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Pour la Radio du Cinéma, David Marmier a rencontré Coline Serreau, cinéaste, comédienne, musicienne, et bien plus encore. Elle revient sur son parcours, son amour pour l’art sous toutes ses formes, ses engagements et son seule en scène « La Belle histoire de Coline Serreau ». Une enfance baignée dans la culture Coline Serreau grandit dans un environnement où les arts et les idées foisonnent. Fille de Geneviève Serreau, écrivaine et éditrice, et de Jean-Marie Serreau, metteur en scène d'avant-garde qui a révélé des auteurs comme Samuel Beckett ou Aimé Césaire, elle baigne dans un univers littéraire et théâtral dès son plus jeune âge. Formée d'abord à la musique – guitare classique, orgue, piano –, elle étudie au Conservatoire national supérieur de Paris, cette première passion pour la musique s’accompagne d’une curiosité insatiable : "Je fréquentais la Cinémathèque dès l’adolescence, je lisais énormément, et je séchais parfois les cours pour aller au cinéma." Une formation protéiforme qui trouve plus tard son épanouissement dans le cinéma, un art total où convergent écriture, mise en scène, direction d’acteurs et rythme. Les débuts dans le cinéma Coline Serreau écrit son premier scénario au début des années 70. Celui-ci sera réalisé par Jean-Louis Bertuccelli (On s'est trompé d'histoire d'amour ) et marque son entrée dans le monde du cinéma. C’est en 1985 avec Trois hommes et un couffin qu’elle connaît un succès retentissant, rassemblant 12 millions de spectateurs en France. Ce film, aujourd’hui culte, s’attaque avec humour à des stéréotypes de genre : "À l’époque, les acteurs hésitaient à accepter un rôle impliquant de s’occuper d’un bébé, de peur de perdre leur virilité aux yeux du public." Avec André Dussollier, Michel Boujenah et Roland Giraud, Coline Serreau a su créer une œuvre qui transcende les époques et continue d’interroger la place des hommes et des femmes dans la société. Une discipline sans frontières Le cinéma n’est qu’une des multiples facettes de Coline Serreau. Formée au théâtre et au cirque (trapèze), elle refuse l’étiquette de "touche-à-tout" : "Je ne fais rien à moitié. J’ai toujours voulu être une professionnelle dans chaque domaine." Pour elle, toutes les formes d’expression artistique s’enrichissent mutuellement, qu’il s’agisse du théâtre, du cinéma ou du cirque. Cette transversalité se retrouve également dans sa passion pour le hip-hop, un art qu’elle considère comme une révolution chorégraphique majeure du XXᵉ siècle. "C’est une danse née d’un besoin vital, inventée par des jeunes qui n’avaient accès à aucune autre forme de langage artistique." Engagements écologiques et sociétaux Au-delà de l’art, Coline Serreau est une femme engagée. En 1995, avec La Belle Verte, elle propose une satire écologique avant-gardiste. En 2010, elle réalise Solutions locales pour un désordre global, un documentaire qui explore les pratiques agricoles et leurs impacts sur l’environnement. "Derrière la destruction de la Terre se cache un système politique et patriarcal qui prône l’appropriation et l’exploitation sans limites." Elle s’insurge également contre les hiérarchies culturelles : "Tout le monde est doué pour quelque chose. Arrêtons de fabriquer des perdants dans cette société." Seule en scène : La Belle Histoire de Coline Serreau Depuis novembre 2024, Coline Serreau est à l’affiche du Théâtre Michel à Paris puis en province avec son spectacle La Belle Histoire de Coline Serreau. Dans ce seule en scène, elle livre un récit vivant et teinté d’humour, retraçant les grandes étapes de sa vie et de sa carrière. Ce spectacle, qui alterne anecdotes personnelles, vidéos et observations sociales, est une incursion intime dans son univers. Elle y évoque ses souvenirs d’enfance, ses premiers boulots pour financer ses bonbons, son passage au conservatoire et son numéro de trapèze à l’école d’Annie Fratellini. Avec son style incisif, elle revisite également des scènes cultes comme celle de Maria Pacôme dans La Crise et partage des histoires désopilantes sur ses ratés au théâtre ou au cinéma. Un décor minimaliste – une chaise, une table – met en valeur sa présence scénique et ses talents de conteuse. Son récit est ponctué de moments hilarants et émouvants, où son amour pour l’art et la création transparaît pleinement, tout comme dans cette interview.. Prochaines dates du Spectacle de Coline Serreau En 2025, le film culte "Trois hommes et un couffin" fêtera son 40ᵉ anniversaire avec une version restaurée en 4K, supervisée et validée par la réalisatrice Coline Serreau. Sorti en 1985, ce succès inattendu avait remporté le César du meilleur film, du meilleur scénario original, et Michel Boujenah avait été récompensé du César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa performance aux côtés d'André Dussollier et Roland Giraud. Cette comédie, devenue un véritable phénomène de société, sera de retour au cinéma en 2025 grâce à Mission distribution cinema Photographie: David Marmier
