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Politologues, scientifiques, intellectuels et artistes : du lundi au vendredi à 8h15, David Abiker reçoit un invité pour une conversation exigeante sur les grands enjeux de notre époque. Un rendez-vous à retrouver en podcast et en vidéo sur la chaîne YouTube de Radio Classique. Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner.
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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Vilain-Carlotti, géographe spécialiste des incendies de forêt et auteure de l'ouvrage "L'épreuve du feu, habiter autrement la terre". Ensemble, ils explorent les enjeux liés à la gestion des feux de forêt en France et les pistes pour mieux y faire face.L'invitée commence par revenir sur le débat autour du terme "mégafeu", souvent utilisé pour qualifier les incendies de grande ampleur comme celui qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde cette année. Elle explique que ce terme n'est pas vraiment adapté au contexte français, où les feux dépassant 10 000 hectares sont rares. En revanche, elle souligne que l'incendie girondin illustre bien la problématique des "feux convectifs", qui s'autonomisent et deviennent ingérables pour les pompiers.La spécialiste insiste ensuite sur la nécessité de changer de regard sur le feu, en le considérant non plus uniquement comme un fléau, mais aussi comme un outil potentiellement bénéfique pour la gestion des espaces naturels. Elle évoque notamment les pratiques de "brûlage dirigé" développées aux États-Unis et dans certaines régions d'Europe méditerranéenne, qui permettent d'entretenir la végétation et de limiter la propagation des grands incendies.Pauline Vilain-Carlotti pointe également les limites des dispositifs réglementaires actuels, comme l'Obligation Légale de Débroussaillement (OLD), qu'elle juge "intéressante mais inopérante". Selon elle, ces outils restent trop individuels et ne prennent pas suffisamment en compte les dynamiques collectives et territoriales. Elle plaide pour une meilleure intégration de la prévention des incendies dans l'aménagement du territoire, à travers notamment les Plans de prévention des risques d'incendie de forêt (PPRIF).Au-delà des aspects techniques, elle insiste sur la nécessité d'un changement de paradigme dans notre rapport au feu. "Nous ne sommes ni dans la gestion ni dans l'anticipation mais dans la réaction", regrette-t-elle, soulignant que nos territoires restent trop vulnérables face à ce risque. Selon elle, il faudra apprendre à "vivre avec le feu" en réduisant cette vulnérabilité, par exemple en limitant l'urbanisation en zone forestière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans ce nouvel épisode de "L'invité de la matinale", Fabien Albert reçoit Frédéric Ramel, professeur en sciences politiques à Sciences Po Paris et auteur de l'ouvrage "Une diplomatie du sensible : 10 œuvres musicales à l'ONU". Ensemble, ils explorent le rôle de la musique dans la diplomatie onusienne, un aspect méconnu mais essentiel de cette institution.L'invité nous révèle comment, chaque 24 octobre pour l'anniversaire de l'ONU, un concert est organisé au siège de l'organisation à New York. Loin des discours officiels, cette tradition musicale nous en dit long sur la quête d'harmonie et d'universalité qui anime l'ONU. À travers le choix des œuvres et des interprètes, on découvre une institution qui cherche à se rapprocher des sociétés et du "sud global", au-delà du répertoire classique occidental.Il revient notamment sur un moment marquant de cette histoire musicale de l'ONU : la création en 2001, quelques semaines après le 11-Septembre, de l'œuvre "Dosti" du groupe pakistanais Dosti. Un geste fort pour montrer que l'islam ne se résume pas au djihadisme et que la musique peut être un vecteur de dialogue interculturel.Frédéric Ramel souligne également que ces concerts sont devenus un outil de soft power pour certains États, qui cherchent à promouvoir leur image sur la scène internationale. Mais au-delà de ces enjeux géopolitiques, la musique reste un langage universel, capable de transcender les clivages et de rassembler.Alors que le concert de 2025 a malheureusement été annulé, l'invité nous livre ses espoirs pour l'élection du prochain secrétaire général, qui pourrait insuffler un nouveau souffle à cette tradition musicale de l'ONU.