
Hosted by RFI · FR
13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti.

En Colombie, la présidentielle est prévue en mai 2026, mais avant cela, ce dimanche 8 mars, un autre épisode électoral fera figure de galop d'essai pour les partis. Les législatives, mais aussi des primaires pour plusieurs formations politiques se tiennent. L'enjeu qui cristallise toutes les tensions, c'est la situation économique marquée par une violence qui progresse sans cesse. En ce début d'année 2026, une mesure enflamme les débats : la hausse historique du salaire minimum de 23,7%. Notre correspondante à Medellín, Najet Benrabaa, a suivi une manifestation dans les rues de la ville à laquelle participaient des manifestants venus de toute la Colombie. Une ONG alerte sur les persécutions politiques au Salvador L'ONG Cristosal qui a elle-même dû fuir le pays, en juillet 2025, à cause de menaces et d'intimidations de la part du gouvernement, a publié hier (jeudi 5 mars), une enquête dont se fait l'écho La Prensa grafica et qui démontre que « la criminalisation des voix critiques est utilisée comme outil de répression ». Des défenseurs des droits humains, des militants de la cause environnementale, des syndicalistes, des représentants des peuples autochtones, des personnalités politiques, des journalistes, des juges ou bien encore des fonctionnaires... Depuis l'arrivée au pouvoir de Nayib Bukele, en 2019, au moins 245 personnes ont été victimes de persécutions politiques, relève El Faro, autre journal salvadorien en exil. L'exil, mais aussi l'autocensure, et dans le pire des cas, la mort, voilà les conséquences de « l'usage systématique du pouvoir punitif de l'État pour réduire au silence l'opposition au Salvador », écrit Cristosal. Des prisonniers politiques au Salvador Dans les trois-quarts des cas recensés par l'ONG, les victimes ont dû faire face à des poursuites judiciaires. « 86 personnes sont actuellement détenues et seules 7 ont été condamnés lors de procès similiaires à ceux qui ont lieu au Nicaragua et au Venezuela », précise Cristosal dans son rapport. Il s'agit là de l'échelon ultime dans l'appareil répressif mis sur pied par Nayib Bukele, insiste El Faro. Le premier niveau de pression, c'est le harcèlement, les intimidations et les menaces. Puis on passe sur le terrain judiciaire, mais avec des poursuites pour des délits tel que l'enrichissement illicite ou pour des fautes éthiques. Enfin, les poursuites pour crimes devant un tribunal. Et parfois ces pressions s'exercent sur les proches de la personne ciblée par le gouvernement, explique encore Cristosal. Le fameux modèle Bukele que tant de dirigeants dans la région cite en exemple, a « pour règle fondamentale la concentration du pouvoir et l'élimination de tout contrepoids », juge El Faro. Un système pénitentiaire corrompu Le dernier numéro d'El Faro est sorti le 1er mars 2026. À lire, notamment, une interview de l'homme d'affaires salvadorien Catalino Miranda. Interview réalisée en mai 2023, dans un hôpital privé où l'homme séjournait alors qu'il allait parfaitement bien et alors qu'il était censé être en prison. Un traitement de faveur que Catalino Miranda a obtenu en payant 35.000 dollars à l'administration pénitentiaire, par l'intermédiaire d'un trafiquant de drogue. « Le système pénitentiaire de [Nayib Bukele] qui vend ses prisons comme un modèle à imiter est un système corrompu », dénonce une fois encore El Faro. En prison, on paye pour tout : recevoir du courrier, des visites... Et le prix dépend de ses ressources. Alors pourquoi le journal a-t-il attendu près de trois ans pour sortir cet entretien ? C'est parce que Catalino Miranda avait posé une condition à ses confessions. « S'ils me tuent, vous pourrez tout publier ». « Il ne dit pas "si je meurs", il dit "s'ils me tuent" et il fait référence à un système pour faire pression et torturer psychologiquement les prisonniers », écrit El Faro. Catalino Miranda est mort d'un cancer, le 29 septembre 2025. Affaire Epstein: publication de rapports du FBI concernant des allégations contre D. Trump Le ministère américain de la Justice a publié hier (jeudi 5 mars) de nouveaux documents dans l'affaire Epstein dans lesquels le nom de Donald Trump apparaît. Comme le raconte le New York Times, ce sont des documents du FBI, des notes dactylographiées qui relatent les quatre « entretiens menés par le FBI en 2019 avec une femme qui affirme avoir été agressée sexuellement par Donald Trump et Jeffrey Epstein ». Les faits se seraient produits dans les années 80, alors qu'elle était adolescente. Des accusations non corroborées comme beaucoup d'autres dans les documents de l'affaire Epstein, souligne le New York Times. Petite révolution au Venezuela Mercredi 4 mars 2026, à Caracas, les portes du palais présidentiel se sont ouvertes à la presse indépendante, rapporte Tal Cual qui était de la partie. Cela n'a pas été facile : « Il a fallu que l'ambassade des États-Unis insiste pour que la visite du ministre américain de l'Intérieur bénéficie de la plus grande couverture médiatique possible », raconte le journal en ligne. « La dernière fois qu'un journaliste de Tal Cual a pénétré dans le palais de Miraflores, aucun des membres actuels de la rédaction n'était en poste. Certains d'entre nous n'avaient même pas encore fini leurs études. C'était il y a 15 ans », ironise Tal Cual. Alors même si la presse n'a pas pu poser de questions après la déclaration conjointe de Delcy Rodriguez et du ministre étasunien, Tal Cual espère que cela se reproduira et que désormais les autorités vénézuéliennes accorderont des interviews à tous les médias. En Haïti, le secteur du sel à l'arrêt L'agriculture est un secteur en déperdition en Haïti à cause de l'instabilité politique persistante et des violences perpétrées par les gangs. Un chiffre qui l'illustre, c'est celui de l’insécurité alimentaire aiguë qui touche plus d’un habitant sur deux, selon l’ONU, soit près de 6 millions de personnes. Ceux qui pâtissent aussi de cette situation, ce sont les producteurs dans le secteur du sel, par exemple. Le département de l’Artibonite assure à lui seul plus de 70% de la production annuelle. Les trois principales zones de production sont Grande-Saline, Anse-Rouge et Gonaïves. Sauf qu'en raison de l'insécurité, de nombreuses familles se retrouvent totalement démunies, comme nous l'explique Ronel Paul. Les routes étant trop dangereuses ou bloqués par les gangs, les acheteurs se font rares. Les producteurs se retrouvent contraints d'écouler leur production sur les marchés locaux plus petits ou de constituer des stocks. Conséquence : ils ont du mal à payer leurs employés. Ce secteur au fort potentiel économique, se sent abandonné des autorités. Le journal de la 1ère En Martinique, la campagne sucrière 2026 a commencé.

