
Pour élever des enfants, il faut les aimer. Pour cela, on doit les voir comme des cadeaux. Pour apprécier ces cadeaux, il faut réaliser que Celui qui nous les offre n’est autre qu’Ar-Rahman, Allah ﷻ. Cette semaine, j’ai choisi d’aborder ce sujet : la...
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Pour élever des enfants, il faut les aimer. Pour les aimer, il faut les voir comme des cadeaux. Pour apprécier ces cadeaux, il faut réaliser que celui qui nous les offre n'est autre qu'un Rahman. Allah subhanahu wa ta'ala.
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Zeyneb
sur Coran de ton cœur, le podcast qui t'aide à reconnecter ton cœur à ton Coran. Je suis Zeyneb et je suis passionnée par les deux médecines indispensables à toute
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vie sur terre, celles de l'âme et celles du corps.
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Je suis donc enseignante de Coran et interne en médecine générale. Voilà plus de dix ans maintenant que j'enseigne aux femmes à lire, à apprendre, à comprendre et surtout à vivre leur Coran au quotidien en reconnectant leur cœur au Coran. Car oui, j'ai la ferme conviction qu'un cœur connecté au Coran est capable de redistribuer à tous les organes du corps l'amour pour Allah, l'envie de lui plaire
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et d'agir dans le bien. C'est pourquoi à travers ce podcast, je
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compte redonner chaque semaine un nouveau souffle à divers points de ta vie, au regard de ton Coran. Prends ce temps pour toi et belle écoute.
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As-salamu alaykum wa rahmatullah. J'espère que tu te portes bien ainsi que tes proches. Heureuse de te retrouver une semaine de plus pour un nouvel épisode de notre podcast. Et cette semaine, j'ai choisi d'aborder le sujet que tu as vu en titre. Nos enfants, c'est cadeau. C'est cadeau d'Allah subhanahu wa ta'ala. Je te le dis tout de suite, ce ne sera pas le seul épisode que je consacrerai aux enfants. Je ferai également des épisodes sur les parents. Cet épisode au sujet des enfants se voudra, on va dire, introductif de ce que je ferai par la suite. Et je voulais poser les bases de cette relation que nous avons avec nos enfants, ce que notre Coréen en dit pour pas changer nos habitudes. Et donc, de ce fait, je te laisse avec les ayats qui ont motivé l'épisode du jour.
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Bismillahirrahmanirrahim Et ton Seigneur a déclaré que tu n'obéisses qu'à moi et aux parents d'une bonne manière. Si un d'entre eux ou les deux d'entre eux atteignent l'âge d'adolescence avec toi, n'appelles-les pas l'amour et n'abandonnes-les pas. 72.
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Et ton robe, ton Seigneur a décrété, n'adorer que Lui, et marquer de la bonté envers les pères et mères. Si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis pas. et ne les brusque pas, mais adresse leur des paroles respectueuses, et par Rahmah abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dit «Ô mon Rab, fais preuve de Rahmah envers tous deux, comme ils m'ont élevé tout petit». Tu trouveras ces haïttes à la Sourate Isra, Haïa 23 et 24. Tu dois sûrement te demander pourquoi est-ce qu'elle parle d'un épisode sur les enfants et elle nous mentionne une haïa parlant des parents. Eh bien, c'est pour te dire que les deux sont liés. Et la partie qui m'intéresse particulièrement, c'est la fin de l'Ayah 24, où Allah nous demande de dire, nous demande de faire une invocation envers nos parents, en incluant dedans une action que les parents étaient supposés avoir vis-à-vis de nous, en tout cas ont tenté d'avoir vis-à-vis de nous, à savoir, fait preuve de rahma envers eux, comme ils m'ont élevé petit. c'est hyper important. Mais avant de rentrer là-dedans, j'aimerais te souligner en fait les mots qu'Allah SWT emploie ici dans cette relation parents-enfants et que finalement ça nous enseigne une grande leçon dans notre relation avec nos enfants parce qu'aujourd'hui on se concentre sur Nous, en tant que parents, comment est-ce qu'on doit voir nos enfants? Parce qu'avant de se questionner sur comment un enfant voit ses parents, il faudrait déjà que le parent fasse sa part du travail pour que l'enfant, justement, puisse grandir de façon à pouvoir faire sa part du travail. Et le mot-clé dans ta relation avec ton enfant, je pense que tu as dû le repérer, c'est la Rahma. Ce mot est mentionné à deux reprises dans l'ayat quand on dit «et par Rahma abaisse envers eux l'aile de l'humilité». C'est Allah qui nous demande de faire preuve de Rahma envers nos parents. Et il dit ensuite «Fais preuve de Rahma envers tous deux» en parlant de ce que nous disons vis-à-vis de nos parents. Donc l'enfant est enjoint par Allah SWT de faire preuve de rahmat envers ses parents et de la même façon l'enfant demande à Allah SWT de faire preuve de rahmat envers ses parents comme ils l'ont élevé petit en supposant comme eux ont fait preuve de Rahma ou en tout cas auraient dû faire preuve de Rahma, je le mentionne parce que je sais qu'on n'a pas tous les mêmes modèles familiaux. Il y a des personnes qui ont eu des enfances difficiles, qui ont vécu avec des parents qui n'ont pas été forcément faciles et qui ont pu ressentir leur relation avec leurs parents comme étant dénués