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Augustin Lefebvre s'entretient avec Vincent-Nicolas Delpech, le directeur général du CHU de Bordeaux, au cœur de la crise provoquée par les gigantesques incendies qui ravagent la région. Alors que plus de 220 000 personnes ont été évacuées, le CHU de Bordeaux a dû faire face à un afflux massif de patients, notamment en provenance d'EHPAD et d'établissements de santé. En seulement 24 heures, l'hôpital a dû créer 243 lits supplémentaires, une prouesse rendue possible grâce à la mobilisation de plus de 4 250 volontaires, professionnels de santé venus prêter main-forte.L'invité revient sur les défis logistiques et organisationnels auxquels son équipe a dû faire face pour accueillir et prendre en charge ces patients, souvent âgés et dépendants. Il évoque notamment la réouverture en urgence d'un ancien EHPAD, entièrement réaménagé en une nuit pour pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions.Au-delà des aspects purement médicaux, le directeur du CHU s'inquiète également des conséquences psychologiques que cette crise pourra avoir sur les populations évacuées, ayant perdu leur logement et leurs repères. Il annonce ainsi le renforcement de l'offre de soins en santé mentale pour faire face à cette problématique.Alors que la canicule s'invite également dans cette séquence, Vincent-Nicolas Delpech souligne les défis supplémentaires que cela représente pour son établissement, déjà fortement mobilisé. Malgré la fatigue, il assure cependant que le CHU saura tenir dans la durée, grâce à une organisation rigoureuse permettant la rotation du personnel.Cet épisode offre un éclairage sur la gestion de crise au sein d'un grand hôpital universitaire, confronté à une situation hors-norme qui met à rude épreuve ses équipes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Pauline Clément, sociétaire de la prestigieuse Comédie-Française depuis 11 ans. Elle nous plonge au cœur des coulisses de cette institution emblématique à travers le film qu'elle a co-écrit, "De la Comédie-Française", réalisé par Martin Darondeau et Bertrand Usclat.Pauline Clément incarne Nina, une metteuse en scène qui doit monter la pièce Macbeth dans seulement trois heures. Mais rien ne se passe comme prévu, entre acteurs pas prêts, absences de dernière minute et autres péripéties. Elle nous fait vivre cette première mouvementée, nous faisant découvrir les défis et les imprévus auxquels font face les comédiens de la Comédie Française au quotidien.Au-delà de ces moments cocasses, l'invitée explique que l'objectif du film était de "désacraliser" ces métiers du spectacle vivant, de montrer que derrière les grands rôles et les beaux costumes, il y a aussi des êtres humains avec leurs failles et leurs vulnérabilités. Un véritable pont entre son expérience de comédienne à la Comédie-Française et son passé d'humoriste sur Internet.Elle revient également sur les défis du métier de comédien, notamment la pression et le stress avant une première. Elle partage avec humour et authenticité les réactions parfois surprenantes du public, qui peuvent dérouter les comédiens les plus aguerris. Enfin, la comédienne évoque la réception très positive du film, qui a notamment été primé au Festival de l'Alpe d'Huez, soulignant que l'objectif était de rendre accessible cette institution parfois perçue comme élitiste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Pierre Pillet s'entretient avec Éric Durand, pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national des personnels navigants de l'aéronautique civile (SNP-NAC). Alors que la France fait face à une saison des feux de forêt sans précédent, avec plus de 116 000 hectares déjà parcourus par les flammes, l'invité nous plonge dans les coulisses de la lutte acharnée menée par les équipages de Canadair.Malgré les moyens limités dont ils disposent, avec seulement deux appareils déployés en Gironde sur les douze que compte la France, les pilotes de Canadair font preuve d'un engagement sans faille. Éric Durand explique que cette situation s'explique par la nécessité de répartir les forces sur l'ensemble du territoire, face à de multiples départs de feux simultanés. Il souligne également les défis liés à la maintenance de ces appareils vieillissants, qui nécessitent des révisions régulières après seulement 75 heures de vol.Mais loin de se décourager, il insiste sur la résilience du système mis en place. Les pilotes sont formés et entraînés pour faire face à ces situations extrêmes, bénéficiant d'un roulement permettant de les reposer régulièrement. Et malgré les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange, les équipes de mécaniciens travaillent sans relâche pour maintenir la flotte opérationnelle.L'invité met également en lumière l'importance de l'entraide européenne, qui a permis de renforcer les moyens aériens et terrestres déployés sur le terrain. Loin de voir cette aide comme un aveu de faiblesse, il y voit au contraire une évolution positive de la solidarité entre pays face à ces défis environnementaux.Au-delà des chiffres et des statistiques, cet épisode offre un regard privilégié sur le quotidien de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour protéger nos forêts et nos habitations. Épuisés mais déterminés, les pilotes de Canadair incarnent la résilience et l'engagement de tous les