont préservés du mal de sa langue et de ses mains. Hadith rapporté par Bukhari et Muslim. Ce hadith est court, mais il est aussi très profond. Surtout, il nous pose une question à laquelle il est difficile d...
Loading summary
A
Bienvenue dans Prophètes de ton cœur, c'est la nouvelle rubrique du podcast Coran de ton cœur qui met à l'honneur l'homme qui, durant toute sa noble vie, nous a montré comment vivre le Coran dans tous les points de notre vie. Chaque lundi, au travers d'épisodes courts et concis, tu découvriras ou redécouvriras les beautés du Coran comme elles ont été mises en application dans la vie du meilleur homme qu'ait connu le monde, notre Mohamed sallallahu alayhi wa sallam. De quoi bien débuter ta semaine comme s'il était avec toi. Sallallahu alayhi wa sallam. Il y a un hadith, quand je le lis, ça me fait froid dans le dos parce que je trouve que c'est une douce claque et c'est quelque chose d'important à prendre en compte. C'est le hadith où le Rasoul Allah sallallahu alayhi wa sallam dit, dans le sens, le musulman est celui dont les musulmans sont préservés du mal de sa langue et de ses mains. C'est un hadith rapporté dans Al-Bukhari et Muslim. Ce hadith, je trouve qu'il contient un principe qui peut révolutionner nos relations avec les autres et transformer notre vie quotidienne, littéralement. Il est simple, ce hadith. Il est tout aussi profond parce qu'il met en lumière une vérité qui est universelle, en fait. Le bon croyant, c'est celui dont la présence est synonyme de sécurité et de sakina, de paix, de quiétude. Pour les autres, surtout les plans physiques, émotionnels, spirituels, ce que tu veux. Ici, je veux qu'on regarde les subtilités de ce hadith. Comment cette parole du prophète sallallahu alayhi wa sallam peut être une voie à suivre pour nos interactions au quotidien? Est-ce qu'on est vraiment une source de paix pour ceux qui nous entourent? Ou est-ce que sans nous en rendre compte, on est parfois une cause de troubles, de blessures ou de déséquilibre? Ça, ça demande beaucoup d'humilité de répondre à ça. Il faut comprendre ici le mal de la langue et des mains que le Prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit. Il a dit que le vrai musulman c'est celui dont les autres sont préservés du mal de la langue et des mains. Le Prophète sallallahu alayhi sallam wa ici a précisé langue et mains. Pourquoi? Parce que ces deux éléments, ils sont souvent à l'origine des conflits, des injustices, des blessures. Toute forme de blessure. Prenons la langue déjà. Elle est puissante. C'est quelque chose qu'on muscle tous les jours parce qu'on ne fait que parler. Elle est puissante. Elle est capable de construire, de déconstruire. Une parole peut apaiser. Un cœur ou le brisé. Elle peut rassembler ou elle peut diviser. La calomnie, la médisance, les moqueries, même les paroles inutiles, tout ça, c'est la langue. Et tout ça, on est d'accord que ça cause des dégâts, des dégâts parfois qui sont irréparables. Maintenant, les mains. les mains, elles représentent nos actions physiques, tout ce qu'on fait de physique. Parce que si nos gestes ou nos actes deviennent une source de nuisance, de problème, eh bien, ça veut dire qu'on manque dans notre devoir envers les autres. Mais ce hadith-là, il ne se limite pas aux aspects superficiels. Il nous invite à réfléchir plus loin. Est-ce que les autres se sentent en sécurité émotionnellement et spirituellement avec moi? C'est ça la question qu'il faut se poser. Et on peut avoir une réflexion ici sur la sécurité émotionnelle et spirituelle. Pourquoi est-ce qu'il y a besoin de cette sécurité-là? Parce que la sécurité qu'on offre aux autres, ça dépasse les gestes, ça dépasse les mots, ça inclut leur bien-être à eux en fait. Émotionnellement, ça veut dire être bienveillant, éviter les critiques inutiles, n'est-ce pas? à ne pas diminuer les sentiments et les ressentis des autres. Et là on peut se poser la question, est-ce que nos proches peuvent se confier à nous sans crainte d'être