Haïti entretient avec sa voisine des relations houleuses depuis plusieurs années. Mais cela pourrait peut-être changer avec le nouveau gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé. « Cela fait cinq ans que les relations avec la République dominicaine se sont détériorées », rappelle Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Depuis, plus de visa pour les Haïtiens qui veulent se rendre en République dominicaine. Plus d’avion non plus entre les deux pays. Mais le nouveau gouvernement haïtien, qui a été installé avant-hier, fait des relations avec Saint-Domingue une nécessité stratégique. « On doit donc s’attendre à une inflexion dans ce qui se passe entre les deux pays », estime Frantz Duval. Le Nouvelliste a, par ailleurs, rencontré le nouvel administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, Alexander de Croo. « Il a dit que le développement ne peut pas attendre la sécurité. Il faut continuer à faire des efforts, à investir, à penser aux jeunes », retient Frantz Duval. En attendant, en raison de la situation sécuritaire dans le pays, l'Agence fédérale de l'aviation américaine a décidé de prolonger, jusqu'en septembre 2026, l'interdiction pour les compagnies aériennes commerciales de voler vers Port-au-Prince. « Ce n’est pas une bonne nouvelle ni pour le gouvernement ni pour toute la diaspora haïtienne », estime Frantz Duval. Donald Trump garde les mains libres dans le conflit avec l’Iran Aux États-Unis, le Sénat a rejeté hier (4 mars) un texte obligeant Donald Trump à obtenir le feu vert du Congrès pour mener la guerre contre l'Iran. Et pour le Globe and Mail au Canada, ce rejet illustre deux aspects de la politique états-unienne. Le premier, c'est la réticence du pouvoir législatif à faire contrepoids à l'exécutif en matière de politique étrangère et intérieure. Le second, c'est sa réticence historique à restreindre le pouvoir du président à utiliser l'armée. Car une opération militaire sans l'approbation du Congrès, c'est un grand classique dans l'histoire récente des États-Unis. Le Globe and Mail relève que ça faisait d'ailleurs longtemps qu'on n'avait pas vu une telle tentative à bloquer les pouvoirs militaires présidentiels. La décision de Donald Trump d'attaquer l'Iran a surtout été une question d'instinct. C’est ce qu’il a laissé entendre mardi (3 mars 2026) aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz. « Donald Trump suit son instinct et ses conseillers à la sécurité nationale tentent de suivre le rythme », titre ainsi le New York Times. Des conseillers qui se comptent d'ailleurs sur les doigts d'une main. Littéralement : pour l'Iran, ils étaient cinq autour du président. Aujourd'hui, écrit le New York Times, le Conseil de sécurité nationale est réduit à exécuter les décisions présidentielles. Des décisions contradictoires, voire incohérentes. Avec comme principale conséquence : la difficulté à anticiper ce qui pourrait mal tourner. Ce pessimisme agace le Wall Street Journal. « Cinq jours après le début de la guerre, on pourrait penser, d’après la couverture médiatique et les commentaires, que les États-Unis sont en train de perdre », écrit le quotidien économique, qui poursuit : « Mais maintenant que la guerre est en cours, notre point de vue, peut-être démodé, est que nous devons espérer que les États-Unis remportent un succès tant militaire que stratégique. Et peut-être qu'avant d'anticiper ou d'applaudir l'échec, nous pourrions attendre de voir comment les choses évoluent. » Une conférence de presse millimétrée En Argentine, le gendarme Nahuel Gallo a donné hier (4 mars 2026) sa première conférence de presse depuis sa libération. Cette première prise de parole après 448 jours dans les geôles vénézuéliennes est à la Une de toute la presse argentine. Et notamment sur le site de Clarin, où il apparait le visage émacié et l'air fatigué. Nahuel Gallo n'a pas voulu détailler les atrocités qu'il a subies. Pas un mot non plus sur le rôle de l'AFA, la Fédération argentine de football qui a obtenu sa libération grâce à des négociations parallèles avec la Fédération vénézuélienne. Ce qui fait dire à Pagina12 qu'il s'agissait là d'une parodie de conférence de presse, que Nahuel Gallo s'est contenté de répéter ce qu'on lui avait demandé de dire. Pendant ce temps, au Venezuela, des prisonniers politiques sont toujours incarcérés malgré l’amnistie générale décrétée, il y a deux semaines. Ce que dénonce TalCual qui consacre un article à la Zone 7, l'un des nombreux centres de détention vénézuéliens. Le président de l'Assemblée nationale avait promis que tous ceux qui y sont enfermés seraient libérés, une fois, la loi d'amnistie approuvée. Mais deux semaines plus tard, des dizaines de familles attendent toujours. « La promesse non tenue de la Zone 7 » : c'est un long article d'analyse à retrouver à la Une de TalCual, le premier d'une série consacrée à la propagande derrière la loi d'amnistie. Au Brésil, un GR pour un tourisme à faible impact Le Nordeste du Brésil inaugure son premier chemin de grande randonnée. Appelé « chemin de Ibiapaba », l’itinéraire de 185 km relie les États du Piauí et du Ceará à travers les biomes de la caatinga, du cerrado, et de la forêt atlantique. Loin des plages et des grands pôles touristiques du pays, l’itinéraire encourage un tourisme à faible impact, en lien avec les communautés locales. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

Attaquant star de l’équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l’Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l’invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l’Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l’Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l’ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J’ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j’avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l’Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu’aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j’ai vu la réalité des choses. Il faut s’accrocher. Mais c’est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c’est simple : soit vous n’êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. » Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l’action gouvernementale. D’eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. » Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné. Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d’emblée que cet appui n’était qu’à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.

