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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti.

Depuis son retour au pouvoir, le président américain imprime un rythme politique effréné, prend des décisions radicales à la limite de la légalité et paralyse à la fois le camp démocrate et les médias. Analyse de Françoise Coste, professeur à l'Université de Toulouse Jean Jaurès et spécialiste de la politique intérieure américaine. RFI : La vitesse de décision de Donald Trump depuis son retour au pouvoir a surpris les Américains, s’agit-il d’une stratégie réfléchie ?Françoise Coste : Oui, car l’idée de « nettoyer Washington », Donald Trump s’en vantait avant même les élections, idem pour la question des expulsions d’immigrés clandestins. Le rythme de signature de ces décrets, plusieurs dizaines en à peine un mois, rappelle les 100 premiers jours de Franklin Roosevelt en 1932, lorsque Roosevelt a été élu au beau milieu de la Grande Dépression économique et qu’il a lancé son New Deal. C’est lui qui, le premier, a eu l’idée d’attaquer très vite, de ruer dans les brancards dès le début pour marquer les esprits. La différence, c’est qu’il y avait de la part de Roosevelt le souci de faire des projets de loi et de s'assurer que le Congrès les vote. Ce n’est pas du tout l’optique actuelle de la Maison Blanche qui opte pour des mesures unilatérales, sans passer par les élus.Faut-il y voir une manière de submerger l’opposition, qui n’a pas le temps de réagir ?Bien sûr, c’est très malin et c’est valable aussi bien pour l’opposition, qui est inexistante, que pour la presse, qui n’a pas le temps de creuser les sujets. On parle d’une à deux décisions par jour qui bouleversent des secteurs que l’on croyait intouchables. Or, l'opposition est à la fois sidérée de l'ampleur de ces changements et de leur rapidité. Elle en devient muette parce qu'elle ne sait pas par quel bout prendre le problème : le temps médiatique et le degré d'attention que les gens portent à la politique ne sont pas compatibles avec des séismes qui équivalent à quatre ou cinq Watergate quotidiens. C'est noyé dans la masse, pas forcément légal, mais ça passe. Sur le plan politique, c'est à la fois inquiétant et objectivement brillant. Quid des contre-pouvoirs comme l’appareil judiciaire, chargé de veiller à la légalité de ces décrets ?Des fonctionnaires fédéraux ont porté plainte pour licenciement abusif, estimant que leur mise à la porte n’avait pas respecté les conventions collectives. Mais il s’agit pour l'instant de plaintes individuelles, éparpillées dans plusieurs États, il n’y a pas d'effet de masse. Par ailleurs, le cours de la justice est très lent, il va falloir enquêter, aller au procès, faire appel à des tribunaux fédéraux, peut-être un jour à la Cour suprême. Tout ce processus peut prendre des années face à un Donald Trump lancé dans une course contre la montre. Il a l’avantage.Les États-Unis se dirigent-ils vers une crise constitutionnelle ?On y est déjà, car la Maison Blanche ne respecte pas le cadre législatif existant. Il y a aussi le manque de transparence, car bon nombre de ces décisions passent par le DOGE d’Elon Musk, qui n’est pas une agence créée par le Congrès et n’a pas de véritable statut. Dans le système américain, les ministres, les responsables des agences fédérales doivent être auditionnés par le Sénat et leur nomination validée par un vote. Personne n'a validé la nomination d’Elon Musk, personne n’a une idée précise de ses responsabilités juridiques. Prendre de telles décisions qui réorganisent de manière radicale le fonctionnement du gouvernement fédéral, sans cadre légal, c’est une attaque directe contre la Constitution.