jugés, diminués, critiqués, observés bizarrement? C'est une question. Pour la sécurité spirituelle, eh bien c'est encourager et pas décourager. C'est pas décourager. Est-ce que, et là c'est une question qu'on peut se poser aussi, est-ce que nos paroles les rapprochent d'Allah ou leur fait perdre confiance en eux? Là, ça commence à être grave. Parce que parfois, à cause d'une parole et d'un geste, on peut faire perdre confiance en Allah à quelqu'un. ou en lui-même. Et les deux sont liés. C'est dangereux. Moi, je n'aimerais pas m'y prêter. Que Allah nous préserve et nous pardonne si on a été acteur de ça. Et le croyant, le croyant c'est à quelqu'un qui est une source de paix, de sérénité, de quiétude, de séquina, de salam. Le prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par l'imam Ahmed, les croyants les plus complets dans leur foi sont ceux qui ont le meilleur caractère. Tu connais certainement ce hadith et il est important. La langue, vraiment je reviens sur la langue parce que c'est un outil de construction et de déconstruction massive ça, vraiment. Le Coran nous le dit quand il nous dit «et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance». L'ouïe, la vue, le cœur, tout cela en vérité sera interrogé. C'est dans Surat al-Isra aya 36. Cette haïa nous enseigne la responsabilité de chaque parole, ici. Même si on parle de l'ouïe, la vue, le cœur, et bien tout ça, c'est la langue qui traduit. C'est la langue qui traduit ce qu'on écoute, c'est la langue qui traduit ce qu'on voit, c'est la langue qui traduit ce qu'on ressent. Donc la langue, elle est un peu la traductrice de tout ça. On ne peut pas savoir ce que quelqu'un pense réellement tant qu'il n'a pas verbalisé. On ne peut pas rentrer dans la tête des gens. On ne peut pas rentrer aussi dans l'ouïe des gens. On ne peut pas savoir ce que quelqu'un a réellement entendu. Parce que tu peux dire quelque chose et il peut entendre autre chose. Et tu peux encore moins savoir ce que la personne a dans le cœur. Le seul moyen de savoir d'y avoir accès, c'est ce qu'elle va dire. Et même dans ce qu'elle va dire, elle peut mentir, elle peut cacher des choses, elle peut aussi dire directement Déjà, même dans ce qu'elle dit, t'as pas toutes les informations. Alors si en plus dans ce qu'elle dit c'est compliqué, il y a une responsabilité dans ce qu'on prononce, dans ce qu'on dit, d'accord? Chaque mot a un poids. Et le jour du jugement, le jour J comme j'aime appeler ça, le jour J, on va devoir rendre compte, on va rendre des comptes sur tout ce que notre langue a produit, de bien ou de mal. Il n'y a pas d'entre-deux. Une parole, c'est bien ou c'est mal. Et voilà, c'est utile ou c'est inutile. Ça a du sens ou ça n'en a pas. D'accord. Et le prophète sallallahu alaihi wa sallam a aussi dit un hadith que tu connais dans le sens «quiconque croit en Allah et au jour dernier qu'il dise du bien ou se taise». J'aime beaucoup ce hadith. Rapporté par Boukhari et Moussime également. Il faut vraiment que tu imagines combien de conflits, combien de malentendus, combien de blessures pourraient être évitées si on appliquait ce principe dans notre vie quotidienne. Se taire. Ou dire du bien. Si tu n'as pas de bien à dire, chute. Dis-le dans toutes les langues que tu veux. Mik, chute, soukout, saakin. Dans toutes les langues, il y a ce mot-là. qui te laisse dire qu'il faut arrêter de parler. Ce n'est pas aux autres qu'il faut le dire, c'est à soi. Parce que quand c'est dit aux autres, c'est mal vu et c'est familier, c'est impoli. À soi, c'est autorisé. Des fois, il faut se dire chute, il faut se dire tais-toi. Il faut se le dire, il faut se dire tais-toi. C'est important de maîtriser cet art-là. Et vraiment, c'est une question que je t'invite à te poser. Moi, je me la pose à chaque fois. Est-ce que je suis une source de paix pour les autres? Parce que là, le Prophète a dit que celui qui est croyant, c'est celui dont les gens sont préservés du mal, de la langue et des mains. Ça veut dire qu'il faut être