acteurs mobilisés pour faire face à cette crise historique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui dans "L'invité de la matinale", Pierre Pillet reçoit Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre les incendies à l'Office Nationale des Forêts. Alors que la Gironde est ravagée par un gigantesque feu de forêt, dévorant plus de 42 000 hectares en quelques jours, il apporte un éclairage essentiel sur le rôle crucial joué par les équipes de l'ONF dans la lutte contre ces sinistres.Christophe Chantepy explique en détail le travail de prévention et de surveillance mené par l'ONF, avec des patrouilles régulières pour sensibiliser le public et faire respecter les interdictions. Il décrit également la mission d'appui aux pompiers, notamment en termes de cartographie et de guidage des moyens de secours, une expertise précieuse face à l'ampleur de ces incendies.L'expert revient sur les facteurs qui ont favorisé la propagation fulgurante de l'incendie en Gironde : la sécheresse extrême de la végétation, les conditions météorologiques difficiles, la quantité importante de combustible accumulée après un hiver pluvieux et un printemps doux. Il souligne également la vulnérabilité du massif forestier landais, marqué par une très grande continuité du couvert végétal, sans discontinuités agricoles pour freiner la progression des flammes.Il alerte sur la recrudescence préoccupante des « feux convectifs », véritables phénomènes météorologiques générés par la puissance des incendies, rendant la lutte extrêmement complexe pour les pompiers. Un défi majeur face au changement climatique, qui se traduit par des étés de plus en plus chauds et secs.Au-delà de la lutte contre les feux en cours, Christophe Chantepy évoque les enjeux de la reconstitution des zones brûlées et de la gestion des massifs forestiers vulnérables, comme celui des Landes. Il souligne la nécessité de diversifier les essences pour faire face aux défis du changement climatique, tout en restant prudent sur les transformations à grande échelle d'un écosystème aussi vaste et fragile.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Antonin Baudry, réalisateur français et auteur de la fresque cinématographique en deux parties « La Bataille de Gaulle ». Avec un enthousiasme communicatif, il nous plonge dans les coulisses de la création de cette œuvre ambitieuse qui retrace le parcours de Charles de Gaulle, de la débâcle de 1940 à la libération de Paris en 1944.Loin des images d'Épinal, Antonin Baudry nous dévoile un De Gaulle inédit, un homme confronté à l'impossible qui doit bâtir la France Libre sans armée, sans soutien politique et sans même maîtriser l'anglais. Un personnage complexe, traversé d'émotions qu'il s'efforce de dissimuler, incarné avec brio par l'acteur Simon Abkarian. Le réalisateur revient sur les défis relevés pour rendre justice historiquement à cette période tout en touchant un large public, notamment les jeunes. Il évoque les recherches minutieuses menées avec sa co-autrice Bérénice Vila, le rôle essentiel du conseiller historique Julian Jackson, ainsi que le travail de composition des acteurs, véritables piliers de ce film choral.Au-delà de la reconstitution historique, l'invité souligne les résonances contemporaines de cette épopée, des parallèles saisissants avec des événements récents comme l'invasion de l'Ukraine. Un film qui parle autant du passé que du présent, une fresque ambitieuse qui captive et interpelle.Avec cette interview riche et passionnante, il nous offre un éclairage unique sur les coulisses de la création de « La Bataille de Gaulle », un véritable événement cinématographique à découvrir d'urgence.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, pour décrypter l'évolution du conflit opposant les États-Unis à l'Iran. Alors que les bombardements se poursuivent autour du détroit d'Ormuz, un nouveau front semble s'ouvrir en mer Rouge, avec les attaques menées par les rebelles Houthis contre des pétroliers saoudiens. L'invité explique que cette nouvelle escalade s'inscrit dans l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et les Houthis, ces derniers cherchant à bloquer les routes maritimes empruntées par le pétrole saoudien pour rejoindre l'Asie. Au-delà de cette nouvelle menace, il revient sur l'état de l'arsenal américain, confronté à une forte consommation de munitions sophistiquées et coûteuses. Face à la Chine, qui démontre une capacité de production navale impressionnante, les États-Unis peinent à renouveler leurs stocks, ce qui les oblige à se tourner vers d'autres pays comme l'Ukraine pour la fabrication de certains équipements.Sur le plan diplomatique, il souligne que l'objectif initial de changement de régime en Iran semble désormais hors d'atteinte. Le contrôle du détroit d'Ormuz par Téhéran est devenu une véritable « bombe atomique » qui paralyse les efforts américains. Les pays du Golfe, quant à eux, cherchent à s'adapter en diversifiant leurs routes d'exportation et leurs alliances, tandis qu'Israël reste pour l'instant en retrait, préférant se concentrer sur la menace du Hezbollah au Liban.Enfin, l'épisode aborde l'arrestation musclée de deux diplomates français en Iran, un événement qui illustre les tensions internes au sein du régime iranien entre factions dures et plus modérées. La France, de son côté, maintient sa présence dans la région avec l'envoi de navires de déminage, en attendant un éventuel accord qui permettrait une intervention plus large pour sécuriser le détroit d'Ormuz.