À écouter aussiQue retenir du premier mois de Donald Trump à la Maison Blanche Coup de rabot annoncé au PentagoneDans la série des coupes budgétaires, 50 milliards de dollars, soit 8% du budget, vont disparaître des crédits de la Défense. POLITICO a mis la main sur un mémo confidentiel qui témoigne d’un énorme coup de frein, y compris sur des investissements considérés jusqu’ici comme prioritaires : sous-marins de la classe Columbia, systèmes satellitaires, nouveaux avions. Mais surtout, le Pentagone serait amené à rappeler dans un futur proche au moins une partie de ses soldats déployés en Europe et au Proche-Orient. Il s'agit, selon le ministère américain de la Défense, de s'aligner sur les priorités de la campagne Trump : priorité à la sécurisation des frontières, à la mise au point d'un système anti-missile comparable au Dôme de fer israélien et fin des politiques d'inclusion et de diversité au sein de l'armée. À lire aussiÉtats-Unis: face à l'offensive de Trump et Musk, les fonctionnaires refusent de céder La semaine de Frantz Duval, rédacteur en chef du NouvellisteLe patron du plus ancien quotidien haïtien revient comme chaque jeudi sur les temps forts de l’actualité en Haïti. Les gangs grignotent chaque jour un peu plus de terrain sur plusieurs fronts de la métropole de Port-au-Prince et le Nouvelliste s’en alarme dans un article qui dénonce « l’incapacité, l’improvisation et le bricolage politique au sommet de l’État ».La seule note positive, c'est le maintien du soutien américain : les États-Unis continuent de fournir du matériel aussi bien aux forces de police qu'à la Mission internationale dirigée par le Kenya. L’actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreLa Martinique vient de signer un accord d’adhésion à la CARICOM, la communauté des Caraïbes, qui regroupe 15 membres. Le département français y voit de nouvelles opportunités de développement régional comme, par exemple, dans le domaine des produits pétroliers.

L'ancien président brésilien d’extrême droite est inculpé pour avoir ourdi un complot en vue de renverser le résultat de l'élection présidentielle de 2022 au Brésil. Au total, 34 personnes ont été inculpées, dont plusieurs responsables militaires. Selon le procureur, ils sont « accusés d'avoir incité et exécuté des actes contraires aux trois pouvoirs et à l'État de droit démocratique ». À Rio de Janeiro, notre correspondante Sarah Cozzolino estime que « l’étau se resserre un peu plus autour de Jair Bolsonaro. » « Mais l’ancien président a déclaré ce mardi « ne pas être inquiet » , » ajoute-t-elle «Alors que la popularité de Lula est au plus bas, Jair Bolsonaro ne semble pas avoir renoncé à sa candidature à la présidentielle, en 2026. Lui et ses soutiens répondent aux accusations en deux mots « persécution politique ».La décision est désormais entre les mains de la Cour Suprême, qui pourra décider de l’ouverture d’un procès.Jair Bolsonaro prépare déjà la contre-attaque. O Globo dévoile que l’ancien président d’extrême droite va rencontrer des députés de l’opposition ce mercredi (19 février 2025) et d’autres députés acquis à sa cause. Lors de cette rencontre, croit savoir le journal, Jair Bolsonaro compte demander du soutien pour le projet d’amnistie des personnes reconnues coupables lors de l’insurrection du 8 Janvier 2023 à Brasilia. Les partisans de l’ex-président avaient envahi le siège des trois pouvoirs dans une tentative d’insurrection une semaine après la victoire de Lula, l’actuel président brésilien.Jair Bolsonaro compte aussi plaider pour modifier la loi dite Clean Record qui lui permettrait de devenir à nouveau éligible.Toute cette semaine, explique O Globo, l’ancien président multiplie les prises de contact. Lundi, à la veille de son inculpation, il a reçu toute l’après-midi des sénateurs et des députés qui le soutiennent. Il participera à un dîner mercredi soir avec des influenceurs d’extrême droite et doit aussi prendre part à plusieurs évènements politiques pour rallier sa base à sa cause.Pour Folha de Sao Paulo, Bolsonaro adope la « tactique Trump » pour revenir au pouvoir. Selon le journal, la croyance selon laquelle un ancien président sous le coup d'une condamnation ne peut pas se représenter n'est plus valable depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Haïti : l’annulation du Carnaval à Fort-LibertéFace à la polémique, le Conseil présidentiel de transition fait marche arrière. Dans un communiqué publié ce mardi soir (18 février 2025), le CPT annonce l’annulation du Carnaval National qui devait se tenir dans la ville de Fort-Liberté les 2, 3 et 4 mars 2025. Une décision justifiée selon les autorités par « une détérioration de la situation sécuritaire à travers le pays. Le CPT affirme également avoir pris en compte les « préoccupations exprimées par la population à travers les médias et les forums citoyens ».Si le carnaval national est annulé, les festivités régionales restent autorisées, selon le communiqué