préservé. C'est-à-dire, si on préserve les autres de ça, ça veut dire qu'on est une source d'autre chose. Et le contraire, c'est la source de paix, sakinah, rahmah. On peut prendre un exemple pour réfléchir à ces questions et c'est en posant d'autres questions, ça fait beaucoup de questions, mais c'est comme ça qu'on apprend, c'est comme un examen. Est-ce que mes paroles construisent ou détruisent? Est-ce que mes actes apportent de l'apaisement ou causent un inconfort? Est-ce que les gens se sentent bien? Elles se sentent en sécurité avec moi? Ou est-ce qu'ils me craignent? C'est dur, hein? C'est dur. Est-ce que les gens se sentent en sécurité avec moi? Ou est-ce qu'ils me craignent? Et quand quelqu'un nous craint, on le sait, on le sent. Peut-être qu'on ignore, notre inconscient le sait, notre conscient y fait semblant. Mais si tu te concentres et tu te poses la question, parce que quand on se pose pas la question on peut ne pas remarquer, mais si tu te poses la question à chaque fois que tu vois quelqu'un, fais l'exercice. La prochaine fois que tu vas croiser quelqu'un, proche ou pas, souvent c'est des gens proches, essaie de te poser la question. Est-ce qu'ils me craignent? Est-ce que cette personne elle me craint? Est-ce que là au moment où elle me parle elle est en sécurité? Ou est-ce que c'est sans sécurité? Et tu peux poser la question aussi à ton entourage, il ne faut pas avoir peur. Il faut aller chercher les vérités, c'est important. Et nos proches, ils n'ont pas de raison de nous mentir. Surtout si c'est toi qui viens poser la question. Il faut poser la question et par contre, il faut mettre les règles. C'est-à-dire que tu garantis à la personne que tu ne vas pas l'insulter, la critiquer, la bouder, etc. Tu viens en toute humilité, j'ai une question à te poser, ne crains pas la réponse, ne crains pas plutôt ta réponse, ne crains pas ma réaction. Dis, je suis dans une quête de m'améliorer, je suis dans une quête de mieux me connaître. Et je ne peux pas le faire à 100% si je n'ai pas de feedback. Je ne marche pas avec un miroir. Je ne me vois pas quand je parle. Je ne me vois pas quand je dis. Ce n'est pas moi qui reçois les mots que je prononce. C'est toi. Est-ce que tu peux me répondre à cette question? Est-ce que tu te sens en sécurité avec moi? Ou est-ce que tu me crains? Il faut faire l'exercice. Il faut faire l'exercice. Et que comme ça qu'on apprend, quand on demande. On peut demander à Allah SWT aussi, et il nous montrera. Dans la même semaine, tu vas voir. Tous ceux qui te craignent, tu vas voir très bien. Et tous ceux qui sont en sécurité avec toi, tu vas le voir aussi. Et on peut tous grandir dans ce domaine, tous. La clé, ici tu l'as compris, c'est l'introspection. Il faut reconnaître ses erreurs, parce que c'est le premier pas vers le changement. Et il faut s'inspirer du professeur d'Allah. Il était un modèle parfait, ça je pense qu'on l'a très bien compris maintenant. Sa présence à lui, ça aussi on connaît la réponse, c'était une source de paix, de salam, de sakinah, de tout ce que tu veux. C'était une source de réconfort pour les autres. qu'il soit croyant ou non. Parce que là, j'ai envie de te dire, il faut pousser l'exercice. Là, les gens, comment ils se sentent avec toi, ce n'est pas que la communauté. Il faut que ce soit élargi. Ce n'est pas que la famille, c'est aussi l'extérieur. Ce n'est pas que la communauté, c'est aussi l'humanité. D'accord? Parce qu'on est des ambassadeurs du message, avec un grand thème. On ne peut pas se permettre, en fait, de ne pas être de bon modèle. Et ça me rappelle toujours le prophète, sallallahu alayhi wa sallam, Anas ibn Malik, qui a grandi chez lui, qui était à son service, très jeune. Et bien il a dit ce hadith que tu connais, je l'ai abordé dans un épisode. J'ai servi le prophète, sallallahu alayhi wa sallam, pendant dix ans. Jamais, jamais il ne m'a demandé pour quelque chose, pourquoi tu as fait ceci ou pourquoi tu n'as pas fait cela. Ici, c'est beau, sa douceur, sa