de Rahma par exemple. Donc ces personnes-là, s'ils entendent cette ayah, ils peuvent se dire, ils ne m'ont pas élevé avec Rahma par exemple, ou bien je n'ai pas ressenti de Rahma, pourquoi est-ce que je devrais le demander? Ce n'est pas une condition qu'Allah subhanahu wa ta'ala donne au sujet du bon comportement que l'on doit à nos parents. On le doit quelle que soit la situation. C'est soumis à aucune condition. Il n'y a aucun texte, ni dans le Coran, ni dans les dires du Prophète, qui autorise quelqu'un à manquer de respect envers ses parents. Je dirais même qui autorise quelqu'un à faire preuve d'autre chose que d'excellence envers ses parents. En mentionnant cette partie là, elle s'adresse aux parents. Ce n'est pas un enfant qui doit lire ça et se dire, ah mais attends, attends, il n'a pas été top avec moi quand j'étais petit, c'est soumis à condition là. D'accord, donc je donne ce qu'on m'a donné, je rends ce qu'on m'a donné. Absolument pas. Quel que soit le traitement que nos parents ont pu nous donner, nous ne serons jamais à la hauteur de leur statut auprès d'Allah. Et d'ailleurs, l'ayat commence très fort en disant, وَقَضَ رَبُّكَ أَلَّا تَعْبُدُ إِلَّا إِيَّهِ Donc Allah commence par parler de lui et de ce qu'on lui doit. Donc Allah commence par dire il faut m'adorer que moi en fait. Et ensuite il dit et à tes parents, envers tes parents, excellence. Comme pour dire tu peux pas faire moins que l'excellence. Et l'excellence c'est déjà ton maximum parce que la perfection c'est pas pour nous. Nous sommes des êtres perfectibles donc on n'est pas du tout parfait, on est imparfait. Donc le degré le plus élevé auquel on peut mener nos actions, c'est l'excellence. Et Allah SWT l'a dit que pour tes parents, tu peux pas faire moins que l'excellence. C'est pour dire qu'en fait, c'est ton minimum. C'est pas ton maximum, c'est ton minimum. Comme pour dire que tu pourras toujours faire plus envers tes parents. C'est un très beau jeu dans la langue, en nous disant que tu ne peux pas faire moins, en supposant que tu peux faire plus, et d'un côté, l'être humain ne peut pas vraiment faire plus que de l'excellence, parce que c'est son maximum. Quand Allah SWT la parle comme ça, avec un mot qui peut donner un sens dans une situation et supposer un autre sens dans une autre situation, c'est comme pour nous dire, eh bien, il faut que tu continues, que tu continues, que tu continues. Si jamais t'arrives à un moment donné où tu sens que, ah mais là, j'ai vraiment fait beaucoup pour mes parents, je pense que j'ai atteint l'excellence, ça veut dire qu'il y a encore à faire. Il faut toujours avoir le sentiment qu'on a encore à faire. Donc Ihsân, l'excellence. Donc Allah SWT, il appose tout de suite après son nom à lui, après l'adoration qu'on lui doit à lui, il parle tout de suite des parents, comme pour dire les deux sont indissociables en fait. Tu ne peux pas m'adorer correctement et manquer à ton devoir envers tes parents, manquer de respect à tes parents, faire moins que l'excellence Ihsân envers tes parents. Donc la Haya commence par Rab, et j'ai déjà donné la définition de Rab, si tu te rappelles. Si tu te rappelles pas, je te redirige vers les premiers épisodes, donc l'épisode 1, l'épisode 2, où je parle beaucoup de la notion de Rab, à quel point c'est beaucoup plus que le sens de seigneur, c'est vraiment celui qui prend soin, c'est celui à qui tu appartiens. Et je te laisse revoir cette définition. Et là Aya termine par un mot qui est issu de la même racine. Donc c'est un verbe. Un verbe qui est tiré de la même racine que Rob. Et on a vu que dans Rob était inclue aussi la notion d'élever, d'éduquer, de s'occuper d'eux, de prendre soin d'eux, de pourvoir à ou besoin de quelqu'un. Et bien c'est ce qu'un parent est supposé faire pour son enfant. Donc la Haya, on a l'impression qu'elle commence par les devoirs des enfants et d'ailleurs ça va parler énormément de... on a l'impression que toute la Haya finalement parle du devoir de l'enfant envers son parent mais il termine par un rôle et un devoir des parents envers ses enfants et c'est là dessus qu'on va se concentrer pendant cet épisode. Et pour que cette éducation, cette élévation de ton enfant au rang de serviteurs, servantes dignes auprès d'Allah SWT, pour que ça puisse se faire dans de bonnes conditions. Et bien l'ingrédient clé, l'ingrédient secret, l'ingrédient magnifique dans cette histoire, c'est la Rahma. Et c'est pour ça qu'il s'est répété deux fois dans cette ayat. Et c'est pour ça aussi qu'entre chaque surat, on doit répéter Bismillahirrahmanirrahim. Donc Allah subhanahu wa ta'ala se définit dans le Qur'an tout au long du Qur'an, donc au moins 114 fois. Donc entre chaque surat, nous devons nous rappeler qu'Allah subhanahu wa ta'ala est Ar-Rahman et Ar-Rahim. Donc celui qui fait preuve de grande Rahma. et il nous demande de faire preuve de cette même Rahma envers nos parents et de demander également la Rahma d'Allah sur nos parents. Mais si l'on veut un enfant qui puisse demander à Allah SWT la Rahma sur les parents, et bien ça suppose que le parent a fait preuve de Rahma envers son enfant, car on dit qu'on ne peut pas donner ce qu'on n'a pas. L'enfant, il ne faut pas attendre de lui qu'il donne quelque chose qu'il n'a pas connu. Il reproduit, il refait ce qu'on lui a fait. C'est pour ça qu'Allah nous ouvre les yeux en tant que parents, en insistant à