présidentiel.La presse haïtienne salue d'une seule voix cette décision d'annuler le carnaval national : Frantz Duval dans son éditorial du Nouvelliste estime que le gouvernement a écouté la voix de la sagesse. «Tout le monde gagne et personne ne perd la face», ajoute notre confrère pour qui le gouvernement haïtien «propose pour une fois, une décision qui lui permet de faire croire qu’il est à l’écoute des critiques».Alterpresse de son côté revient sur la levée de boucliers qu'a provoquée l'annonce de la tenue du carnaval à Fort Liberté : «distractions honteuses, indécence, injustice, irresponsabilité, mépris des revendications de la population», les mots ne semblent pas assez forts pour décrire le sentiment des organisations de la société civile. L'agence en ligne rappelle le montant qui devait être accordé aux festivités : 300 millions de gourdes en tout, soit un peu plus de 2 millions d'euros alors que le pays manque de tout et que plusieurs milliers de personnes ont été déplacées en raison de la violence des gangs armés et vivent «dans des conditions infrahumaines». Des migrants expulsés des États-Unis enfermés dans un hôtel de Panama CityAprès la décision du président américain d'expulser massivement les migrants illégaux des États-Unis, le New York Times titre « des centaines de migrants piégés au Panama ».À la Une du journal, la photo d'un hôtel modeste la nuit et aux fenêtres, des dizaines de migrants qui se couvrent le visage. Aucun n'est originaire du Panama, ils viennent d'Afghanistan, d'Iran, de Chine : des pays où il est difficile de les renvoyer. Ils sont donc envoyés loin de tout, dans un pays inconnu et sont 170 enfermés dans cet hôtel où « un migrant a tenté de se suicider, un autre s'est cassé la jambe en tentant de s'enfuir », rapporte le journal. « On leur a enlevé leur passeport, et leur téléphone » et ils ne savent pas ce qu'ils vont devenir. On leur a dit qu'ils seront peut-être envoyés dans un camp de fortune dans la jungle panaméenne. Le Panama en est maintenant responsable et est « sous une pression intense des autorités américaines, qui a menacé de reprendre le Canal de Panama ».La Estrella s’en fait aussi l’écho, parlant de 299 personnes enfermées dans un hôtel de Panama city. L’agence de presse EFE rapporte que des familles avec des bébés, des enfants et des personnes âgées ont demandé de l’aide. « Ils craignent pour leur vie s’ils sont renvoyés dans leur pays d'origine ». La fin d’USAID en Colombie remet en question l’aide aux migrants La Colombie était la principale bénéficiaire an Amérique Latine des fonds alloués par l'agence de coopération américaine USAID. Le pays, principale producteur mondial de cocaïne, a été victime d'un long conflit armé. L'aide venue de Washington représentait moins d1% du PIB mais elle finançait plus de 70% de l'aide humanitaire. La suspension des fonds de l’USAID a fait les gros titres des journaux.La coopération américaine finançait ici des programmes très divers, de la protection de la forêt amazonienne à la mise en œuvre de l’accord de 2016 signé avec la guérilla des FARC, en passant par le développement rural, l’éradication des cultures de coca ou encore l’aide aux migrants.La Colombie a reçu en moins de 10 ans plus de 3 millions de Vénézuéliens. Marie-Eve Detoeuf, notre correspondante à Bogota a rencontré Alba Pereira qui dirige une petite fondation qui offrait tous les jours 600 repas gratuits aux Vénézuéliens les plus démunis dans la ville de Bucaramanga : « Nous avons dû licencier les employés et la population dont nous nous occupions ne reçoit plus d’aide. La situation est terriblement critique, surtout qu’en ce moment la question des déplacés internes s’ajoute à celle des migrants. La ville de Bucaramanga reçoit en ce moment des déplacés qui arrivent de la région du Catatumbo ».Dans cette région du nord-est du pays, les combats entre des groupes armés ont provoqué depuis la mi-janvier 2025 le déplacement de quelque 50 000 personnes. La suspension de la coopération américaine a été décrétée pour 90 jours.Un reportage à écouter dans son intégralité dans la version audio de ce podcast. Mexique : 2 000 euros pour un AK47Depuis presque un demi-siècle, le Mexique souffre d’une criminalité importante notamment à cause de la puissance de feu des groupes criminels. Chaque année, il ...

