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Une série de podcasts destinée à faire rayonner les contes et légendes de France, qui sont bien trop souvent oubliés.
Crédits jingle d'intro et d'outro d'épisodes : Marsyas & Pan

Saint Paul Aurélien fut formé aux côtés de Saint Samson, au pays de Galles. Comme ce dernier, il rejoignit l’Armorique pour y transmettre les mots du Christ…

Parmi les Sept Saints fondateurs de la Bretagne, il en est un dont la foi n'était pas seulement un bouclier contre les éléments, mais une épée contre les tyrans... Les autres domptèrent les bêtes ; lui défia les rois…

Nous avons vu les saints bretons dompter la mer, les loups et la faim. Mais le plus grand combat n'est pas contre la nature sauvage ; il est contre la tentation du pouvoir…

Ne croyais pas que la terre d'Armorique soit plus sûre que les vagues. Elle est sauvage, ancienne, ses forêts profondes sont encore le domaine des dieux païens, et ses nuits sont gardées par des crocs affamés.

Les saints d'Armorique étaient avant tout des navigateurs, des "moines-marins" qui voyaient l'océan non comme une frontière, mais comme un chemin…

La Bretagne n'est pas seulement une terre de terreur et de brume. Elle est aussi un sol fertile où la foi a fait germer des miracles.

Une légende dit que les milliers de pierres dressées de Carnac sont en fait une armée de légionnaires romains, pétrifiés par Saint Cornély alors qu'ils le pourchassaient. Mais une autre, plus ancienne, murmure que ce sont les Korrigans eux-mêmes qui, chaque nuit, forcent ces soldats de pierre à danser... et qu'ils maudissent quiconque ose les surprendre…

Il est un lieu en Bretagne où la légende est plus épaisse que la brume du matin. Une forêt où les chênes ont vu naître les druides et où les sources miraculeuses murmurent encore des prophéties. C'est le dernier royaume de la magie païenne, le cœur battant de l'Armorique : la forêt de Brocéliande.

Les Celtes armoricains eurent leur Midas bien à eux : Marc'h aux oreilles de cheval !

Prêtez l'oreille à ce bruit dans la nuit. Ce n'est ni le vent dans les ajoncs, ni le cri de la mouette. C'est un son humide, régulier, un flic-flac sinistre qui monte de la rivière. C'est le son des Kannerezed-Noz, les implacables lavandières de la nuit.