Transcript
Narrator/Host (0:00)
France Culture.
Florence Gétraud (0:03)
Le cours de l'histoire. Xavier Mauduit.
Xavier Mauduit (0:08)
Musiques anciennes et je coupe le son. Les oreilles des gens du 19e siècle avaient-elles quelque chose de particulier? Pourquoi se soucier alors de redécouvrir les musiques anciennes? C'est-à-dire celles qui ont pu être jouées dans le passé, un passé parfois pas si lointain. D'ailleurs, à partir de quel moment est apparu le besoin d'écrire l'histoire de la musique? Une aventure en musique donc, à travers des instruments, des gens et à travers le temps. Musiques anciennes et je recrée le son.
Francis Poulenc (archive) (0:36)
Chers auditeurs, du sèche, scandaliser beaucoup d'auditeurs, je n'hésiterai pas à vous dire que Bach au piano me rase. Vous voyez que je n'y vais pas par quatre chemins.
Rémi Campos (0:47)
On a réussi. Tout simplement, on a réussi à redonner vie.
Florence Gétraud (1:03)
Poète, prends ton lutte et me donne un baiser.
Rémi Campos (1:08)
Monsieur,
Narrator/Host (1:13)
vous n'avez pas mal joué. Vos ornements sont ingénieux. Et parfois charmants, mais je n'ai pas entendu de musique.
Xavier Mauduit (1:23)
Le cours de l'histoire. Et bien aujourd'hui nous allons en entendre de la musique avec vous, Florence Gétraud, bonjour!
Florence Gétraud (1:29)
Bonjour!
Xavier Mauduit (1:30)
Vous êtes musicologue, historienne de l'art, directrice de recherche et mérite au CNRS et Rémi Campos, bonjour!
Rémi Campos (1:36)
Bonjour!
Xavier Mauduit (1:36)
Professeur d'histoire de la musique au Conservatoire de Paris. Tout de suite, moi je voudrais une définition de cette notion de musique ancienne parce que c'est difficile. Florence Gétraud, vous êtes une des co-autrices, co-auteure de cet ouvrage, Le son des musiques anciennes 1880-1980. Ça veut dire quoi musique ancienne à ce moment-là?
Florence Gétraud (1:55)
Eh bien, je pense qu'il faut le relier justement à l'histoire, aux sensibilités de ce moment de l'histoire, et considérer que, en fait, la barrière est mobile, comme on dit souvent aujourd'hui dans nos techniques, on peut dire, de reconstruction historique, et qu'effectivement, on aurait très bien pu commencer en 1840, voir une période qui m'est chère, sous la Convention Nationale. C'est-à-dire au moment où, à cause de la Révolution, se pose la grande question du vandalisme du patrimoine. Et en revanche, en même temps, il y a un désir de conservation et une sensibilité au patrimoine qui est déjà naissante.