Gotson Pierre, directeur de l’agence Alterpresse, revient sur ce nouveau carnage, qui a eu lieu ce dimanche. La plupart des victimes ont été sommairement tuées dans la rue, pour se venger du lynchage du père d’un membre du gang. Une mère a perdu quatre enfants et plusieurs familles ont fui le quartier jouxtant l’Académie de police. La tension reste palpable sur place. L’académie de police est depuis quelques mois une base opérationnelle avancée de la mission multinationale d’appui à la police. Mais la police ne parvient pas à éradiquer les activités criminelles aux portes mêmes de l’établissement.À lire aussi dans Alterpresse, une tribune signée de l’association des professeurs de l’Université d’État d’Haïti qui s’indignent du meurtre d’un étudiant en pleine salle de classe la semaine dernière.La République dominicaine va allonger le mur qui la sépare d'HaïtiLa République dominicaine a annoncé ce lundi 17 février un allongement d'une dizaine de kilomètres du mur qui la sépare d'Haïti, portant à 176 kilomètres la longueur prévue de cette barrière destinée à endiguer l'immigration.Saint-Domingue avait déjà fait construire un tronçon de 34 kilomètres. Le président Luis Abinader a annoncé un « appel d’offre » pour une extension « de 10 à 12 kilomètres ».Depuis octobre 2024, le gouvernement mène un plan d'expulsion à grande échelle des migrants haïtiens en situation irrégulière, avec 142 378 d'entre eux chassés en quatre mois, d'après la Direction générale des migrations (DGM).Politique anti-migration de Trump : reportage avec l’unité spéciale BorStar au TexasNotre envoyé spécial au Texas David Thomson a pu suivre une opération des unités d’élite de la police américaine déployées à la frontière avec le Mexique. Entre deux arrestations, les officiers estiment que l’immigration vers les États-Unis, qu’ils qualifient d’hémorragie, s’est « un peu arrêtée, mais pas totalement ». Ils disent que grâce à Trump, ils peuvent « reprendre le contrôle sur leur pays ». D’un autre côté, le Washington Post tient un tout autre discours. La période est très calme, selon le journal, avec moins de 50 arrestations par jour entre le secteur texan de Del Rio et la ville voisine d'Eagle Pass, alors qu'en 2023 on en comptait 5 000 par jour. Donald Trump a pourtant déployé 3 600 militaires pour venir prêter main forte à la police des frontières. Le maire de Del Rio dit ne pas savoir quel est l’objectif exact de leur mission. Depuis l’arrivée de Trump, entre les soldats déployés côté américain et côté mexicain, « il y a un militaire en poste pour chaque migrant qui tente de traverser ». Dans le comté voisin de Kinney, le shérif dit qu'il n'a jamais vu une période aussi calme, il n'y a pas eu une seule arrestation en 40 jours, et ses hommes ont repris leur train-train, « aller chercher les chats dans les arbres ou aider les vieilles dames à traverser, c'est le calme avant la tempête », dit-il. Le Washington Post estime qu'il y a actuellement 300 000 personnes qui attendent au Mexique de voir comment la politique antimigratoire de Trump va évoluer, et le calme actuel ne pourrait bien être que temporaire.Licenciements dans l’administration fédérale américaine : « une insulte qui s’ajoute au préjudice subi »USA Today s’est procuré les lettres de licenciements de 10 salariés de l'administration fédérale sur les milliers de personnes licenciés juste avant le long week-end du 15 février, des lettres envoyées plus souvent par mail. Elles mentionnent presque toutes des problèmes liés à la performance des employés alors que ceux-ci n’ont jamais eu de remontrances, ce qui ajoute « l'insulte au préjudice », dit le journal. Certains ont peur de ne pouvoir toucher le chômage, voire même de ne pouvoir retrouver du travail.USA