
Par Anne Ghesquière avec Marie-Pierre Dillenseger : synchronicité / alignement / signes / Feng Shui / Arts stratégiques chinois / coïncidence / intuition / adaptation / sens / observation / souplesse / arts martiaux / sagesse chinoise /
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Optum Announcer
La santé peut se sentir compliquée. C'est pourquoi Optum utilise la technologie pour connecter les gens et les processus qui font la santé plus facile, plus affordable et plus efficace. Nous faisons en sorte que vous sachiez exactement ce que vos bénéfices couvrent. Et pour vous aider à mieux gérer votre santé, nous coordonnons la santé entre vos médecins et votre technologie. Nous croyons que la santé meilleure et plus simple est toujours possible. C'est l'optimisme santé. C'est Optum. Visitez optum.com pour en apprendre plus.
Marie-Pierre Dylan Seeger
ACAS powers the world's best podcasts. Here's a show that we recommend.
Jameela Jamil
What if you laughed all through your commute? Or if you heard the funniest story while at the gym? Well, now you can. I'm Jamida Jamil, and guests on my new podcast, Wrong Turns, share their most mortifying and hilarious disaster stories. I'm talking people like May Martin, Bob the Drag Queen, Catherine Ryan, Jake Johnson, Margaret Cho, Simon Pegg, Penn Badgley, and so many more. So listen wherever you get your podcasts, wrong turns, where dignity goes to die.
Anne Guéquière
Bonjour les amis, c'est Anne Guéquière. Alors, avant de démarrer cet épisode, pensez à vous abonner à notre chaîne YouTube et sur vos plateformes habituelles, que ce soit Apple Podcasts, Deezer ou Spotify, pour ne manquer aucun épisode. Merci encore d'avoir fait de Métamorphose le podcast santé bien-être numéro un en francophonie. C'est parti avec notre invitée du jour.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience.
Anne Guéquière
On dit que la chance sourit aux audacieux, ou qu'elle tombe du ciel, et si elle n'était ni un hasard, ni un don, mais le fruit peut-être d'un alignement entre qui nous sommes, ce que la vie nous offre, et ce que nous choisissons d'en faire. Mon invité du jour pratique les arts stratégiques chinois depuis plus de 30 ans, que ce soit le feng shui, le hiking ou la lecture des cycles temporels, et elle décode ces forces invisibles qui peut-être parfois orientent nos vies. Vous la connaissez bien, car c'est une habituée au micro de Métamorphose, mais elle est là physiquement aujourd'hui.
Marie-Pierre Dylan Seeger
En personne! En personne, je l'ai attrapée à Paris.
Anne Guéquière
Et comme nous tous, elle a eu des signes sur sa route, des coïncidences, des synchronicités. Sauf qu'elle, elle a peut-être appris un peu mieux que nous à les lire. Et c'est précisément ce qu'elle va nous enseigner aujourd'hui. Je suis ravie de retrouver dans Métamorphose, Marie-Pierre Dylan Seeger. Bonjour.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Bonjour.
Anne Guéquière
Je prononce mal ton nom? On dit «je» ou «gue»? Au choix. Au choix.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Je ne me...
Anne Guéquière
Les deux te vont?
Optum Announcer
Oui.
Anne Guéquière
Alors aujourd'hui, on va parler, je le disais en introduction, d'alignement. Je t'ai reçu déjà plusieurs fois dans Métamorphose. Je crois que c'est la sixième ou sietième fois, peut-être.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mon Dieu!
Anne Guéquière
Mais on est à la saison 8 de Métamorphose. Ça fait à peu près une fois par an, tu vois. Et là, pour celles et ceux qui nous suivent sur YouTube, il y a ton oracle. Et j'avais envie, pour s'amuser, qu'on commence peut-être par tirer une petite carte et qu'on voit quelle intention elle nous donne par rapport à cette thématique autour des synchronicités. Alors, est-ce que tu arrives à l'attraper?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Est-ce que c'est moi qui vais tirer?
Anne Guéquière
Alors, c'est toi qui vas tirer. Hop, voilà. C'est toi qui vas tirer une petite carte. Évidemment, les gens qui nous écoutent, cette carte, elle est aussi pour vous.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alors, elle est aussi pour vous, elle est pour aujourd'hui. Elle est pour nous tous, en fait.
Anne Guéquière
Exactement.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et donc, sans intention particulière, à part ce qui vient d'être dit.
Anne Guéquière
Alors, je l'ai... Parce que vous venez d'entrer dans cette émission avec nous, vous êtes en train de nous écouter et en fait, il y a un message peut-être pour nous ou pas. On va voir ce que nous dit cette carte à ce moment-là.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alors, souvent, les choses ne se font pas parce que ce n'est pas encore le moment. elles se font aujourd'hui. Ça, c'est pas la carte, je me permets un commentaire, parce que le moment de nous retrouver en personne est enfin arrivé. Quand on pense à toutes les fois où nous aurions pu et cela n'a pas pu se faire, cette carte, elle valide le bonheur du moment où enfin les choses se font.
Anne Guéquière
On a fait beaucoup d'épisodes à distance, parce que je le dis pour nos auditrices et nos auditeurs, tu vis du côté de Boston, aux États-Unis. Et donc, c'est vrai qu'on a fait de fait pas mal d'émissions à distance, même si on en a fait en présentiel aussi à Paris. Alors, qu'est-ce que ça pourrait dire, cette carte, pour les gens qui nous écoutent? Ça veut dire qu'il y a un bon tempo aussi dans la vie, c'est ça qu'elle nous dit?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Lorsque l'on tire cette carte, nous sommes repositionnés, elle nous renvoie dans un écoulement du temps où tout n'est pas possible, tout le temps, partout. La difficulté que l'on peut avoir quand on compte beaucoup sur la volonté, est de nous attendre à une systématisation des résultats, alors que bien souvent, les choses arrivent pas quand nous le voulons ou pas exactement quand nous le voulons. Elles arrivent quand le temps est prêt, quand le moment est le bon. Et ce n'est pas une histoire de volonté ou ce n'est pas qu'une histoire de volonté. Donc là, la carte invite à ne pas se prendre la tête, à ne pas se culpabiliser quand ce que vous attendez n'est pas encore là.
Anne Guéquière
Le temps n'est pas peut-être venu.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Le temps n'est pas au rendez-vous.
Anne Guéquière
Oui. Et ça fait très bien le pont, je trouve, avec les synchronicités, parce que j'aimerais te poser cette question. Qu'est-ce qui t'a amené à considérer que la vie nous parle en permanence? Elle nous parle en permanence, mais non pas qu'il faille tout interpréter en permanence, mais quand même, elle nous donne des indications, presque comme tu viens de le dire.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Je pense que sans la prise en compte de possibles synchronicités, c'est-à-dire de messages signifiants qui ne sortent pas que de notre intellect ou de notre douleur ou de ce que nous avons pu entendre, sans la prise en compte de ça, la vie bien souvent n'a pas de sens. où nous traversons des moments insensés, pour lesquels nous n'avons pas les codes pour comprendre pourquoi cette douleur, pourquoi cette difficulté, pourquoi cet obstacle. Or, bien souvent, de ne pas compter sur une réponse systématique ou un effet systématique de notre volonté, mais de nous mettre en éveil, en curiosité de ce que l'univers peut nous dire, avant même que survienne ce que nous souhaitons ou même une surprise que nous n'attendions pas. D'abord, nous permet de rentrer dans un rythme, mais aussi nous permet de donner plus de sens à ce qui pourrait ne pas en avoir. Puis, on devient actif. Oui, la suite.
Anne Guéquière
Et en même temps, est-ce que cette recherche de sens, c'est aussi une manière parfois de se rassurer?
Lead Human Host
Oui.
Anne Guéquière
Parce qu'on se dit, il y a des événements dans la vie qui n'ont pas de sens, en fait. Si on en cherche un sens, on peut tourner en rond, tu vois Oui,?
Marie-Pierre Dylan Seeger
et en fait, je pense qu'il est important par moment aussi, et ce sont des moments qui invitent à la consultation d'un oracle, de ne pas chercher absolument à avoir un sens qui serait dérivé d'une lecture logique. Bien souvent, ce qui n'a pas de sens aujourd'hui en aura dans trois ans. Ce n'est pas de dire à tout le monde «attendez toujours trois ans », c'est quand même difficile d'attendre, mais bien souvent le sens n'apparaît qu'après coup. Et pour ça, il faut laisser passer du temps. Moi, je dis il faut laisser faire le temps. Et il y a de toute façon une texture temporelle qui est rétive, qui résiste à notre volonté.
Anne Guéquière
Pourquoi tu dis trois ans, d'ailleurs?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Trois ans, parce que trois est un chiffre, vraiment une réponse, une vraie réponse pour ça, trois ans.
Anne Guéquière
Non, mais est-ce que c'est pour donner un certain temps un peu long?