la fin, comme pour nous rappeler, attention, attention, j'ai beaucoup parlé de ton enfant, mais toi, tu n'es pas en reste. L'enfant, il lui fait dire, dans sa propre bouche à lui, Comme ils m'ont élevé, comme ils se sont occupés de moi, comme ils ont pris soin de moi, comme ils ont été compatissants envers moi, comme ils ont tout fait pour moi, quand j'étais tout petit, et là c'est hyper important. Il y a beaucoup de pépites dans cette Aïa, juste dans cette petite partie de la Aïa 24, qui nous donne énormément d'informations sur notre rôle de parents, et sur comment est-ce qu'on doit voir nos enfants. Parce qu'Allah SWT met en lumière comment les enfants doivent nous voir. C'est comme pour dire, eh bien toi, à un moment donné, tu dois voir tes enfants comme ça, pour qu'eux puissent te le rendre encore mieux. Donc la Rahma est un ingrédient indispensable dans ta relation avec tes enfants. D'ailleurs, je ne pense pas avoir abordé dans les épisodes précédents, ou en tout cas je ne me rappelle pas, la notion de Rahma. Ce mot en fait, Rahma, on en entend beaucoup. Donc Allah se définit déjà par le propriétaire de la Rahma, le distributeur de la Rahma. Qu'il est celui qui est Rahman et celui qui est Rahim. Il nous demande de faire preuve de Rahma. Il dit même dans d'autres ayats quand il parle du couple qu'il a établi la Rahma entre le couple. Donc, c'est-à-dire que quand il s'agit de relations familiales, et même d'autres relations, des relations d'amitié, des relations dans la Ummah, mais énormément dans la relation familiale, eh bien, il répète tout le temps ce mot. Donc, ce mot «Rahma» revient beaucoup. Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire miséricorde seulement comme il est traduit communément. Bien là tu as l'habitude. Ça ne veut pas seulement dire miséricorde. Miséricorde est une part de la Rahma. Mais ce n'est pas toute la Rahma. C'est presque réducteur que de traduire Rahma par miséricorde uniquement. Rahma de la racine Ra-Ha-Ma c'est l'amour déjà. L'amour déjà c'est plus que miséricorde. Et c'est pas seulement l'amour, c'est un amour rayonnant, un amour inconditionnel, un amour qui est expansif. Un amour en fait, c'est pour ça qu'on parle de rayonnant, parce que les rayons de soleil par exemple, est-ce qu'ils ont une fin? Est-ce qu'on peut dire le rayon de soleil, il s'arrête là-bas? C'est-à-dire, si tu regardes, tu fixes le soleil et tu regardes les rayons partout où ils vont, tu n'arrives pas à voir leur fin en fait. t'arrives même pas à voir le début même tellement ça brille et en fait le rayon s'étendra aussi loin que ta vue te portera c'est ça en fait Rahma et le soleil n'a pas qu'un seul rayon il a des rayons donc Rahma a d'innombrables rayons et chaque rayon déjà est à perte de vue donc c'est te dire à quel point c'est un amour qui est large en fait, qui est expansif, et bien c'est cette rahma qu'Allah subhanahu wa ta'ala s'est assignée. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il parle de nous, chaque fois qu'on lit le Qur'an, chaque fois qu'on pense à Allah, il le veut qu'on pense à lui comme étant celui qui est le propriétaire de cet amour-là. Et dans la langue arabe, il y a beaucoup de mots, il y a plusieurs mots, il me semble qu'il y a une trentaine ou plus qui rentrent dans le champ lexical de l'amour. Mais Rahma, c'est celui qui a le plus haut degré, c'est-à-dire c'est le terme qui traduit l'amour, le terme le plus fort en fait, pour parler d'amour. Il y a plusieurs degrés, il y a plusieurs types d'amour, et Rahma, et le maximum en fait. C'est le maximum parmi les amours en tout cas qui sont sains. Il me semble qu'il y a un mot, je ne me rappelle plus là de tête, qui veut aussi dire amour et qui est le plus haut degré, qui n'est pas Rahma. Mais cet amour là en fait c'est un amour tellement grand qu'il peut tuer en fait, qu'il blesse. Donc ça veut dire que ce n'est pas un bon amour. Juste en dessous, on a Ar-Rahma. C'est l'amour qui est maximal. Il est expansif, il est rayonnant, il est à perte de vue, mais il ne blesse pas. Donc ce haut degré de Rahma là, Allah SWT l'a pris et se l'est assigné. Quand on dit Ar-Rahman et Ar-Rahim, et bien on parle de cette Rahma là. Une Rahma qui est étendue dans le temps, étendue dans l'espace, qui est incompressible, Et bien c'est cette Rahma là qui nous demande de faire preuve dans notre famille, avec nos parents, avec nos enfants, avec nos conjoints. Et il y a autre chose, il y a une autre beauté, un autre trésor dans le terme de Rahma, c'est qu'il a la même racine qu'un autre mot, le mot Rahim. ou le pluriel Arham. Rahim veut dire la matrice, l'utérus. Et Arham, c'est le pluriel, les matrices, les utérus. Quand tu regardes le fait que Rahma, Rahman, ces mots ont la même racine que le mot qui sert à dire utérus, On a presque envie de se dire, mais quel est le lien? Et l'utérus est le siège de quoi? Quelle est cette particularité qu'a l'utérus que n'ont pas d'autres organes? L'utérus a particularité, c'est qu'il peut porter la vie. Il porte un rouh, il porte l'humanité. L'humanité, ce sont ces gens envers qui Allah fait preuve de Rahma. Donc Allah est entier, il est logique. Quand il parle de Rahma, ça commence dès la matrice, ça commence dès l'utérus. C'est-à-dire c'est depuis cet utérus-là qu'il applique sur nous la Rahma. Et cette rahma-là, il l'a placée à l'intérieur de cette femme qui porte son enfant. Quand tu comprends