Today publie aussi les photos de rassemblements à travers tout le pays contre ces coupes budgétaires, initiés par la commission de l'efficacité gouvernementale dirigé par Elon Musk. Le milliardaire est vu comme le bras armé de Donald Trump. Même le chef de la diplomatie Marco Rubio n'est plus qu’un pantin dans les mains du président, estime le journal Politico, et le « guide de survie du secrétaire d'État est en panne », devant un Elon Musk dont l'influence grandit jusque dans les sphères de la diplomatie américaine.Les appels à la démission du maire de New York se multiplientLe maire de New-York est sous la pression de son camp après que l’administration Trump a demandé à la justice d’abandonner les poursuites dont il fait l’objet dans une affaire de corruption. Le New York Times dans son éditorial revient sur l'incroyable arrangement entre Donald Trump et les avocats d'Eric Adams pour empêcher le Maire de New York de tomber. Le journal publie la photo d'un Donald Trump inquiétant sur fond noir, avec une main qui exhibe un gant en cuir. Il ressemble à un parrain de la pègre. Le président américain défi la justice, estime le journal, mais il a devant lui des hommes et des femmes « courageux et de vrais patriotes » estime le New-York Times.Bitcoin, le pari raté du président SalvadorienLe bitcoin n'a jamais été utilisé par la majorité des Salvadoriens et n'a aujourd'hui plus cours légal dans le pays. Un pari raté pour le présidentNayib Bukele, qui avait fait du pays le premier à adopter officiellement le bitcoin en 2021. Mais aussi le premier à mettre fin à la reconnaissance de cette cryptomonnaie.Pour Stéphane Genest, du service économie de RFI, ce que le président Bukele considérait comme une opération de modernisation du Salvador, n’a pas marché comme il l’avait envisagé. Pourtant, le gouvernement a beaucoup investi, entre 200 et 400 millions de dollars, en créant notamment une mesure incitative pour adopter le bitcoin.Colombie : l’ELN déclare une « grève armée » dans le nord-ouest du paysEn Colombie, pas de transports publics, pas d'approvisionnement des magasins, pas d'écoles à partir de ce mardi 18 février. L'ELN, l'armée de libération nationale, groupe armé colombien, a déclaré une « grève armée » dans le département de Chocó, au nord-ouest du pays.Les autorités locales appellent le président colombien, Gustavo Petro, à agir. Celui-ci avait promis la « paix totale » avec les groupes armés lors de sa campagne en 2022.Francisco Daza, coordinateur de la Fondation Paix et Réconciliation, joint par Carlos Pizarro de la rédaction en espagnol de RFI estime que le gouvernement est coincé entre deux positions contradictoires.Canada : le décès de la romancière et dramaturge canadienne Antonine Maillet, une « grande voix de l’Acadie »Antonine Maillet était aussi la première non-Européenne à recevoir le prix Goncourt, elle avait été promue commandeur de la Légion d'honneur. « Je suis d’autant plus heureuse de cette promotion que je suis Acadienne, et non pas seulement Canadienne, et il fallait continuellement combattre pour garder notre langue française dans un environnement anglophone », réagissait-elle en 2021 au micro de Marie Normand.La presse canadienne rend un hommage vibrant à cette grande dame qui a popularisé à l'extérieur duCanada l'histoire et la culture des Acadiens. Les réactions à la mort d’Antonine Maillet sont à la mesure de la perte que représente celle de cette immense autrice, témoignele Devoir. « On se souviendra longtemps des monologues songés de son personnage le plus connu 'La Sagouine' avec son bel accent acadien », a écrit le premier ministre du Québec, cité par le journal. Elle « a fait résonner l’Acadie et la francophonie canadienne aux quatre coins de ...