Marie-Pierre Dylan Seeger
C'est d'abord trois ans et bien plus long que six mois.
Lead Human Host
Oui.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et je pense que si nous arrivons ou si j'arrive dans mon travail, dans mes consultations, à étirer un petit peu la capacité de l'autre ou de celui ou celle qui me fait confiance, qui me consulte, à étirer sa capacité de patience, la personne va se retrouver peut-être un petit peu frustrée, mais sur le moyen terme, sur le long terme, beaucoup plus capable de naviguer elle-même. Nous avons une grande capacité réactive à réagir au quart de tour, à souvent même rebondir, voire répondre très rapidement à ce qui nous est projeté. Bien souvent, le temps est un bon conseiller. On dit ici dormir dessus, au moins passer une nuit. Mais trois ans est aussi un chiffre...
Anne Guéquière
On dit le temps fera son oeuvre.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Le temps fera son oeuvre. Mais trois ans est un chiffre important dans la culture chinoise parce que c'est un chiffre ternaire, c'est un chiffre impair qui apporte du yang, qui apporte du mouvement.
Anne Guéquière
C'est pour ça aussi.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Donc je n'y réfléchis même pas, c'est ce chiffre-là.
Anne Guéquière
Quand on parle de lire des signes, est-ce que c'est une compétence, une sensibilité ou une manière d'habiter le monde ou tout ça à la fois? Qu'est-ce que ça demande en fait?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Cela demande de l'observation. Et oui, c'est une compétence, mais avant que ce soit une compétence qui pourrait paraître ésotérique quasiment, ou le résultat d'un grand apprentissage, la capacité de lire les signes dépend d'une capacité et d'une disponibilité à l'observation. L'observation, tout simplement, une disponibilité à ce qui survient autour de nous, ce qui se passe autour de nous, sans tomber dans une superstition où forcément de voir un oiseau, ce serait positif, de voir quelque chose de triste serait négatif. Mais la vraie qualité derrière, c'est celle de l'observation et une capacité à maîtriser notre impatience pour laisser se reposer les ailes d'une signification, quelque part. Et ça se travaille. Il y a autre chose, si je peux me permettre, c'est que tant que nous considérons que ce qui nous arrive est strictement de l'ordre de quelque chose qui serait déjà écrit, ou mis en boîte après des épreuves dans la rubrique de la malchance, par exemple, ou d'un déterminisme. À ce moment-là, nous sommes moins disponibles pour voir les signes, puisque tout serait déjà écrit. Or, le signe, la carte, la synchronicité mentionnée avant, vient mettre un pas dans une porte pour qu'elle ne se referme pas, ouvrant une perspective qui, elle, va nous permettre de décoder autrement ce que, trop vite, nous aurions pu conclure. De négatif ou de positif, d'ailleurs? Bien sûr.
Anne Guéquière
D'ailleurs, cet oracle, je n'ai pas redonné son titre, c'est l'oracle L'alignement, 64 messages pour être soi, chez Mama. Il est chez Mama Édition. Il était sorti en 2025. Très joli, avec une bonne prise en main des cartes. Ça peut être des points d'appui, justement, pour cheminer les oracles.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Absolument. Et je pense que le terme qui convient serait «guide» et «compagnon de route». La vie est joueuse. Elle n'a rien d'une ligne droite et elle nous propose souvent des surprises, bonnes ou mauvaises. Et dans l'approche qui est la mienne, dans laquelle je m'inscris, qui a à voir avec la tradition chinoise, notre longévité va dépendre de notre capacité à nous adapter. C'est d'un côté de la résilience, puis c'est aussi de la souplesse. Ou dit autrement, on pourrait dire que c'est à la fois une capacité à guérir quand les coups ont été portés, et aussi une capacité à changer. de manière à ne pas nous retrouver dans des situations similaires. Donc, l'alignement, parce que là, il y a vraiment une référence aussi aux arts martiaux qui sont aussi derrière ma pratique, de s'aligner, ce n'est pas se mettre tous en randonnion à côté d'un mur ou de rester figé comme une statue dans une posture idéale, mais intenable. Il s'agit de s'aligner avec soi-même. Donc, la carte ou l'oracle, il vient chahuter ou court-circuiter une pensée logique? qui pourrait nous enfermer dans une lecture trop linéaire de nous-mêmes.
Anne Guéquière
C'est intéressant que tu dises ça, parce que je crois que dans la croyance populaire, et notamment peut-être dans les milieux New Age ou de développement personnel, cette histoire d'alignement n'est précisément pas ce que tu viens de décrire. Et c'est important que tu le décryptes. Alors, je ne suis pas là pour forcément jeter la pierre sur tout ce que je viens de citer, mais C'est autre chose que tu décris avec les arts martiaux aussi.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et je pense que je n'ai pas suffisamment souligné précédemment l'importance pour moi, non seulement de l'énergie chinoise, de ces techniques de stratégie chinoise, mais aussi de la posture martiale. Et c'est pour ça... Ça ne veut pas dire que tout le monde doit faire des arts martiaux, mais il y a pour moi un vrai modèle qui est d'abord de ne pas dissocier la tête du corps, que lorsque le corps n'est pas agissant ou n'est pas en mouvement, la tête va prendre le dessus avec le risque d'une pensée linéaire enfermante. Et donc, la posture, quand on parle d'alignement, c'est un centrage sur soi. au service de ce que nous avons à apporter dans cette vie-ci. Ce n'est pas un retrait du monde, ce n'est pas une formatisation, c'est vraiment un sans-stras-sur-choix qui nous permet éventuellement de donner au monde ce que nous avons de différent et qui est notre valeur. Je ne parle pas, moi, d'alignement où tout le monde serait pareil. Je parle d'alignement en soi qui accepte ce qui est une sacrée... Ce n'est pas simple. Qui accepte notre différence, quand bien même elle pourrait nous exclure de modèles différents, mais qui est la condition de l'ancrage.
Anne Guéquière
Et quand bien même elle contient l'ombre, d'ailleurs.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mais bien sûr. Mais bien sûr. Mais elle a la condition de l'ancrage. L'objectif, pourquoi la référence des arts martiaux est importante, c'est que si j'arrive à m'ancrer en ce que je suis, je suis beaucoup moins chahutable, beaucoup moins perturbable, je vais pouvoir tenir dans des vents contraires. C'est parce qu'il y en a toutes. Aucune des techniques que je peux proposer ou pratiquer ne met à l'abri de vents contraires, ne met à l'abri de difficultés.
Anne Guéquière
Oui, de toute façon, personne n'est à l'abri.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Bien sûr, mais du coup, elle permet de retrouver un équilibre. Et donc, les cartes sont des fenêtres qui, dans des moments où nous pourrions partir en ligne droite, qui ne peuvent rentrer que dans des murs ou qui ne peuvent que nous décevoir, tout d'un coup, il y a une fenêtre qui s'ouvre, qui propose une perspective, qui soit va valider ce que je ressens profondément, mais que mon mental refuse, soit qui va m'interpeller parce que ça va paraître trop différent, mais puisqu'il s'agit d'aller chercher qui nous sommes vraiment, il est normal que cela puisse passer par ce qui est en apparence un détour.
Anne Guéquière
Comment les arts stratégiques chinois, justement, nous enseignent, et je pense au I-King cette fois-ci, par rapport à cette lecture des signes, des cycles et du vivant? En fait, ils ont quand même un cran d'avance là-dessus par rapport aux Occidentaux. C'est pour ça que tu t'y es intéressée, toi, j'imagine.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Absolument. Et donc, le point fondamental, c'est une compréhension différente du temps. Le temps est vu comme une force. extérieur à nous, comme un guerrier, dont on va chercher à être l'allié. Et donc une force, une force décodable et une force cyclique. Les années reviennent. Donc, du coup, rien que la base de cette pensée fait que si je rate une occasion, une autre s'en présentera. Puisque si je n'arrive pas cette année à faire ce que vraiment je voulais faire, il est possible qu'un autre mois, un autre jour, plus en phase avec le moment, la carte qu'on a tirée au début, me propose de faire enfin ce que j'ai à faire. Donc, il y a une compréhension du temps, même si La révolution chinoise est arrivée, même si on est dans un autre temps à l'heure actuelle et qu'il y a un phénomène d'acculturation quant à certaines de ces techniques. Il y a dans la texture de la psyché, on va dire chinoise, encore aujourd'hui, une capacité de patience beaucoup plus grande. Je viens de faire... Je participais à une conférence où le sujet était patience-impatience. Et la patience n'est pas la soumission La patience est la capacité de durer le temps qu'il faut pour que l'obstacle ait perdu de sa résistance.
Anne Guéquière
Quand tu dis ça, on a l'impression qu'il y a une vision d'éternité à travers ça et donc une sagesse, en fait.