Pour la radio du cinéma, David Marmier a rencontré Gérard Vaugeois, président de l'association et du jury, et Anne Gonand Vaugeois, déléguée générale du prix Jean Vigo. L'édition 2024 a été marquée par la reconnaissance de réalisateurs aux approches distinctes, tout en maintenant les valeurs fondatrices de l'événement. Origine et mission du Prix Jean VigoLe Prix Jean Vigo a été imaginé par l'historien du cinéma Armand Jean Colliez et fondé en 1951 par Claude Aveline, proche de Jean Vigo. Ce prix est complémentaire au Prix Louis Delluc et met en lumière de jeunes cinéastes au début de leur parcours. Gérard Vaugeois explique que le prix se concentre sur la démarche et l'authenticité des réalisateurs, afin de récompenser des œuvres marquées par la sincérité et une vision personnelle. Les caractéristiques du prixLe Prix Jean Vigo accorde de l'importance non seulement au sujet des films, mais surtout à la manière dont ceux-ci sont réalisés. André Bazin, théoricien du cinéma, disait que le sujet en lui-même n'était pas ce qui comptait le plus, mais bien la manière dont l'histoire était racontée. Cette philosophie guide le jury dans son choix des lauréats. Lauréats de l'édition 2024Le Prix Vigo d'honneur a été attribué à Elia Suleiman, réalisateur palestinien, pour l'ensemble de son œuvre. Ses films combinent une approche poétique et une dimension politique, des éléments qui rappellent le cinéma de Jacques Tati. Cette récompense reflète un choix aligné avec l'esprit de Jean Vigo, qui visait à encourager une vision différente du monde cinématographique. Le prix du court métrage a été remis à Car Wash de Laïs Decaster, qui met en scène sa sœur Laura dans un huis clos tourné dans une station de lavage. Le film illustre la complicité entre les deux sœurs et explore la vie quotidienne avec un ton libre. Anne Gonand Vaugeois souligne que le court métrage s'inscrit dans une tradition de films qui abordent des thèmes intimes avec franchise. Le prix du long métrage a été décerné à Vingt Dieux de Louise Courvoisier. Ce film s'appuie sur des acteurs non professionnels et raconte la vie en milieu rural sans artifices. Gérard Vaugeois note que le film mise sur une approche naturaliste, où les comédiens ne cherchent pas à surjouer mais à incarner leur propre réalité. L'œuvre se caractérise par une mise en scène simple et un déroulement fluide. Perspectives pour le futurAvec la fermeture temporaire du Centre Pompidou, le Prix Jean Vigo devra changer de lieu pour ses prochaines éditions. L'association vise également à renforcer la diffusion des œuvres primées en province et à réintroduire des événements de rencontre et de débat. Des projections accompagnées de discussions entre anciens lauréats et cinéastes sont envisagées, afin de recréer l'ambiance des ciné-clubs. Anne Gonand Vaugeois mentionne aussi la volonté d'établir un lieu de résidence pour les jeunes réalisateurs. Le Prix Jean Vigo continue de promouvoir un cinéma qui valorise l'indépendance et l'originalité, tout en adaptant son approche pour rester pertinent et accessible. L'édition 2024 a permis de reconnaître des œuvres authentiques, confirmant ainsi la place de ce prix comme tremplin pour de nouveaux talents du cinéma. Prix Jean Vigo 2024 : Louise Courvoisier pour « Vingt Dieux » Pyramide Distribution Prix Jean Vigo du court métrage : Laïs Decaster pour "Car Wash" Vigo d'honneur: Elia Suleiman
En juin 2023, François Damilano, alpiniste et cinéaste, a accompagné Sophie Lavaud pour capturer et documenter l'ascension du Nanga Parbat, sommet marquant qui fit d’elle la première Française à conquérir les 14 plus hauts sommets du monde. De cette aventure est né un documentaire et un ouvrage, Les quatorze 8 000 de Sophie Lavaud (Glénat), qui offrent un regard unique sur l’himalayisme contemporain. Pour la radio du cinéma, David Marmier a rencontré François Damilano aux éditions Glénat à Paris. Une passion forgée par les récits François Damilano, né au Mans, a grandi loin des sommets, mais l’alpinisme a toujours été une part intégrante de sa vie. « J’ai d’abord vécu l’alpinisme par procuration, à travers les récits et la littérature alpine », confie-t-il. Ces récits, de Gaston Rébuffat à Maurice Herzog, ont façonné son imaginaire et sa vocation. Devenu guide à 25 ans, il a progressivement conjugué ses passions pour l’écriture, le cinéma et la montagne. Documenter l’ascension : l’essence du projet La rencontre de François Damilano et Sophie Lavaud remonte à 2012, sur les pentes du Shishapangma. « c’est là que notre complicité a commencé », raconte-t-il. Cette amitié a mené à plusieurs collaborations, dont un premier documentaire sur l’Everest, suivi du film sur le Nanga Parbat. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Les quatorze 8 000 de Sophie Lavaud n’est pas un making-of. « C’est tout sauf ça », précise Damilano, qui a choisi de faire de cet ouvrage une réflexion sur l’évolution de l’himalayisme. « Sophie a mené son projet au cœur de cette transformation », souligne-t-il, évoquant la décolonisation de cette pratique, l’essor des agences népalaises et la course effrénée aux records. Éthique et styles d’ascension La quête des 8 000 m reste un défi colossal. « Jusqu’à Sophie, ceux qui tentaient ce grand chelem avaient tous payé le prix ultime », rappelle Damilano, qui se penche aussi sur les styles d’ascension, du "by fair means" à l’expédition VIP, et sur les enjeux éthiques qui divisent les alpinistes. Ces réflexions enrichissent un livre qui, en 14 chapitres, propose de redécouvrir chaque sommet avec un angle original et des témoignages saisissants. Entre film et livre, un dialogue complémentaire Pour François Damilano, le livre complète le documentaire en permettant d’approfondir certains aspects. « L’écriture permet de développer des explications et des nuances que le film, limité par sa dramaturgie, ne peut toujours inclure », explique-t-il. L’ouvrage intègre des photos inédites, prises par Sophie Lavaud et l’auteur, pour offrir une immersion totale dans l’expérience contemporaine de l'himalayisme. Avec son style captivant, François Damilano invite les lecteurs à explorer non seulement la conquête des plus hauts sommets, mais aussi les questionnements intérieurs et la complexité humaine qui en découlent. Les quatorze 8 000 de Sophie Lavaud (Glénat)
Le Festival International du Film de Comédie de Liège (FIFCL), unique en son genre en Europe, a célèbré cette année sa 9ᵉ édition. Véritable carrefour culturel, ce festival met à l’honneur un large éventail de comédies internationales : des comédies sociales aux drames teintés d'humour, en passant par des comédies musicales. La cité ardente de Liège devient ainsi le point de rendez-vous incontournable des amateurs de cinéma, dont Manuel Houssais pour la radio du cinéma. Parmi les personnalités marquantes de cette édition figure Mariloup Wolfe, actrice et réalisatrice québécoise , connue pour son implication passionnée et son regard affûté. Après avoir présenté son film Arlette il y a deux ans, elle est revenue en tant que membre du jury des longs-métrages, sous la présidence de Carole Bouquet. Une Mission de Jurée Prise Très au Sérieux Lors de notre rencontre, Mariloup Wolfe a exprimé l’importance de son rôle en tant que jurée, marquant un point d’honneur à évaluer chaque film avec l’attention qu’il mérite. « Je prends ça très au sérieux », a-t-elle confié. Pour elle, juger un film nécessite à la fois une écoute attentive des autres membres du jury et une approche instinctive, car l’humour reste une notion profondément subjective. Ce sont les films qui laissent une empreinte durable, qui continuent de résonner bien après la projection, qui captivent l’actrice-réalisatrice. La Subtilité : Clé de la Comédie Réussie Mariloup Wolfe n’hésite pas à partager sa vision personnelle de la comédie. En tant que cinéphile avertie, elle avoue préférer les comédies fines et subtiles aux comédies « lourdes ». « Ce qui me plaît, c’est le jeu d’acteur et les nuances dans l’interprétation », explique-t-elle. Elle souligne l’importance des détails de réalisation et la capacité d’un réalisateur à surprendre par le rythme et l’originalité. Parmi ses références, Le dîner de cons et Bienvenue chez les Ch’tis se démarquent comme des exemples d'humour qui font mouche, où la finesse du jeu d’acteur et le soin porté à l’écriture génèrent des moments de rire authentiques. Le Cinéma, Un Révélateur de Sociétés Le regard que porte Mariloup Wolfe sur le cinéma dépasse la simple dimension divertissante. Elle le perçoit comme un vecteur de discussion et de réflexion. « Le cinéma peut aborder tous les sujets et peut être profondément rassembleur », ajoute-t-elle. Pour elle, l’impact d’un film réside dans sa capacité à