ça, eh bien tu comprends assez facilement l'amour qui se passe entre une mère et son enfant. Il est indescriptible. Aucun être humain ne peut rivaliser avec cet amour-là. C'est un amour qu'on ne peut pas expliquer. Une femme, dès lors qu'elle sait qu'elle porte un enfant, surtout si elle l'attendait, surtout si elle l'espérait très fort, son amour démarre déjà à ce moment-là. Un papa peut aimer son enfant aussi, mais il réalise et son amour pour son enfant est décuplé et révélé le jour où il le voit, donc après neuf mois. Une femme, en tout cas moi c'est ce que je ressentais, je pense que si tu as des enfants et tu as enfanté, tu as sûrement ressenti la même chose. Notre enfant il est dans notre ventre, on vient d'apprendre qu'il est là. On le voit déjà à l'université, on le voit déjà se marier, on le voit déjà son avenir. Notre amour va jusque là en fait. Et on a plusieurs mois pour construire cette rahma là, pour construire cet amour. Et finalement on le fait sans effort, parce que c'est naturellement là, notre utérus est le siège de l'amour. Et donc c'est très beau qu'Allah s.w.t. ait assigné le même mot pour parler de l'utérus, pour parler de cet organe qui porte la vie, et le mot Rahma, l'amour, et ce nom qu'il s'attribue. Ça fait partie de ces 99 noms, Rahman et Rahim. comme pour nous rappeler quelque chose, pour qu'on puisse avoir une idée, une petite idée, une miniature de l'amour qu'Allah nous porte. Et bien, Allah n'a pas trouvé d'exemple, n'a pas trouvé de situation plus ressemblante, se rapprochant plus de son amour à lui que l'amour que porte une mère pour son enfant. C'est pour ça qu'il a assigné dès la matrice Cet amour a cette rahma. Donc il a assigné rahma, utérus, amour, etc., tout ce champ lexical. Comme pour dire aussi que la base de tout, c'est la rahma. A la fin, on revient toujours à la même chose, Rahma. Ça commence par la Rahma, ça termine par la Rahma. La Rahma est une boucle. C'est pour ça que dans cet ayat, Allah SWT parle de la Rahma que doit l'enfant envers son parent, que cette Rahma, l'enfant, Allah SWT lui demande, enfin l'adulte ou l'enfant, peu importe, mais lui demande de demander cette Rahma envers ses parents. Et il rappelle à la fin le rôle des parents et comment est-ce qu'on peut éduquer, élever un enfant autrement que par la Rahma. Donc c'est une boucle en fait. C'est Rahma sur Rahma sur Rahma. On a l'impression que c'est interminable. Ça revient à la définition même de cette Rahma, cet amour en fait qui est intarissable, qui circule, qui est rayonnant, qui n'a pas de fin, qui est inconditionnel. Et c'est ce qui se passe en fait entre une mère et son enfant. C'est inconditionnel. Donc là, tu comprendras bien que l'ingrédient pour élever un enfant, l'ingrédient pour prendre soin du cadeau qu'Allah nous donne, c'est de faire preuve de Rahma. Rien que la sonorité du mot déjà est reposante. Et maintenant on va parler de l'enfance, parce que ton enfant, avant de parler de lui comme un adulte, s'il est déjà adulte ou autre, eh bien il faut d'abord commencer par la racine. Donc toujours, le titre de notre épisode, tes enfants c'est cadeau, c'est cadeau d'Allah subhanahu wa ta'ala. Et ça commence dès leur petite enfance, comme la aya le dit, comme ils m'ont élevé quand j'étais tout petit. Et ça souligne l'importance de l'enfance dans la construction d'un adulte équilibré. Si l'enfance a été obsolète, si l'enfance était une période obsolète ou une période inutile, nous serions directement nés adultes. Si Allah nous a fait passer par l'enfance, c'est parce que c'était une période clé. Et la plupart des douleurs des adultes, les blessures des adultes, les erreurs des adultes, Le manque des adultes, eh bien, c'est un enfant à l'intérieur de lui qui pleure. C'est un enfant à l'intérieur de lui qui n'a pas eu certaines choses et il va passer sa vie adulte à récupérer, à rattraper ce qui lui a manqué pour s'épanouir lorsqu'il était enfant. Donc, quand Allah SWT parle de cette période clé, cette période importante, cruciale dans la vie d'un être humain, ce n'est pas pour rien. C'est parce que ça définit sa vie d'adulte. Et pourtant, quand on regarde l'enfance, ce n'est pas un long temps en fait. Ce n'est vraiment pas très long dans la vie de quelqu'un. Et pourtant, ça a un impact sur le long terme. Donc, comment on se comporte avec nos enfants quand ils sont petits? Comment est-ce qu'on leur distribue cette rahma? Quels sont les mots qu'on leur dit? Est-ce qu'on leur donne des affirmations agréables? Est-ce qu'on leur parle de choses positives? Est-ce qu'on leur parle de manière positive? Quand je te dis ça, ça me fait penser à Yaqub, le père du prophète Youssouf. Je consacrerai d'ailleurs 14 épisodes de podcast là-dessus, donc si tu as écouté ou tu vas écouter, tu vois très bien de quoi je parle. Regarde Youssouf. Dans sa vie, il a vécu peu de temps avec son père. La majeure partie de sa vie s'est faite loin de son père. Il a passé auprès de son père une partie de son enfance, même pas toute son enfance, une partie. Et sa vie d'adolescent, sa vie de jeune adulte, sa vie de grand adulte, il a vécu loin de son père. Et pourtant, regarde le fabuleux destin que Youssef Ali Salam a vécu. Et le Coran capture parfaitement les quelques moments qu'il a pu passer avec son père. L'enfance analyse ces mots. Je te renvoie d'ailleurs vraiment aux épisodes consacrés à ça dans la partie du