Marie-Pierre Dylan Seeger
absolument rassurante, qui donne du sens sur la question du sens. Notre lecture du temps comme un fil continu, des numéros qui changent, c'est très abstrait des numéros. Le temps n'est pas nommé. Et puis, nous pensons, donc nous pouvons, nous sommes tout puissants. Notre lecture à nous, d'abord, est beaucoup plus inductrice d'éphémère et beaucoup plus... Il y a une urgence à tout faire. Maintenant, parce qu'il n'y a pas... Enfin, c'est une lecture qui est très différente. Donc, c'est vraiment très différent. Et nous, nous ne voyons pas le temps comme une force avec laquelle collaborer. Le temps est soit neutre, soit il est porteur de contradictions. Le temps, le temps traîne, le temps va trop vite. Mais bon, un temps qui va trop vite ne serait-ce pas parce que je ne me suis pas posée depuis deux jours? Donc, il y a une vraie sagesse.
Anne Guéquière
Il y a une vraie sagesse. Et d'ailleurs, quand tu dis ça, je pense aussi à Philippe Guillement, qui est ce scientifique qui parle beaucoup de la rétrocausalité. Alors après, il est controversé, ce qu'on en pense chacun. Mais sur l'influence du temps, du passé sur le présent, c'est intéressant parce que quand on pense à cette sagesse, Il y a quelque chose de cet ordre-là, quand je t'entends parler?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui. Ce que ça apporte, je pense, c'est que ça donne une force de négociation plus grande avec notre capacité volontaire. Et on finit après avoir essayé, et ça même sans technique chinoise ou pas, l'expérience nous amène. Les personnes plus âgées sont plus patientes que les personnes jeunes, quelle que soit la culture. Alors on peut dire c'est parce qu'elles se déplacent moins vite. C'est parce qu'elles ont aussi appris que le temps est agissant, quand bien même nous ne sommes pas toujours à pousser la charrette. Je dirais même que le temps est… Ça se dit aussi, mais nous savons que le temps est agissant. Nous savons ce qui fait que la grossesse va aller jusqu'à son terme, ce sont tous les mois qui passent. Mais nous le subissons ou il nous énerve. plus que nous ne collaborerons avec lui. Et donc, une mauvaise nouvelle, par exemple, une difficulté, quelque chose qui arrive, c'est une mauvaise nouvelle. C'est difficile. Mais au lieu de partir dans un mode, pourquoi est-ce que ça m'arrive encore? Pourquoi? Qu'est-ce que j'ai fait à l'univers? On va se dire, l'approche chinoise serait de se dire, qu'est-ce que je n'ai pas vu? que je pourrais voir, qu'est-ce que j'ai à apprendre de ce qui se passe, y compris dans des situations extrêmement douloureuses. C'est une lecture qui rentre en collaboration, c'est ce terme qui revient avec l'extérieur.
Anne Guéquière
J'avais une question qui me venait, puis je l'ai perdue parce que... Ah oui, je pensais à Juliette Binoche, que je ne sais pas si tu as écouté l'interview que j'ai faite d'elle il n'y a pas longtemps. Elle parle vraiment de ça nous traverse. En fait, je suis agie au-delà de ma volonté. Et ça faisait écho avec ce que tu disais, tu vois, sur la volonté. Il y a un process en cours. Et donc, peut-être que les signes et les synchronicités viennent aussi nous apprendre ça. Alors, il y en a qui voient des signes partout. Il y en a d'autres qui disent moi, je ne vois rien. Tu parlais de ce talent d'observation tout à l'heure. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, on se met dans ce courant ou pas, finalement?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Dans la pratique qui est la mienne, presque statistiquement, il y a un moment où, face à l'adversité, la personne cale. cale dans sa capacité habituelle de tenir coûte que coûte ou d'aller quand même à contre-courant. C'est bien souvent l'adversité répétée qui amène la personne à se poser ou d'ailleurs à aller se coucher, c'est-à-dire à sortir d'un rythme continu pour se poser et reconnaître que quelque chose n'a pas été entendu, que quelque chose n'a pas été compris. Donc il y a ça. Et puis ensuite, il va y avoir les synchronicités qui peuvent tout à fait se répéter, qui finissent… Il peut y avoir le bon conseil de quelqu'un, il peut y avoir... Après, je pense que le maître, le message, le temps, ne se présente à nous en mode de partenaire possible que lorsque nous payons le prix de l'avoir pendant si longtemps ignoré.
Anne Guéquière
Alors, ça fait un peu punitif quand on entend ça. Tu vois, il peut y avoir un côté en disant, bah tiens, tac, tac, tac, je te tape sur la tête jusqu'à ce que tu comprennes.
Marie-Pierre Dylan Seeger
L'épidémie de burnout, à l'heure actuelle, est l'illustration d'une énorme, et ça, normalement, c'est positif, capacité de nous adapter quand même, partout, tout le temps. C'est ce qu'on nous a appris, de tenir, d'être debout, même si c'est difficile. Et donc, le côté punitif, est-ce que c'est l'arrêt sur image parce qu'à un moment donné, on ne peut plus? Et est-ce que là, on va diaboliser le temps qui nous mettrait face à nous-mêmes, finalement? ou est-ce que c'est la prise de conscience de ce que de continuer comme nous l'avons fait n'est plus possible? On pourrait dire que, et je ne veux pas culpabiliser la personne du tout, parce que de se trouver face à une difficulté comme ça, c'est malheureusement bien souvent parce que nous avons pris sur nous trop, alors que les signes existaient.
Anne Guéquière
Les signes existaient, mais on ne les
Marie-Pierre Dylan Seeger
a pas observés parce que d'abord, nous n'avons pas l'habitude de lire le temps comme porteur, comme messager, et tout nous incite à faire quoi qu'il arrive quand même, même quand notre intuition ou une carte tirée va nous dire «pose-toi, donne-toi une journée de plus». je pense que nous sommes tout à fait capables de nous mettre en difficulté nous-mêmes. Et donc, l'oracle ou le clin d'œil d'un cygne est en fait une opportunité de ne pas chuter.
Anne Guéquière
C'était intéressant parce que hier soir, j'ai tiré des cartes avec les jeunes à la maison et il y avait des amis de mes filles et il y a un jeune qui a eu des problèmes de santé, probablement un Covid long. Et il posait la question, il se posait la question un peu de son avenir professionnel. Donc, il avait posé une question assez précise et il a tiré une carte sur le corps.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Intéressant.
Anne Guéquière
Et c'était intéressant parce que, du coup, c'était pour lui un peu perturbant de voir le lien, mais comme si la vie, alors moi, je l'ai interprétée comme ça, lui redisait que ça avait eu tellement d'importance ces dernières années qu'il fallait à nouveau, même quand il allait choisir un job, d'être à l'écoute de ça. Et toi, tu dis que quand on interprète des signes, c'est très important que le corps parle en premier, justement.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et dans ce cas précis, ça m'évoque toutes les situations où nous avons chuté ou nous avons eu un signe et donc le corps a absorbé, le corps a fait ce qu'il fallait pour nous envoyer un message qui nous dit peut-être ralentis un petit peu ou ne te mets pas dans une situation où la suite serait à l'aune de l'agitation précédente. Mais en général, quand nous guérissons, la tendance normale. J'ai payé un prix d'avoir fait partie de ça aussi. La tendance habituelle, c'est nous avons guéri. Le corps, c'est une machine. Nous avons guéri. Donc, maintenant, on refait comme avant. On se remet sur les mêmes chemins qu'avant. Or, dans cette lecture, le corps, il a donné un signe de faiblesse. Ça ne veut pas dire que nous ne sommes faibles. Un corps qui donne un signe de faiblesse n'est pas que nous sommes faibles. Ça, c'est important. C'est que nous ne sommes pas sur notre chemin. C'est-à-dire que nous sommes dans une situation qui nous prend plus de force qu'elle n'en nous donne. Donc le risque courant, il est, il y a une difficulté, je l'absorbe, je guéris. mais je me remets plus vite qu'il ne faut sur des rails qui n'étaient peut-être pas les meilleurs avant. Donc là, le message a dit, bon ben le corps, ce qui a été appris grâce, alors j'ai peur de dire ça, à cause de la maladie, mérite d'être maintenu ou mérite d'être près de la conscience parce que ça ne dit pas qu'il va y avoir nouvelle chute, ça veut dire qu'il n'y aura pas de chute parce que la personne le garde à la conscience. C'est une lecture un peu différente, mais qui ne cherche justement pas à culpabiliser. Ce sont des outils qui dynamisent, ce sont des outils qui responsabilisent et ce sont des outils qui sont joyeux.
Optum Announcer
La santé peut se sentir compliquée. C'est pourquoi Optum utilise la technologie pour connecter les gens et les processus qui font la santé plus facile, plus affordable et plus efficace. Nous faisons en sorte que vous sachiez exactement ce que vos bénéfices couvrent. Et pour vous aider à mieux gérer votre santé, nous coordonnons la santé entre vos médecins et votre technologie. Nous croyons que la santé meilleure et plus simple est toujours possible. C'est l'optimisme santé. C'est Optum. Visitez optum.com pour en apprendre plus.