toucher le spectateur sur des aspects personnels et à susciter des réactions, qu’elles soient émotionnelles ou intellectuelles. Des thèmes comme la maladie, le deuil ou les relations familiales, qui résonnent particulièrement en elle, en sont de parfaits exemples. Une Nouvelle Aventure Créative Mariloup Wolfe vient de terminer le tournage de la troisième saison de Bêtes Noires, une série dramatique québécoise (Séries Plus, Polar+). « C’est un thriller où chaque saison change de réalisateur pour apporter une nouvelle signature », raconte-t-elle. Cette approche lui a permis d’explorer des genres inédits et de repousser les limites de son art. Les six nouveaux épisodes de cette série, seront livrés d’ici février 2025. Un Festival, Une Rencontre de Talents Le FIFCL offre une plateforme unique aux comédies internationales, en compétition ou hors compétition, attirant des figures emblématiques comme Nathalie Baye, Gérard Lanvin, et Josiane Balasko. Des expositions, des concerts et des rencontres professionnelles enrichissent l'expérience, consolidant la réputation du festival comme un événement à ne pas manquer. Avec la participation de jurées comme Mariloup Wolfe, le festival s’assure d’un regard exigeant et bienveillant, empreint d’une sensibilité unique. « J’aime être ébranlée par un film, qu’il laisse une trace, qu’il transforme », résume-t-elle. Le FIFCL promet ainsi d’être une fois de plus une vitrine incontournable de la comédie, tout en rappelant que le rire, qu’il soit subtil ou explosif, est universel. Le Festival International du Film de Comédie de Liège a consolidé sa place en tant que premier festival européen dédié à la comédie internationale, plus de 21 500 festivaliers ont participé à l’événement qui s’est déroulé sur cinq jours, avec des salles affichant un taux de remplissage de plus de 90 %, tant pour les projections que pour les rencontres. Palmarès des longs métrages Le Jury international, présidé par Carole Bouquet et composé de Frédéric Chau, Sarah Perles, Mariloup Wolfe, Jean-Yves Roubin, et Lionel Abelanski, a attribué les prix suivants : Taureau d'Or du Meilleur Film : Kneecap de Rich Peppiatt (Irlande) Lire ci-dessous Prix spécial : En fanfare d'Emmanuel Courcol (France) Prix d'Interprétation masculine : Pierre Lottin pour En fanfare (France) Prix d'Interprétation féminine : Juliette Bharucha pour La petite et le Vieux (Québec) Prix Longs métrages Be tv : À toute allure de Lucas Bernard (France) Prix Longs métrages RTBF : En fanfare d'Emmanuel Courcol (France) Prix Longs métrages de la Province de Liège : Kneecap de Rich Peppiatt (Irlande) Prix de la Critique : Kneecap de Rich Peppiatt (Irlande) Prix Longs métrages de l'UPCB : Kneecap de Rich Peppiatt (Irlande) Palmarès des courts métrages Le Jury des courts métrages, sous la présidence de Sarah Stern et composé de Bruno Sanches, Nicolas Descalles, Tiphaine Daviot, Anaël Snoek, et Manon Verkaeren, a récompensé : Taureau d'Or du Meilleur Court Métrage : Allez ma fille de Chloé Jouannet Prix du Meilleur Scénario : Extras de Marc-Antoine Lemire Prix Be tv Courts Métrages : Les gendarmes et les voleurs d'Adrien Guedra-Degeorges et Maxime Azzopardi Prix Premium Films : Les gendarmes et les voleurs d'Adrien Guedra-Degeorges et Maxime Azzopardi Prix spécial ARPI (Association des Réalisateurs-Producteurs Indépendants) : Allégresse de Gillie Cinneri à propos du film Kneecap de Rich Peppiatt: Le trio rap irlandais Kneecap, fondé en 2017 à Belfast, incarne un mouvement culturel et politique novateur. Composé de Moglai Bap (Liam Óg Ó Hannaidh), Mo Chara (Naoise Ó Cairealláin) et DJ Próvaí (J.J. Ó Dochartaigh), le groupe défie les conventions en fusionnant une attitude punk et une revendication identitaire forte. Leur nom, Kneecap, fait référence à une méthode controversée de l’Armée républicaine irlandaise, soulignant leur lien avec l'histoire tumultueuse de l'Irlande du Nord. Refusant de chanter en anglais, ils militent pour la protection de la langue irlandaise, devenant rapidement des icônes d'une jeunesse avide de redéfinir son identité culturelle. Le cinéaste Rich Peppiatt, séduit par leur énergie et leur discours sans concession, a entrepris de capturer cette essence dans un film où les rappeurs jouent leur propre rôle. Le projet s’est transformé en un manifeste visuel mêlant chaos et précision, symbole du combat pour l'expression et la diversité. Le film est marqué par des effets de montage frénétiques et des clins d'œil cinématographiques, rendant hommage à des œuvres telles que Trainspotting et 8 Mile. L’œuvre de Peppiatt saisit un ...