podcast où je parle de Youssef le plus beau des récits. Regarde comment son père lui parle. Regarde comment son père prend soin de lui. Regarde comment son père lui parle de son avenir. Comme pour nous rappeler que Youssef alayhisselam qui a grandi auprès de non-musulmans, dans un pays d'idolâtres de non-musulmans, dans une maison de non-musulmans. Il a été en prison auprès de non-musulmans. Là où il a été, il n'avait pas de livre pour lui apprendre la religion. Il n'avait personne pour lui rappeler qu'il fallait faire la prière. Il n'avait personne avec qui faire ses actes d'Aïbada. Il était tout seul. Il s'est construit tout seul. L'âge de l'adolescence est un âge fatidique. Sa vie de jeune adulte, pareil. C'est-à-dire qu'il n'avait pas son père, ce grand prophète, dans les moments clés de sa vie, son adolescence, le moment où il entrait dans l'âge adulte, quand il s'est marié, quand il a eu ses premiers enfants, quand il a dû gérer des situations très compliquées, ses épreuves. Et pourtant, et pourtant, il n'a manqué de rien. Et il a eu une magnifique histoire, une magnifique fin en fait, un beau dénouement. Et quand il a retrouvé son père, son père ne s'est pas inquiété en fait de comment Youssouf a évolué et ce qu'il est devenu. C'était tout simplement l'accomplissement de ce rêve qu'il a fait en étant enfant. Et Yaakoub a rassuré, il n'est pas étonné de ce Youssouf qu'il retrouve. Et qu'est-ce qui était important dans ce que Yaqub a fait dans l'enfance de son fils, son petit garçon? Eh bien, il lui a donné toute la rahma nécessaire dans les mots, dans les gestes. C'est très important et le Coran capture ça, comment il lui parle. Il capture en fait ces mots positifs, ces mots d'affirmation, ces mots d'encouragement qu'il donne à son fils. comme pour dire, comme pour nous enseigner à nous comment il a nourri son fils Yousuf a.s. dans sa tendre enfance a suffi en fait à le solidifier à l'accompagner pendant tout le reste en plus bien sûr d'Allah s.w.t parce que Yaqub a.s. il a une éducation intelligente il a confié cet enfant à Allah s.w.t Tout revient à Allah. Donc faire preuve de Rahman aussi envers cet enfant, c'est placer cet enfant à son propriétaire véritable, Allah subhanahu wa ta'ala. On fait preuve de Rahman envers cet enfant parce que c'est une créature d'un Rahman. Il ne nous appartient pas cet enfant. Donc on ne fait que prendre soin d'un dépôt d'Allah, que prendre soin d'un cadeau qu'Allah nous fait en fait. Donc de manière générale, il faut vraiment que tu apprennes dans la vie avec n'importe qui, mais là on parle de nos enfants, et bien tout ce qu'on transmet à notre enfant, ça doit se faire avec un départ d'amour, ça doit se faire par un rahmat. De toute façon, dans la vie, il faut un minimum d'amour, un minimum de rahma pour transmettre quoi que ce soit, et pour apprendre aussi quoi que ce soit. Nos enfants ont besoin de cette rahma-là pour apprendre, pour évoluer, pour comprendre aussi. Regarde le lien qu'un bébé, un tout petit bébé a avec sa mère, a avec ses parents, mais en particulier avec sa mère. Le regard, le soin, il y a des tas d'études qui ont été faites sur un enfant en fait, dont on s'occupe, mais genre on s'en occupe vraiment en faisant les actes théoriques, le changer, lui donner à manger, etc. sans expression faciale spéciale, sans affection spéciale, vraiment juste je m'en occupe parce qu'il faut s'en occuper, et bien on a vu qu'en fait ces enfants ils se laissaient mourir. parce qu'ils ont besoin d'interaction, ils ont besoin de sourire, ils ont besoin d'entendre des paroles valorisantes, ils ont besoin d'entendre qu'on chantonne, ils ont besoin de câlins, ils ont besoin de proximité, de chaleur, d'amour. Ça les fait grandir. Autrement, ils ne grandissent pas, ils se laissent dépérir. Donc avec nos enfants, on doit vraiment faire preuve de flexibilité, d'adaptabilité, toujours sous couvert de rahma. Et il y a une réflexion que je me fais, c'est qu'en fait il faut vraiment se dire, en tout cas moi c'est comme ça que je réfléchis quand je regarde mes enfants, des enfants même, des autres, quand je vois des enfants petits comme ça je me dis mais subhanallah c'est vraiment un honneur d'avoir sous son toit des êtres issus de moi dont le propriétaire est Allah subhanahu wa ta'ala. Et je me dis, mais quel honneur de les avoir sous mon toit. Quel honneur en fait de les avoir avec moi. Je me dis, Allah subhanahu wa ta'ala m'a fait confiance à moi pour m'en occuper. pour les élever, pour les faire grandir, pour leur apprendre qui est Allah, qui est Ar-Rahman qui nous les a confiés. Parce que faire grandir des enfants sans leur apprendre qui est celui qui nous les a confiés, c'est quand même compliqué. Et bien, Allah s.a.w. a fait confiance à moi pour leur tenir compagnie sur la route vers le paradis, parce que finalement c'est ça la finalité. Et Allah s.a.w. les a confiés, bien qu'ils ne m'appartiennent pas, il m'a autorisé à les aimer, il m'a autorisé à m'attacher à eux, il m'a autorisé à m'inquiéter pour eux, alors qu'ils ne m'appartiennent pas. Et je me dis, pour aller plus loin, comme ils ne m'appartiennent pas, je ne peux pas franchir certaines limites. Je ne peux pas leur manquer de respect. Je ne peux pas les maltraiter. Je ne peux pas les insulter. Je ne peux pas les abandonner. Je ne peux pas manquer à mon devoir de soin envers eux. Je ne peux pas les empêcher d'être