Anne Guéquière
On peut s'amuser, tu dis, la vie est très joueuse aussi. Alors, comment est-ce qu'on pourrait définir un signe, une synchronicité, la chance, les coïncidences? Tout ça, ça va un peu dans le même sac. Alors, on ne va pas les définir chacun, mais toi, ta vision, ce serait quoi, en fait?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Sur la différence entre une coïncidence... Non,
Anne Guéquière
non, mais qu'est-ce que la vie, en fait, quand on a le sentiment que d'un seul coup, il s'est passé quelque chose, qu'on a vécu une synchronicité, une coïncidence? Qu'est-ce qu'en réalité? Qu'est-ce qui se passe? C'est la conjonction de quoi? Comment tu définirais? À ce moment-là... Jung le définit très bien, par exemple.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Tout à fait. Une synchronicité, c'est une, on va dire en faisant simple, une coïncidence signifiante. Et la signification va être tout à fait personnelle. Ça, c'est important. C'est vraiment… Alors là, il y a le lien. Leung s'est beaucoup intéressé à la Chine, et puis avec son lien avec Richard Wilhelm qui a traduit le Yiking. Ce que la synchronicité fait, c'est qu'elle introduit un lien quasi direct entre le vraiment plus grand que nous, entre le macrocom. C'est comme si l'univers s'était arrangé pour nous communiquer une information qui, sans la synchronicité, n'arriverait peut-être pas au champ de la conscience. D'où est-ce que ça vient vraiment? J'ai fini par ne plus me poser la question.
Anne Guéquière
Oui, parce qu'on pourrait croire qu'on se fait un film et que finalement... Oui,
Marie-Pierre Dylan Seeger
mais on se fait des films. Mais si on met tout sur la table, il y a plus de risques à rater une marche, à ne jamais tenir compte de ce qui semble être une synchronicité, qu'à plus fois qu'une fois, qu'à se poser des questions quand ça arrive, ou en tout cas à se poser une question, ça paraît scolaire, s'interpeller.
Anne Guéquière
Oui, mais c'est ça.
Marie-Pierre Dylan Seeger
d'ignorer est plus dommageable que celui de prendre en compte. Et au début, surtout quand on s'y met, tout est coïncidence. On énerve son entourage parce qu'on est sans arrêt en train de lire des signes. Et puis encore une fois, le signe, La vraie synchronicité n'a vraiment de sens. On peut la capter pour quelqu'un, mais il n'y a que la personne qui va en avoir la teneur. Et donc, moi, au début, tout est signe, tout est n'importe quoi. C'est comme quand on commence à jouer d'un instrument, le son n'est pas accordé ou on va mettre du temps. Et puis, petit à petit, d'abord, on se lasse de tout voir tout partout parce que ça nous distrait presque du quotidien que nous avons quand même à gérer.
Anne Guéquière
On sait ne plus comment interpréter.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mais ce que je conseille là, c'est de durer, peut-être de se faire un petit peu aider, mais surtout de ne pas se décourager parce qu'arrive un jour où la vraie synchronicité qui vraiment annonce ou le vrai signe qui annonce quelque chose d'important, nous saurons la repérer. La question, c'est de ne pas perdre le fil et de ne pas trop douter.
Anne Guéquière
C'est pour ça que parfois, ça peut être aussi intéressant de le noter.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ah, bien sûr. Et de revenir beaucoup plus tard.
Anne Guéquière
Voilà, parce qu'on peut complètement...
Jameela Jamil
Voilà.
Anne Guéquière
Et puis après, on revoit quelque chose qui est bluffant.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et de ne pas forcément le partager tout de suite avec des personnes de son entourage qui vont... They're going to shut us down, qui vont, si elles ne sont pas ouvertes à ça, nous démoraliser.
Anne Guéquière
Oui, ça va nous casser un peu
Marie-Pierre Dylan Seeger
l'air de sauter, quoi. Casser, c'est le terme juste en français.
Anne Guéquière
C'est pour ça aussi qu'on a souvent des synchronicités où ces fameuses coïncidences, dans des moments, basculent dans notre vie. Il y a des gens qui vivent ça dans des périodes de deuil. Ils ont perdu un être cher.
Marie-Pierre Dylan Seeger
J'ai un exemple, moi, là-dessus.
Anne Guéquière
Justement, j'allais te demander, alors peut-être ce n'est pas ça que tu voulais citer, mais de me dire, est-ce que toi, tu as vécu une immense synchronicité dans ta vie? J'ai envie de partager.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui. En parlant de deuil, c'est que mon père et moi, nous étions souvent le soir, dans les temps avant son décès, à regarder les hirondelles, au coucher du soleil, et je vais être émue. Le jour de son enterrement, il est décédé le 12 décembre, donc quelques jours après, en hiver. La fenêtre de la cuisine était ouverte parce qu'il fallait aérer et une hirondelle est rentrée dans la... dans la pièce, ce qui est l'improbable, l'impossible. Alors, ce que c'était un martinet, une hirondelle, ce n'est pas un oiseau qu'on voit à ce moment-là. Et ce matin-là, elle rentre dans la pièce. Donc, il a fallu la faire sortir. Mais moi, qui ne comprenais pas l'impossible d'un départ si prématuré, si jeune pour lui, j'ai senti sa présence.
Anne Guéquière
C'est très touchant.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Après, il a toujours été avec moi. C'est clair. Et c'était un moment donné où je n'avais pas encore calé sur mon intérêt pour les signes, pour cette joie, pour cette vitalité, pour cette effervescence de la vie. Parce qu'il y a sans arrêt Alors des vrais grands signes qui nous disent à quel point le monde est ce qu'il est. La vie peut être difficile. Il y a toutes les difficultés qui s'étalent tout le temps. En news, les news, c'est aussi des signes. Mais bon, la vie peut aussi être absolument merveilleuse et elle va s'intercaler dans des fissures. Donc, moi, j'ouvre les fenêtres, en fait. Je voudrais rebondir là-dessus.
Anne Guéquière
J'ai une amie qui m'a raconté qu'après le décès de son fils, elle avait préparé en Inde le plat préféré de son fils pour honorer sa mémoire. Il était mort pas très longtemps avant. Et il y a un oiseau qui est venu et qui est venu ensuite plusieurs jours d'affilée justement sur son épaule. Et puis après, il a fini par partir. Mais tu vois, je pense à ton histoire d'Hirondelle. Elle était très troublée aussi en se disant, les jours d'avant, elle avait préparé d'autres nourritures et jamais l'oiseau n'était venu.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et là, ce que l'on a à faire, c'est comme si le temps se pose.
Anne Guéquière
C'est troublant.
Marie-Pierre Dylan Seeger
C'est troublant. Le temps se pose. Le message, on comprend. Quand c'est une vraie synchronicité, on sait que c'est pour nous. et il y a du sens. Ça, c'est imparable, même si on ne l'a pas sollicité. Ça, c'est important. Oui, on ne l'a pas sollicité.
Anne Guéquière
Ça, c'est important. On ne l'a pas cherché, en fait. Oui.
Marie-Pierre Dylan Seeger
On peut... Moi, forcément, je cherchais du sens. Je souhaitais... qu'il se manifeste, mais pas vraiment. Donc la personne sait. Et dans ce moment-là, je pense que c'est notre âme, là on peut parler d'âme, c'est notre âme qui est interpellée. Nous sommes un esprit, un cœur, un corps, mais aussi une âme. À l'heure actuelle, j'ai aussi la raison pour laquelle après quand même de nombreux ouvrages, Et cette oracle devait, enfin je pense, était juste, devait paraître et revenir. C'est parce que nous sommes dans une période d'éphémère, de perte de sens, tout va très vite. Et il y a une vraie perte de sens. Et le sens, bien sûr, c'est l'esprit, mais c'est aussi l'âme. Donc, ces oiseaux, ont certainement apaisé cette femme et ont confirmé, d'au-delà des mères, d'au-delà de notre visible, que son fils n'était pas loin.
Anne Guéquière
Oui, mais c'est ça qui est troublant, en fait, de savoir si ces signes parlent du monde et de l'extérieur.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ils parlent de nous. Ou de nous-mêmes. Ils parlent de nous.
Anne Guéquière
C'est ça.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ils parlent de nous.