Trois jours après le déclenchement de l’opération « Fureur épique », l'administration Trump est toujours très attendue sur les justifications des frappes contre l'Iran. Les journaux s'interrogent sur les objectifs de Donald Trump en Iran. Car ceux-ci semblent changer de jour en jour. Il a d'abord été question d'éliminer la menace nucléaire iranienne, puis de faire tomber le régime des mollahs. Mais, cette idée semble désormais être abandonnée. Alors le Globe and Mail au Canada se pose la question : Donald Trump veut-il un changement de régime ou simplement « tondre le gazon », c'est-à-dire affaiblir l'adversaire ? Le quotidien prévient : « Tout comme l'herbe, la puissance militaire peut repousser. Tout comme l'herbe, il faudra peut-être la tondre à nouveau dans quelques mois ou quelques années ». Pour Politico, en tout cas, un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire décapiter le régime pour laisser s'installer un pouvoir plus coopératif, est difficilement envisageable. L'Iran n'est pas le Venezuela, avertit Politico. Il ne s'agit pas d'un pouvoir mafieux en place depuis un quart de siècle, mais d'une théocratie installée depuis cinq décennies. Et contrairement au Venezuela, et bien que Donald Trump ait affirmé le contraire dimanche (1er mars 2026), son administration n'a identifié aucun successeur à l'ayatollah Khamenei. Un pari à hauts risques La presse se penche également sur les conséquences politiques de ce conflit pour Donald Trump. C'est le cas du New York Times, pour qui le locataire de la Maison Blanche joue là son propre avenir politique, mais aussi celui de son parti. Car même si sa base semble le soutenir pour l'instant, certains de ses alliés disent craindre en privé que les coûts de cette guerre soient plus élevés que les gains. Cela, relève le New York Times, risque de placer les candidats républicains aux élections de mi-mandat dans une position délicate si le conflit tourne mal ou si l’Iran sombre dans le chaos. Devront-ils continuer à soutenir leur chef ou, au contraire, prendre leurs distances ? Aux États-Unis, toujours, le couple Clinton a été entendu vendredi (27 février 2026) à huis-clos, et sous serment, par une commission de la Chambre des représentants sur ses liens avec le milliardaire pédocriminel. Les vidéos de ces auditions ont été rendues publiques hier (2 mars). Deux vidéos de chacune un peu plus de quatre heures et demie, et dont la presse propose un condensé. C'est le cas de Politico, qui liste les plus grandes révélations de ces dépositions. C'est du moins comme ça qu'il le titre. On y apprend notamment comment l'ex-président a rencontré Epstein – c'était en 2001 ou 2002, à bord de l'avion du financier. On y lit aussi que Bill Clinton ne savait rien des activités sexuelles de l'entourage d'Epstein. Les femmes qu'il a croisées dans le jet du milliardaire ? Il pensait qu'il s'agissait simplement d'hôtesses de l'air. À Cuba, Granma frappé par la crise À Cuba, Granma, le journal officiel, ne paraîtra désormais qu'une fois par semaine. Dernier symptôme d'un pays au bord de l'asphyxie. « L'agonie de Granma, porte-voix d'un régime acculé par la crise », titre ainsi 14ymedio. « Avec ses quelques pages et ses titres triomphalistes, écrit le site d'information, le principal média de propagande du régime cubain est la victime la plus récente de la crise énergétique qui frappe l'île. Mais sa coupure, plus qu’une perte d’informations, est le signe de la fin d’un modèle d’endoctrinement », poursuit 14ymedio qui nous conduit dans un pays où les journaux servent de couvertures aux sans-abris, et où les étudiants en journalisme sont privés de cours à cause des coupures de courant. Sur le site d'El Estornudo, enfin, vous lirez le portrait de celui avec qui Washington pourrait bien négocier l'avenir du régime cubain. Il s'appelle Raul Guillermo Rodriguez Castro. Mais en raison d'une malformation à la main, on le surnomme « le Crabe ». C'est le petit-fils de l'ex-président Raul Castro. Son préféré. Et c'est celui sur qui le secrétaire d'État états-unien Marco Rubio aurait jeté son dévolu. « L'avenir de Cuba entre les pinces du Crabe », c’est donc à lire sur le site d’El Estornudo. Haïti face aux défis climatiques En Haïti, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales veut des « réponses structurées » pour renforcer la prévention face aux défis climatiques. « Les autorités insistent sur le rôle des collectivités territoriales dans le contrôle de l’urbanisation, la protection des zones à risques et la sensibilisation des communautés, tout en appelant au renforcement des équipements, de la formation et des systèmes d’alerte. Des engagements récurrents mais qui peinent à se concrétiser alors que les inondations meurtrières la semaine dernière dans le nord rappellent l’urgence d’agir », remarque Gotson Pierre, directeur d’Alterpresse. Sur Alterpresse, le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l'Occupation d'Haïti estime, dans une tribune, que depuis que le pouvoir a été transmis uniquement à Alix Didier Fils-Aimé, la police a changé d'attitude et qu'elle interviendrait moins efficacement sur le terrain. Il dénonce une instrumentalisation de la violence à des fins politiques. « Delmas connaît depuis le début de l’année une recrudescence des enlèvements, y compris impliquant des policiers », relève Gotson Pierre. C’est un événement très important pour les peuples indigènes de Méso-Amérique : les dix ans de l'assassinat, au Honduras, de la militante environnementale indigène Berta Caceres. Des rassemblements sont prévus toute la semaine, dans les communautés indigènes du Guatemala, de Salvador, du Costa Rica ou encore du Mexique pour rendre hommage à cette militante indigène hondurienne, lauréate du prix Goldman pour l’environnement. Berta Cáceresa a été assassinée par balle, dans la nuit du 2 au 3 mars 2016, dans sa maison. Elle était à la tête d’un mouvement qui s'opposait à la construction de plusieurs barrages hydroélectriques sur les fleuves du centre du Honduras. Dix ans après sa mort, elle incarne toujours cette lutte : celle pour la défense des terres, des rivières face à l’extraction intensive des ressources naturelles. Un dossier de notre correspondante à Tegucigalpa, Marie Griffon.