eux-mêmes. Je ne peux pas les rabaisser. Je ne peux pas laisser d'autres personnes leur faire du mal, si en tout cas j'en suis témoin. Je ne peux pas ne pas leur parler de leur véritable propriétaire, leur créateur, Allah subhanahu wa ta'ala, Ar-Rahman. Je ne peux pas leur parler d'Allah en mal. Je ne peux pas les laisser penser qu'Allah leur veut autre chose que du bien. Je ne peux pas leur faire peur à travers Allah. Je ne peux pas les laisser penser qu'ils doivent avoir peur d'Allah. Toute cette réflexion, on arrive à se la faire lorsqu'on imagine, lorsqu'on a en tête que ces enfants ne nous appartiennent pas. Ce sont des cadeaux, en fait, qui nous sont prêtés, qui nous sont légués pour un temps. Si je sais que ces enfants ne m'appartiennent pas et ont un Créateur, et cette ayah me le rappelle, «waqadra rabbuka» comme pour Allah qui nous rappelle «et ton Rabb» ton Rabb à toi, en tant qu'enfant, Ton robe, c'est aussi le robe de tes parents. Donc, vous enfants et vous parents, vous tous vous m'appartenez. Donc, c'est vraiment quelque chose qui s'emboîte. Allah subhanahu wa ta'ala parle du fait qu'on lui doit adoration parce que nous lui appartenons tous. Et à l'intérieur de ces créatures, il a emboîté également les parents envers les enfants et les enfants envers leurs parents. Et en fait, tout ça se regroupe dans l'amour qu'Allah nous porte parce que nous lui appartenons. Vraiment c'est magnifique ce lien qu'Allah a envers nous et ce lien qu'il a instauré entre ces créatures. Je vais terminer cet épisode qui ne sera pas le seul sur la question, en parlant d'un sujet que j'avais déjà abordé, et cette fois-ci j'en parle sous couvert de cette Rahma, c'est que ces enfants, ces cadeaux qu'on peut voir, qu'on peut regarder, Admirez aujourd'hui nos enfants. Eh bien, ils sont notre lien avec les générations d'après. Ils sont notre lien avec notre descendance. Et là, tu te rappelles cette notion d'ancêtre. Nous sommes des ancêtres. Tu es un ancêtre. Tu es une ancêtre. Présentement, maintenant. Tu n'es pas un ancêtre quand tu seras mort. Il ne faut pas t'imaginer comme étant l'ancêtre de personne, genre comme si c'était quelque chose qui arrivera après. Tu es ancêtre dès maintenant, parce que toutes tes actions d'aujourd'hui auront un impact sur des générations futures, dans ta propre lignée, des générations que tu ne pourras pas voir, que tu ne pourras pas toucher, à qui tu ne pourras pas parler, combien même tu aimerais. et bien ces enfants que tu vois aujourd'hui, dont tu es témoin aujourd'hui, et bien ils sont ce lien que tu as avec ces générations futures. Je vais vraiment loin dans ma réflexion parce que j'aime rêver, j'aime me balader dans ces pensées, dans ces réflexions, dans ces méditations. Et ça m'aide énormément, en fait, à apprécier le présent, lorsque je me projette sur ces rêves futurs, en fait. Parce que les générations après nous, elles existent, en fait. Elles vont arriver. Elles sont prêtes à intégrer ces corps qu'Atlas Prantala leur a réservés. et nos actions de maintenant au présent auront un impact sur eux. Donc notre présent sera leur passé. Mais il faut aller plus loin. Notre présent aujourd'hui sera un jour leur présent à eux demain. Les conséquences, c'est-à-dire que les habitudes qu'on instaure dans notre famille vont se perdurer et vont arriver jusqu'à eux. C'est comme une lettre que tu leur envoies en fait. Toutes les bonnes ou les mauvaises habitudes que tu as aujourd'hui, c'est comme des courriers que tu leur écris et qu'ils liront des générations après, et tu ne seras plus là pour effacer, pour corriger, pour ajouter ou pour diminuer quoi que ce soit de ces lettres que tu as toi-même écrites dans tes actions. Eh bien, quand je regarde mes enfants, et j'aimerais que tu regardes tes enfants de la même manière, eh bien, dis-toi que c'est pour toi l'occasion de communiquer, de discuter, de parler, de regarder, de toucher des générations après toi, de t'aligner, que tu ne pourras pas voir. Et ça, c'est quelque chose de très, très, très, très, très fort. Je me dis, si je meurs demain, ma descendance n'aura d'héritage de moi que ce que j'aurais transmis à mes enfants, comme message, comme idées, etc. C'est-à-dire que mon enfant, que je vois aujourd'hui, de sa naissance, à mon dernier souffle, eh bien, qu'est-ce que je souhaite, en fait, que lui transmette à ses propres enfants, puis à ses enfants, puis aux enfants, puis aux enfants, etc., tous de ma lignée? Qu'est-ce que j'ai envie qu'il transmette? En fait, il faut aller plus loin. Quand on parle à son enfant, quand il veut discuter avec toi et que tu es fatigué, quand il fait une bêtise, quand tu veux le féliciter pour autre chose, quelles que soient les situations, en fait, Essaye autant que possible, c'est pas évident de le faire à chaque fois, mais essaye de le faire de temps en temps et ça deviendra une habitude. Regarde-les en te disant, est-ce que cette réponse que je lui donne, que je m'apprête à lui donner, est-ce que ce regard que je m'apprête à lui lancer, est-ce que ce toucher que je m'apprête à faire sur lui, Est-ce que c'est ça, en fait, que je souhaite faire à ma génération? En fait, quand tu regardes ton enfant, je pense, allez, admettons, je regarde ma fille et elle me pose une question, elle me parle ou, voilà, elle discute en tout cas avec moi dans la réponse que je vais lui donner, dans le regard que je vais lui