Anne Guéquière
Oui, mais du coup, ils parlent de
Marie-Pierre Dylan Seeger
nous, mais ils viennent de l'extérieur. Ils viennent de l'extérieur. Parce qu'en fait, dans ce mode de pratique qui est le mien, le succès, le résultat d'une entreprise ne peut pas se limiter à mon intention et à ma seule compétence. c'est toujours une équation entre qui je suis, dans quelle phase de vie je suis à l'heure actuelle, une intention que j'ai, mais aussi un moment et un temps. Donc en fait, l'interaction avec le plus grand que nous, tout en restant bien assise, bien calée, bien pragmatique dans mon fauteuil, elle est continue. Moi, ce que je demande... Enfin, en fait, je ne demande rien. Ce que je propose et ce que je pratique, c'est de ne pas... C'est par moment d'être disponible à du plus grand que moi, que je ne peux pas nommer, que je ne peux pas expliquer, en faisant confiance dans la pertinence d'un clin d'œil.
Anne Guéquière
Et je me suis demandé si la nuit, l'inconscient qui vagabonde, pouvait nous aider, en fait, par rapport à ces synchronicités. Comment, finalement, on pouvait jouer aussi avec ça?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alors, en dormant ou en étant éveillé?
Anne Guéquière
En dormant, les rêves, à travers les rêves, par exemple, les rêves ou les cauchemars, malheureusement.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ce sont les rêves, mais le cauchemar a lui aussi une information qui ne nous plaît pas. Et donc Jung, mentionné tout à l'heure, a beaucoup travaillé sur les rêves. Et je pense que l'intérêt, l'ouverture, la possibilité d'être informé par nos rêves, quitte à ne pas les comprendre, mais en les notant et en les relisant quelques semaines plus tard ou avec du recul. Moi, j'ai relu, il n'y a pas longtemps, des rêves notés au moment du décès de mon père. Et avec le recul, c'est d'une limpidité phénoménale. Alors, sur le moment, ça n'aide pas, mais l'entretien, la collaboration avec cet invisible agissant qui est plus grand que nous, que je considère fondamentalement bienveillant, j'ai beaucoup plus peur. Je n'ai pas vraiment peur de grand chose, mais j'ai beaucoup plus peur de la capacité humaine de malfaisance que celle du plus grand que nous ou de l'univers qui ne cherche qu'une chose, en fait, qui cherche à nous guider pour que nous soyons sur notre chemin.
Anne Guéquière
D'ailleurs, ça nous intéressera avec Marie-Pierre de vous lire. Si vous avez vécu des synchronicités incroyables qui vous ont troublé, perturbé ou au contraire, qui vous ont fait du bien, n'hésitez pas, que ce soit sur notre chaîne YouTube, sur nos réseaux sociaux, à nous témoigner. Peut-être que vous avez aussi envie de le partager avec d'autres. Peut-être que vous l'avez déjà dit, partagé. Peut-être que vous ne l'avez jamais partagé. Et c'est peut-être aussi le bon moment. Voilà, ça fait du bien, en fait, de se lire.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et je pense que... Enfin, on sait que j'adore les questions aussi et donc... Ne pas hésiter. Ne pas hésiter.
Anne Guéquière
À reposer les questions et Marie-Pierre pourra y répondre. Tu vas voir, tu vas avoir cent mille questions.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Non, mais bon, dans la mesure d'un journal, t'en auras pour dix ans. Mais ça fait partie de mon travail et de mon travail quotidien aussi.
Anne Guéquière
Et donc, ce pilotage un peu automatique de la nuit, c'est vrai que parfois, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, vous qui nous écoutez et toi, Marie-Pierre. Moi, je crois que deux ou trois fois dans ma vie, je crois deux fois en tout cas en mémoire, j'ai fait des rêves où je me suis dit ce n'est pas un rêve. C'était vraiment une forme de réalité. J'ai été en relation avec un de mes défunts proches. La personne était là. Je ne peux pas dire autrement. Et je suis quelqu'un qui rêve beaucoup et ça ne ressemblait pas vraiment à un rêve. C'est très troublant, en fait. Alors, on n'est pas forcément dans une synchronicité, on est peut-être plus dans un signe.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Non, mais on est dans un point de contact.
Anne Guéquière
C'est comme s'il y avait une porosité.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Un point de contact.
Anne Guéquière
Voilà, j'étais très troublée de ça.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et la suite, quelle a été la suite? As-tu pu entendre? As-tu pu écouter? As-tu pu reconnaître dans les jours qui ont suivi la pertinence de cette présence? La pertinence du message?
Anne Guéquière
C'est comme si j'entendais que la personne qui était décédée de manière violente était en paix, en fait. Pour moi, c'était très apaisant, effectivement.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et le terme apaisant que j'ai utilisé tout à l'heure, je pense qu'il est une valeur ajoutée ou une conséquence de ce point de contact de qualité avec cet ailleurs qui, néanmoins, nous entoure. Et on peut aussi dire que le milieu de la nuit ou la nuit, la nuit, dans la culture chinoise aussi, est beaucoup associée à l'un des cinq éléments, mais qui a à voir avec le fluide, la communication. Donc, nos réserves tombent, nos barrières tombent. On peut faire une lecture psychanalytique ou psychologique de la chose, mais au niveau de l'élément, la nuit rend accessible aussi, même en étant non endormi. Donc, ce n'est pas un rêve, mais éveillé, couché.
Anne Guéquière
Un rêve lucide, un peu.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Un rêve lucide. Moi, je pense que j'ai souvent vu des personnes en consultation qui se plaignaient d'insomnie, répétée, répétée, répétée, dans le silence de la nuit, avec même une inquiétude fondamentale. Mais ça a souvent été le seul moyen que le plus grand que nous, que l'univers, que le ciel chinois, avait trouvé de leur envoyer des messages, parce que dans la journée, le bruit du quotidien nous permet de ne pas entendre ce que nous avons à entendre. Est-ce que c'est une voie extérieure ou notre voie à nous?
Anne Guéquière
Ou est-ce que c'est la psyché? Parce qu'on sait que les angoisses, elles remontent, par exemple, beaucoup les nuits.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Bien sûr, mais si les angoisses remontent, sachant que c'est vraiment pas bien qu'elles restent enfouies, en tout cas en énergétique chinoise, c'est une bonne chose qu'elles remontent. Et plus nous les réenfuissons, moins ce sera bon.
Anne Guéquière
Oui, dans tous les cas, mais c'est toujours cette question, c'est qui parle, en fait?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mais alors, pourquoi est-il important de savoir qui parle?
Anne Guéquière
Pas forcément, mais c'est sûr que distinguer peut-être une projection d'une peur de... Voilà, les rondelles, est-ce que c'est finalement l'au-delà qui nous parle?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ce qui compte, c'est que de ce moment-là, j'ai été rassurée et assurée de ce que il était là où il était, à mes côtés, et que cet abandon n'en était pas un.
Anne Guéquière
Et tu as dit quelque chose de très important, je trouve, tout à l'heure, je resouligne là, c'est que pour toi, c'était quelque chose de... Tu avais comme une conviction, c'était sûr, tu savais.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui.
Anne Guéquière
Il n'y a pas de doute, en fait.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et donc, c'est le cas pour les vraies synchronicités. Parce que si on continue à se poser des questions, mais est-ce que je rêve? Est-ce que j'aime? Bon, soit c'est que ce n'est pas encore mieux. c'est que l'occurrence n'a pas été suffisamment signifiante, et là, il n'y a rien à se reprocher, c'est que ce n'est pas mûr. Encore une fois, cette lecture du temps accepte que ce qui n'est pas possible aujourd'hui le sera peut-être demain, et si ce n'est pas possible demain, c'est peut-être que Il y a autre chose qui va se présenter.
Anne Guéquière
C'était la carte numéro combien?
Marie-Pierre Dylan Seeger
61.
Anne Guéquière
61, c'est ça. Parce que tu vois, dans mes propositions, tu dis que l'alignement n'est pas une visualisation. Ce n'est pas la loi d'attraction. C'est un positionnement corps, lieu, moment. Tu l'as bien expliqué.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Corps, lieu, moment. Et puis, excuse-moi pour la personne, âme, esprit, cœur et corps. Il y a plusieurs dimensions, mais oui.
Anne Guéquière
Et ça revient, et c'est marrant parce que j'avais noté la carte 42, donc je me suis dit, tiens, c'est marrant, on a tiré la même, qui était, il est un temps pour les questions et une autre pour l'action, qui est quand même aussi un peu le message que ça nous donnait au démarrage.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Je vais prendre un exemple très contemporain. À l'heure actuelle, il fait chaud. Tiens d'ailleurs, je vais boire un petit coup. Cela fait des années et des années que nous avons des épisodes de grande chaleur en France. Il y en a une qu'on ne nomme pas, je vais me dater, mais qui était en 1976. Elle est même oubliée à l'heure actuelle. Donc, dans ma mémoire, en 1976, j'étais adolescente, nous parlions déjà de quoi faire pour que nous ne nous retrouverions pas dans des situations de grandes difficultés pour les animaux, pour les humains, pour l'univers. Or, à l'heure actuelle, quelles décisions ont été prises depuis si longtemps? Nous sommes excellents pour poser des questions, C'est génial de poser des questions, mais d'attendre des réponses trop claires, trop… Fini par différer l'action?