Les gangs poursuivent leurs attaques quotidiennes et s'attaquent chaque jour davantage à la population et aux symboles de l'État dans la capitale haïtienne. Malgré cette situation sécuritaire catastrophique, les autorités de transition comptent bien organiser des élections dans les prochains mois. Est-ce réaliste ? Pour l’International Crisis Group, « le gouvernement devrait définir un seuil de sécurité minimal pour qu’un scrutin soit organisé ». « La sécurité est la condition de la réussite de la transition. Il n’y aura pas de référendum ni d’élections sans la sécurité. Aucune force ne peut tenir tête à l’État quand il veut faire une bonne utilisation de toutes ses ressources pour donner des résultats », déclarait, lundi 24 février 2024, le Premier ministre de transition Alix Didier Fils Aimé. « Organiser ces élections, c’est permettre l’arrivée de nouveaux élus, mais les problèmes demeureront », estime Gaby Jean, étudiant en gestion des collectivités territoriales rencontré à Port-au-Prince par notre correspondant Peterson Luxama. Comme ses concitoyens, le jeune homme estime impensable d’organiser tel que c’est prévu au printemps 2025 un référendum constitutionnel, puis le premier tour d’élections générales en novembre. « Pratiquement toutes les routes nationales menant à la capitale sont bloquées. Les membres du CPT et du gouvernement ne peuvent pas siéger dans leurs bureaux, notamment au Palais national et à la Primature, situés au bas de la ville. Une première question se pose alors : où les futurs députés et sénateurs élus pourront-ils siéger, sachant qu’il leur est impossible de se rendre à l’endroit où se trouvait auparavant le Parlement ? », s’interroge Gaby Jean.L’objectif de l’entrée en fonction d’un nouveau pouvoir élu en février 2026 parait dès lors difficilement tenable. « Cet objectif ne pourra être atteint que si des mesures immédiates et radicales sont prises pour améliorer la sécurité, sinon il serait déconseillé de tenir des élections dans le contexte sécuritaire chaotique actuel », estime Diego Da Rin, analyste, spécialiste d’Haïti pour l’International Crisis Group qui vient de rendre public un rapport sur la situation actuelle et la perspective électorale. « Plutôt que de fixer une limite ou une date stricte de scrutin, l’administration transitoire devrait définir des critères stricts en terme logistique, financier mais surtout sécuritaire », conseille Diego Da Rin, qui précise : « les élections devront de toute façon avoir lieu au milieu d’un certain degré de violence, car si on attend que le problème des gangs soit réglé, cela pourrait prendre des années ». Le gouvernement devrait selon lui « définir un seuil de sécurité minimal pour qu’un scrutin soit organisé ». À la Une du Journal de la 1ère En Martinique, suite aujourd’hui du procès en appel de Rodrigue Petitot, leader du mouvement de contestation « contre la vie chère ».À écouter aussiMobilisation contre la vie chère en Martinique: «Le soutien populaire déterminera la durée du mouvement»

Face à la spirale des exactions des gangs en Haïti, l'ONU doit apporter une aide logistique et financière à la mission multinationale de soutien à la police, a recommandé son secrétaire général, rejetant à ce stade les appels à déployer des Casques bleus. Frantz Duval, l’éditorialiste du Nouvelliste revient sur cette information, « la réponse n’est pas à la mesure des problèmes » dit-il, « L’ONU veut venir gérer des budgets pour des réponses qui n’apporteront pas de réponses à la crise sécuritaire qui est mal comprise et mal appréhendée à la fois par les autorités haïtiennes et par la communauté internationale ».Pendant ce temps, les mêmes scènes sont décrites dans les rues de Port-au-Prince et de ses environs : des habitants fuyant leur maison avec un sac ou une petite valise, pour échapper à la violence des gangs. Le site Passion Info Plus relate une situation mouvementée de nouveau ce mercredi (26 février 2025) à Delmas 19, Delmas 30 et à Kenscoff.« Port-au-Prince est en train de tomber lentement mais sûrement », estime Frantz Duval « et sans doute l’ONU comme les autorités haïtiennes vont quitter la ville pour de bon, à un moment donné et la messe sera dite pour la capitale haïtienne ».À lire également dans Le Nouvelliste, le témoignage du père Jean Gardy Maisonneuve, directeur exécutif du Sant Karl Lévêque qui témoigne de la montée en puissance des gangs à Delmas 30 et l’inaction de l’État. États-Unis : confusion autour de la mise en œuvre des droits de douanes au MexiquePlusieurs ministres mexicains se rendent à Washington ce jeudi (27 février 2025) pour parler sécurité et droits de douaneavec le secrétaire d'État américain Marco Rubio. La date butoir est fixée au 4 mars avant l‘application de 25% de taxes sur les produits mexicains importés aux États-Unis et après une pause d’un mois. Mais à la Maison Blanche, lors de son premier conseil des ministres, Donald Trump a parlé d’une date ultérieure, le 2 Avril. La presse mexicaine estime que rien n'est joué pour le moment« Nous ne sommes pas à l'abri d'une nouvelle pause » selon El Universal. Como la canción: “para abril o para mayo”; Trump “baila” fechas para los aranceles a México y Canadá | El Universal , « ce n'est pas la première fois que le président américain fait des déclarations confuses », et « en début d’année », rappelle le journal « le président américain a confondu l’Espagne avec un membre des BRICS. Lorsqu'il lui a été précisé que cette nation ne faisait pas partie de ce groupe, il a répondu qu'il imposerait des tarifs douaniers à tous les pays membres de cette organisation. » Le départ de Chevron, un revers économique pour le Venezuela Le président américain Donald Trump a annoncé l'annulation d'une licence d'exploitation de pétrole au Venezuela accordée à l'entreprise américaine Chevron, accusant notamment Caracas de ne pas respecter un accord de rapatriement de ses migrants.Le pétrolier américain était autorisé à opérer au Venezuela jusqu'à fin juillet 2025, rappelle la presse vénézuélienne. « La décision de Washington avance de plusieurs mois la cessation d'activité », rappelle El Nacional, qui se souvient que ces concessions avaient été autorisées en 2022 par l’administration Biden dans l'espoir d'obtenir des garanties pour des élections transparentes. Mais la réélection de Nicolas Maduro en juillet 2024 a douché les espoirs américains.Le départ de Chevron est « un revers économique pour le Venezuela », poursuit le journal, « la compagnie pétrolière américaine avait contribué à la réactivation de la production pétrolière du pays » qui a dépassé en février 2025 le million de barils par jour pour la première fois depuis juin 2019, selon des chiffres de l'OPEP. États-Unis : Elon Musk, « l’éléphant dans la pièce » à la Maison BlancheDonald Trump tenait hier (26 février 2025) son premier conseil des ministres, et Elon Musk est celui qui a le plus pris la parole, en dehors du président américain.L'omniprésence du milliardaire aux côtés de Donald Trump fait de lui une sorte de « co-président » sans en porter le nom, estime la presse américaine.Elon Musk attends Trump’s first Cabinet meeting of new term - The Washington Post. Dans le Washington Post, cette vidéo assez déconcertante où Elon Musk se tient loin de la table où se tient ce premier conseil des ministres. Il est dans l'assistance quand un journaliste pose la question de savoir si les membres de l'administration Trump sont contents du travail de ce dernier au sein de la commission pour l'efficacité gouvernementale… silence gêné des secrétaires d'État, puis l'un d'entre eux commence par applaudir. Le tout se finit en une vague d'applaudissements que l'on sent polis, voire