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Repérer le faux dans l’info, ça n’est pas toujours facile. Sur Radio France internationale, on vous aide à y voir plus clair. En compagnie de tous ceux qui traquent l’infox, l’observent et l’analysent, au plus près, « Les dessous de l'infox », le magazine est diffusé tous les vendredis. Une émission présentée par Sophie Malibeaux. Diffusions le vendredi à 17h30 TU (vers toutes cibles).

Donald Trump a célébré, mardi 20 janvier 2026, sa première année de mandat de président des États-Unis. L’occasion de plonger au cœur de sa rhétorique si particulière. Avec ses sorties médiatiques et ses innombrables messages sur les réseaux sociaux, Donald Trump a réponse à tout, et il ne s'embarrasse pas des coutumes associées à son poste. Il menace, il insulte, il humilie pour obtenir ce qu’il veut. Entre communication compulsive, médias ultra-sollicités et dans le même temps malmenés, quelle stratégie le milliardaire conservateur a-t-il mise en place pour essayer d’imposer sa vision du monde ? Décryptage avec notre invité, le chercheur Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur du livre « Les mots de Trump » (éd. Dalloz, 2024). La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI : Ukraine : une opération de désinformation pro-russe cible la France et ses «Rafale» La chronique de Cintia Cabral de l'Afp factuel : En Ukraine, les veuves expropriées au profit de l’État ? C’est de la désinformation.

L'accélération d'un déploiement massif des IA génératives d'images et de textes à l'attention du grand public, se perçoit très nettement sur les réseaux sociaux et pas toujours pour le meilleur. Les infox à base de vidéos et images artificielles sèment le doute non seulement parce qu'elles véhiculent souvent de la désinformation, mais aussi parce qu'elles font désormais douter de tout. La meilleure parade est déjà de s'interroger sur le fonctionnement et l'innocuité des modèles proposés. Le problème avec ce que l’on appelle aujourd’hui « l'intelligence artificielle », c’est que justement les machines ne le sont pas… intelligentes. En tout cas, pas à la manière des humains. Que seraient les machines sans leurs créateurs ? Dans son livre « De la bêtise artificielle », la philosophe Anne Alombert envisage les relations entre les esprits humains et leurs prothèses artificielles dans une relation dynamique. Elle affirme également que cette façon de présenter les IA, à l'attention du grand public, n'est pas anodine. Outre la création d'un rapport de dépendance aux machines, le mythe transhumaniste des grands propriétaires de plateformes est une supercherie qui risque fort d'aboutir à un appauvrissement des savoirs. « Alors que les idées reçues sont intensifiées, les originalités sont évacuées. Le véritable danger n'est pas la singularité technologique mais l'élimination des singularités idiomatiques, la suppression des exceptions et des nouveautés, conditions du renouvellement culturel et de l'évolution des sociétés. » Anne Alombert est philosophe, maîtresse de conférence à l'Université Paris 8, et auteur de « De la bêtise artificielle », éditions Allia: « Tant qu'elle cherchera à imiter et à remplacer les capacités humaines par des performances computationnelles, la soi-disant « intelligence artificielle » ne pourra conduire qu'à la bêtise généralisée. », écrit Anne Alombert et de citer un certain nombre d'initiatives d'acteurs du numérique témoignant, en revanche, de « la possibilité de réconcilier les calculs des algorithmes et les savoirs singuliers, essentiels à la vie politique et culturelle des sociétés. » La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: CAN 2025: les vidéos générées par intelligence artificielle occupent le terrain La chronique de Kahofi Suy de l'Afp factuel à Abidjan : Non, le président Tinubu n'a pas rendu visite à Anthony Joshua à l'hôpital.

C’est une méthode d’enquête de plus en plus en vogue. L’Osint, ou recherches en sources ouvertes, bouleverse notre rapport à l'information. Utilisée par des chercheurs, des journalistes et des citoyens, cette technique d’investigation permet de mettre en lumière des faits d’intérêt public. Remède et poison, l’Osint peut aussi être détournée à des fins de contrôle et de manipulation. Dans son dernier ouvrage, Allan Deneuville, décrypte ce phénomène du « Dark Osint ». Héritée des services de renseignement, l’Osint (acronyme anglophone pour Open Source Intelligence), permet de produire des enquêtes autonomes, sourcées et susceptibles de révéler des informations d'intérêt public. Grâce à cette méthode d’enquête en sources ouvertes, il est possible de documenter des faits d’actualités, comme c’est le cas de la guerre en Ukraine, ou plus récemment de l’attaque américaine au Venezuela. Dans un contexte où les infox se multiplient, l’Osint sert également à contrecarrer des opérations de désinformation. Mais si l’Osint permet de décrypter, elle peut au contraire être dévoyée et utilisée à des fins antidémocratiques. On en parle avec Allan Deneuville, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, chercheur associé au centre Géode de géopolitique de la datasphère, partenaire de l'émission. Il vient de publier « Osint : enquêtes et démocratie », aux éditions de l’INA. Au Venezuela, la désinformation ne désemplit pas Près d’une semaine après la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, les autorités vénézuéliennes ont libéré plusieurs prisonniers politiques. Une mesure saluée par Donald Trump qui affirme avoir annulé une deuxième attaque. Un contexte tendu, propice à la désinformation. Ces derniers jours, de nombreuses infox soutiennent, à tort, que les habitants de Caracas auraient massivement célébré la chute du régime et la gloire du président Trump. Décryptage avec Cassiopée Etchevers, journaliste en formation à Sciences Po Paris. À lire aussiVenezuela: quand la désinformation vise à légitimer l’opération américaine Groenland : les infox ciblent l’armée danoise Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l’armée danoise chargée d’assurer la sécurité de ce territoire. C’est le sujet de la chronique des Dessous de l’infox, présentée cette semaine par Olivier Fourt. À lire aussiGroenland: la désinformation accompagne les propos de Donald Trump