Anne Guéquière
Oui. Tu dis qu'à un moment donné, et là, ça rejoint à ce que tu disais sur les arts martiaux tout à l'heure, c'est qu'à un moment donné, il faut passer à l'action juste, il faut se mettre en mouvement.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui, quand bien même nous n'aurions pas l'assurance, la certitude tamponnée d'avoir tous les éléments pour décider. Donc, entre le... Et là, il y a dans l'un de mes ouvrages, dans Oser s'accomplir, il y a ce chapitre sur la perfection.
Anne Guéquière
Tu l'as dit tellement vite, ton ouvrage, qu'on n'a pas du tout...
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oser s'accomplir.
Anne Guéquière
Voilà, oser s'accomplir.
Marie-Pierre Dylan Seeger
On le dit, pardon, parce que bon, je ne suis pas là pour parler vraiment des ouvrages. Et donc, il y a un chapitre sur la perfection. C'est important de se poser des questions. C'est important d'apporter des réponses les plus justes possibles. Mais la recherche de la réponse parfaite chante ou diffère l'action. Et les arts martiaux et toutes ces techniques, ce ne sont pas des techniques cérébrales. Il n'y a pas à argumenter. Si d'ailleurs, face à une supposée synchronicité, on passe beaucoup de temps à ne pas être d'accord avec soi-même, à un moment donné, on arrête. Ce n'en est pas une.
Anne Guéquière
Oui, non, mais c'est sûr. Justement, par rapport à ça, quel est le signe, un peu toi, le plus fiable que tu as appris peut-être à reconnaître dans ta vie? Ou tu te dis, attends, c'est bon, là, je vois que le truc, hop, ça revient. Alors, positif ou négatif, d'ailleurs? Parce que là, je l'ai fait un peu de manière un peu négative.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alors, si j'entends bien la question, dès lors que ce qui se présente à moi est accompagné par un frémissement de mes avant-bras, qui peut être... Il y a un frémissement qui peut être parfois même glacial.
Anne Guéquière
Genre ça fait les poils un peu, c'est ça?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ça fait les poils. Alors ça peut être n'importe où. Ça peut être dans d'autres endroits. Ça peut être dans des frétiments où on peut avoir... Eh bien, je sais... En tout cas, j'ai appris à ne plus me poser de questions. Je sais que c'est juste.
Anne Guéquière
Ça m'a fait ça quand tu as parlé de ton papa tout à l'heure. J'ai eu les poils.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Donc là, on sait, et d'ailleurs dans une discussion aussi, que la personne n'invente rien, ne discute pas, etc. Et nous avons à trouver, parce que le corps fait partie, le corps est un filtre. On nous a donné un corps pour avancer, pour marcher, pour faire plein de choses. Mais il est aussi le vaisseau, le réceptacle de notre âme. Et il est là comme filtre pour nous permettre de valider ce qui est finalement notre discernement.
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Anne Guéquière
Tu veux dire qu'il sait avant nous?
Marie-Pierre Dylan Seeger
bien souvent, il sait avant nous. Mais le pauvre, des fois, je le plains parce qu'il sait bien longtemps, souvent bien longtemps avant nous, et il doit scrutiner notre mental qui continue de faire ce que nous ne devrions pas faire.
Anne Guéquière
Pourquoi est-ce qu'on est programmé comme ça? Parce qu'on est des aides de survie, en fait, en termes de programmation.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui, mais toutes les cultures n'ont pas cette allégeance si puissante au mental et à la raison.
Anne Guéquière
C'est le cas des Chinois. Alors, quand on parle des arts stratégiques chinois, on ne parle pas de la Chine contemporaine.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Bien sûr, bien sûr. Moi, il y a un exemple dont j'ai parlé, je crois, dans l'un de mes ouvrages. Quand je faisais du qigong en France, j'avais ce maître chinois qui ne parlait pas trop bien le français, mais quand même. Et j'avais beaucoup de questions. J'avais beaucoup de questions. Alors il répondait, puis après il ne répondait plus, puis après je m'énervais un petit peu, puis je revenais avec les questions. On était en extérieur, à l'île Saint-Germain, même en hiver quand il faisait froid. Et un jour, il a pris un bâton et il m'a tapé sur la tête. Il m'a tapé sur la tête. Enfin, il ne m'a pas cassé la tête. Il m'avait fait comprendre que les questions... Marie-Pierre, les questions, j'essayais de comprendre qu'est-ce que ça allait faire à l'intérieur. Et donc, je perturbais le silence. Puis je suis une curieuse et puis je suis vive et puis je sais aussi tenir et savoir qu'il est venu par derrière et il m'a tapé sur la tête avec le bâton.
Anne Guéquière
On ne vous dit pas en train de vous dire de faire la même chose avec les gens qui posent trop de questions.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Non, mais en tout cas, pour moi, c'est mon histoire, c'est mon chemin d'incarnation. Ça a été d'une efficacité folle. J'ai compris le message. Je n'ai plus posé de questions. Je n'ai plus posé de questions. Et il avait toujours le bâton. Au début, on se demandait à quoi il sert le bâton.
Anne Guéquière
T'as compris.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et en fait, je devais entrer dans un mode de silence parce que ce qu'il me disait, arrête avec la tête. Et c'est de lui que vient cette expression que j'ai mise dans mes bouquins, d'avoir les pieds dans la tête. J'avais les pieds dans la tête. Gamberger, c'est avoir les pieds dans la tête. Or, l'objectif, c'est d'avoir les pieds. au bas des jambes.
Anne Guéquière
Oui, ils font leur job, en fait, en bas.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et bien souvent, nous gambergeons...
Anne Guéquière
On parle plus d'ailleurs souvent de vélo dans la tête.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Vélo dans la tête. OK, ben là, c'était les pieds dans la tête. Et lorsque nous avons le vélo dans la tête, je conseille au moins de nous lever ou d'écroiser les jambes, d'aller faire le tour de la pièce, d'aller faire le tour du pâté de maison, ce qui va nous permettre... J'ai une synchronicité aussi que je pourrais peut-être... Ah volontiers. oui, ...qui était super, là, vraiment signifiante. Il y a plusieurs scènes et de ça. Donc, il y a aussi dans ma pratique l'analyse des lieux en feng shui classique et dont on a besoin, outre de l'observation du lieu, on a besoin d'une date de construction, d'une date de naissance du lieu. le moment de la pose du toit, et puis d'une orientation. Et cette personne dans le 13ème à Paris me poussait, me poussait, mais n'avait pas la date de construction. Et en fait, Et donc, ça prenait du temps. Au cadastre, ça avait brûlé. L'histoire, je vais la faire le plus courte possible. Et finalement, trois mois passent, six mois passent. Elle insiste et elle me dit, mais Marie-Pierre, mais en fait, tant que vous ne venez pas, j'ai toujours mes cartons du déménagement parce que je n'arrive pas à m'installer dans ce lieu sans votre conseil. Donc, j'ai un coup de mon dieu, etc. J'ai dit OK, on n'a pas la date de construction, mais je viens. On s'installe dans les cartons dans la cuisine. Elle n'avait vraiment pas vraiment emménagé et elle me sert quelque chose à boire. Et à un moment donné, quelque chose de très clair m'a dit et si on allait voir la cage d'escalier. Dans ma vie, normalement, on ne trouve pas de date de construction de bâtiment dans les cages d'escalier. On les trouve au cadastre, sur l'immeuble ou dans les papiers.
Anne Guéquière
Ce n'est pas usuel.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ce n'est pas usuel. Et donc là, je me suis levée, je lui ai dit «montons faire un tour dans l'escalier». Nous montons dans l'escalier, descend une dame âgée, je vois encore sa main sur la rampe, et je lui dis out of the blue, vous n'auriez pas la date de construction du bâtiment. Et elle me dit, mais c'est si curieux que vous me posiez la question. Je suis la propriétaire, je ne viens jamais. Il y a des travaux dans le trois et l'ouvrier vient de voir me donner la date de construction qui était sur une poule.
Anne Guéquière
Elle aussi, elle a dû halluciner.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Tout le monde a halluciné, moi y compris. Et donc, le moment était juste. Mais qu'est-ce qui a fait qu'à ce moment-là, je me lève? Qu'est-ce que j'ai entendu? Mais ça, ça paraît absolument... Je ne sais pas ce que ça paraît.
Anne Guéquière
Parfois même, on doit se pincer pour le croire soi-même.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mais moi-même, c'est une histoire vraie. Et donc, là, il est clair. Alors, est-ce qu'on peut dire, est-ce que les guides de cette personne ont fini par parler aux miens pour me dire, mais viens quand même. Et puis que je voyais bien que nous n'avancerions pas et d'y aller. Et donc, la date était là. sur la charpente.
Anne Guéquière
En fait, ça reste un mystère. On ne sait pas les voix de...
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et c'est ok que ce soit un mystère.