Au micro de David Marmier pour la radio du cinéma, Samuel Le Bihan dévoile un parcours atypique marqué par la persévérance et la passion. De ses débuts modestes en tant qu'artiste de rue aux planches de la Comédie-Française, en passant par des rôles marquants au cinéma puis à la télévision, son histoire est un récit d'audace et d'engagement, tant sur scène que dans la vie. Un Départ Hors des Sentiers Battus Samuel Le Bihan ne se destinait pas initialement à une carrière dans le cinéma. "Je voulais être peintre", confie-t-il, une passion qui l'a conduit à tenter d'intégrer les Beaux-Arts sans succès. C'est finalement à travers des rencontres avec des artistes de théâtre de rue qu'il se découvre une vocation pour le jeu. Ses performances, entre mime et cracheur de feu, lui forgent une confiance qui sera déterminante pour son admission à l'école de la Rue Blanche (ENSATT), où il bénéficie d'une bourse, témoignant de son origine modeste. Après un passage remarqué au Conservatoire, il accède à la prestigieuse Comédie-Française, symbole de légitimité aux yeux de ses proches. "Quand on vous voit jouer les grands textes, vos parents commencent à croire en votre choix", explique-t-il. Une Carrière Cinématographique Propulsée par des Grands Noms Les débuts de Samuel Le Bihan au cinéma sont marqués par des collaborations avec des réalisateurs de renom tels que Régis Wargnier, Bertrand Tavernier et Alain Corneau. Malgré un début tardif dans le milieu à l'âge de 28 ans, ses expériences le propulsent rapidement sur le devant de la scène, avec Le Pacte des loups en 2001. "Le succès, c'est un mensonge", dit-il. "Ce qui compte, c'est de rester un homme authentique, courageux, fidèle à ses valeurs." Cette ascension lui permet de vivre un luxe artistique rare : travailler sur des films d'auteur et explorer des personnages complexes sans l'impératif commercial du box-office. Toutefois, il confie la difficulté de concilier cette passion avec la pression du succès : "On vous étiquette comme une valeur marchande, et on oublie parfois l'essence même de l'art." Engagements Personnels Loin des projecteurs, Samuel Le Bihan mène un double combat. Père d'un enfant autiste, il cofonde une plateforme de soutien aux familles touchées par l'autisme, attirant l'attention de l'État qui en fait un modèle de service public, Autisme Info Service. Parallèlement, son souci pour l'environnement le conduit à créer l'association earthwake, dédiée à la valorisation des déchets plastiques dans les pays émergents. "Nous avons envoyé des équipements jusqu'au pied de l'Everest pour montrer qu'il est possible de transformer le plastique en ressources utiles", raconte-t-il. Ces initiatives sont soutenues par une société qu'il a fondée, combinant innovation technologique et ingénierie pour proposer des solutions de recyclage chimique avancées. "Seul" : Un Hymne au Courage et à la Résilience Dans le téléfilm Seul (France 2), Samuel Le Bihan incarne Yves Parlier, le skipper qui, lors du Vendée Globe 2000-2001, a surmonté l'adversité après avoir cassé son mât. "Ce film n'est pas sur la voile, mais sur le courage humain et la capacité de dépassement de soi", précise-t-il. C'est une histoire de ténacité et de résilience qui, selon lui, inspire à aller au-delà de ses limites. "C'est ce type de personnage qui donne envie de se dépasser", conclut-il. Samuel Le Bihan nous offre un portrait touchant d'un artiste accompli, équilibrant sa carrière cinématographique et ses engagements personnels. Un témoignage vibrant qui rappelle que la force intérieure et le courage sont souvent la clé de la réussite et de l'authenticité. PHOTO: David Marmier pour la radio du cinéma
Écouter une interview de Benoît Poelvoorde, c'est comme plonger dans un torrent de pensées vives, où l'absurde côtoie la réflexion profonde et l'humour se mêle à la sincérité. Lors du Festival international du film de comédie de Liège, l'acteur a captivé l'audience avec son franc-parler inimitable, lors de la promotion de son dernier film, L'Art d'être heureux. Pour la radio du cinéma, Manuel Houssais a eu l'occasion d'échanger avec lui. Il s'est livré sans retenue, révélant des réflexions excentriques sur l'art, l'humour et sa carrière. L'Art et la Logorrhée : Portrait d'un Conceptualiste L'Art d'être heureux met en scène un personnage à la fois érudit et absurde, Jean-Yves Machon, incarné par Benoît Poelvoorde. "Il est dans le verbe, l'érudition, et la logorrhée", souligne l'acteur. le personnage est un « sachant », un expert qui se perd dans sa propre dialectique, un portrait moqueur de ceux qui se prennent trop au sérieux. Pour Benoît Poelvoorde, ce personnage est un clin d'œil aux artistes contemporains qui exposent le vide et justifient l'injustifiable. Cette satire s'adresse aux intellectuels déconnectés, capables de transformer une simple planche à cabinet en objet d'admiration tant que la justification est présente. L'Art d'être soi-même : Entre humour et introspection Avec sa finesse légendaire, Benoît Poelvoorde jongle entre l'humour pince-sans-rire et des anecdotes qui oscillent entre le burlesque et la réflexion existentielle. "Je pense à une scène qui est appelée à devenir culte", raconte-t-il, évoquant François Damiens et une séquence comique sur l'identité belge. Ce moment représente parfaitement l'humour belge, selon Benoît Poelvoorde : "Nous avons un humour singulier que les Français peinent à comprendre." L’acteur décrit l'essence de cet humour comme imprévisible, parfois absurde, mais toujours teinté d'une authenticité désarmante. Benoît Poelvoorde : Le Poids des Années et l'Envers du Décor L'acteur a aussi surpris l'audience en abordant la fin imminente de sa carrière. "Je veux arrêter le cinéma parce que je me fais trop vieux", confie-t-il. Après plus de 30 ans sous les projecteurs, Benoît Poelvoorde sent que le temps est venu de passer la main. "Il faut laisser la place à la jeunesse", déclare-t-il, tout en évoquant les changements survenus sur les plateaux de tournage, où il faut désormais "mesurer ses mots et ses gestes". Outre sa carrière d'acteur, Benoît Poelvoorde dévoile sa passion pour la littérature, allant jusqu'à recommander des adaptations à des réalisateurs comme Luc Besson. Son amour des livres est un refuge, et il l'admet lui-même : "Je serais peut-être plus doué à lire des livres et à les conseiller aux gens qu'à continuer à jouer." L'Humour comme Signature Benoît Poelvoorde clôt cette interview en déclarant que même dans les pires situations, il préfère l'authenticité à la complaisance. L'humour, pour lui, est un moyen de défier la banalité et de donner un sens à l'absurde. L'Art d'être heureux incarne cette philosophie : un film où la satire et l'introspection se rejoignent, offrant au public un regard à la fois critique et hilarant sur la société contemporaine et le monde de l'art. PHOTO: Benoît Poelvoorde et notre correspondant Manuel Houssais au 9éme Festival International du Film de Comédie de Liège.