La désinformation a toujours existé. L'historien Michel Pretalli revient sur les grandes manipulations qui ont marqué l'histoire, du temps des pharaons à nos jours : ruses de guerre, stratagèmes politiques et théories du complot. À l'heure d'internet, il est plus que jamais nécessaire d'en étudier les ressorts et les moyens de les contrer. [Cette émission est une rediffusion du 5 septembre 2025] L'étude des ruses de guerre dans l'histoire ancienne, de la désinformation comme arme politique et autres théories du complot recyclées depuis des siècles permettent de mieux appréhender le phénomène actuel de désinformation massive observé sur les réseaux sociaux. En évitant tout anachronisme, en prenant en compte l'évolution des mentalités, l'historien Michel Pretalli dévoile les ressorts de la désinformation depuis le temps des pharaons. Historien, professeur des universités en études italiennes à l'université de Franche-Comté, Michel Pretalli signe, avec le journaliste fact checker Giovanni Zagni : Une histoire de la désinformation, Fake news et théories du complot, des Pharaons aux réseaux sociaux, aux éditions Mimésis. La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Sahel: l’armée française accusée à tort de ravitailler des terroristes au Mali La chronique de Dounia Mahieddine de l'AFP factuel : Non, Macron n’a pas lancé un programme offrant 1.800 euros mensuels aux Africains s'installant en France

À un mois de l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, les premiers signaux donnés par la nouvelle équipe en train de se constituer sont inquiétants, notamment au regard des médias et de l’intégrité de l’information. Elon Musk, patron du réseau social X, fait désormais partie de l'équipe dirigeante et instrumentalise sa plateforme avec des déclarations fracassantes au profit de formations politiques d'extrême droite. Avec Maud Quessard, spécialiste des États-Unis et des stratégies d’influence, nous évoquons les transformations à l'œuvre depuis 2016, début du premier mandat de Donald Trump. Maud Quessard, directrice du domaine « espace euratlantique » à l’Irsem, l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, est maître de conférence. Avec Céline Marangé, elle a codirigé l'ouvrage de référence Les guerres de l'information à l'ère numérique, aux Presses universitaires de France.David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’Institut des systèmes complexes, a réalisé de nombreux travaux sur Twitter puis X. Témoin de la métamorphose de ce réseau social depuis son rachat par Elon Musk, il prône la migration des abonnés vers d'autres systèmes, plus ouverts et respectueux des valeurs démocratiques. Pour ce faire, il anime un collectif de chercheurs à l'origine d'une solution de migration vers des réseaux sociaux comme Bluesky ou Mastodon. L'initiative est sur la rampe de lancement sous le nom HelloQuitteX.La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI : entre le Mali et la Mauritanie, la désinformation attise les tensions.

Un processus électoral chamboulé du fait de manipulations en ligne, Tik Tok est incriminé au premier chef, mais Meta n'est pas en reste. La campagne électorale en Roumanie s’est déroulée dans des conditions qui ne correspondent pas aux standards démocratiques européens. Les Roumains devront revoter, mais qui peut dire qu’il en sera autrement lors du prochain scrutin ? On en parle avec Horatiu Bontea, data journaliste à Factual, site roumain de fact checking. Et sur la relation États-réseaux sociaux, on interroge le juriste, spécialiste du numérique Valère Ndior. Son dernier livre, écrit avec Emmanuel Netter s’intitule précisément « États et réseaux sociaux, contrôler le discours en ligne ». Valère Ndior est professeur de Droit public à l'Université de Bretagne occidentale (Lab-LEX), membre de l'lnstitut universitaire de France et membre du projet de géopolitique de la datasphère GEODE, partenaire des dessous de l’infox. La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Syrie: les fausses rumeurs sur le sort de Bachar el-Assad.