Anne Guéquière
Tiens, d'ailleurs, puisque vous nous avez écouté jusque là, je suis sûre que vous êtes passionnée par ce que dit Marie-Pierre. On va tirer une autre carte pour voir. Et on va voir, vous êtes restée jusque là. Elle a un message, en fait, pour chacun de nous.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alissa, c'est toi qui...
Anne Guéquière
C'est moi qui la tire?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui.
Anne Guéquière
Allez, cette fois-ci, c'est moi. Je ne sais pas, j'ai envie d'en retirer une autre comme ça. Ce n'était pas prévu. ton histoire d'escalier, là.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alors, on pense à notre audience, on pense à ceux qui nous écoutent.
Anne Guéquière
Voilà, je ne sais pas, il y a un message pour nous, là, en ce moment. Alors, je te laisse, vas-y.
Marie-Pierre Dylan Seeger
C'est la 10. La 10, là, si je la montre, c'est vraiment la 10. La vie est une série d'ajustements et de transformations. et pas forcément une ligne droite.
Jameela Jamil
C'est pas mal.
Anne Guéquière
Tu as dit exactement la même chose.
Marie-Pierre Dylan Seeger
J'ai démarré là-dessus parce que...
Anne Guéquière
Mais ça veut dire qu'on parle du pas de côté quand on dit ça.
Marie-Pierre Dylan Seeger
On parle du pas de côté et de la souplesse et de la... Ce que cette carte dit, c'est qu'en bien même, vous êtes dans un moment où vous pourriez penser que vous êtes non seulement pris dans un mouvement qui ne peut pas s'arrêter, ou dans un tunnel, ou coincé dans une posture, ne sous-estimez pas ce clin d'œil qui dit «soyez attentifs aux petits pas de côté que vous pourriez faire».
Anne Guéquière
Alors, si ça vous parle, on aimerait bien avoir aussi vos retours. Comment notre état intérieur influence tout ça?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Alors, je vais répondre par les arts martiaux. La portée d'un mouvement sera d'autant plus grande qu'elle est précédée par un calme absolu, ce qui est impossible dans notre quotidien, mais par un apaisement. Donc, plus nous sommes agités, ça c'est aussi important, moins nous sommes capables de repérer le signe, mais aussi de l'interpréter de manière pertinente. Donc, ça vaut la peine éventuellement, si on est interpellé par un signe, de l'attraper, de le poser et d'attendre le moment où nous sommes relativement indemnes de perturbations extérieures et intérieures.
Anne Guéquière
Alors, du coup, je vais quand même la relire parce qu'on puisse aussi l'accueillir. La vie est une série d'ajustements et de transformations et pas forcément une ligne droite. Et c'est intéressant parce qu'on parle beaucoup de musculation. Tu as croisé dans ce studio tout à l'heure une coach, etc. On parle beaucoup de flexibilité et la vie étant une succession de cycles, elle nous demande sans arrêt de nous ajuster en réalité.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mais bien sûr. Et c'est une évidence qui paraît oubliée. Quand une très mauvaise nouvelle arrive, enfin pas une très mauvaise nouvelle, on ne veut pas exagérer, mais quand une contrariété arrive, avant de se dire, tiens, ça continue, je n'ai pas de chance, il y a deux choses. Qu'est-ce que je n'ai pas vu? avant que ça arrive? Quel est le message? Et ajustons la posture.
Anne Guéquière
Parfois, on a une mauvaise nouvelle, ça nous tombe dessus.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Comme le décès de mon père. Et qu'est-ce qui se joue à ce moment-là? Nous n'en aurons jamais complètement le sens. Mais à ce moment-là, l'ajustement est de faire le moment venu le choix de continuer à vivre. Parce qu'en continuant à vivre, on poursuit aussi ce que l'autre nous a transmis.
Anne Guéquière
C'était le cas, toi, avec ton père? Oui, je pense que je lui ressemble... Ça ça l'intéressait,?
Marie-Pierre Dylan Seeger
tout Oui. Oh non, pas du tout. Enfin, je veux dire...
Anne Guéquière
Il n'était pas de cette génération.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Non, pour moi, c'est une succession de sales coups dont on en a dû en parler dans un podcast.
Anne Guéquière
Donc, il y a eu un diagnostic
Marie-Pierre Dylan Seeger
qui me disait que j'aurais plus que trois mois à vivre. qui m'ont permis d'interpréter que... Lorsqu'on m'a dit, vous avez trois mois à vivre, en fait, le message, il n'était pas à prendre à ce niveau-là. Le message, il était quelque chose doit mourir. C'était ma vie d'avant dans cette vie-ci qui devait mourir.
Anne Guéquière
J'en ai parlé récemment avec Franck Lobvet. Il parlait de son AVC. Alors, ça pose question parce qu'est-ce qu'on voit souvent qu'il y a des bifurcations ou des attentions aussi quand c'est très fort, mais on n'a pas forcément envie d'en passer par là? C'est-à-dire que toi, c'est... Franck Lobvet, c'est quand même paroxystique, là, ce qui est vécu.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui, mais d'une manière ou d'une autre, quel que soit le degré, les signes sont au service d'un rapprochement, comme des moutons qu'on cherche à mettre, mais ce n'est pas des moutons. La comparaison s'arrête là. Ils cherchent à nous mettre sur notre chemin. Parce que quand nous y sommes, nous pouvons vraiment contribuer ce que nous avons contribué. Le sens coule de source. Et puis aussi, il y a beaucoup moins d'aspéries. C'est beaucoup plus fluide. Moi, j'ai quand même un vrai passé de cartésienne, très, très raisonnable, très mateuse, très scientifique, qui suis dans des techniques,
Anne Guéquière
je restais raisonnable... Ça s'entend quand tu parles, d'ailleurs, ça.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Oui, et qui sont... Alors que j'ai dû accepter une capacité d'être confrontée d'abord à beaucoup de souffrance dans l'accompagnement, qui est un travail aussi qui permet de donner du sens à des personnes qui n'en ont plus. Enfin, c'est tout humblement. Et puis, je m'appelle Marie-Pierre. Il y a Marie, il y a le féminin, il y a le masculin, il y a la mère et puis la mère, l'eau et puis la pierre. Donc, j'avais à intégrer une part beaucoup plus dine, certainement, et beaucoup plus connectée que celle du raisonnement.
Anne Guéquière
Que celle de la pierre.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Bien sûr. Mais en fait, la pierre, elle permet d'ancrer aussi, parce que les techniques dans lesquelles je suis sans ancrage,
Anne Guéquière
alors là,
Marie-Pierre Dylan Seeger
pour le coup, n'aurait pas de sens.
Anne Guéquière
C'est intéressant quand tu dis ça, parce que tu parlais de ton père. Qu'est-ce qui t'a transmis, justement, tu allais dire par rapport à ça?
Marie-Pierre Dylan Seeger
L'amour de la nature.
Anne Guéquière
Oui.
Marie-Pierre Dylan Seeger
L'oiseau qui est venu. Et puis, une capacité féroce à aimer la vie, même quand elle est difficile.
Anne Guéquière
Quand tu as vécu ce moment où on te dit, il vous reste peut-être trois mois à vivre.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Il vous reste trois mois à vivre. Pas peut-être.
Anne Guéquière
C'était ferme.
Marie-Pierre Dylan Seeger
C'était ferme. Mettez vos papiers en ordre.
Anne Guéquière
Comment est-ce que tu vois ça maintenant et qu'est-ce qui a changé dans ta vie?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Mais je...
Anne Guéquière
Enfin, changer, non pas qu'il faille absolument changer quelque chose dans nos vies, c'est pas qu'il se dit.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Tout a changé d'un point de vue professionnel.
Anne Guéquière
Mais quand tu parlais des moutons, tu vois qu'est-ce qui s'est mis en place, c'est ça?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Moi, je m'intéressais à toutes ces techniques depuis très longtemps. J'ai découvert le yiking à 17 ans. J'ai plus de 65 ans. C'est génial.
Anne Guéquière
C'était très jeune pour découvrir le Wiki.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Très jeune, mais pendant longtemps, je le lisais. Je ne comprenais pas forcément, mais ça a fait le terreau. Donc, ce que ça a changé, c'est... D'abord, j'ai pris ça pour argent comptant, qui est... Bon, j'ai entendu. J'ai entendu, mais je me suis dit quand même, il y a quelque chose qui m'a dit... Et si j'en réchappais? Why not? Et si j'en réchappais, si vraiment j'en réchappais, ce qui était improbable, vraisemblablement impossible, ce serait durable, ce serait… je ne perdrais… j'irais vraiment faire ce que j'aime faire, qui était ce que j'appelle parfois en taquinant les chinoiseries. Et comme je tiens mes promesses, je me suis fait la promesse que je le ferai. Et donc, même toutes les tentations, mes collègues, toutes les tentations pour revenir à ma vie professionnelle d'avant, j'ai eu le courage de dire non.