Henri Guybet, né le 21 décembre 1936, est un nom qui résonne comme un symbole de l'âge d'or du cinéma comique français des années 1970 et 1980. Invité d'honneur du Festival international du film de comédie de Liège 2024, il revient, au micro de Manuel Houssais, avec tendresse et humour sur les moments marquants de sa carrière. Les débuts au Café de la Gare et la comédie en héritage Membre fondateur du légendaire Café de la Gare aux côtés de Romain Bouteille, Coluche, Patrick Dewaere et Miou-Miou, Henri Guybet a commencé sa carrière sur les planches avec passion. Cette aventure théâtrale l’a préparé aux seconds rôles marquants qui allaient faire sa renommée dans le cinéma. Rabbi Jacob : la réplique culte et le vedettariat « Salomon, vous êtes juif ? » : cette réplique devenue iconique des Aventures de Rabbi Jacob (1973) symbolise parfaitement l'esprit humoristique de l'époque. Henri Guybet raconte avec malice sa première rencontre avec le réalisateur Gérard Oury : « Il m’a demandé si j’étais juif, j’ai répondu : Non, mais si le rôle est important, ça peut s’arranger ». Finalement choisi, il se rend compte, en lisant le scénario dans le métro, que son personnage allait bien au-delà d'une apparition de quelques jours. Le succès retentissant du film reste, pour lui, une fierté indélébile, comparant même cette expérience à l'exploit d'Armstrong sur la Lune ! Le Pion et le charme discret des rêves réalisés Dans Le Pion (1978), Henri Guybet incarne un personnage attachant et rêveur qui touche les spectateurs par sa sincérité. Ce rôle a particulièrement marqué l'acteur, qui y voit le reflet des aspirations de tout un chacun. Malgré la concurrence féroce de Grease sorti 20 jours plus tôt, le film a su trouver son public grâce au bouche-à-oreille. Pour Henri Guybet, ce succès tardif confirme la magie du cinéma et l'importance des œuvres authentiques. La complicité avec les géants de l'écran Henri Guybet se souvient avec émotion de ses collaborations, notamment avec Louis de Funès. « C’était un homme charmant, passionné par la conversation et le jardinage », raconte-t-il. Il évoque aussi Michel Galabru, avec qui il partageait des moments mémorables, même sur des tournages moins prestigieux. Ces anecdotes illustrent l’humilité et l’humour de Guybet, qui n’a jamais craint de se retrouver dans des films qu’il qualifie lui-même de « cagnottes ». Flic Story : un rôle sérieux et une amitié inattendue avec Alain Delon Henri Guybet a aussi montré sa capacité à incarner des rôles plus graves, comme dans Flic Story (1975) aux côtés d'Alain Delon. Après des débuts quelque peu réservés sur le plateau, il raconte avec humour l’évolution de leur relation : « Le premier jour, c’était Bonjour Monsieur, et au troisième jour, c’était Comment vas-tu, Henri ? ». Une amitié qui a marqué l’acteur et qui témoigne de la complexité des interactions sur les plateaux de tournage. La voix de Rex dans Toy Story : l’empreinte d’une doublure inoubliable Pour les plus jeunes, Henri Guybet est surtout connu comme la voix française de Rex dans la saga Toy Story. Ce rôle de doublage, qui lui a valu une lettre de félicitations d’Hollywood, est pour lui une expérience curieuse et émouvante. « Porter sa voix à un personnage de dessin animé, c’est très étrange, mais c’est aussi magique », confie-t-il. La transmission du flambeau L’acteur parle avec fierté de son fils, Christophe Guybet, (Gérard Le Champère dans Emily in Paris) également comédien, qui poursuit sa carrière sur les scènes internationales. « Le fils doit toujours être meilleur que le père », dit-il. Liège et la Belgique : un accueil chaleureux Henri Guybet exprime sa joie d’être invité au festival international du film de comédie de liège. « La Belgique, c’est formidable, on a l’impression d’être à l’étranger tout en comprenant parfaitement la langue », souligne-t-il avec son sens habituel de la formule.