patience, son humilité. Là, quand je vois ce hadith, je me dis que c'est quelqu'un, en tout cas, qu'on ne peut pas craindre. On ne peut pas craindre quelqu'un qui nous épargne les questions types «Pourquoi t'as fait ça?» «Pourquoi t'as pas fait ça?» «Pourquoi tu l'as pas mis là?» «Pourquoi tu l'as mis là?» «Pourquoi tu lui as pas donné ça?» «Pourquoi tu lui as donné ça?» C'est dur ces questions. Quand ça se multiplie, souvent en plus de la même personne, c'est lourd. Et finalement, la personne, avant même qu'elle parle, quand on est en sa présence, si tu observes, observe quelqu'un dans ton entourage qui fait ça, et bien tu es dans l'attente, tu es dans l'expectative, tu es dans la crainte de la prochaine question qu'elle va te poser, parce que tu as tellement l'habitude. C'est là que tu détectes. Parce qu'il faut détecter des personnes qui te craignent dans tes mots ou dans tes mains, car là, te préserver. J'espère qu'il n'y en a pas, ou peu, mais il faut que tu puisses détecter aussi dans l'autre sens, en toute humilité, le but ce n'est pas de jeter des pierres et de bâmer les gens. En présence de qui tu te sens en sécurité? En présence de qui tu te sens? dans la crainte, et pouvoir le verbaliser. Parce qu'il faut être honnête, de la même façon que tu demandes à ton sujet, il faut avoir le courage de dire, tu sais quand tu me poses trop de questions, je me sens mal, je me sens tout le temps épié, je me sens tout le temps contrôlé, je me sens jugé. D'accord? Il faut pas faire ça. Tu rentres chez toi, tu achètes un truc, Peut-être que c'est un produit que t'as déjà, tu t'es acheté une tasse, t'aimes bien ça, et là, tu te trouves avec quelqu'un, j'ai toi qui te dis, pourquoi t'as acheté ça? T'en as déjà plein. Bah en fait, j'ai l'acheté. Est-ce que j'ai besoin de te dire pourquoi? C'est déjà là en fait. C'est-à-dire que la personne n'a même pas encore déballé son truc, elle est déjà dégoûtée d'avoir fait ça. Et elle aurait souhaité arriver en l'absence de cette personne. Elle aurait souhaité, limite, à se cacher pour arriver avec... Ça, c'est pas bon. Dans les couples, je sais qu'il y en a beaucoup qui font ça. Personne commande, l'autre dit «Mais pourquoi t'as acheté ça? Pourquoi t'as fait ça?» Mais la personne, elle l'a fait. Tant qu'elle n'a pas utilisé ton argent, ou elle n'a pas menti, elle n'a pas volé... Pourquoi, en fait, on peut épargner les gens de nos questions incessantes comme ça? Les parents avec les enfants ne font que ça. Les époux avec les épouses. Les épouses avec les époux. Faut arrêter. Faut arrêter. Ce n'est pas bon. Et regarde, quand tu es en présence de quelqu'un qui ne fait pas ça, tu te sens en sécurité. Anasime Malik, ce qu'il est en train de dire ici, c'est «J'ai servi le Prophète sallallahu alayhi wa sallam pendant dix ans. Et pendant dix ans je me suis sentie en sécurité avec lui. Parce que jamais il ne m'a montré que pourquoi ceci, pourquoi cela. Et là il est en train de dire que c'est dur de recevoir le pourquoi ceci, pourquoi cela. Il aurait pu citer autre chose. Pendant dix ans l'assaut de l'assassinat m'a dit ça. Pendant dix ans il m'a donné ça. Et il lui a donné plein de choses. Il lui a apporté plein de choses. Mais qu'il mentionne ça, je trouve ça très parlant en fait. Attention, le Prophète sallallahu alayhi wa sallam, sa douceur, sa patience, son humilité, parce que c'est quelqu'un de humble qui fait ça, c'est quelqu'un de humble qui a ce comportement-là, c'est quelqu'un de humble qui peut faire ça, eh bien tout ça, ça fait de lui, ça faisait de lui. Et ça fait parce que le fait de se remémorer les récits, les traditions du Prophète sallallahu alayhi wa sallam, ça fait de lui quelqu'un de présent. Il est au présent ici, d'accord? Donc ça fait de lui un refuge pour ceux qui l'entourent, qu'ils soient croyants ou non. Et donc, tu me diras, oui, mais depuis tout à l'heure, tu nous dis comment ne pas être une crainte pour les gens, etc. Comment être, devenir une source de paix? Comment le devenir? Voilà