lancer. dans la manière dont je vais la toucher, la prendre dans mes bras, lui serrer la main ou lui faire un bisou. Eh bien, j'essaye de me dire, si là j'avais mon arrière, arrière, arrière, arrière petite fille, et qu'est-ce que j'aimerais pouvoir un jour rencontrer toutes ces petites filles de ma lignée, tous ces petits garçons de ma lignée. Est-ce que cette arrière, arrière, arrière petite fille, c'est comme ça que je ferais avec elle si j'avais l'occasion de la voir? Et là, ça change complètement les choses, ça change tout. Est-ce que là, tout de suite, si on te donnait l'opportunité de rencontrer, de parler, de prendre très fort dans les bras, Une personne de ta lignée, 5, 6, 7, 8 générations après toi. On te faisait l'opportunité de te dire tu vas pouvoir la rencontrer là tout de suite. Est-ce que tu as envie de lui crier dessus quand tu la verras? Est-ce que tu veux la taper quand tu la verras? Est-ce que tu veux la pousser ou la regarder méchamment quand tu la verras? Jamais de la vie. Tu te prépares à te comporter de la meilleure façon envers cette créature. Eh bien, pourquoi ne pas le faire avec cette créature qui est déjà devant toi et qui sera ce témoin pour des générations après toi? Peut-être qu'on ne vivra pas assez longtemps pour voir nos petits-enfants, juste les enfants de nos enfants. Ne parlons pas de nos arrière-petits-enfants, les enfants de nos petits-enfants. Mais on a cette chance et ce cadeau de pouvoir voir nos enfants actuels tant qu'on respire, en fait. Eh bien, c'est eux qu'Allah nous a donnés. Alors prenons soin d'eux en fait et faisons preuve de Rahman envers eux. Parce qu'en faisant preuve de Rahman envers eux, on fait preuve de Rahman envers tous ces enfants de notre lignée que nous ne verrons pas. C'est une notion que j'aime beaucoup aborder parce que déjà elle me touche énormément et elle me permet de faire attention à mes actions. Parce que quand je sais que mes actions n'auront pas de conséquences que sur moi, mais elles auront une conséquence sur toute ma descendance sûrement, je réfléchis à deux fois quand je fais quelque chose. Si je fais une bêtise, je réfléchis à deux fois. Et si je fais une bonne action, je la fais avec fierté parce que j'aurais pensé deux fois. Ça, je veux que ça se perdure. Ça, je veux que des générations après moi se le fassent passer entre eux. Ça, je veux que ce soit une lettre qui circule dans ma famille. Alors que ça, non non, ça j'aimerais pas. Je veux pas qu'on se souvienne de moi comme de quelqu'un qui a fait telle ou telle action. Un péché que je fais, mon enfant l'apprend, il le transmet à son enfant et ainsi de suite. Et un jour, quelqu'un dans ma lignée va le faire et il saura même pas pourquoi il le fait. Et en fait, j'aurais honte de me dire, c'est moi le coupable. C'est moi qui ai commencé ça. Cette personne qui l'a fait huit générations après moi, c'est moi qui ai commencé cette mauvaise action. C'est triste? Alors autant penser à l'inverse. Cette bonne action que huit générations après moi ont fait, je sais pas pourquoi j'ai parlé de huit et pas dix, allez on va dire dix, dix générations après moi, eh bien je serais fière devant Allah de pouvoir dire ce jour-là, ce matin-là, de telle année, j'ai décidé de commencer telle action, j'ai décidé de prier une prière surrogatoire, j'ai décidé d'arrêter de mentir, j'ai décidé de faire du Coran mon compagnon, j'ai décidé de faire de mon époux ou de mon épouse ma meilleure ou mon meilleur amie, j'ai décidé d'aider telle ou telle personne, j'ai décidé de Il y a une action que j'ai démarrée, je suis restée constante dessus. Et des générations après moi, dix générations après moi, ça se perdure. Et ces gens-là le font sans réfléchir. Et ils ne se doutent même pas en fait que ça vient de moi. Et Allah subhanahu wa ta'ala, il le dit au jour du Dîner, Allah ne voit pas que les résultats, il voit les efforts. Et il remonte loin, Il n'oublie rien, il n'y a rien qui lui échappe. Et bien à ce jour là, tu seras bien content de retrouver un compte en banque de Hassanet, tu ne sais même pas d'où ça sort. Tu vas te dire, pourquoi est-ce que j'ai tout ça? Je ne comprends pas, j'ai fait une action comme ça, mais je ne comprends pas en fait pourquoi est-ce que ça a autant pris parce que j'ai vécu de telle date à telle date donc cette action elle allait de telle date à telle date et Allah tu seras bien heureuse quand il te dira et bien tu as entrepris cette habitude là ton fils ta fille a fait pareil son fils sa fille a fait pareil et ainsi de suite et ça a continué jusqu'à la fin des temps bah l'origine c'était toi donc je te rends les royalties tiens ce sont quelque part entre guillemets les intérêts quoi Tu as fait, et ça s'est démultiplié, je te rends le bénéfice de ton commerce, tout simplement. Là aussi, ça renvoie encore au commerce avec Allah. Ça fait partie du commerce avec Allah. Donc tu vois comment toutes les notions se recoupent. Rahma, commerce, ancêtre, tout est lié en fait. C'est pour ça qu'il faut voir ça comme un cadeau, nos enfants. Donc vraiment, en tout cas moi c'est quelque chose que je me dis tout le temps quand je les regarde, je me dis si j'ai une mauvaise relation avec mon enfant, et si je pars de ce monde, et bien je pars en communiquant ça à ma descendance. Pour moi c'est exactement comme pour dire au reste de ma descendance, bah j'ai une mauvaise relation avec vous aussi. Non, j'ai