«Derrière les écrans», c’est le titre d’une enquête menée par l’Unesco pour mieux comprendre les influenceurs, et les aider à résister à la désinformation, à la haine en ligne et autres dérives observées sur les réseaux. Adeline Hulin, cheffe du pôle « Éducation aux médias et à l'information » de l'Unesco évoque l'initiative de l'organisation onusienne pour répondre aux besoins essentiels des influenceurs de plus en plus nombreux à se lancer sur les réseaux sociaux, tous sujets confondus. 68 % d'entre eux sont des nano-influenceurs, c'est-à-dire des créateurs de contenu suivis par 1 000 à 10 000 abonnés. À peine 1 sur 5 a une formation journalistique, plus de la moitié ont moins de 35 ans et les trois-quarts se montrent intéressés par le cours en ligne gratuit de l'Unesco: « Comment devenir une voix de confiance sur internet ».Un nouveau scrutin en forme de référendum pour ou contre l’Union européenne, devait avoir lieu en Roumanie, ce dimanche 8 décembre 2024, mais les résultats du premier tour de la présidentielle viennent d’être annulés par la Cour constitutionnelle, sur fond de possibles ingérences numériques dans la campagne. On en parle avec Pavol Szalai de Reporters sans frontières. La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Syrie : rumeurs infondées sur la mort d'Abou Mohammed al-Jolani, le chef des rebelles islamistes.La chronique de Quang Pham des Obs de France 24 : des cartes montrant le Tchad envahi de bases militaires françaises ? C'est de la désinformation.

Qu’est-ce qui fait que l’on adhère -ou non- à un récit ? Stratégies d’influence, propagande et autres manipulations de l'information sont de plus en plus documentées. Mais que sait-on réellement de leur efficacité ? Il y a autant de risques à sous-estimer qu'à exagérer les effets que peuvent produire ces narratifs sur l'opinion nationale et internationale. L'important, selon Laurent Cordonnier de la Fondation Descartes, c'est d'améliorer notre connaissance de ces manœuvres informationnelles. Notre invité est Laurent Cordonier, docteur en Sciences sociales, directeur de la Recherche à la Fondation Descartes, est l'auteur d’une étude sur la pénétration en France des récits sur les conflits contemporains. Il livre un premier constat rassurant sur la résilience du public français face aux récits de propagande provenant de pays comme la Chine et la Russie. Mais une certaine partie de ce public, dont le comportement d'information se cantonne aux réseaux sociaux, se trouve massivement exposé aux ingérences numériques, sans qu'il soit réellement possible d'évaluer l'impact réel de cette désinformation.La plateforme X sous le feu des critiques : Reporters sans Frontières est victime d’une campagne mensongère visant à discréditer l’armée ukrainienne. Un faux reportage relayé sur X conduit l’ONG à saisir la justice pénale. Maintes fois signalée, l’infox continue de se propager. Antoine Bernard, directeur du plaidoyer pour RSF revient sur l'enjeu des poursuites contre X devant la justice. La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Ukraine : Comment la Russie exploite la menace nucléaire pour manipuler l'opinion.

Guerre des récits, guerre cognitive, comment garder la tête froide face à l’arsenalisation de l’information ? Comment le narratif de la troisième guerre mondiale vient-il alimenter le récit du Kremlin contre l’Ukraine et ses alliés ? On en parle avec Amélie Férey, responsable du Laboratoire de recherche sur la défense de l’Ifri, Institut français des relations internationales. Notre invitée, Amélie Férey vient de publier « Les mots, armes d’une nouvelle guerre ? » aux éditions Le Robert.Plongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique: RFI publie les différents volets d’une enquête réalisée dans le cadre du consortium Forbidden stories, alliance de grands médias du monde entier qui ont décidé de poursuivre le travail de journalistes tués ou empêchés de s’exprimer. L’enquête a été réalisée sur la base du témoignage d’un ancien collaborateur du groupe Wagner. Dernier volet à paraître ce dimanche (24 novembre 2024), l’influence russe au-delà de la Centrafrique, on en parle avec François Mazet du service Afrique de RFI.La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : France: Michel Barnier ciblé par un nouveau deepfake.

Plus que jamais se pose la question de la gouvernance de l’internet : qui doit décider de ce qui est permis ou pas sur les réseaux sociaux, comment se règlent les problèmes de souveraineté face à des entités transnationales ? TikTok, X, Telegram ou Meta, ces plateformes sont toutes engagées dans de véritables bras de fer avec des États ou des organisations multilatérales. [Rediffusion du 20/09/24] Valère Ndior est notre invité. Il est professeur de Droit public à l’Université de Bretagne occidentale, membre de l’Institut universitaire de France et de Géode, le Centre de géopolitique de la datasphère avec lequel nous sommes en partenariat dans cette émission. Valère Ndior est l'auteur d'un article intitulé « La marginalisation des États dans la gouvernance de l’internet », publié dans l'ouvrage collectif « La souveraineté numérique », édité par Bruylant en juin 2024.La chronique de Kahofi Suy de l'AFP factuel en Côte d'Ivoire : une infox destinée à discréditer les démocrates, autour de la vérification de l’identité des votants aux États-Unis. La chronique de Grégory Genevrier, de la cellule Info Vérif de RFI : Algérie-Mali, comment une fausse information faisant état de la reconnaissance de l’indépendance de la Kabylie par Bamako, fait le jeu des comptes pro-marocains.