forcés. Puis, Donald Trump explique que certains de ses collaborateurs ne sont pas d'accord avec Elon Musk, mais que la plupart sont ravis de sa présence à ses côtés.Musk’s Cabinet Cameo: The Elephant in the Room Wore Black - The New York Times. Le New York Times qualifie le super conseiller de Donald Trump d'«éléphant dans la pièce». Le journal rappelle comment quelques jours plus tôt, Elon Musk avait passé outre l'avis de toutes les personnes installées hier (26 février 2025) à la table autour du président américain, en envoyant un email à des millions d'agents fédéraux pour qu'ils justifient leur travail au quotidien sous peine d'être licenciés. « Elon Musk n'est pas un membre officiel de l'administration Trump, en fait il n'a aucun rôle précis », rappelle le New York Times, pourtant, clairement, il est le « patron ». Brésil : le défi vert du carnaval de RioAu Brésil, où le carnaval commence ce vendredi (28 février 2025). En cinq jours de festivités, près de 1 000 tonnes de déchets sont produites, uniquement pour le carnaval de Rio. Costumes, paillettes, canettes… carnaval et recyclage sont encore des concepts qui ont du mal à aller ensemble. Mais depuis plusieurs années, certaines initiatives tentent de sensibiliser le public et ses acteurs. Sarah Cozzolino, notre correspondante à Rio a rencontré Gabriella Cox, une jeune femme qui a créé sa marque de cosmétiques, baptisée « Céu momento », en 2018. En 2020, elle s’est tournée vers les paillettes biodégradables, produites à base d’un minéral abondant au Brésil, le mica.Autre secteur peu soutenable du carnaval, les costumes et déguisements. Souvent produits avec des matières de mauvaise qualité, les personnes qui profitent des blocos de carnaval, ces groupes de musiciens qui défilent dans les rues, en achètent des nouveaux chaque année. Pour ce qui est du Sambodrome et ses écoles de samba, c’est encore pire. À l’issue du défilé, des montagnes de costumes sont jetées. Face à ce constat, le projet « Sustenta carnaval », donne une seconde vie aux costumes.Un reportage à retrouver dans son intégralité dans la version audio de ce podcast. Le décès de Gene Hackman, le héros de la « French connection » L'acteur américain âgé de 95 ans, a été retrouvé mort hier (26 février 2025) aux côtés de son épouse à son domicile de Santa Fe, dans des circonstances encore inconnues.Gene Hackman dead: Two-time Oscar winner found dead in...

Haïti vit « l’horreur enveloppé d’ordinaire », écrit le Nouvelliste. À Gressier, Fort national, Carrefour feuilles, Tabarre, et Delmas. Les 5 quartiers-communes de la région métropolitaine de Port-au-Prince, les gangs « tirent, brûlent, pillent, tuent depuis près d'un mois, ces derniers jours encore plus », témoigne notre confrère Frantz Duval, dans son éditorial, il ajoute : « tout est trop, tout est surréaliste, tout est au-dessus des mots. » ⇒ Le Nouvelliste : Des bandits tuent et brûlent à Delmas comme à Tabarre⇒ Le Nouvelliste : Des cris, du sang des larmes et beaucoup d'indifférence.L'emprise des gangs s'étend et la terreur avec elle : les criminels ont forcé des habitants de Delmas 30 à abandonner leur maison et la coalition de gangs « VIV Ansanm » a commis un nouveau massacre meurtrier à Tabarre. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama nous fait part de la situation dramatique pour des centaines de familles contraintes d’abandonner leur maison, laissant derrière elles des années de souvenirs réduits en cendres. Il a rencontré une mère en larmes qui découvre le cadavre de son fils, qui crie sa douleur et implore le ciel.Un reportage à retrouver en intégralité ici.Malgré cette situation catastrophique en Haïti à laquelle s'ajoute une crise humanitaire et économique, Le président américain veut expulser les immigrés haïtiens des États-Unis. Donald Trump a promis de mener la plus grande opération d'expulsions de l'histoire, il a aussi décidé de restreindre le TPS, le statut de protection temporaire accordé à des milliers d'Haïtiens. Celui-ci devait durer jusqu'en 2026, mais s'arrêtera finalement en août 2025. Notre correspondante à New York, Loubna Anaki s’est rendue à Little Haïti où elle a recueilli des témoignages d’Haïtiens qui vivent dans la peur de l’expulsion et n’osent pas emmener leurs enfants à l’école, aller au travail, faire des courses ou sortir la nuit. La majorité d’entre eux sont en situation régulière, beaucoup d’entre eux vivent et travaillent légalement aux États-Unis grâce au TPS, ce programme de protection temporaire dont l’avenir est incertain.Son reportage est à retrouver en intégralité dans la version audio de ce podcast. Nicaragua : « Un contrôle total de la population à travers des violations généralisées des droits de l’homme »Un groupe d'experts mandatés par les Nations unies publie ce mercredi (26 février 2025) un rapport accablant sur la dictature de facto désormais en place au Nicaragua, qui montre l'ampleur de la répression mise en place dans le pays.Reed Brody est un avocat américain, spécialisé dans la défense des victimes des régimes dictatoriaux et il est membre de cette équipe d’experts. Interrogé par Paula Estanol de la rédaction en espagnol de RFI, il explique « comment le régime de Daniel Ortega et de son épouse, la co-présidente Rosario Murillo a systématiquement démantelé les derniers freins à son pouvoir et consolidé un contrôle total à travers des violations généralisées des droits de l’homme. » « C’est une démonstration de comment l’État et le front sandiniste ont fusionné en un seul appareil de répression » poursuit-il, « et au cœur de ce système, il y a un vaste réseau de renseignement qui surveille la population et sélectionne les cibles à réprimer au Nicaragua et au-delà de ses frontières. »L’entretien est à retrouver en intégralité dans la version audio de ce podcast. Chili : une panne massive de courant paralyse le paysLa vie reprend au Chili après une panne de courant majeure qui a paralysé le pays ce mardi (25 février 2025). L'état d'urgence couvre-feu qui avait été décrété suite à cette panne massive a été levé.Ce « black-out » qui a paralysé le pays serait lié à un problème de distribution. La quasi-totalité du Chili a été affecté, de la région d’Arica au Nord, jusqu’à l’île de Chiloé dans le Sud, en passant par la capitale Santiago.Des millions d’habitants ont été privés de courant mais aussi d’internet. Selon les médias chiliens, des personnes ont été piégées dans des ascenseurs et des manèges avant d'être secourues.À Santiago, notre correspondante Naïla Derroisné témoigne d’une situation chaotique dans les rues alors que les feux de signalisation étaient complètement éteints et que le métro a cessé de fonctionner.Un reportage à retrouver dans son intégralité dans la version audio de ce podcast. Les déchets plastiques contaminent l’archipel des GalapagosIls se font appeler les «Gardiens des Galapagos». Leur objectif est de diminuer d’au moins 30% le nombre de déchets plastiques qui s’échoue sur l’archipel des îles Galapagos, qui est classé au patrimoine naturel de l’Humanité. Elles ont beau être isolées à plus de 1 000 kilomètres de l’Équateur continental, ces terres ne sont pas protégées de la contamination par le plastique.En Équateur, la compagnie Ichtyon a installé 4 systèmes de captation de plastiques sur les rivières et les fleuves du pays. Notre correspondant en Équateur Éric Samson en a visité un, sur la rivière San Pedro près de Quito.Son reportage est à retrouver dans son intégralité dans la version audio de ce podcast. L’actualité des Outre-merBenoît Ferrand de la 1ère nous parle des métropolitains qui affluent en Guadeloupe car ils souhaitent changer de vie, ce qui n’est pas forcément très bien vécu par la population locale.