quelques pistes pour appliquer ce hadith dans notre vie. C'est des conseils, vraiment, à titre personnel, ce n'est pas exhaustif, que je donne. Ici, je commencerai par dire de faire alistirfar. Demandez pardon, là aussi je consacrerai un épisode sur ça, donc normalement, ça y est, tu sais ce que c'est. Demandez pardon à Allah pour les moments où notre langue, nos actions, nous ont causé du tort. Et donc on causait du tort aux autres. Mais d'abord à nous en réalité, parce qu'à la fin c'est nous en fait que les gens appréhendent. Ensuite je dirais se discipliner. en se disant qu'avant de parler, avant d'agir, il faut se poser la question. D'accord? Il faut d'abord se poser la question de tout ce que j'ai fait. Est-ce que je suis un bien pour les gens ou est-ce que les gens me craignent? Et après, il faut passer à l'étape supérieure. Il faut anticiper. Il ne faut plus être dans «Ah, la chose, elle s'est passée et là, j'analyse. Oh, je me suis trompée. Ya Allah, pardon!» D'accord, oui, ça c'est bien, mais l'étape supérieure, le level suivant dans le game, on va dire, c'est d'anticiper et de te dire, est-ce que là c'est ce que je vais dire ou faire? Est-ce que ça apporte du bien, de la sakina, de la paix? Ou est-ce que ça apporte du mal, de la crainte, du ressentiment, de l'inconfort? Et une fois qu'on s'est posé ces questions, on a la réponse. Et là, le péché est plus difficile. Parce que si tu le fais quand même alors que tu t'es posé la question, etc. et tout, tu ne seras pas fier de toi et finalement tu ne vas pas le faire. Et si tu sais que cette chose elle est bien, tu es encore plus motivé à le faire. Et tu vas gagner plus de hasanat que si tu l'avais accompli directement, spontanément. Parce qu'Allah va prendre en compte que tu t'es posé, que tu as réfléchi, que tu as repensé à ce hadith, que tu t'es dit maintenant je veux passer à autre chose, je veux grandir, je veux évoluer auprès d'Allah. J'ai plus envie d'être là tout le temps, d'être dans la rétrospective de ce que j'ai fait. Je veux être dans l'introspective, dans aller de l'avant. dans la, voilà, pro, être proactif, prospectif plutôt. Et là, je vais anticiper. Et si au bout de ça, en plus, je fais le bien, et bien là, Allah va me compter plus. D'accord? Ensuite, je dirais, comme autre piste, c'est d'être à l'écoute. Il faut prendre le temps d'écouter les autres avec bienveillance. On a deux oreilles, ce n'est pas pour rien. On a deux oreilles, une bouche. Pourquoi on ne parle plus ce qu'on écoute? Ce n'est pas normal. Parfois, et souvent même, offrir une oreille attentive, c'est plus puissant qu'un conseil. Retiens ça. Et écouter ça veut pas dire après rapporter à soi. Ah moi aussi, t'écoutes. Celui qui est tout le temps en train de rapporter à lui après avoir écouté, il ne t'a pas écouté. Parce que normalement si t'as écouté, sauf si tu lui demandes et toi, et ton avis, et toi t'aurais fait quoi, et toi c'était quoi ton expérience, oui. Mais quand la personne elle vient vous dépose le truc et finalement t'écoutes et après à la fin de l'écoute tu dis oui ça me rappelle un truc que j'ai fait, ça me rappelle ceci cela, personne en fait ce qu'elle retient c'est en fait elle m'écoutait même pas. Elle ne m'a pas écouté. Parce que R rapporte à elle. Elle ne m'a pas donné de solution, elle ne m'a pas montré qu'elle m'a écouté, elle ne m'a pas soutenu. Elle ne fait que parler d'elle. Elle ne m'a pas écouté. Donc je parle d'écoute attentive. Ensuite je dirais, comme le hadith, apprendre à se taire. Le silence, parfois, c'est la meilleure réponse. Voilà. Et se taire, c'est parler aussi en même temps. C'est écouter. C'est dire, en fait, je te laisse la place. Ça peut être aussi sourire. Ça peut être être neutre. Ça peut être prendre dans les bras. Se taire, ça donne beaucoup d'autres possibilités. Je trouve que c'est plus éloquent parfois que de parler. Et enfin, last but not least, je dirais multiplier les doigts, les invocations. Faut bien qu'elles interviennent quelque part. Il