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et ancien rapporteur général de l'institution. Ensemble, ils abordent les défis majeurs auxquels la France fait face en matière de finances publiques.Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu se montre pessimiste sur les objectifs de déficit pour 2027, l'invité dresse un constat alarmant : la dette publique échappe au contrôle et pourrait atteindre 130% du PIB d'ici 2030 si rien n'est fait. Selon lui, la situation est d'autant plus préoccupante que la France devra faire face à des dépenses supplémentaires, notamment pour honorer ses engagements en matière de défense et de transition écologique.Face à ce défi de taille, François Ecalle estime que les économies ne pourront pas être réalisées uniquement sur le budget de l'État. Il pointe du doigt les dépenses de retraites, de santé et des collectivités locales comme les postes les plus importants sur lesquels il faudra agir. Cependant, il reconnaît que ces sujets seront politiquement très difficiles à aborder, surtout dans un contexte de campagne présidentielle où les promesses électoralistes risquent de l'emporter.L'expert évoque également la question épineuse des niches fiscales, qui représentent près de 100 milliards d'euros par an. Bien que des économies puissent être réalisées, il souligne que ce sujet est un véritable «serpent de mer» depuis 30 ans et que les marges de manœuvre restent limitées.Enfin, il aborde l'impact potentiel d'une conjoncture économique dégradée sur les finances publiques. Selon lui, si la croissance venait à ralentir davantage, il faudrait alors laisser jouer les stabilisateurs automatiques plutôt que de chercher à compenser coûte que coûte par de nouvelles économies ou hausses d'impôts.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", Marc Bourreau reçoit Laetitia Langlois, maître de conférences en civilisation britannique, pour décrypter l'arrivée au pouvoir d'Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique. Âgé de 56 ans, il succède à Keir Starmer et incarne une Angleterre différente, celle du Nord, longtemps délaissée. L'invitée explique que le nouveau Premier ministre est surnommé le « roi du Nord », un homme de terrain qui souhaite ancrer sa politique nationale dans son expérience de maire de Manchester. Contrairement à son prédécesseur, il se distingue par son charisme et ses talents de communicant politique. Laetitia Langlois souligne qu'il entend donner une nouvelle orientation au pays, axée sur l'unité et la cohésion nationale, face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le Royaume-Uni peine en effet à se remettre du Brexit, de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine, avec une croissance atone et un chômage qui repart à la hausse. Au-delà de ces enjeux économiques, Andy Burnham devra aussi s'attaquer aux profondes divisions qui traversent la société britannique, notamment autour de l'immigration et de l'identité nationale. L'invitée pointe un climat politique extrêmement tendu, marqué par des actes de violence, à l'image du meurtre récent de l'ancienne députée Ann Widdecombe. Le nouveau Premier ministre aura donc la lourde tâche de tenter de renouer le dialogue et l'apaisement.Sur le plan diplomatique, il devra également composer avec des alliés imprévisibles comme Donald Trump aux États-Unis. Bien que favorable à un rapprochement avec l'Union européenne, il ne remettra pas en cause l'engagement britannique aux côtés de l'Ukraine face à la Russie. Mais la spécialiste souligne que le nouveau locataire de Downing Street n'a jamais eu à gérer ce « monstre politique » qu'est l'ancien président américain.Enfin, l'arrivée d'un catholique à la tête d'un État majoritairement anglican n'aura pas d'impact majeur selon l'experte, la religion restant très en dehors de l'espace politique au Royaume-Uni, contrairement à d'autres pays.Alors que le Parti conservateur semble avoir été complètement marginalisé au profit de la formation populiste Reform UK de Nigel Farage, cet épisode montre que le mandat d'Andy Burnham s'annonce décisif pour l'avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni dans son ensemble.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.