Un hommage aux grands maîtres à travers l’objectif photographique Vincent Perez, acteur de renom, réalisateur et photographe, nous ouvre une nouvelle porte sur son univers artistique avec la sortie de son ouvrage Ombres et Lumières / Lights and Shadows. Plus qu'un simple livre de photographies, c’est une ode visuelle à la beauté intemporelle et à l’héritage artistique du Montparnasse des années 1920. David Marmier l'a rencontré pour La radio du cinéma. L’Inspiration Fondatrice : Entre Solitude et Création Né en Suisse dans le canton de Vaud, Vincent Perez a grandi entouré de paysages naturels propices à l’introspection. Cet environnement, conjugué à son caractère introverti, a nourri ses premières passions artistiques : le dessin et la peinture. Un concours de dessin à l'âge de 11 ans marquera un tournant décisif lorsqu’il rencontrera le peintre et journaliste Pierre Gisling, mentor et figure paternelle qui l'initiera à l'art et à la photographie. Pendant son adolescence, la photographie est devenue pour lui un moyen de capturer le monde extérieur, contrastant avec l'isolement et la réflexion intime que la peinture imposait. Un Lieu Emblématique : L'Académie de la Grande Chaumière L'Académie de la Grande Chaumière, institution parisienne qui a vu défiler des figures telles que Balthus, Louise Bourgeois et Miró, est le théâtre de cette nouvelle aventure photographique. Ce lieu, symbole de liberté artistique depuis la fin du 19e siècle, est reconnu pour avoir accueilli l'avant-garde artistique, délaissant le carcan académique des Beaux-Arts pour encourager l'expérimentation. Dans cette atmosphère empreinte d’histoire et de lumière naturelle, Vincent Perez trouve un écho à l’académisme de la peinture tout en l'adaptant à sa propre démarche photographique. Il raconte qu’un simple détail, tel qu'une verrière baignant l'atelier de sa lumière, suffit à évoquer l'esprit des artistes passés. Le Retour à l’Essentiel : La Photographie Argentique Pour ce projet, Vincent Perez a choisi un appareil légendaire, le Contax 645 et l’argentique, qui selon lui, "capte l'air, la lumière et l'essence même du lieu". Contrairement aux facilités du numérique, l'argentique demande une attention particulière à chaque cliché, favorisant une approche plus contemplative et méticuleuse. Ce choix technique confère aux photographies une texture riche et organique, évoquant les œuvres classiques tout en restant résolument modernes. Des Modèles, Musiques Silencieuses de l’Image Le livre de Vincent Perez est marqué par la représentation du nu féminin, un hommage aux muses et aux modèles qui ont forgé l’histoire de l’art. Loin de toute banalité, ces corps sont sublimés par la lumière et l’ombre, capturés dans des poses qui rappellent les sculptures d’autrefois. L’acteur-photographe évoque la complexité de ce travail : "L'art du nu peut rapidement tomber dans la banalité ou l'érotisme vulgaire. Mon intention était de capturer la beauté et l'âme, de transcender la simple image." Cette pudeur et cette élégance se retrouvent dans chaque photographie, où les visages sont rarement présentés frontalement. L'artiste explique que cet anonymat renforce le caractère intemporel et universel de ses œuvres, permettant au spectateur de se projeter sans distraction. Héritage et Intemporalité L’œuvre de Vincent Perez s’inscrit dans un dialogue avec les grands maîtres de la photographie tels qu'Irving Penn et Richard Avedon. Les photographies en noir et blanc rappellent le classicisme tout en célébrant la spontanéité et la grâce des modèles. Jean-Luc Monterosso, auteur de la préface, souligne l’importance de "l'éducation du regard", une démarche qui vise à aiguiser la sensibilité du spectateur face à l’image. Dans le prolongement de sa carrière cinématographique et théâtrale, Ombres et Lumières illustre l’évolution artistique de Vincent Perez. C'est un travail à la croisée des arts, alliant les techniques académiques et la passion personnelle, et marquant une étape importante dans sa quête de sens et de création. En fin d'interview il dévoile deux projets de réalisation.. Ombres et Lumières, Publié aux éditions Skira, promet de séduire non seulement les amateurs de photographie, mais aussi tous ceux qui cherchent à comprendre la relation complexe entre l’art, le modèle et le créateur.