faut invoquer Allah pour qu'il purifie nos cœurs, nos langues, nos actions. C'est la voie la plus rapide pour évoluer, vraiment. Faut demander à Allah, faut mettre les causes, faut mettre les chances de notre côté. En demandant à Allah, c'est un plus. C'est les notes en plus que tu as dans un examen. Tu vois, c'est le plus 10, plus 5, etc. sur 20, etc. Donc c'est très important d'avoir Allah de notre côté et ça passe par l'invoquer, l'appeler, lui demander. Je conclurai en disant que ce hadith est vraiment une invitation à devenir une source de nour, de lumière pour les autres, de paix. Si chaque croyant prenait la responsabilité de préserver les autres du mal de sa langue et de ses mains, et bien notre relation, nos relations, notre communauté et le monde seraient transformés en réalité. Car Allah nous aide à purifier nos paroles, à purifier nos actions, à purifier nos intentions et qu'il fasse de nous des croyants exemplaires, des gens qui répandent la paix et la bienveillance partout. et nous ne t'avons envoyé que comme Rahma pour l'univers
Coran de Ton Cœur — (Rediffusion) Prophète ﷺ de ton cœur : Être un refuge pour les autres
Host: Oustadha Zaynab
Date: May 11, 2026
Dans cet épisode profond et introspectif, Oustadha Zaynab propose une méditation sur un hadith central de la vie du Prophète Muhammad ﷺ : « Le musulman est celui dont les autres musulmans sont préservés du mal de sa langue et de ses mains. » Elle explore comment cette règle de vie peut transformer non seulement notre comportement, mais aussi l’impact émotionnel et spirituel que nous avons sur autrui. Le cœur de l’épisode invite à devenir, à l’image du Prophète ﷺ, un véritable refuge pour ceux qui nous entourent, aussi bien par nos paroles que par nos actes.
« Le bon croyant, c’est celui dont la présence est synonyme de sécurité et de sakina, de paix, de quiétude. »
Zaynab insiste sur la portée universelle de ce principe, qui devrait gouverner nos mots, gestes et attitudes.
« La sécurité qu’on offre aux autres dépasse les gestes, ça dépasse les mots. Ça inclut leur bien-être à eux en fait. »
« Parfois, à cause d’une parole ou d’un geste, on peut faire perdre confiance en Allah à quelqu’un… C’est dangereux. »
« L’ouïe, la vue, le cœur… tout cela sera interrogé. » La langue traduit nos perceptions et intentions, elle centralise la responsabilité de nos propos.
« Le jour J, on va rendre des comptes sur tout ce que notre langue a produit... »
« Se taire ou dire du bien… et si tu n’as pas de bien à dire, chute. »
Zaynab encourage à faire de ce hadith un véritable filtre dans notre quotidien, et à se parler à soi-même pour maîtriser sa parole.
« Tu garantis à la personne que tu ne vas pas l’insulter, la critiquer, la bouder… Je suis dans une quête de mieux me connaître. » (19:52)
« J’ai servi le Prophète ﷺ pendant dix ans. Jamais il ne m’a demandé ‘pourquoi tu as fait ceci’ ou ‘pourquoi tu ne l’as pas fait ?’ » Zaynab relève la douceur, la patience et l’humilité du Prophète ﷺ, qui faisait de lui un refuge, même pour ses compagnons les plus jeunes et vulnérables.
« On ne peut pas craindre quelqu’un qui nous épargne les questions type ‘Pourquoi ceci, pourquoi cela’… » (30:25)
« Est-ce que ce que je fais ou dis apporte de la sakina ou plutôt de la crainte ? »
« Parfois, offrir une oreille attentive, c’est plus puissant qu’un conseil. »
L’écoute ne consiste pas à ramener la conversation à soi.
« Parfois le silence, c’est la meilleure réponse… Se taire, c’est dire ‘je te laisse la place’. »
Cet épisode invite chacun à devenir, à l’image du Prophète ﷺ, une source de paix et de réconfort pour autrui.
« Si chaque croyant prenait la responsabilité… notre communauté et le monde seraient transformés. » (39:45)
Réflexion, bienveillance et introspection sont présentés comme des outils à cultiver pour rayonner autour de nous, en suivant la voie prophétique, dans le respect, la douceur et la miséricorde.
« Et Nous ne t’avons envoyé que comme Rahma [miséricorde] pour l’univers… » (fin)