Le Premier ministre de transition a présenté les grandes priorités de son gouvernement, avec un accent particulier sur la sécurité, la crise humanitaire et l'organisation des élections. Nous en parlons avec le directeur d'AlterPresse, Gotson Pierre. Alix Didier Fils-Aimé a annoncé un doublement du budget consacré à la sécurité ainsi que la nomination d’un secrétaire d’État chargé de coordonner cette politique. Malgré ces engagements, les moyens mis en œuvre restent insuffisants, et le redéploiement des forces de l’ordre demeure un défi majeur, estime Gotson Pierre.Autre sujet évoqué avec le directeur d'AlterPresse, les manifestations des policiers confrontés à une insécurité croissante. Les agents réclament plus d’équipements, notamment des armes, blindés et drones, afin de lutter efficacement contre les gangs. Le syndicat de la police a lancé un ultimatum au gouvernement jusqu’au 12 mars 2025 pour obtenir des actions concrètes. Pendant ce temps, dans le département de l’Artibonite, des habitants s’opposent au départ des forces de l’ordre dans cette zone, craignant une détérioration de la situation sécuritaire.La relance du « bromance » entre Donald Trump et Emmanuel Macron La rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump hier, lundi 24 février 2025, à Washington fait la Une de la presse américaine, qui commente abondamment l’offensive de charme du président français. Selon la chaîne CNN, Emmanuel Macron « a utilisé son vaste répertoire de compliments, son langage corporel tactile et ses poignées de main interminables », sans oublier les nombreux « Dear Donald » distillés tout au long de leurs échanges. Il s’est même permis de corriger le président américain devant la presse internationale, lorsque ce dernier a tenté de minimiser l’aide accordée par l’Union européenne à l’Ukraine. Un échange qui tourne en boucle sur les sites des médias américains. CNN insiste sur ce paradoxe : alors que le président français multiplie les flatteries envers son homologue américain, les États-Unis se sont profondément éloignés de leurs alliés occidentaux sur la question ukrainienne. Le journal en ligne Politico partage cette analyse. « La bromance entre Emmanuel Macron et Donald Trump était de nouveau à l'honneur à la Maison Blanche lundi », écrit le site d’information. Emmanuel Macron a couvert Donald Trump de compliments, le qualifiant de « game changer », tandis que l’Américain a salué leur « relation très spéciale ». Mais derrière ces amabilités, le fossé demeure. Pour Politico, le président français « reçoit des platitudes mais rien de concret » de la part du chef de la Maison Blanche.Autre sujet qui domine la presse américaine : l’immigrationAu Texas, la presse locale évoque la peur des migrants en situation irrégulière face aux raids de la police de l’immigration. Selon le Houston Chronicle, les résidents du quartier de Colony Ridge sont « sous le choc » après une série d’arrestations menées hier, lundi. Des opérations annoncées en grande pompe par le gouverneur Greg Abbott sur les réseaux sociaux. Le journal rapporte qu’un propriétaire de garage, installé au Texas depuis 20 ans, a été interpellé par six agents de l’ICE lourdement armés. Une arrestation qui a semé la panique parmi les habitants de ce quartier où vivent de nombreux immigrés. Sur les réseaux sociaux, les résidents partagent des prières, des conseils juridiques et des mises à jour en temps réel sur les déplacements des agents de l’immigration. Certains proposent même d’aller chercher les enfants des autres à l’école pour éviter que leurs parents ne soient arrêtés.De l’autre côté de la frontière, au Mexique, c’est le désarroi De nombreux migrants voient leur rêve américain s’effondrer. Le quotidien brésilien Folha de São Paulo est allé à la rencontre de familles bloquées dans des centres d’hébergement à Matamoros et Reynosa. Elles avaient un objectif commun : rejoindre les États-Unis. Mais depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, les procédures d’asile sont quasiment à l’arrêt. Le journal brésilien donne la parole à Wendy, une Hondurienne qui refuse de rentrer chez elle par crainte de violences et de persécutions politiques. Plus d’un mois après l’investiture de Trump, elle est toujours au Mexique, sans solution et avec un avenir incertain.Selon le quotidien vénézuélien El Nacional, les passages de migrants à travers la jungle du Darién – l’un des principaux points de transit vers les États-Unis – ont chuté de 94 % en janvier 2025 par rapport à l’an dernier. Un effet direct de la nouvelle politique migratoire de Donald Trump, renforcée par des mesures sécuritaires prises par le Panama.Résultat : de nombreux Vénézuéliens abandonnent leur rêve américain. Ceux qui remontaient vers le Nord font désormais demi-tour, cherchant refuge dans d’autres pays d’Amérique du Sud. Mais une chose est claire, écrit El Nacional : pour ces migrants, un retour au Venezuela n’est pas une option. Le Brésil lance une opération contre l'exploitation illégale du bois de la forêt amazonienneAlors que les discussions internationales sur la biodiversité reprennent, le Brésil a lancé une vaste opération contre l’exploitation illégale du bois en Amazonie. C’est un dossier présenté par notre collègue Linda Rousso. En 24 heures, plus de 5 000 camions ont été saisis, mettant en lumière l’ampleur de ce trafic. Contrairement à la déforestation, qui a ralenti sous le président Lula, l’extraction du bois continue de croître, souvent de manière illégale. Près de la moitié de cette exploitation ne respecterait pas les règles. Face à cette situation, les autorités brésiliennes ont intensifié les contrôles en fermant des usines illégales et infligeant des amendes totalisant près de trois millions d’euros. Mais le problème reste difficile à enrayer : les traces de ces exploitations disparaissent rapidement des images satellites. Pour limiter l’impact sur la forêt, les experts prônent une gestion plus durable, suggérant de réduire de moitié le nombre d’arbres abattus par hectare. Toutefois, sans un contrôle plus strict et des alternatives économiques, le trafic illégal de bois risque de perdurer, menaçant encore l’Amazonie.Journal de la 1ère Le Carnaval en Martinique n’est plus une bonne affaire pour les marchands de tissu.