pas envie en fait. Parce que ça, en plus tu t'en vas, et autant les bonnes actions se démultiplient et ça engendre plein de bonnes actions, il y a plein de bonnes habitudes qui vont découler de cette habitude-là. Donc en fait les bénéfices que tu as, tu ne sais même pas jusqu'où ils peuvent aller. Mais de la même façon, une mauvaise action que tu fais, et que tu fais plusieurs fois en fait, que tu perdures, tu pars de ce monde avec cette action-là, Eh bien, quand ton enfant va le reproduire, il va le reproduire à sa sauce. Il va le reproduire en y injectant de sa personnalité, de son caractère, de ses habitudes. Et il va le transmettre à ses enfants. Et chacun peut en découler toutes sortes de choses que tu n'imagines pas. Les conséquences peuvent être gravissimes en fait. Et là tu te dis mince. Donc il faut vraiment se dire, j'ai envie de laisser un bon souvenir à ma descendance. Donc je laisse un bon souvenir à cet enfant là qu'il a devant moi, qui va grandir très vite et qui va devenir un adulte, que je pourrais voir grandir ou pas, ça c'est Allah qui sait. Donc il faut vivre chaque moment comme si c'était le dernier. Chaque moment que je passe avec mon enfant, je dois m'efforcer de penser que c'est aussi un moment que je passe avec les futures générations de ma descendance. Quand je te dis que je vais loin dans mes pensées, il faut vraiment me croire. Quand je m'assois avec mon enfant, ça ne m'arrive pas à chaque seconde, mais il m'arrive des fois d'aller loin, de regarder mon fils, de regarder ma fille, chacun de mes enfants en me disant Ce moment que je passe avec mon fils, eh bien, c'est comme un moment que je passe avec d'autres générations après moi, la dixième génération. Je suis en train de passer un moment avec la dixième génération. Parce que mon fils, ma fille, est en fait ce début de toutes les générations qui vont arriver. En tout cas, ma part d'action, elle commence avec eux. Parce que je n'aurai pas la main, je n'aurai pas de possibilité avec la dixième génération, je pourrai rien faire. Et bien dans ce cas, je me dis, est-ce sur ce ton-là que j'ai envie de parler à la dixième génération? Est-ce ce regard-là que je veux lancer à la dixième génération? Est-ce cette façon de toucher que je veux faire à la dixième génération? Est-ce que je veux que ce soit ces mots-là qu'ils entendent de moi? Là, avec ça, ça répond à toutes tes questions, à toutes mes questions, à toutes nos questions. Nos enfants sont des cadeaux. Je répète ce que je disais en introduction. Pour élever des enfants, il faut les aimer. Donc il faut faire preuve de Rahman envers eux. Pour faire preuve de Rahman envers eux, il faut les voir comme des cadeaux. Et pour apprécier ces cadeaux, il faut réaliser que celui qui nous a offert ces cadeaux n'est autre qu'un Rahman, le plein d'amour, le plein de Rahma. Et la boucle se ferme sur le Rahma, encore une fois. On commence par la Rahma, on termine par la Rahma. Donc à l'intérieur ça ne doit être que Rahma. Et ça tombe bien, nos enfants sont là pour faire perdurer cette Rahma. Qu'Allah subhanahu wa ta'ala fasse de nos enfants la tranquillité de notre cœur. Et que nous soyons nous aussi la tranquillité de leur cœur. Qu'Allah fasse qu'entre nos enfants et nous ne circule que Rahma. Que dans nos foyers ne circule que Rahma. qu'avec nos conjoints ne circule que Rahma, qu'Allah fasse que la Rahma ne quitte jamais notre descendance, et qu'Allah fasse que nous le retrouvions le jour du jugement dernier plein de Rahma, parce que c'est par sa Rahma que nous re-rentrerons au paradis, pas par nos actions. Merci d'avoir écouté cet épisode. Et comme toujours, si ce podcast t'a apporté du bien, alors une chose à faire, t'abonner pour ne rien rater. Et si il te semble pouvoir être utile à d'autres personnes, sens-toi libre de le partager et même de laisser un commentaire et la note de ton choix sur ta plateforme d'écoute préférée. Ce sera une belle manière de me faire savoir que ce podcast doit continuer et être écouté par le plus grand nombre. Je confie à Allah le soin de préserver ta foi, ton honneur et ton cœur. Je te laisse à présent passer un bon moment avec ton Coran et je te dis à vendredi prochain pour un nouvel épisode.
Podcast: Coran de Ton cœur
Épisode: (Rediffusion) – Tes enfants, ces cadeaux
Animatrice: Oustadha Zaynab
Date: 22 mai 2026
Dans cet épisode, Oustadha Zaynab aborde la parentalité à travers le prisme du Coran, en mettant l’accent sur la notion de Rahma (la miséricorde, la tendresse, l’amour rayonnant) comme fondement de la relation entre parents et enfants. Elle s’appuie sur des versets du Coran et partage sa réflexion personnelle, guidée à la fois par son expérience d’enseignante en Coran et d’interne en médecine générale. Le ton est intime, chaleureux et profondément contemplatif, invitant à une prise de conscience de l’impact générationnel de nos comportements parentaux.
Zaynab partage avec beaucoup de douceur, de profondeur et de bienveillance, mêlant explications coraniques, méditations personnelles et conseils pratiques. L’épisode invite à l’introspection et à la gratitude, tout en posant un regard spirituel et éducatif sur la parentalité.
Cet épisode introductif pose les bases pour réfléchir, à la lumière du Coran, à sa parentalité et au sens de la transmission, en invitant chaque parent à replacer l’amour, la miséricorde et la responsabilité au cœur du foyer.