Pour la radio du cinéma, Manuel Houssais a rencontré François Ruffin et Gilles Perret auteurs du documentaire Au boulot ! qui sort en salles le 6 novembre 2024. Le député et le réalisateur proposent une immersion auprès des travailleurs parfois qualifiés de "deuxièmes lignes", en référence à ceux qui ont continué d’assurer les services essentiels durant la crise Covid. Ce film, tourné dans différents milieux de travail, explore, avec une touche d'humour et de décallage, la réalité quotidienne de ceux qui jouent un rôle crucial dans la société mais dont le travail est souvent peu reconnu. Une expérience immersive et contrastée Dans un esprit d’exploration sociale et de contraste amusant, François Ruffin et Gilles Perret ont invité Sarah Saldmann, avocate parisienne et chroniqueuse télé, à s'immerger dans le quotidien de ces travailleurs. Sarah Saldmann, qui occupe une position éloignée de cette réalité, a ainsi vécu l’expérience en immersion, partageant le quotidien d'ouvriers, d'agriculteurs, et d'employés de services d'aide. Selon François Ruffin, ce choc permet d’aborder la question de l’écart de perception entre le milieu aisé et celui des travailleurs sur le terrain. Des rencontres et des portraits variés Le documentaire présente une série de portraits de personnages issus de divers horizons, comme Louisa, habillée en tenue traditionnelle algérienne, ou Élie, un agriculteur du Morvan. Ces rencontres mettent en avant la diversité des situations et des expériences de vie, illustrant les défis et les espoirs de ceux qui participent activement à la vie sociale et économique du pays. Ces portraits révèlent également les multiples talents et savoir-faire présents au sein de la population. Un message sur la cohésion sociale À travers des scènes de vie partagée entre des personnes de différentes origines et milieux, Au boulot ! montre des moments de collaboration et de solidarité au quotidien. Le documentaire aborde la question de l’intérêt commun et de la force du groupe face aux défis sociaux, soulignant l’importance de l’effort collectif pour surmonter les difficultés. Avec cette approche immersive, Au boulot ! offre un éclairage sur les expériences vécues par ceux qui occupent des fonctions souvent discrètes mais essentielles, proposant ainsi une réflexion sur le rôle et la place de chacun dans la société. La dimension décalée ajoute de la légèreté aux situations vécues tout en respectant la sincérité des échanges. Interview réalisée à l’occasion de l'avant première au cinéma l’étoile de Château-Chinon le 25 octobre 2024.
Entre cinéma, musique et héritage familial, Esteban (ou David Boring ou Michael Bensoussan fils du réalisateur Philippe Clair) est acteur et chanteur du groupe électropop Naive New Beaters, se distingue actuellement avec de nombreux projets dans les domaines du cinéma et de la musique. Depuis le 21 août 2024, il est au générique du film Nice Girls sur Netflix. Dans ce long métrage, Esteban interprète un policier décalé, il raconte dans cette interview que le tournage à Nice, sous la direction décontractée de Noémie Saglio, a permis des moments d'improvisation qui apparaissent à l’écran, renforçant l'originalité de son personnage. FVTVRVM: nouvel album des Naive New Beaters Côté musique, Esteban et son groupe Naive New Beaters préparent un grand concert à l’Olympia, prévu le 26 novembre 2024, pour la sortie de leur nouvel album FVTVRVM. Cet album, décrit par Esteban comme un véritable "péplum musical", mêle grandeur, extravagance et un esprit ludique, fidèle à l’ADN du groupe. Les Naive New Beaters sont reconnus pour leurs clips musicaux créatifs, qui plongent les spectateurs dans des univers cinématographiques et narratifs en seulement quelques minutes. Philippe Clair : Le coffret DVD des comédies cultes Parallèlement à sa carrière d’acteur et de musicien, Esteban se consacre à la préservation de l’héritage cinématographique de son père, le réalisateur Philippe Clair. Le 5 novembre 2024, un coffret DVD réunissant dix comédies cultes de Philippe Clair sera mis en vente. Esteban souligne l’importance de restaurer ces films et de les rendre accessibles au public. Ce projet, qui a demandé un travail de longue haleine, pourrait également donner lieu à une projection spéciale à la Cinémathèque.. Les Boules de Noël : Esteban dans une nouvelle comédie Le 27 novembre 2024, Esteban sera à l'affiche du film Les Boules de Noël, une comédie grinçante réalisée par Alexandra Leclère. Ce film de Noël met en scène une famille sous l’emprise d’une malédiction, dans un huis clos festif et décalé. Esteban décrit le tournage, réalisé en plein été, comme une expérience amusante où l’humour et les tensions familiales s’entremêlent. Esteban, bientôt réalisateur Toujours à la recherche de nouveaux défis, Esteban travaille également sur son propre projet de long métrage. Bien que la date de sortie soit encore inconnue, il affirme être en plein développement de ce film qui marque sa première incursion en tant que réalisateur. Ce garçon ne serait-il pas quelque peu hyperactif ? Patrice Caillet