C’est le Washington Post qui a révélé en premier l’existence de cet accord qui permettrait aux employés de DOGE d’accéder à des informations confidentielles de millions de contribuables américains, mais aussi d’entreprises, des informations extrêmement protégées « Cette demande inhabituelle » explique le journal « pourrait mettre des données sensibles entre les mains des personnes nommées par Trump » ce qui suscite une profonde inquiétude au sein de l'IRS, le fisc américain. Ce projet s'inscrit en effet « dans la perspective de réduction massive des effectifs de l’administration fiscale ». Selon le New-York Times, 9 000 employés de l'IRS pourraient être licenciés dès cette semaine.Argentine : le « crypto scandale » qui fait flancher MiléïLe président Argentin affronte un épisode potentiellement délicat de sa présidence, après avoir fait la promotion d'une cryptomonnaie qui s'est ensuite effondrée, suscitant des accusations "d'escroc", des appels à une commission d'enquête, voire un procès.Javier Milei tente d'étouffer la crise mais « les preuves s'accumulent » explique Pagina 12, plus de 100 plaintes ont été déposées, explique le journal, et « plusieurs demandes de destitution au Congrès ont été formulées ». L'implication des proches de Miléï est aussi évoquée, des témoins parlent de « pots-de-vin et d'un système de réseau d'affaires élaboré par les frères Milei et leurs associés », mais aussi du rôle de la sœur du président Karina Milei citée dans le journal Clarin. Celle-ci aurait œuvré en coulisses pour faire le lien entre les entrepreneurs du monde crypto et son frère lors de plusieurs réunions à l'Hôtel Libertador. Pour le journal conservateur la Nacion, cet épisode est un tremblement de terre qui laisse de nombreuses questions ouvertes. Seule certitude, conclut le journal, « la parole présidentielle a été démolie en un temps record ».Brésil : un « supplice thermique » qui dépasse les 50 degrés ressentis« Le chalumeau est allumé au Brésil » tire O Globo, « et la région métropolitaine de Rio de Janeiro, notamment la capitale, est en ébullition ». Le journal annonce 42 degrés attendus ce lundi 17 février, et pas de pluie prévue avant jeudi. Un supplice thermique, poursuit O Globo, qui est dû à plusieurs facteurs, la ville est un îlot urbain de chaleur fait d'asphalte, d’émissions de véhicules, d'industries et de bâtiments. L'anticyclone et les hautes pressions qui se trouvent au-dessus de la ville en ce moment sont piégés par la situation géographique de Rio qui est un espace en contrebas entouré de montagnes, quand tout cela se combine, cela devient horrible et la ville devient un chaudron, estime un expert cité par le journal. La température ressentie peut être supérieur à 50 degrés, et avec 80 % d'humidité, certaines répétitions pour le Carnaval ont dû être reportées ce dimanche.Venezuela : un « débat public » autour de la réforme constitutionnelleUn « état neuf » et « amélioré », c’est la promesse de Nicolás Maduro avec cette réforme constitutionnelle, explique notre correspondante à Caracas Alice Campaignolle. Le président vénézuélien a lancé le 15 février un « débat public » sur ce projet de réforme constitutionnelle alors que l'opposition et une grande partie de la communauté internationale ne reconnaissent pas sa victoire à la présidentielle de juillet.Pour Ali Daniels, avocat et directeur de l’ONG accès à la justice, rencontré par Alice Campaignolle : « On ne sait pas sur quels sujets va porter la réforme constitutionnelle. Mais il y a tout de même des indices qui nous laissent deviner de quoi il va retourner. Trois lois ont été modifiées cette année et l’année dernière, des lois sur l’État communal. Ce que l’on comprend, c'est qu’il y a une intention de transférer des pouvoirs à la commune qui exercerait donc la véritable souveraineté populaire. »La suite de son interview est à retrouver dans la version audio de ce podcast.L’actualité des Outre-merBenoît Ferrand pour la 1ère nous parle des peuples premiers de la Caraïbe qui, bien avant les espagnols, auraient été confrontés à des envahisseurs venus de l’Amérique du Sud.