Anne Guéquière
Qu'est-ce que tu faisais avant peut-être?
Marie-Pierre Dylan Seeger
J'étais chef de projet, je vivais déjà aux États-Unis, chef de projet dans le multimédia. Je voyageais beaucoup et je me posais, j'avais compris que j'avais vu, mais je n'avais pas dans ma culture de réponse à la question suivante. Pourquoi les mêmes équipes, les mêmes budgets, les mêmes projets, dans des lieux différents, à des moments différents, n'a pas la même le même réponse. Et bon, c'est la Chine qui m'a donné ces éléments de réponse. Et donc, après, comme je suis loyale, j'ai tenu ma promesse. Et ce qui a été très intéressant, c'est que justement, dans la lecture chinoise, je lui disais tout à l'heure, quelque chose devait mourir. Mais ce n'était pas moi. Donc, ça devait casser. Ça devait caler.
Anne Guéquière
C'est ça. En tout cas, peut-être en conclusion, mais c'est vraiment passionnant ce que tu dis, Marie-Pierre, si les synchronicités avaient peut-être une seule mission, est-ce que ce serait de
Marie-Pierre Dylan Seeger
nous guider, nous réveiller, nous relier aux
Anne Guéquière
vivants, nous transformer ou tout ça à la fois? Nous guider?
Marie-Pierre Dylan Seeger
Tout ça à la fois, mais nous guider à nous rapprocher de nous-mêmes. Quand nous sommes en phase avec nous-mêmes, the rest is history. La vie se met à sourire. Ça n'élimine pas le temps qu'il faut pour cet alignement, qui est sans arrêt à renégocier, mais c'est de l'ordre du possible. Et du joyeux.
Anne Guéquière
Et du joyeux, c'est ça. La vie est joueuse, tu l'as redit tout à l'heure. Merci infiniment, en tout cas, Marie-Pierre, d'être venue faire un tour dans Métamorphose pour nous parler de synchronicité, de ces signes que la vie nous envoie. Quand on peut apprendre à les lire sans en faire non plus un mode de vie, comme tu le disais tout à l'heure, c'est important de ne pas non plus être dans le prosélytisme, ce qui peut être très agaçant. Franck Lobvet, je parlais de lui, il l'a rappelé aussi dans l'émission. On peut énerver aussi beaucoup de gens voulant absolument plaquer nos idées, dire tiens, il faudrait vivre comme ceci, comme cela. En faire un outil personnel, en fait, c'est ça qui est intéressant.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Ou alors en tout petit groupe. Tout petit groupe. Mais notre chemin propre est à nous, il nous appartient.
Anne Guéquière
Absolument.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Et on le partage, en le prenant. pas en le pensant.
Anne Guéquière
Oui, en le prenant.
Marie-Pierre Dylan Seeger
À ce moment-là, les autres seront là, ils seront présents et ils seront sans doute contents.
Anne Guéquière
Exactement. En tout cas, je rappelle que cet oracle, l'alignement 64 messages pour être soi, a été publié chez Mama Édition en 2025. Je rappelle aussi, oser s'accomplir, 12 clés pour être soi ou debout, la force de s'incarner, également chez Mama Édition. Et puis, on mettra les liens vers les autres émissions, comme ça, si vous avez envie de nous réécouter. pour oser s'accomplir, la force de s'incarner, le feu intérieur, du repli à l'avancée, bien chez soi, faire de son chez-soi un lieu de joie. Tu vois encore la joie. Et Feng Shui de notre maison en hiver, Énergie, Lumière, Objet, c'était notre dernière émission. En tout cas, merci infiniment, Marie-Pierre.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Merci.
Anne Guéquière
J'étais ravie de te voir. Oui, trop bien. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner à notre chaîne YouTube ou aux plateformes sur lesquelles vous nous suivez, Apple Podcasts, Deezer, Spotify. C'est gratuit, c'est instantané. Pour nous, c'est vraiment important. C'est ce qui permet à Métamorphose de continuer à exister, de diffuser des conversations toujours plus inspirantes. N'hésitez pas à le partager, même par WhatsApp, à deux ou trois de vos amis. On pourra évidemment leur plaire aussi. Merci infiniment pour votre soutien, tous vos commentaires et tous vos partages.
Marie-Pierre Dylan Seeger
Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience.
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Qu'est-ce qui rend un leader valable à suivre? Qu'est-ce que vous devriez vraiment s'occuper de dans votre emploi alors que la technologie change si vite? Est-ce qu'il s'agit simplement de machines, de parler à d'autres machines? Je veux dire, devriez-vous quitter votre emploi et commencer quelque chose de votre propre? Qu'est-ce que cela prendrait? Qu'est-ce que le succès et le risque ressemblent quand nous sommes tous ensemble à la porte de départ? Ce sont les questions que nous répondons chaque semaine sur Lead Human avec Jack Meyers et Tim Spangler. Join us each week and subscribe at your favorite podcast platform and YouTube. We'll tell stories, we'll hear from some of the best, and we'll try to figure this out together.
Date : 13 juillet 2026
Hôte : Anne Ghesquière
Invitée : Marie-Pierre Dillenseger
Dans cet épisode profond et chaleureux, Anne Ghesquière reçoit Marie-Pierre Dillenseger – spécialiste des arts stratégiques chinois, autrice et experte en décodage des forces invisibles. Ensemble, elles explorent les synchronicités et les signes qui jalonnent nos vies : la façon dont la vie pourrait nous guider via les coïncidences, les oracles, l’observation du monde et l’écoute subtile du corps. L’épisode oscille entre sagesse orientale, témoignages personnels et conseils pratiques pour s’ouvrir à l’imprévisible.
[03:29] Marie-Pierre : “Elle est aussi pour vous, elle est pour aujourd’hui. Elle est pour nous tous, en fait.”
[04:45] Marie-Pierre : “Les choses arrivent pas quand nous le voulons ou pas exactement quand nous le voulons. Elles arrivent quand le temps est prêt, quand le moment est le bon.”
[06:05] Marie-Pierre : “De ne pas compter sur une réponse systématique ou un effet systématique de notre volonté, mais de nous mettre en éveil, en curiosité de ce que l’univers peut nous dire […]”
[08:18] Anne : “Pourquoi tu dis trois ans, d’ailleurs?”
[09:25] Marie-Pierre : “Le temps fera son œuvre. Mais trois ans est un chiffre important dans la culture chinoise…”
[09:53] Marie-Pierre : “La capacité de lire les signes dépend d’une capacité et d’une disponibilité à l’observation. […] Mais la vraie qualité derrière, c’est celle de l’observation et une capacité à maîtriser notre impatience pour laisser se reposer les ailes d’une signification, quelque part.”
[15:27] Marie-Pierre : “L’objectif, pourquoi la référence des arts martiaux est importante, c’est que si j’arrive à m’ancrer en ce que je suis, je suis beaucoup moins chahutable, beaucoup moins perturbable…”
[18:43] Marie-Pierre : “La patience n’est pas la soumission. La patience est la capacité de durer le temps qu’il faut pour que l’obstacle ait perdu de sa résistance.”
[29:51] Marie-Pierre : “Une synchronicité, c’est une […] coïncidence signifiante. Et la signification va être tout à fait personnelle.”
[33:19] Marie-Pierre : “Le jour de son enterrement, […] une hirondelle est rentrée dans la pièce, ce qui est l’improbable, l’impossible. […] j’ai senti sa présence.”
[48:25] Anne : “Quel est le signe, un peu toi, le plus fiable que tu as appris peut-être à reconnaître dans ta vie?”
[48:41] Marie-Pierre : “Dès lors que ce qui se présente à moi est accompagné par un frémissement de mes avant-bras, […] j’ai appris à ne plus me poser de questions. Je sais que c’est juste.”
[51:37] Marie-Pierre : “Un jour, il a pris un bâton et il m’a tapé sur la tête. […] Il m’avait fait comprendre que les questions… J’essayais de comprendre ce que ça allait faire à l’intérieur. Et donc, je perturbais le silence […]”
[56:19] Marie-Pierre (lecture de la carte 10) : “La vie est une série d’ajustements et de transformations et pas forcément une ligne droite.”
[65:04] Marie-Pierre : “Tout ça à la fois, mais nous guider à nous rapprocher de nous-mêmes. Quand nous sommes en phase avec nous-mêmes, the rest is history. La vie se met à sourire. […]”
Chaleureux, terrestre, très incarné. De la sagesse orientale, du pragmatisme, de la tendresse humaine et du jeu. Ni ésotérisme débridé, ni rationalisme sec : une voie du milieu où la vie, cyclique et mystérieuse, est une compagne à écouter et à aimer.
Résumé rédigé par Métamorphose, éveille ta conscience !
Un outil précieux pour ceux qui souhaitent donner plus de sens à l’imprévu – sans perdre leur discernement et leur joie !