Le président américain Donald Trump poursuit sa politique de licenciements massifs au sein de l’administration fédérale. Exemple: le CDC, l’agence en charge de la prévention et du contrôle des maladies, où près de 10% des employés, dont 1 700 scientifiques, sont concernés par ces coupes budgétaires, menées sous la houlette d’Elon Musk et de son organisme pour l’efficacité budgétaire. Ces licenciements suscitent une vive opposition, comme l’a constaté notre correspondant Édouard Maille à Atlanta. De nombreux employés et élus démocrates sont descendus dans les rues de la capitale de la Géorgie pour dénoncer la brutalité et les dangers que ces purges représentent, selon eux, pour la santé publique.Parmi les manifestants à Atlanta, Ann Malarcher, analyste en santé récemment licenciée, exprime son désarroi face à des procédures chaotiques : accès informatique coupé immédiatement, instructions contradictoires pour restituer son matériel et absence totale de communication. Ce climat de confusion est partagé par de nombreux employés. Selon l’élue démocrate Saira Draper, les victimes de cette purge redoutent désormais des représailles s’ils osent protester. Le manque de préparation et la suppression soudaine de postes compromettent des projets de recherche de plusieurs années ainsi que la gestion de données essentielles.Les experts en santé publique s’inquiètent des conséquences de ces licenciements sur la lutte contre les épidémies. Katrina Kretsinger, spécialiste des maladies infectieuses, cite l’épidémie de rougeole au Texas, où le manque de personnel et de ressources entrave la surveillance et le diagnostic. John Besser, ancien responsable du CDC, alerte sur la rupture des collaborations internationales, alors que les maladies ne connaissent pas de frontières. Cette restructuration s’inscrit dans une refonte plus large du ministère de la Santé, désormais dirigé par R.F. Kennedy, connu pour ses positions anti-vaccins, en contradiction avec les recommandations des experts du CDC. Trois ans de guerre en Ukraine : quel avenir pour la relation entre Washington et Kiev ?Depuis trois ans, l'Ukraine fait face à la Russie dans une guerre de plus en plus difficile pour Kiev. L’usure du conflit, la perte de terrain et un bouleversement des relations avec son principal soutien militaire, les États-Unis, marquent cette période. L’arrivée de Donald Trump au pouvoir a chamboulé ces relations, comme l’explique Martin Quincez, directeur du German Marshall Fund à Paris et spécialiste de la politique étrangère américaine.Selon lui, la relation entre les États-Unis et l’Ukraine est en pleine mutation sous l’influence de Donald Trump, qui adopte une approche transactionnelle. Contrairement à Joe Biden, qui défendait la souveraineté ukrainienne face à la Russie, Trump estime que l’Ukraine fait partie de la sphère d’influence russe et veut négocier un accord où Kiev devrait rembourser une partie de l’aide américaine. Une logique qui rappelle du «racket», selon certains responsables ukrainiens. Donald Trump met la pression sur Volodymyr Zelensky, qu’il qualifie de «dictateur sans élection», cherchant ainsi à forcer un cessez-le-feu favorable aux intérêts américains et russes. Pourtant, les livraisons d’armes américaines se poursuivent, car elles restent un levier stratégique dans ces négociations.Parallèlement, l’administration Trump pourrait redéfinir profondément les alliances internationales des États-Unis. L’Europe tente de compenser un éventuel désengagement américain en renforçant son soutien militaire et économique à Kiev pour éviter une capitulation face à Moscou. Mais Donald Trump, en repensant les relations transatlantiques sous un prisme purement mercantile, remet en cause le fonctionnement de l’OTAN et exige un retour sur investissement de la part des alliés européens. Cette vision pourrait durablement transformer l’ordre international en instaurant des relations basées sur des échanges financiers plutôt que sur des principes de défense commune.Haïti : Un policier kényan de la MMAS tué lors d’une patrouilleHaïti a connu un nouveau week-end de violences marqué par des attaques de gangs contre des civils et les forces de l’ordre. Parmi les victimes, des brigadiers haïtiens et un policier kényan de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS), blessé par balle lors d’une patrouille dans l’Artibonite avant de succomber à ses blessures. Il s’agit du premier décès au sein de cette mission déployée depuis six mois, qui peine à stabiliser la situation sécuritaire. Malgré la présence de 1 000 policiers étrangers, majoritairement kenyans, la violence des gangs ne cesse d’augmenter.Face à cette situation, la République dominicaine a décidé de renforcer la surveillance à sa frontière avec Haïti. Le gouvernement de Saint-Domingue, qui place la lutte contre l’immigration clandestine au cœur de ses priorités, demande également un financement accru pour la MMAS. Pendant ce temps, les gangs poursuivent leur progression, rendant la capitale toujours plus instable et menaçant davantage la mission internationale.Journal de la 1èreEn Martinique, le protocole contre la vie chère signé en octobre 2024 poursuit son chemin.