Le président du Conseil de transition à Haïti, Leslie Voltaire, invité de France 24 et RFI a annoncé que des élections générales devraient se tenir sur l'île caribéenne vers la mi-novembre 2025. Aucun scrutin n'a été organisé à Haïti depuis 2016, alors que la situation sécuritaire s'est nettement dégradée, avec la capitale Port-au-Prince passée sous le contrôle quasiment complet de groupes criminels armés. Les dirigeants de l'île ont souligné par le passé que l'ordre devait être rétabli avant de pouvoir organiser par la suite des élections libres et équitables.Pour Frantz Duval, éditorialiste au Nouvelliste : « le calendrier est optimiste et le président du Conseil de transition espère qu’il sera respecté même si sur la situation sur le terrain dit le contraire. Mais l’optimisme permettra peut-être de débloquer la situation »Leslie Voltaire a aussi affirmé que le président français Emmanuel Macron avait évoqué avec lui une «restitution» par Paris de l'indemnité d'indépendance versée par son pays à la France en 1825, d'un montant à l'époque très conséquent. Frantz Duval estime qu’il faudrait « qu’une commission soit mise en place et finisse par statuer. Il faut d’abord des discussions entre les autorités haïtiennes et françaises. Des échanges diplomatiques cordiaux ont déjà eu lieu, mais je ne pense pas que la question de la restitution de la double dette ait déjà été sur la table.»À écouter aussiLeslie Voltaire, président du CPT d'Haïti: «On espère des élections générales vers la mi-novembre» Crash aérien à Washington : « Probablement pas de survivants »28 corps ont été repêchés dans le fleuve Potomac, selon le chef des pompiers de Washington John Donnelly, et il n’y a « probablement pas de survivants » après la collision au-dessus de Washington entre un avion de ligne transportant 64 personnes, dont des patineurs américains et russes, et un hélicoptère militaire.Les 300 membres des secours d'urgence travaillent dans des «conditions extrêmement difficiles», de nuit et dans des eaux glaciales et boueuses selon le New York Times. Le Washington Post, de son côté, témoigne de températures avoisinant 0 degré dans l’eau, «ce qui peut créer une hypothermie en moins de 30 mn». Le New York Times a interrogé le célèbre pilote Chesley Sullenberg plus connu sous le nom de Sully, qui avait réussi à poser un avion dans la rivière Hudson en 2009. Il estime que cet accident intervient à « un moment de l'histoire de l'aviation où il n'a jamais été plus sûr de voler », « cela montre », ajoute-t-il « à quel point il faut toujours rester vigilant surtout de nuit ». Cela faisait 16 ans qu’il n’y avait pas eu un accident d’avion de ligne aux États-Unis, rappelle le quotidien.Des enregistrements de la tour de contrôle capturant les derniers échanges entre les contrôleurs et l'hélicoptère (nom de code PAT25), avant la collision avec l'avion (CRJ) ont été rendus publics sur le site liveatc.net.«PAT25, avez-vous un CRJ en vue ? PAT25, passez derrière le CRJ», déclare un contrôleur à 20h47 (01h47 GMT).Quelques secondes plus tard, un autre avion contacte la tour de contrôle en déclarant : «Tour de contrôle, avez-vous ça ?», semblant se référer à la collision, et un contrôleur enjoint à tous les appareils de retarder leur atterrissage. Pendant plusieurs heures, l’ensemble des vols sont arrêtés.«L'avion était sur une trajectoire d'approche parfaite vers l'aéroport», a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social «Pourquoi la tour de contrôle n'a pas dit à l'hélicoptère quoi faire au lieu de demander s'ils avaient vu l'avion. C'est une situation terrible qui a priori aurait dû être évitée», a-t-il ajouté.À lire aussiCrash d'un avion de ligne à Washington: «pas de survivants» selon Trump, qui charge Biden et Obama Les actualités des Outre-MerBenoît Ferrand de la Première nous parle du Groupe Bernard Hayot, « montré du doigt » et traîné en justice, qui réagit et porte plainte à son tour.