Enfermées et privées de statut légal, près de 300 personnes prises en charge par le gouvernement panaméen à la demande de l’administration Trump ne sont toujours pas fixées sur leur sort. Reportage de Grégoire Pourtier. Au cœur de Panama City, enserré entre un hôpital et un centre commercial abritant boutiques chics et casinos, le luxueux hôtel Decapolis a été vidé de ses touristes. On n'y pénètre plus qu'en trompant la vigilance de la police, mais pas de chambre disponible, impossible même d'y commander un café. « L'hôtel est en rénovation », nous explique-t-on dans le vaste lobby, déserté. En fait, le Decapolis hébergeait en ce début de semaine 299 migrants renvoyés des États-Unis.« J'ai aussi réussi à entrer, mais on m'a dit qu'il n'y avait pas d'instruction pour que je puisse rencontrer mes clients, qu'on ne pouvait rien me dire », relate Susana Sabalza, une avocate spécialisée dans les questions migratoires. « J'ai attendu toute la matinée et quand j'ai passé quelques coups de fil, immédiatement ont débarqué les services du Défenseur du peuple et des journalistes. Mais là, on nous a finalement viré de l'hôtel. »Les migrants sont isolés dans leurs chambres. On les aperçoit depuis l'extérieur, derrière leurs fenêtres, certains faisant des signes pour exprimer visiblement leur peur d'être renvoyés dans leur pays d'origine.Le Défenseur du peuple, un organe indépendant chargé des droits de l’homme au Panama, a pu, lui, accéder à certains de ces résidents forcés. Eduardo Leblanc, son directeur : « Nous sommes venus avec une psychologue, des avocats, des responsables des Droits de l'homme. Nous avons pu faire des entretiens, en priorité avec les familles, car la situation des enfants et des adolescents est le plus important pour nous. Nous avons donc parlé avec certains d'entre eux, pour voir comment ils allaient, et connaître un peu leur expérience ».Ils sont 24 enfants répartis dans 12 familles, dont l'une, taïwanaise, a des amis communs avec l'avocate Susana Sabalza. Elle voudrait les prendre en charge mais n'a pas pu les rencontrer au Decapolis, ni même leur parler par téléphone. Elle a finalement été informée officieusement qu’ils avaient été déplacés, de nuit, avec une centaine d'autres personnes, dans un camp précaire, en bordure de la jungle. Susana Sabalza dénonce les conditions imposées à ces migrants, dont la moitié aurait déjà accepté d'être rapatriés dans leur pays d'origine. « Le ministre de la Sécurité a indiqué fermement qu'ils ne sont pas séquestrés, qu'ils sont sous leur responsabilité, rappelle Susana Sabalza. Cependant, nous sommes sur le territoire panaméen, ils sont comme en détention car il y a clairement un vide juridique. Je n'accuse pas notre gouvernement car il faut être conscient de la pression imposée par les Etats-Unis. Mais jusqu'à quel point le Panama va-t-il accepter cela ? »Le petit pays est en effet dans le viseur de Donald Trump, qui a exprimé son envie de récupérer le canal que les Américains contrôlaient jusqu'à l’an 2000. Le président José Raul Mulino a cependant assuré que cette opération n'avait pas vocation à être reproduite, le Panama servant simplement de facilitateur avec des pays où les Etats-Unis n'auraient pas pu renvoyer ceux que Washington juge indésirables.Cependant, le Défenseur du peuple Eduardo Leblanc, estime que la situation légale doit être clarifiée. « Nous avons émis des recommandations pour le gouvernement panaméen par rapport à cette situation inédite pour le pays. Premièrement, toute les personnes qui entrent au Panama doivent avoir un statut migratoire. Ensuite, elles doivent avoir accès à des services de santé, d'alimentation. Enfin, elles doivent pouvoir solliciter l'asile dans les cas où c'est nécessaire, et il faut une attention spéciale pour les enfants et les adolescents. »Le gouvernement indique que 13 personnes ont déjà été rapatriées, et que l'opération, prise en charge par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence des Nations-Unies, ne coûtera pas un centime au pays. Frankétienne, mort d’un monument de la culture haïtiennePoète, écrivain, homme de théâtre, artiste, musicien, Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d'Argent de son vrai nom, est mort hier soir chez lui dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, à l’âge de 89 ans. La presse en Haïti lui rend un hommage appuyé et souligne son caractère hors-norme, « hyperbolique, abondant », selon le Nouvelliste, qui s’incline devant le départ d’un « génial mégalomane ». Frankétienne touchait à tout, à la littérature, à la chimie, aux mathématiques, « c’était un génie, un artiste polyvalent qui a peint des centaines de tableaux, écrit près de soixante-dix ouvrages mêlant poésies, romans, pièces de théâtre qu’il mettait lui-même en scène et qu'il interprétait avec succès. Frankétienne ne supportait pas la banalité, l’ordinaire, et prenait le parti de faire ce que les autres écrivains, les autres peintres ou dramaturges ne faisaient pas ».Il a exercé une énorme influence sur la poésie haïtienne, sur la langue aussi, avec ses propres mots, couchés, entre autre, dans un roman de 2017 : « embrindezingué », « salopété », « dévaginer », une ribambelle de néologismes qui ont forgé un art bien à lui, au cours d'une très longue carrière entamée dans les années 1960. Il deviendra d’ailleurs, note l’agence Alterpresse, le premier et éphémère titulaire du Ministère de la culture en Haïti, en 1988. Commandeur de l'Ordre des arts et des lettres, son œuvre multiforme continue, conclut Alterpresse, « d’influencer et d’inspirer les générations actuelles et les générations futures ».À lire aussiL'écrivain et poète haïtien, Frankétienne, est décédéLe ministère américain de l'Intérieur revient sur l'extension du TPS pour les Haïtiens Joe Biden avait étendu ce dispositif jusqu'en février 2026 pour les ressortissants haïtiens, l'administration Trump vient de revenir sur cette décision et la date butoir est ramenée au 3 août. Au-delà de ce jour, à moins qu’ils aient pu accéder à un autre statut légal, les Haïtiens qui bénéficiaient jusqu'alors du TPS seront à la merci d'une expulsion, et l’on parle d'un chiffre considérable : environ 500 000 Haïtiens seraient concernés par cette mesure. Dans le Miami Herald, colère de Frederica Wilson, élue démocrate de Floride, selon qui cette décision de la nouvelle Maison Blanche revient à un « baiser de la mort. Elle est révoltante, lâche Frederica Wilson, car les troubles qui touchent Haïti sont réels et nous devrions soutenir les Haïtiens au lieu de leur tourner le dos ». Les démocrates désarçonnés après un mois de présidence Trump30 jours au pouvoir, des bouleversements diplomatiques d'une ampleur inédite, une cohorte de décrets, des déclarations fracassantes qui noient la voix de l'opposition aux États-Unis : les démocrates ont bien du mal à réagir et s’adapter au rythme de la nouvelle Maison Blanche. Dossier de notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin, à réécouter dans son intégralité dans l’édition du jour. L’actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreLes chiffres alarmants de la sécurité routière en Guadeloupe : 54 morts sur les routes l'an dernier pour seulement 380 000 habitants.